Posté le 28 décembre 2009
HPN
Le gouvernement haïtien a célébré la Noël 2009 autour du thème « Noël
solidarité ». Qu’en est-il du nouvel an ? se questionnent plus d’un au
sein de la population haïtienne qui semblent ne pas voir de lueur
d’espoir pour l’année 2010.
La Noël de la solidarité qui, selon les explications des autorités
gouvernementales, exprime leur solidarité aux démunis du pays, semble
ne pas avoir trop d’impact sur des citoyens se disant appartenir à la
classe défavorisée de la société haïtienne.
Une enveloppe de 100 millions de gourdes a été allouée pour célébrer
ces fêtes de fin d’année, avaient annoncé les autorités
gouvernementales. L’accent était mis sur les femmes, les handicapés,
les enfants et les personnes vivant avec le Vih/Sida, indiquaient-
elles. Des jouets ont été distribués aux enfants de couches
défavorisées notamment au Palais national et au Centre Sportif de
Carrefour.
Durant la semaine de Noël, le ministère des Affaires sociales avait
distribué des cadeaux à des patients de l’hôpital de l’université
d’Etat d’Haïti (Hueh) à Port-au-Prince.
Du 20 au 27 décembre 2009, le ministère des Affaires sociales et du
Travail, a aussi procédé à nombre de distributions d’enveloppes et de
kits alimentaires et hygiéniques, a-t-on appris.
La Noël 2009 s’était également déroulé dans de bonnes conditions de
sécurité. Certains redoutaient le pire après une brusque remontée de
l’insécurité quelques jours avant les fêtes.
Mais d’un autre côté, des membres de la population se plaignent de
n’avoir connu qu’un noël crasseux et n’espèrent pas mieux pour le
nouvel an. D’autres ont reproché au gouvernement de ne rien faire pour
les aider à célébrer les fêtes de fin d’année.
« Pour nous autres, Noël n’a jamais existé. Les autorités haïtiennes
ne se soucient pas de notre sort. Nous sommes livrés à nous-mêmes, Car
en Haïti aucune politique n’est mise en œuvre en faveur des démunis.
D’ailleurs, on n’ose même pas espérer grand-chose pour le nouvel an »,
a tenté d’expliquer avec mécontentement un jeune homme de Bertin, zone
montagneuse de Carrefour (Sud-est de la capitale).
La précarité économique du pays ne date pas d’aujourd’hui. La majorité
de la population en subit quotidiennement les conséquences. Cette
réalité économique qui semble n’épargner personne laisse certains
jeunes étudiants très perplexes au sujet de leur avenir dans le pays.
En effet, plus d’uns sont convaincus qu’en Haïti la seule règle qui
tienne c’est le sauve-qui-peut. L’une des causes de cette continuelle
fuite de cerveaux que confronte le pays et ce, depuis des années.
« Des années se sont écoulées, la situation économique et
sociopolitique d’Haïti demeure la même. Ce n’est pas l’année 2010 qui
va apporter un changement positif pour la masse populaire haïtienne »,
désespère Guerline, une étudiante de deuxième année en sociologie à la
faculté des Sciences humaines qui voit dans l’émigration la seule
issue pour un meilleur avenir.
En dépit de tout, une bonne et heureuse année est à souhaiter à la
population haïtienne et à nos lecteurs.
EV/JJ/HPN