Alors que Pékin continue ses opérations de charme commercial auprčs des industriels taďwanais avides d’augmenter encore leurs parts de marché en Chine, le dégel entre les deux rives du Détroit donne aussi lieu ŕ des échanges entre chercheurs et universitaires, dont la teneur renvoie aux questions les plus sensibles de la relation.
Cette fois la Chine , qui mesure les points faibles del’Ile, de plus en plus fascinée par le marché chinois, n’y est pas allée de main morte. La délégation qui, le 9 novembre dernier, a débarqué ŕ Taďwan ne comptait pas moins de 3000 membres, venus participer ŕ la « semaine du Jiangsu ŕ Taďwan », sous la conduite du Secrétaire du Parti de la province du Jiangsu, l’une des plus actives de Chine ŕ l’international.
300 sociétés taďwanaises de sous-traitance ou de marques locales, se pressaient au rendez-vous, représentant de nombreux secteurs, des plus en vogue (Diodes Electroluminescentes, énergiesolaire) aux plus traditionnels (machines outils, pétrochimie, électronique, agriculture, agro-alimentaire), dont l’ambition était de décrocher un contrat en Chine ou d’y augmenter leur présence. La tendance, déjŕ ancienne, répond ŕ un besoin de relance, facilitée par la communauté de culture et de langue entre les hommes d’affaires des deux rives. Elle s’accélčre, encouragée par la politique de Ma Ying Jeou ŕ laquelle répondent les séductions chinoises.
L’opération a été ponctuée par un banquet officiel monstre réunissant le Président du KMT Wo Po-Hsiung et le chef de la délégation chinoise Liang Baohua, entourés de plusieurs grands patrons de l’industrie taďwanaise et de représentants officiels du gouvernement. Le tout animé par une troupe d’une centaine de danseurs et musiciens du Jiangsu .
Mais alors que les relations économiques se renforcent ŕ un rythme soutenu, la politique n’est jamais bien loin. Elle véhicule les incertitudes d’un statu quo fragile et les craintes d’une stratégie chinoise de réunification rampante.
Une semaine aprčs l’arrivée de l’imposante délégationdu Jiangsu, le Taipei Times publiait une série d’interviews par téléphone de plusieurs spécialistes européens des relations dans le Détroit, qui mettaient en garde contre les risques d’une main mise politique chinoise sur l’Ile par le biais des relations commerciales. Ils incitaient Ma Ying Jeou ŕ plus de prudence et insistaient sur la nécessité d’appuyer la politique de rapprochement par un large consensus politique.
Disant cela les experts européens rappelaient que l’opposition et certains députés du KMT reprochaient au Président Ma d’avancer sa politique de rapprochement ŕ marche forcée, sans concertation avec l’opposition et le peuple. Ils mettaient également le doigt sur les tendances de Pékin ŕ męler la politique aux affaires, citant le boycott par les touristes chinois des régions méridionales desensibilité indépendantiste et les pressions de Pékin pour interdire la diffusion dans l’Ile d’un documentaire sur Rebiya Kadeer.
Enfin, plusieurs chercheurs soulignaient la nécessité de rappeler que, dans l’esprit de Pékin, le rapprochement commercial soustendait l’intention de réunification ŕ ses seules conditions. Il était donc nécessaire de rééquilibrer le commerce extérieur de Taďwan pour le rendre moins dépendant du Continent.
Ces craintes étaient confirmées par le séminaire sur les relations dans le Détroit, organisé ŕ la mi novembre par l’Ile, auquel participait le Général de l’APL en retraite Li Jijun, Président honoraire de la Société d’Etude sur l’art de la guerre de Sun Zi. Pour ce dernier, les exigences du Président Ma Ying Jeou de démanteler lesmissiles chinois pointés sur l’Ile, en amont de négociations pour untraité de paix, n’avaient aucun sens.
« Puisque », dit-il, sans s’embarrasser de précautions diplomatiques : « les missiles sont mobiles et pourraient ętreréinstallés ŕ tout moment ». Au demeurant ajoutait t-il, « Taďwanpointe aussi ses missiles sur la Chine et les Chinois ne se sentent pasmenacés pour autant (...). En réalité, la menace missiles est factice et a été créée de toutes pičces par les Etats-Unis pour leur permettrede vendre des armes ».
La déclaration ŕ l’emporte pičce a soulevé un tollé dans la mouvance indépendantiste (DPP et TSU). Pour le DDP, la remarquedu Général Li, montrait qu’il ne comprenait pas l’aspiration desTaďwanais ŕ choisir leur destin. « Prétendre que les missiles ne sontpas une menace, et soutenir des opinons aussi ridicules, ne contribuepas ŕ la paix dans le Détroit », a-t-il ajouté.
Quant au Président de l’Union pour la Solidarité (TSU),également indépendantiste, il souligne que le général Li s’inscrit dans la stratégie classique de la Chine , visant ŕ isoler Taďwan de la communauté internationale pour forcer l’Ile ŕ signer un traité de paixŕ ses conditions. Il ajoute « A ce jour, Pékin a réussi ŕ persuader lesEtats-Unis de ralentir leurs ventes d’armes ŕ Taďwan et ŕ empęchertoute interférence extérieure entre Pékin et Taipei , dans le butd’annexer l’Ile. Dans ces conditions, la stratégie de réunification parle biais de la
...
> *Les aléas politiques du rapprochement commercial*
> (18 novembre 2009) • François Danjou
> Alors que Pékin continue ses opérations de charme commercial auprčs des > industriels taďwanais avides d’augmenter encore leurs parts de marché en > Chine, le dégel entre les deux rives du Détroit donne aussi lieu ŕ des > échanges entre chercheurs et universitaires, dont la teneur renvoie aux > questions les plus sensibles de la relation.
> Cette fois la Chine , qui mesure les points faibles del’Ile, de plus en > plus fascinée par le marché chinois, n’y est pas allée de main morte. La > délégation qui, le 9 novembre dernier, a débarqué ŕ Taďwan ne comptait pas > moins de 3000 membres, venus participer ŕ la « semaine du Jiangsu ŕ > Taďwan », sous la conduite du Secrétaire du Parti de la province du Jiangsu, > l’une des plus actives de Chine ŕ l’international.
> 300 sociétés taďwanaises de sous-traitance ou de marques locales, se > pressaient au rendez-vous, représentant de nombreux secteurs, des plus en > vogue (Diodes Electroluminescentes, énergiesolaire) aux plus traditionnels > (machines outils, pétrochimie, électronique, agriculture, agro-alimentaire), > dont l’ambition était de décrocher un contrat en Chine ou d’y augmenter leur > présence. La tendance, déjŕ ancienne, répond ŕ un besoin de relance, > facilitée par la communauté de culture et de langue entre les hommes > d’affaires des deux rives. Elle s’accélčre, encouragée par la politique de > Ma Ying Jeou ŕ laquelle répondent les séductions chinoises.
> L’opération a été ponctuée par un banquet officiel monstre réunissant le > Président du KMT Wo Po-Hsiung et le chef de la délégation chinoise Liang > Baohua, entourés de plusieurs grands patrons de l’industrie taďwanaise et de > représentants officiels du gouvernement. Le tout animé par une troupe d’une > centaine de danseurs et musiciens du Jiangsu .
> Mais alors que les relations économiques se renforcent ŕ un rythme soutenu, > la politique n’est jamais bien loin. Elle véhicule les incertitudes d’un > statu quo fragile et les craintes d’une stratégie chinoise de réunification > rampante.
> Une semaine aprčs l’arrivée de l’imposante délégationdu Jiangsu, le Taipei > Times publiait une série d’interviews par téléphone de plusieurs > spécialistes européens des relations dans le Détroit, qui mettaient en garde > contre les risques d’une main mise politique chinoise sur l’Ile par le biais > des relations commerciales. Ils incitaient Ma Ying Jeou ŕ plus de prudence > et insistaient sur la nécessité d’appuyer la politique de rapprochement par > un large consensus politique.
> *江蘇代表團熱熱鬧鬧登台後一週,Taipei Times > 以電話訪問了一些歐洲的兩岸事務專家,他們紛紛警告中國正在利用台灣的經濟傾斜,向該島伸出政治黑手,他們還要馬英九總統千萬提防,並且堅持應該在島內有廣大的 政治共識下,才能在兩岸政治關係的趨近上有所行動。 > *
> Disant cela les experts européens rappelaient que l’opposition et certains > députés du KMT reprochaient au Président Ma d’avancer sa politique de > rapprochement ŕ marche forcée, sans concertation avec l’opposition et le > peuple. Ils mettaient également le doigt sur les tendances de Pékin ŕ męler > la politique aux affaires, citant le boycott par les touristes chinois des > régions méridionales desensibilité indépendantiste et les pressions de Pékin > pour interdire la diffusion dans l’Ile d’un documentaire sur Rebiya Kadeer > .
> Enfin, plusieurs chercheurs soulignaient la nécessité de rappeler que, > dans l’esprit de Pékin, le rapprochement commercial soustendait l’intention > de réunification ŕ ses seules conditions. Il était donc nécessaire de > rééquilibrer le commerce extérieur de Taďwan pour le rendre moins dépendant > du Continent.
> Ces craintes étaient confirmées par le séminaire sur les relations dans le > Détroit, organisé ŕ la mi novembre par l’Ile, auquel participait le Général > de l’APL en retraite Li Jijun, Président honoraire de la Société d’Etude sur > l’art de la guerre de Sun Zi. Pour ce dernier, les exigences du Président Ma > Ying Jeou de démanteler lesmissiles chinois pointés sur l’Ile, en amont de > négociations pour untraité de paix, n’avaient aucun sens.
> « Puisque », dit-il, sans s’embarrasser de précautions > diplomatiques : « les missiles sont mobiles et pourraient ętreréinstallés ŕ > tout moment ». Au demeurant ajoutait t-il, « Taďwanpointe aussi ses missiles > sur la Chine et les Chinois ne se sentent pasmenacés pour autant (...). En > réalité, la menace missiles est factice et a été créée de toutes pičces par > les Etats-Unis pour leur permettrede vendre des armes ».
> La déclaration ŕ l’emporte pičce a soulevé un tollé dans la mouvance > indépendantiste (DPP et TSU). Pour le DDP, la remarquedu Général Li, > montrait qu’il ne comprenait pas l’aspiration desTaďwanais ŕ choisir leur > destin. « Prétendre que les missiles ne sontpas une menace, et soutenir des > opinons aussi ridicules, ne contribuepas ŕ la paix dans le Détroit », a-t-il > ajouté.
> Quant au Président de l’Union pour la Solidarité (TSU),également > indépendantiste, il souligne que le général Li s’inscrit dans la stratégie > classique de la Chine , visant ŕ isoler Taďwan de la communauté > internationale pour forcer l’Ile ŕ signer un traité de paixŕ ses conditions. > Il ajoute « A ce jour, Pékin a
Alors que Pékin continue ses opérations de charme commercial auprčs des industriels taďwanais avides d’augmenter encore leurs parts de marché en Chine, le dégel entre les deux rives du Détroit donne aussi lieu ŕ des échanges entre chercheurs et universitaires, dont la teneur renvoie aux questions les plus sensibles de la relation.
Cette fois la Chine , qui mesure les points faibles del’Ile, de plus en plus fascinée par le marché chinois, n’y est pas allée de main morte. La délégation qui, le 9 novembre dernier, a débarqué ŕ Taďwan ne comptait pas moins de 3000 membres, venus participer ŕ la « semaine du Jiangsu ŕ Taďwan », sous la conduite du Secrétaire du Parti de la province du Jiangsu, l’une des plus actives de Chine ŕ l’international.
300 sociétés taďwanaises de sous-traitance ou de marques locales, se pressaient au rendez-vous, représentant de nombreux secteurs, des plus en vogue (Diodes Electroluminescentes, énergiesolaire) aux plus traditionnels (machines outils, pétrochimie, électronique, agriculture, agro-alimentaire), dont l’ambition était de décrocher un contrat en Chine ou d’y augmenter leur présence. La tendance, déjŕ ancienne, répond ŕ un besoin de relance, facilitée par la communauté de culture et de langue entre les hommes d’affaires des deux rives. Elle s’accélčre, encouragée par la politique de Ma Ying Jeou ŕ laquelle répondent les séductions chinoises.
L’opération a été ponctuée par un banquet officiel monstre réunissant le Président du KMT Wo Po-Hsiung et le chef de la délégation chinoise Liang Baohua, entourés de plusieurs grands patrons de l’industrie taďwanaise et de représentants officiels du gouvernement. Le tout animé par une troupe d’une centaine de danseurs et musiciens du Jiangsu .
Mais alors que les relations économiques se renforcent ŕ un rythme soutenu, la politique n’est jamais bien loin. Elle véhicule les incertitudes d’un statu quo fragile et les craintes d’une stratégie chinoise de réunification rampante.
Une semaine aprčs l’arrivée de l’imposante délégationdu Jiangsu, le Taipei Times publiait une série d’interviews par téléphone de plusieurs spécialistes européens des relations dans le Détroit, qui mettaient en garde contre les risques d’une main mise politique chinoise sur l’Ile par le biais des relations commerciales. Ils incitaient Ma Ying Jeou ŕ plus de prudence et insistaient sur la nécessité d’appuyer la politique de rapprochement par un large consensus politique.
Disant cela les experts européens rappelaient que l’opposition et certains députés du KMT reprochaient au Président Ma d’avancer sa politique de rapprochement ŕ marche forcée, sans concertation avec l’opposition et le peuple. Ils mettaient également le doigt sur les tendances de Pékin ŕ męler la politique aux affaires, citant le boycott par les touristes chinois des régions méridionales desensibilité indépendantiste et les pressions de Pékin pour interdire la diffusion dans l’Ile d’un documentaire sur Rebiya Kadeer.
Enfin, plusieurs chercheurs soulignaient la nécessité de rappeler que, dans l’esprit de Pékin, le rapprochement commercial soustendait l’intention de réunification ŕ ses seules conditions. Il était donc nécessaire de rééquilibrer le commerce extérieur de Taďwan pour le rendre moins dépendant du Continent.
Ces craintes étaient confirmées par le séminaire sur les relations dans le Détroit, organisé ŕ la mi novembre par l’Ile, auquel participait le Général de l’APL en retraite Li Jijun, Président honoraire de la Société d’Etude sur l’art de la guerre de Sun Zi. Pour ce dernier, les exigences du Président Ma Ying Jeou de démanteler lesmissiles chinois pointés sur l’Ile, en amont de négociations pour untraité de paix, n’avaient aucun sens.
« Puisque », dit-il, sans s’embarrasser de précautions diplomatiques : « les missiles sont mobiles et pourraient ętreréinstallés ŕ tout moment ». Au demeurant ajoutait t-il, « Taďwanpointe aussi ses missiles sur la Chine et les Chinois ne se sentent pasmenacés pour autant (...). En réalité, la menace missiles est factice et a été créée de toutes pičces par les Etats-Unis pour leur permettrede vendre des armes ».
Alors que Pékin continue ses opérations de charme commercial auprčs des industriels taďwanais avides d’augmenter encore leurs parts de marché en Chine, le dégel entre les deux rives du Détroit donne aussi lieu ŕ des échanges entre chercheurs et universitaires, dont la teneur renvoie aux questions les plus sensibles de la relation.
Cette fois la Chine , qui mesure les points faibles del’Ile, de plus en plus fascinée par le marché chinois, n’y est pas allée de main morte. La délégation qui, le 9 novembre dernier, a débarqué ŕ Taďwan ne comptait pas moins de 3000 membres, venus participer ŕ la « semaine du Jiangsu ŕ Taďwan », sous la conduite du Secrétaire du Parti de la province du Jiangsu, l’une des plus actives de Chine ŕ l’international.
300 sociétés taďwanaises de sous-traitance ou de marques locales, se pressaient au rendez-vous, représentant de nombreux secteurs, des plus en vogue (Diodes Electroluminescentes, énergiesolaire) aux plus traditionnels (machines outils, pétrochimie, électronique, agriculture, agro-alimentaire), dont l’ambition était de décrocher un contrat en Chine ou d’y augmenter leur présence. La tendance, déjŕ ancienne, répond ŕ un besoin de relance, facilitée par la communauté de culture et de langue entre les hommes d’affaires des deux rives. Elle s’accélčre, encouragée par la politique de Ma Ying Jeou ŕ laquelle répondent les séductions chinoises.
L’opération a été ponctuée par un banquet officiel monstre réunissant le Président du KMT Wo Po-Hsiung et le chef de la délégation chinoise Liang Baohua, entourés de plusieurs grands patrons de l’industrie taďwanaise et de représentants officiels du gouvernement. Le tout animé par une troupe d’une centaine de danseurs et musiciens du Jiangsu .
Mais alors que les relations économiques se renforcent ŕ un rythme soutenu, la politique n’est jamais bien loin. Elle véhicule les incertitudes d’un statu quo fragile et les craintes d’une stratégie chinoise de réunification rampante.
Une semaine aprčs l’arrivée de l’imposante délégationdu Jiangsu, le Taipei Times publiait une série d’interviews par téléphone de plusieurs spécialistes européens des relations dans le Détroit, qui mettaient en garde contre les risques d’une main mise politique chinoise sur l’Ile par le biais des relations commerciales. Ils incitaient Ma Ying Jeou ŕ plus de prudence et insistaient sur la nécessité d’appuyer la politique de rapprochement par un large consensus politique.
Disant cela les experts européens rappelaient que l’opposition et certains députés du KMT reprochaient au Président Ma d’avancer sa politique de rapprochement ŕ marche forcée, sans concertation avec l’opposition et le peuple. Ils mettaient également le doigt sur les tendances de Pékin ŕ męler la politique aux affaires, citant le boycott par les touristes chinois des régions méridionales desensibilité indépendantiste et les pressions de Pékin pour interdire la diffusion dans l’Ile d’un documentaire sur Rebiya Kadeer.
Enfin, plusieurs chercheurs soulignaient la nécessité de rappeler que, dans l’esprit de Pékin, le rapprochement commercial soustendait l’intention de réunification ŕ ses seules conditions. Il était donc nécessaire de rééquilibrer le commerce extérieur de Taďwan pour le rendre moins dépendant du Continent.
Ces craintes étaient confirmées par le séminaire sur les relations dans le Détroit, organisé ŕ la mi novembre par l’Ile, auquel participait le Général de l’APL en retraite Li Jijun, Président honoraire de la Société d’Etude sur l’art de la guerre de Sun Zi. Pour ce dernier, les exigences du Président Ma Ying Jeou de démanteler lesmissiles chinois pointés sur l’Ile, en amont de négociations pour untraité de paix, n’avaient aucun sens.
« Puisque », dit-il, sans s’embarrasser de précautions diplomatiques : « les missiles sont mobiles et pourraient ętreréinstallés ŕ tout moment ». Au demeurant ajoutait t-il, « Taďwanpointe aussi ses missiles sur la Chine et les Chinois ne se sentent pasmenacés pour autant (...). En réalité, la menace missiles est factice et a été créée de toutes pičces par les Etats-Unis pour leur permettrede vendre des armes ».
CP, Mayumi, and CD, silly, it is not clear about your comments, or are you joking? Whatever the interpretation of 國, whether it is Taiwan 國 or Chong hua min 國, all the same, that the Taiwanese will be eventually unified/enslaved by the Chinese. The definition of 國 here is not important at all. The problem is indeed very serious, nevertheless.
This being said, there are some problems in its analysis:
1. China as Taiwan’s close trading partner itself is not the basic problem. Common sense. Just look at the relations between US and Canada, or US and Mexico. The reliance of Canada and Mexico import on USA is over 95%, and yet, they have their own society, government and culture.
2. The basic problem is that some, if not most, Taiwanese think they are Taiwanese and at the same time Chinese, thus lost their own identity. My roommate when I was a graduate student was a Canadian. He was extremely patriotic. I visited Mexico several time. The Mexicans are very patriotic too. Absolutely no mixture of Yankees and Canadians or Mexicans.
3. Now, based on this, we can worry the “excessive” reliance of Taiwan on the China market. But then, in this era of globalization, how can the Taiwanese companies survive the competition from other countries if the Taiwanese do not take advantage of China? Yes, under DPP, we have suggested diversification of the export markets, to the Southeast Asia. It is difficult, but the government should do. I don’t think KMT will listen to the suggestion, since they are happy to see that Taiwanese rely on China, to pave the way for unification. (One more reason that you guys should help DPP get extra votes, not barking a wrong tree!!)
4. You cannot blame the Taiwanese firms (Taishang). They are fighting for survival too. And you cannot expect the KMT to lead them to get out of the trap.
5. With the determined KMT government to conclude ECFA, the future is indeed bleak. I will say the prospect of 亡國 is real possibility.
Yes, it is real 亡國, even before 建國!
Attached is a some economists’ view of ECFA. I erased the names since I don’t have their permission.
From: i_love_taiwan@googlegroups.com [mailto:i_love_taiwan@googlegroups.com] On Behalf Of CP Yeh
Sent: Tuesday, January 19, 2010 4:21 PM
To: i_love_taiwan@googlegroups.com
Subject: Re: [I Love Taiwan] FW: 歐洲學者認為台灣有亡國可能]
Alors que Pékin continue ses opérations de charme commercial auprčs des industriels taďwanais avides d’augmenter encore leurs parts de marché en Chine, le dégel entre les deux rives du Détroit donne aussi lieu ŕ des échanges entre chercheurs et universitaires, dont la teneur renvoie aux questions les plus sensibles de la relation.
Cette fois la Chine , qui mesure les points faibles del’Ile, de plus en plus fascinée par le marché chinois, n’y est pas allée de main morte. La délégation qui, le 9 novembre dernier, a débarqué ŕ Taďwan ne comptait pas moins de 3000 membres, venus participer ŕ la « semaine du Jiangsu ŕ Taďwan », sous la conduite du Secrétaire du Parti de la province du Jiangsu, l’une des plus actives de Chine ŕ l’international.
300 sociétés taďwanaises de sous-traitance ou de marques locales, se pressaient au rendez-vous, représentant de nombreux secteurs, des plus en vogue (Diodes Electroluminescentes, énergiesolaire) aux plus traditionnels (machines outils, pétrochimie, électronique, agriculture, agro-alimentaire), dont l’ambition était de décrocher un contrat en Chine ou d’y augmenter leur présence. La tendance, déjŕ ancienne, répond ŕ un besoin de relance, facilitée par la communauté de culture et de langue entre les hommes d’affaires des deux rives. Elle s’accélčre, encouragée par la politique de Ma Ying Jeou ŕ laquelle répondent les séductions chinoises.
L’opération a été ponctuée par un banquet officiel monstre réunissant le Président du KMT Wo Po-Hsiung et le chef de la délégation chinoise Liang Baohua, entourés de plusieurs grands patrons de l’industrie taďwanaise et de représentants officiels du gouvernement. Le tout animé par une troupe d’une centaine de danseurs et musiciens du Jiangsu .
Mais alors que les relations économiques se renforcent ŕ un rythme soutenu, la politique n’est jamais bien loin. Elle véhicule les incertitudes d’un statu quo fragile et les craintes d’une stratégie chinoise de réunification rampante.
Une semaine aprčs l’arrivée de l’imposante délégationdu Jiangsu, le Taipei Times publiait une série d’interviews par téléphone de plusieurs spécialistes européens des relations dans le Détroit, qui mettaient en garde contre les risques d’une main mise politique chinoise sur l’Ile par le biais des relations commerciales. Ils incitaient Ma Ying Jeou ŕ plus de prudence et insistaient sur la nécessité d’appuyer la politique de rapprochement par un large consensus politique.
Disant cela les experts européens rappelaient que l’opposition et certains députés du KMT reprochaient au Président Ma d’avancer sa politique de rapprochement ŕ marche forcée, sans concertation avec l’opposition et le peuple. Ils mettaient également le doigt sur les tendances de Pékin ŕ męler la politique aux affaires, citant le boycott par les touristes chinois des régions méridionales desensibilité indépendantiste et les pressions de Pékin pour interdire la diffusion dans l’Ile d’un documentaire sur Rebiya Kadeer.
Enfin, plusieurs chercheurs soulignaient la nécessité de rappeler que, dans l’esprit de Pékin, le rapprochement commercial soustendait l’intention de réunification ŕ ses seules conditions. Il était donc nécessaire de rééquilibrer le commerce extérieur de Taďwan pour le rendre moins dépendant du Continent.
Ces craintes étaient confirmées par le séminaire sur les relations dans le Détroit, organisé ŕ la mi novembre par l’Ile, auquel participait le Général de l’APL en retraite Li Jijun, Président honoraire de la Société d’Etude sur l’art de la guerre de Sun Zi. Pour ce dernier, les exigences du Président Ma Ying Jeou de
...
> CP, Mayumi, and CD, silly, it is not clear about your comments, or are you joking? Whatever the interpretation of 國, whether it is Taiwan 國 or Chong hua min 國, all the same, that the Taiwanese will be eventually unified/enslaved by the Chinese. The definition of 國 here is not important at all. The problem is indeed very serious, nevertheless.
> This being said, there are some problems in its analysis:
> 1. China as Taiwan’s close trading partner itself is not the basic problem. Common sense. Just look at the relations between US and Canada, or US and Mexico. The reliance of Canada and Mexico import on USA is over 95%, and yet, they have their own society, government and culture.
> 2. The basic problem is that some, if not most, Taiwanese think they are Taiwanese and at the same time Chinese, thus lost their own identity. My roommate when I was a graduate student was a Canadian. He was extremely