Bonjour,
Question recurrente qui a deja fait l’objet de plusieurs themes et d’un paquet de reponses :
Principes de base :
Toute installation PV declaree comme etant de puissance (pas d’energie) CRETE superieure a une 3kWc est assujettie a une TVA a 19.6%.
Toute installation PV realisee par une personne privee est susceptible d’être elligible a un credit d’impôt de 50% de l’investissement, plafonne a 8000€ pour un couple faisant une declaration IRPP (plus si enfants, moins si deja consommé).
A partir de là, tout est libre :
Une SCI ne peut pas faire un acte de commerce. Or la vente d’electricité est un acte de commerce … de ventes de biens (meme pas de services) … eh oui !!!
Une SCI ne recupere pas la TVA, sauf si elle se met en regime de l’impôt sur les societes. Sinon elle est transparente fiscalement.
Donc il est fortement deconseillee que la SCI intervienne directement dans le dossier photovoltaique.
Le ‘’producteur’’, qui va emettre les factures, va donc etre une société commerciale du type EURL (bof !!), SARL (ca y fait), SAS (ca a des contraintes), SA (ca a encore plus de contraintes).
Par contre, la vocation d’une SCI est de louer des biens immobiliers.
Un montage coherent serait donc
Une SCI proprietaire des murs et du toit qui va les louer a une SARL qui va acheter l’installation, produire et vendre,
l’etape SCI etant facultative en fonction de la facon de gerer les dits murs et toits.
La SARL va acheter, amortir les equipements, avoir des charges annexes, tirer des profits de la vente, payer le loyer eventuel à la SCI, payer l’impôt à l’Etat, rembourser ses credits, distribuer des benefices, bref se comporter comme toute bonne société commerciale. On pourrait même imaginer qu’elle a un vehicule, le telephone, du personnel, des tickets-restaurants et des cheques-vacances !!!!
Les demarches sont les mêmes vis-à-vis des partenaires electriques (EDF, ERDF, AOA, DIDEME, ADEME, et autres Demes …) que pour une installation particuliere.
Les seuils interessants de puissance alternative produite sont 6 kva qui justifie un raccordement triphasé, 12 kva qui permet de facturer deux fois par ans, 36 kva qui va provoquer une etude specifique de raccordement au reseau (qui coûte cher, tres cher, tres tres tres cher !!!) et 12 Mw qui fait de vous un ‘’Poweo’’ en devenir !!!!
Pour ce qui est du financement, le probleme est simple : sauf si vous avez un apport personnel equivalent a 100% de la depense, cela va être une vraie galère de trouver un banquier qui ne vous aspire pas 100% du profit BRUT de l’operation … ou alors vous avez le temps et le courage de vous adresser au mediateur du credit.
Si vous avez 100% du besoin de tresorerie, le banquier va vous proposer un financement a 5% ou 7% l’an avec en contrepartie une caution, une assurance, une garantie et un nantissement sur un placement d’assurance-vie a 3.5% en euros d’un montant egal a 120% de ce qu’il vous prête. Comme cela il sera sur de retrouver ses sous. Y’a plus de banquier qui prenne de risques, l’espèce s’est eteinte l’année dernière avec le crash de l’economie en septembre. La régénération n’est prévue que pour Octobre 3018.
PS : si vous en trouvez un plus sympa, n’hesitez pas a me le signaler, je suis preneur …. Vite !!!
Pour ce qui est de l’amortissement, il ya plusieurs ecoles :
Il est possible de passer tout l’amortissement sur un an (voir le rescrit qui fait bien mais que je n’ai plus sous la main).
On peut a l’inverse amortir sur les 20 ans du contrat EDF.
Et on peut raisonnablement justifier techniquement toutes solutions intermediaires (onduleur sur 5 ans, panneaux sur 10) eu egard aux evolutions possibles et certaines de la technologie sur la periode. On est dans la fiscalite de l’entreprise : Tout est bon si tout est justifié, dans le cadre reglementaire.
Au plaisir de repondre a d’autres angoisses existentielles,
Bonne couverture solaire,
JFGerard
De :
produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de stephane
Envoyé : lundi 2 novembre
2009 12:43
À :
produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv]
Installation PV sur batiment Professionnel
Merci JF Gérard, c’est très intéressant et cela répond pratiquement à mon interrogation du moment (super !) si on ajoute que la personne cotise à l’ISF ?
Et oui mon cette personne qui est un particulier, a deux maisons secondaires (heureux veinard ou sacré bosseur) et souhaite que ce que vous venez de décrire parfaitement agisse directement sur son ISF. Est-ce possible (je penses que oui mais préfère être certain ;-) ).
Merci beaucoup pour votre aide.
Patrice P
De :
produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la
part de JFGerard
Envoyé : lundi 2 novembre 2009 15:18
À : produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv] Re: Installation PV sur batiment
Professionnel
Bonjour
A priori, je dirais (notez le conditionnel) sans incidence (a court terme) sur l’ISF (mais l’ISF est toujours un sujet delicat dans lequel même les agents de l’administration arrivent a se perdre !!!):
Si le bien (vis-à-vis de la personne physique, dans le cas d’une SARL) est considere comme professionnel, il ne rentre normalement pas (mais un expert fiscaliste saura mieux en definir les conditions et les contours) dans l’evaluation des biens de la personne physique.
Si le bien est consideré comme personnel, et que l’investissement a été fait en autofinancement, ce que est en plus dans l’installation est en moins sur le compte courant bancaire.
Si le bien est considere comme personnel, et que l’investissement a été fait grace a un concours bancaire, la dette vis-à-vis de la banque equilibre ce qu’elle (la banque) a permet de financer, donc a court terme (3 a 5 ans), l’impact sur l’ISF va etre faible, … suffisamment du moins pour qu’on ne fasse pas de pronostics sur la durabilite de cet impôt extremement intelligent que la France est la seule a avoir encore …. Mais c’est un autre debat qui n’a rien a voir avec le photovoltaique.
Et que vaudra, dans 20 ans, une installation PV d’aujourd’hui, au regard de l’evolution probable de la technologie !!!!
D’autre part, il faut aussi considerer que, dans un montage SARL, chacun des associés n’est proprietaire (au sens de la fiscaliste ISF) que de la valeur de la SARL au prorata de ses parts (en plus des comptes courants d’associes), donc cela peut aussi etre un moyen de ne pas etre trop chargé fiscalement.
Et, heureusement, grand merci a legislateur, la taxe professionnelle (basee sur les investissements) va peut-etre disparaître, et elle est deja reduite de 50% dans sa base d’imposition (y’a un decret quelque part qui fait bien …)
A plus, sur les rayons solaires,
JFG
De :
produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de Patrice.PIERRE
Envoyé : lundi 2 novembre
2009 20:02