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P.J. : 1 (Word)
Ci-après un communiqué du MUPP, "Mouvement universitaire pour la
psychanalyse", Pr Jean-Claude Maleval président, datant de juin 2007.
Je diffuse ou rediffuse ce communiqué pour sa teneur :
*"Au nom d’une prétendue ouverture les équipes de recherche exclusivement
référées à l’approche cognitiviste seraient légitimes, tandis que celles
référées à la psychanalyse se verraient imposer d’autres perspectives"*.
En effet, ma recherche dans les rapports de l'Aeres, que j'ai diffusée en
octobre 2009, a consisté de fait à confirmer cette observation de 2007.
Je joins à nouveau cette recherche, cette fois au format Word.
frdm
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http://www.lta.frdm.fr/spip.php?article180
MUPP Communiqué juin 2007 : Passer à l'offensive
La chasse à « l’approche psychanalytique » dans les enseignements de
psychologie semble en passe de s’accentuer. Une pétition inspirée du Livre
noir et des approches anglo-saxonnes (« The petition ») veut faire croire
que cette approche posséderait un « monopole de formation » qu’il s’agirait
de tempérer par une diversification des enseignements. Elle passe sous
silence que l’orientation cognitiviste est largement dominante dans les
enseignements de psychologie dispensés par les universités françaises. Les
auteurs (anonymes) de cette pétition veulent ignorer que certaines d’entre
elles sont déjà parvenues à bannir toute référence à la psychanalyse, tandis
que d’autres s’appliquent avec insistance à y parvenir. Rares sont les lieux
universitaires où l’enseignement de la psychologie clinique échappe encore à
la chappe scientiste qui appréhende la singularité du sujet comme une scorie
déplorable. Derrière un apparent souci de diversification des enseignements
transparaît une volonté d’éradiquer tout ce qui subsiste de référence à la
psychanalyse. En témoigne le souhait de soumettre les travaux des
psychologues cliniciens aux « mêmes critères d’évaluation » que ceux
utilisés en un autre domaine : « celui de la productivité scientifique ». La
spécificité épistémologique des études cliniques est balayée sans être
interrogée. Même les approches Rogériennes, ou familiales, pourtant
mentionnées dans « The petition », ne sauraient longtemps trouver place à
l’Université, si elles devaient se soumettre à des critères scientifiques
d’évaluation, inaptes à saisir leur spécificité. *Au nom d’une prétendue
ouverture les équipes de recherche exclusivement référées à l’approche
cognitiviste seraient légitimes, tandis que celles référées à la
psychanalyse se verraient imposer d’autres perspectives !* Bref chacun aura
compris que derrière un apparent souci d’équilibre se cache une volonté
totalitaire de subordonner toute approche des phénomènes humains au discours
de la science [1].
Dans ce contexte, le « Manifeste pour les pratiques et formations
cliniques » établit un constat de liquidation en cours de la clinique dans
les institutions de soins et de formations auquel nous souscrivons.
Cependant, il s’agit d’un texte rédigé dans une perspective
universitaro-centriste, qui pense essentiellement la formation des
cliniciens dans le cadre de l’université, sans mentionner celle des Écoles
de psychanalyse, et encore moins celle des psychothérapeutes. De tels
silences portent en germe des conceptions qui pourraient s’avérer fort
divergentes de celles du MUPP quant à la formation des psychanalystes.
Le MUPP tient ferme sur le fait que la formation des psychanalystes
s’effectue en-dehors de l’Université, non pas en raison d’un accident de
l’histoire, auquel il pourrait être remédié, mais pour des raisons qui
tiennent à la psychanalyse elle-même. Le savoir spécifique du psychanalyste
n’est pas une connaissance intellectuelle, qui puisse s’acquérir par
l’étude, mais un savoir issu d’une expérience de mutation subjective, qui ne
peut advenir que de l’expérience d’une cure.
Difficile dans ces conditions d’associer le MUPP aux bonnes intentions du
Manifeste pour les pratiques et les formations cliniques
Il prône de passer à l’invention offensive. L’intention est excellente, mais
suffit-il pour cela de se rassembler à nouveau ? Actuellement, les seules
inventions offensives porteuses d’avenir pour la psychanalyse paraissent
être les créations d’institutions nouvelles, indépendantes de l’État (…). Or
les universitaires s’avèrent souvent entravés par leurs fonctions pour
s’investir dans de telles « inventions offensives ». On sait que leur
pratique privée les a déjà trop souvent conduit à abandonner les universités
aux cognitivistes en n’y étant pas assez présents. Au mieux ils défendent
pied à pied la prise en compte de la singularité du sujet dans leurs
enseignements et dans la formation des psychologues, c’est déjà beaucoup
d’énergie. Ce combat reste indispensable, mais il semble qu’il faille plutôt
parier sur les Écoles pour les « inventions offensives » : leurs membres
paraissent en de meilleures conditions pour s’y investir.
Jean-Claude MALEVAL
Président du MUPP
Mouvement universitaire pour la psychanalyse
[1] « Discours de la science » est une expression lacanienne.
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N.B. :
Rappel sur la définition de la science en droit, i.e. raisonnement juridique
:
http://www.lta.frdm.fr/spip.php?article70
= http://tinyurl.com/yh34xds
<<
Science :
La connaissance, la matière elle-même, ou encore l’ensemble des travaux de
la doctrine
* 1. Connaissance approfondie et méthodique d’une matière, englobant non
seulement celle de ses principes, mais la maîtrise de l’ensemble des
ressource de la pensée en cette matière (raisonnement, qualification,
interprétation), science fondamentale, et le savoir pratique qui en gouverne
l’application, science appliquée ; par extension, chacune des branches de
cette connaissance.
* 2. La matière elle-même en tant que “science” : ensemble cohérent de
concepts, de méthodes et de procédés.
* 3. Parfois, l’ensemble des travaux de la doctrine.
(Définition issue du dictionnaire "Vocabulaire juridique", PUF.)
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