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Stupéfaction hier soir lorsque les nombreux Pyrénéens
ont entendu Chantal
Jouanno parler sur France 3 Sud au 19/20. Beaucoup ont cru
que le cauchemar des importations recommençait. Renseignements pris, il
n’en est rien. C’est peut-être même le contraire.
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Dans l’interview de France 3, nous devons nous en tenir strictement aux
déclarations de Chantal
Jouanno, celle-ci n’ayant fait aucune déclaration en
« off » au journaliste. Des propos que nous avons retranscrit
intégralement (pdf), il
ressort que :
• A aucun
moment elle n’a annoncé le remplacement des deux ours qui auraient été
tués. Elle précise : « quand il y a un ours qui est tué pour des
raisons anthropiques ». Il reste à définir si dans le cas d’ours
comme Franska il s’agit d’une « raison anthropique » ou
d’une présence anormale d’un ours dans un secteur urbanisé étant
entendu que de tels secteurs sont nombreux dans les Pyrénées contrairement à
certaines affirmations.
• Elle ne parle plus de renforcement de la population d’ours mais
de maintien de l’ours : « La question est celle du maintien
de l’ours dans les Pyrénées ».
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Lorsqu’elle dit : « on a un engagement international, on a un
engagement dans la Convention de Berne, on a un engagement européen, on ne va
pas se mettre au ban de l’Europe… » les associations
pyrénéennes ont une autre lecture des engagements internationaux qu’ils
ont largement développée dans leur rapport « à mi-parcours »
intitulé « Ecologie,
un vrai problème manipulé de façon inquiétante » (voir
la synthèse ) Il faudra aussi que la Secrétaire
d’Etat tienne compte de la position de l’Espagne et des provinces
sans omettre quelques alliances politiques européennes (Position
unanime du Sénat espagnol )
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L’ADDIP avait d’ailleurs établie une série de rapports sur les « mensonges
d’Etat » qui avaient été jetés à terre devant
les caméras de télévision par le Préfet de région Dominique Bur à
l’occasion d’une réunion du Groupe National Ours de décembre
2008.
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Avant que la Secrétaire d’Etat ne prenne une décision d’ici la
fin de l’année, il y a encore beaucoup de chemin et de réflexion à
faire. La solution est peut-être dans une révision des conventions
européennes comme le demandent déjà certains pays, ou dans une lecture moins
franco-française des directives européennes pour s’aligner sur
d’autres pays tels que l’Allemagne. Dans tous les cas, il est
urgent de sortir de l’engrenage de certaines associations qui
développent plus une idéologie autour d’une seule espèce emblématique
qu’elles ne s’intéressent au développement durable des vallées et
au développement global de la biodiversité dont les habitants sont les
garants.
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