Br?c Alan
Afficher le profil
- Masquer le texte des messages précédents -- Afficher le texte des
messages précédents -"villenoel" <villen...@wanadoo.fr> wrote in
message <news:c1j85u$qp8$1...@news-reader1.wanadoo.fr>... > TROUBADOURS
> Tout d'abord "trobador" ne s'applique pas à la personne
qui > trouve ou qui invente car alors on écrirait "trobor". L'ajout
des lettres ad > indique qu'il s'agit d'un instrument ou de quelqu'un
qui agit comme un > instrument; qui aide ou qui sert de catalyseur. >
- Picor - Picour = Piqueur ou piqueux. Qui pique. > - Picador
- Picadour = bâton qui sert à piquer les boufs. Aiguillon. ?????
les mots "picor" et "trobor" n'existent pas en Occitan (ma langue
maternelle) Un trobador est qqn qui trouve (des rimes) Un
trabalhador est qqn qui "trabalha" un cantador est qqn qui
"canta" un chaçador est un chasseur etc.... L'aiguillon pour les
boeufs s'appelle "lo fisson" ou "l'agulhada" selon sa taille et sa
forme
Autres options 26 fév 2004, 18:27
Groupes de discussion : fr.soc.histoire.medievale
De : Broca...@yahoo.fr (Br?c Alan)
Date : 26 Feb 2004 08:27:38 -0800
Date/heure locale : Jeu 26 fév 2004 18:27
Objet : Re: Troubadours
Répondre à l'auteur | Transférer | Imprimer | Message individuel |
Afficher l'original | Signaler ce message | Rechercher les messages de
cet auteur
- Masquer le texte des messages précédents -
- Afficher le texte des messages précédents -
"villenoel" <villen...@wanadoo.fr> wrote in message <news:c1j85u
$qp8$1...@news-reader1.wanadoo.fr>...
> TROUBADOURS
> Tout d'abord "trobador" ne s'applique pas à la personne qui
> trouve ou qui invente car alors on écrirait "trobor". L'ajout des lettres ad
> indique qu'il s'agit d'un instrument ou de quelqu'un qui agit comme un
> instrument; qui aide ou qui sert de catalyseur.
> - Picor - Picour = Piqueur ou piqueux. Qui pique.
> - Picador - Picadour = bâton qui sert à piquer les boufs. Aiguillon.
????? les mots "picor" et "trobor" n'existent pas en Occitan (ma
langue maternelle)
Un trobador est qqn qui trouve (des rimes)
Un trabalhador est qqn qui "trabalha"
un cantador est qqn qui "canta"
un chaçador est un chasseur etc....
L'aiguillon pour les boeufs s'appelle "lo fisson" ou "l'agulhada"
selon sa taille et sa forme
Es pas lo mema Broc, aquel es Broc-lo-nazi
;-)
Son mai d'un ? pertant me sembla que quò es la mesma adreiça.
Seriá-ti un cas d'alienacion ?
:-)
Aprenguèri lou passat coulabouraciounisto d'Alibert e dis Occitans en
mai de 2006.
Es à-n-aquel moument que chambièri d'ourtougràfio.
Aperabans utilisabi l'ourtougràfio di felibres d'Auvernho quand
utilisou l'ourtougràfio neo-classico.
Acò's amm aquel ourtougràfio que fouguèri recebut primier à l'escrit
del CAPES, "en prenant des arrangements avec la graphie officielle en
Midi-Pyrénées" coumo dirio Mercadier.
Mas i o pas cap d'ourtougràfio ouficialo de la lingo d'oc en Franço.
Toutos las directivos ministerialos de toùti li ministres republicôs,
tant de drèito que d'esquèro, hou precisou claromen, e insistou
fortomen soubre lou respet necessàri e absoulut de l'ourtougràfio dis
autours.
Li proufessours que deformou l'obro de Mistral se boutou foro-lèi.
> Mas i o pas cap d'ourtougràfio ouficialo de la lingo d'oc en Franço.
> Toutos las directivos ministerialos de toùti li ministres republicôs,
> tant de drèito que d'esquèro, hou precisou claromen, e insistou fortomen
> soubre lou respet necessàri e absoulut de l'ourtougràfio dis autours.
> Li proufessours que deformou l'obro de Mistral se boutou foro-lèi.
De quelle loi ?
Le passage de l'ancien français au français contemporain (on parle de
traduction) ne leur pose pas problème. Pourquoi en ferais-tu ?
Qu'on le veuille ou non Broc affrontait là toute la monstruosité de
l'exercice de la culture française.
Dans un forum consacré à l'histoire du Moyen Age, A. Broc produit une
source en occitan. Comme l'écrit Elie NICOLAS dans le même fil :"L'objet
de l'histoire est de connaître le passé et pour connaître le passé il
faut se servir de toutes les sources sûres disponibles donc et y compris
les documents en langues vernaculaires." Il se trouve que cette source
est violemment réjetée par les membres du groupe sous prétexte qu'il est
d'obédience fr : "Bien sûr, mais dans un forum de hierarchie.fr, on parle
en français ! Il n'a qu'à aller troller sur un forum d'histoire de
hiéarchie .oc." (pi-r-ll, l'auteur présente un profil "incorrect").
Comment peut on faire l'histoire du Moyen Age en écartant des sources
parce qu'elles ne sont pas dans une langue convenable ?
Or, toujours dans le même fil, Philippe Ramona concède ceci : "Pour
revenir à ce que j'avais dit, c'était que les actes en langue
vernaculaire étaient rares avant le début du XVI° siècle car la grande
majorité était en latin, et que par la suite, ils ont été le plus
souvent en français. Je sais très bien qu'il a existé des actes en
occitan, et les exemples que vous nous avez fournis le confirment tout à
fait, mais ce ne sont pas les 5 ou 6 actes que vous nous avez détaillés
qui vont nous convaincre que le latin n'était pas la langue
majoritairement utilisée par les juristes et les tabellions jusqu'au
début du XVI° siècle..."
Autrement dit les historiens de hiérarchie.fr sont bel et bien contraints
dans leur discussions de faire usage d'une langue autre que le français
en l'occurence le latin. Cela ne leur pose pas de problème. Par contre
l'occitan n'est pas admis. Pourquoi ? Parce que le latin est une langue
morte et incontournable alors que l'occitan est une langue vivante à
laquelle la suprématie culturelle française se doit d'opposer ses
processus de ségrégation ethnique.
Je comprends bien que A. Broc ait renoncé et s'en prennent maintenant à
l'occitanisme. C'est bien plus facile et sans conséquence. Mais il a bien
montré là que la visibilité de l'occitan est un pavé dans la mare. Ceux
qui vont chercher la langue en zone rurale font fausse route, il n'y a là
qu'un conservatoire inerte (même s'il est plus précieux que tout).
L'occitanisme a déjà investi la littérature. Un nouveau champ s'est
ouvert, celui de l'extériorisation du texte hors le livre principalement
par interaction entre textualité et urbanité, celui des villes
informations dont les modèles sont Tokyo ou Honkong. De même internet est
une des conditions de la prolifération de l'écrit ne serait-ce que par la
multiplication des protocoles permettant d'activer les mêmes données. Dix
pour cent de la population vivaient en 1900 dans les villes, aujourd'hui
la proportion est passée à cinquante pour cent. Que chacun en tire ses
conclusions.