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Comment Quebecor gère le conflit au Journal de Québec
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Priam  
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 More options May 15, 11:29 pm
Newsgroups: soc.culture.quebec
From: Priam <pr...@nowhere.com>
Date: Thu, 15 May 2008 23:29:40 -0400
Local: Thurs, May 15 2008 11:29 pm
Subject: Comment Quebecor gère le conflit au Journal de Québec
La nouvelle n'est pas très fraîche, elle date du 1er mai, mais elle
m'avait échappé.

Le lock-out au Journal de Québec
Quebecor : un an de manigances

jeudi 1er mai 2008 par Emmanuel Martinez

En avril 2007, 252 employés du Journal de Québec sont mis en lock-out
par Quebecor, qui possède aussi le Journal de Montréal, TVA et le
portail Internet Canoë. Ce conflit, le plus long pour un quotidien
francophone au Canada, a soigneusement été préparé par Quebecor.

En avril 2007, 252 employés du Journal de Québec sont mis en lock-out
par Quebecor, qui possède aussi le Journal de Montréal, TVA et le
portail Internet Canoë. Ce conflit, le plus long pour un quotidien
francophone au Canada, a soigneusement été préparé par Quebecor.

En juin dernier, Marc (prénom fictif) décroche un bon boulot à Montréal 
: journaliste pour le portail Internet Canoë.

« C’était un peu étrange parce qu’on devait travailler à la maison sans
contact avec une salle de nouvelle », raconte Marc, qui avait répondu à
une annonce Internet pour une quinzaine de postes chez Canoë. « On m’a
dit qu’il n’y avait pas de place pour nous accueillir, que c’était un
projet pilote. J’ai accepté, parce que c’était bien payé. Environ 50
000 $ par année. »

Par téléphone, Marc est en contact avec son patron qui lui donne ses
affectations. En fin de journée, il envoie ses textes par courriel.

Quelques semaines plus tard, son père à Québec lui fait remarquer que
ses textes publiés sur le site de Canoë sont repris dans le Journal de
Québec, qui est en lock-out. « J’étais inquiet que mon nom apparaisse 
», affirme Marc. Son nom n’est cependant pas publié. Il pose malgré tout
des questions à son patron  : « Est-ce qu’on est une équipe de rechange
pour les journalistes du Journal de Québec ? » Les réponses restent
évasives.

Puis en octobre, Quebecor prétend devant la Commission des normes du
travail ne pas connaître l’identité de ceux qui écrivent des textes pour
Canoë repris dans le Journal de Québec. « C’est à ce moment-là que j’ai
vraiment réalisé ce qui se passait. On était des scabs », soutient Marc,
qui ne travaille plus pour Canoë.

Les manœuvres de Quebecor

Quebecor use d’une panoplie de stratagèmes, puisque des cadres
supplémentaires avaient auparavant été embauchés pour remplacer les
employés syndiqués en cas de grève ou lock-out. Selon le syndicat, 14
cadres ont commencé à travailler trois mois avant l’échéance pour ainsi
respecter les normes antibriseurs de grève. Ils se chargent d’écrire des
articles et de produire le journal.

Le PDG de Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, est aussi à l’origine de la
création de l’agence de presse Nomade, dédiée exclusivement à fournir du
contenu à Quebecor Media. Sylvain Chamberland, ex-cadre de TVA et
propriétaire de cette agence « indépendante », soutient que monsieur
Péladeau l’a approché pour conclure une entente l’été dernier.

Nomade fournit donc des articles au Journal de Québec, tandis que les
besoins photos sont remplis par l’agence Keystone, inexistante dans la
Vieille Capitale avant le lock-out .

Le syndicat réplique

Le syndicat des employés du Journal de Québec accuse Quebecor d’avoir
recours à des briseurs de grève devant la Commission des relations du
travail. Pour Stéphane Villeneuve, statisticien en lock-out du Journal
de Québec, et trésorier du syndicat de la rédaction, il est clair que
ces briseurs de grève nuisent à leur cause : « S’ils n’étaient pas là,
le conflit serait réglé depuis longtemps. » Stéphane Villeneuve refuse
toutefois de les juger, mais il déplore les faibles pénalités auxquelles
s’expose Quebecor : « Les amendes prévues sont ridicules ! »

Malgré un an de conflit, il garde le moral. « Le fait de participer au
MédiaMatinQuébec nous permet de rester positif », dit-il. La mise en
demeure qu’il a reçue de Quebecor au début du conflit l’a motivé à
lutter. Il ne pense pas que le lock-out se termine avant l’automne, mais
au moins l’hiver est passé ! Pour Stéphane Villeneuve, le plus difficile
sera « de retravailler avec des gens qui nous ont menti en pleine face ».

<http://www.alternatives.ca/article3668.html>

Voir aussi:

<http://www.cyberpresse.ca/article/20080313/CPSOLEIL/80312289/6585/CPS...>

Est-ce que quelqu'un a suivi ce dossier? Je sais que les journalistes du
JdeM avaient la réputation de jouir des meilleures conditions de travail
dans l'industrie de la publication, sur papier, en tout cas. Les
conditions au JdeQ étaient-elles les mêmes? Pourquoi est-ce que ça s'est
réglé à Montréal et pas à Québec?

Il me semble que si ces négociations se déroulaient sur un même site
internet où les deux parties exposeraient leur point de vue
publiquement, les choses iraient plus vite.


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nadagami  
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 More options May 16, 6:20 am
Newsgroups: soc.culture.quebec
From: "nadagami" <nadag...@globetrotter.net>
Date: Fri, 16 May 2008 10:20:23 GMT
Local: Fri, May 16 2008 6:20 am
Subject: Re: Comment Quebecor gère le conflit au Journal de Québec

"Priam" <pr...@nowhere.com> a écrit dans le message de news:

> Est-ce que quelqu'un a suivi ce dossier? Je sais que les journalistes du
> JdeM avaient la réputation de jouir des meilleures conditions de travail
> dans l'industrie de la publication, sur papier, en tout cas. Les
> conditions au JdeQ étaient-elles les mêmes? Pourquoi est-ce que ça s'est
> réglé à Montréal et pas à Québec?

http://www.scfp.ca/strikes/journaldequebeclockout

Note : je ne crois pas que l'employeur désire que le conflit se règle; c'est
une guerre d'usure et l'employeur devrait l'emporter.

nadagami, le Francoq


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