Venant de prendre connaissance d’une lettre adressée au Président
dominicain signée par des intellectuels haïtiens, que dans ce
courrier, nos lettrés protestent contre le sort réservé à nos quatre
compatriotes décapités dans la partie de l’est de l’île, j’interroge
le mobile de cette contre offensive, quand les signataires, un groupe
d’opportunistes surgissant de leur cachette sautent sur cette triste
occasion pour vanter leur patriotisme.
Sans tenir compte des normes éthiques et juridiques, les signataires
ont commis une faute grave en s’adressant directement à un chef d’État
étranger. Non seulement, ils auraient dû formuler leurs griefs à leur
propre Président, en le demandant de presser la partie dominicaine à
reconnaître ses torts, tout en remettant une copie à l’ambassade
dominicaine, mais par cet acte inapproprié, nos intellectuels ont
placé théoriquement notre partie dans la juridiction adverse. Quand
nous sommes accablés par la présence des troupes étrangères, les
démarches de ce groupe s’assimilent à un mouvement annexionniste, à
croire que ces borgnes qui veulent nous défendre travers la frontière
en fin de semaine pour y prennent leurs ébats.
Le problème réside en aval pas en amont. Voulant innocenter Rêne
Préval, un ivrogne qui nage dans son excrément, les signataires ont
déplacé la question, en s’adressant à Lionel Fernandez, président
d’une nation qui a déjà massacré plus de 37.000 de nos compatriotes.
La majorité des signataires picorent dans la paume de Rene Préval.
S’il n’était pas du même camp, partageant les mêmes caractéristiques,
le reste n’aurait pas avalisé l’entreprise.
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Rony Blain