Rony Blain 23 décembre 2009
Comme les vertus, le bons sens se perd par les alliances et les
engagements. Que reste-t-il à ce Barbier qui nous a plongés dans ce
bourbier?
Pour avoir milité dans les rangs du Groupe 184, une association de
scélérats, des brigands en paillette, Anthony Barbier incarne la
magouille. Sans âme ni conscience, il n’est pas en mesure de faire de
bonnes analyses quand il se tient sur une position titubante.
Conducteur de la Caravane de l’espoir, avec cet attelage, il a
sillonné tout le pays pour induire la population en erreur. Après
quatre années de silence, à l’aube de l’élection présidentielle, il
apparaȋt comme l’étoile du matin dans le ciel ténébreux de la
trahison. Monsieur Barbier ne croit pas qu’il est un criminel.
Ignorant le nombre de ses anciennes victimes, il est revenu achever
les survivants.
En commentant les articles de d’Anthony Barbier publiés récemment dans
Le Matin, j’entends prouver les limite de l’intelligence de l’auteur
aussi bien que ses qualités de fabulateur. Habituellement, quand mes
concitoyens publient des textes scientifiques, ces écrits ressemblent
plutôt à des pièces comiques par le rire aigre qui nous pique.
Enfant, je fabriquais des cerfs-volants dont certains n’arrivaient pas
à voler. Leurs défauts physiques les faisaient tournoyer comme une
feuille avant de heurter violemment le sol.
J’ai détecté ces mêmes défauts dans le Nouveau contrat social du Group
184. Une douzaine d’intellectuels haïtiens ont participé à
l’élaboration du document lequel fut présenté en grande pompe pour la
fête du Drapeau à l’Arcahaie. Le document, cette imposture allait être
utilisé comme monnaie d’échange dans le marchandage du pouvoir avec la
Communauté internationale.
Anthony Barbier a commis un double meurtre, en enfonçant sa Caravane
dans le paysage haïtien, en supervisant la rédaction du Nouveau
contrat social, un troisième en militant à côté des mulâtres,
profanant la Revolution de 1946. Quand un assassin de grand chemin
s’érige sur notre passage, on doit se poser la question, s’il a
l’intension de porter un autre coup.
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Rony Blain