Bonjour,
En Janvier, j'ai acheté mon premier condo, sur le Plateau. La superficie
annoncée était de 1189 pieds carrés pour $180,000. Il n'était pas encore
construit, mais il l'est aujourd'hui, et la livraison est pour la fin du
mois. Il y a quelques jours, le notaire m'informe que la superficie nette du
condo après la construction est de seulement 975 p.c. (soit 18% de moins que
ce qui a été annoncé et acheté). J'ai demandé au vendeur et au constructeur
où sont passés 214 p.c. disparus, et tout ce qu'on a pu me répondre c'est
que les murs sont très épais, et c'est ça qui rappetisse l'espace net
habitable. Ils m'ont offert $500 pour compenser.
Mais le plus épeurant dans tout ça, c'est que ni l'Office de la Protection
du Consommateur ou la Régie du Batiment n'avaient d'aide ou de conseils à
m'offrir. L'Office m'informe qu'ils ne se mêlent pas à l'immobilier, alors
que la Régie ne donne pas dans les disputes contractuelles. Mon notaire,
quant à lui, m'informe que ce n'est pas son rôle de combattre cette
injustice, seulement m'informer qu'elle a lieu.
Alors j'ai continué à faire mes devoirs, et ai appris que les cas semblables
qui se sont rendus en cour et qui ont donné raison aux plaignants (avec des
chiffres similaires; c'est-à-dire 18% de différence entre la superficie
annoncée au moment de la vente et celle livrée à la prise de possession)
n'ont résulté qu'en compensations anodines de $1,000 aux acheteurs pour
compenser leur perte... un fait que le constructeur est TRÈS au courant, et
qu'il m'a lui-même souligné lorsqu'il m'a offert $500 de compensation.
Pourquoi cette pratique est-elle permise de continuer? Si j'étais un
constructeur, j'imagine que je ferais pareil avec des circonstances comme
celles-là, en gonflant la superficie brute annoncée au moment de l'achat sur
tous les condos que je mets en vente avant leur construction. Après tout, le
maigre $1,000 de pénalité n'est RIEN comparé aux dizaines de milliers de
dollars gagnés par condo en ce faisant... et ça, c'est encore *SI*
l'acheteur réalise ce qui se passe, *SI* il décide de porter plainte devant
les tribunaux, et *SI* il remporte sa cause.
Où est le côté négatif pour le constructeur là-dedans? Pourquoi n'est-il pas
tenu responsable des superficies annoncées par écrit au moment de la vente?
Quant à moi, je suis maintenant pris avec une hypothèque de $200,000 pour un
condo que je n'aurais jamais acheté si je savais qu'il serait aussi petit.
Pas à ce prix-là, en tout cas. Vous imaginez la peine que j'aurai à le
revendre? Je viens de jeter des milliers de dollars à l'eau malgré toute ma
bonne foi d'acheteur de premier condo, et il n'y a pas un seul organisme au
Québec pour m'aider ou me conseiller.