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HÉROLD TOUSSAINT (4)

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blai...@yahoo.com

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Nov 20, 2009, 2:41:14 PM11/20/09
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HÉROLD TOUSSAINT (4)

« Le peuple haïtien n'est pas essentiellement et fondamentalement
réfractaire au changement et au développement. Il cherche
inlassablement sa voie. Il est en quête d'un Etat qui lui procurerait
la satisfaction dans la renommée, dans la sécurité et dans l'honneur.
Le peuple haïtien a incessamment exprimé sa soif d'avoir une société
fondée sur le droit et la justice. Il n'a jamais été appuyé dans cette
quête. Ce qui prévaut et s'impose dans son milieu de vie, c'est
l'absence perpétuelle d'institutions sociales et politiques aptes à
canaliser et à recevoir ses revendications. Dans son histoire, il n'a
jamais eu la chance de se soumettre à l'autorité raisonnable d'un
Etat. Il a toujours été soumis à l'arbitraire et au pouvoir écrasant
d'un Etat irresponsable. » H.T.

Une nation est une agglomération de forces politiques et de tendances
diverses. L’évolution sociale émerge de l’harmonie, la façon dont les
contradictions et les antagonismes sont traités. L’avènement des
dictatures et leur renversement changent le dynamisme social quand il
faut trouver un nouveau point de départ dans la crise laissée. Les
événements politiques sont des plus tragiques, quand les familles
avant même de s’établir sont ruinées, exilées par la suite.

De 1957 à nos jours, le pays a perdu des générations d’hommes. Si je
mentionne cette période, c’est qu’avant, seules les personnalités
opulentes subissaient les retombées négatives de la politique
haïtienne. Mais, sous Duvalier, les chômeurs partaient pour l’exil,
les sans-logis furent torturés ; l’insécurité frappait toutes les
classes et tous les quartiers. S’il est difficile de présenter les
statistiques de ces années terribles, la déchéance nationale indique
l’ampleur des dégâts et la gravité du crime.

Aujourd’hui, tous les privilégiés disposent d’un visa et comptent
abandonner le navire en cas d’intempérie. En s’établissant dans la
transition permanente, ils sont devenus des prisonniers de l’attente.

Les institutions émergent d’une politique de continuité, non de
sabotage et de vandalisme, comme il se pratique chez nous. Une
génération devrait passer le flambeau aux plus jeunes lesquels
s’engagent à sauvegarder l’héritage reçu en promettant de l’embellir
et de le vénérer.

Un septuagénaire déclare qu’autrefois, à la Capitale, sur cinq maisons
on trouvait trois pianos. Il ne s’agissait pas de villas à grande
barrière, au mur élevé, mais d’humbles maisonnettes en bois, de trois
pièces, foyers des plus grandes familles de la ville.

La suite sur m,on Blog artunivers.org.over-blog.com

Rony Blain

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