A PROPOS DE TOURISME SEXUEL
par Gérard Bissainthe
Je vous invite à aller visionner, dès que vous pourrez, la vidéo ci-dessous, pendant qu'elle est encore disponible sur le Net.
Le président Martelly a prononcé récemment une phrase qui pour le moins a fait mouche:
"Nous devons vendre notre soleil, nos belles plages et nos belles femmes."
J'y vois plutôt une déclaration ambiguë et dans ce sens maladroite, à moins que notre nouveau dirigeant qui ne s'est pas encore bien mis dans la peau d'un chef d'Etat, ne succombe encore à sa vieille habitude de faire de la provoc. Je pense plutôt à une déclaration maladroite, car il a tout de même assez de bon sens pour ne pas vouloir transformer notre pays en un lupanar, comme l'était, par exemple, Cuba, au moins de réputation, avant Fidel Castro. A tout le moins tout cela est dépassé, n'est plus "tendance" et reste dans le bas de gamme qui finalement rapporte très peu, comparé au haut de gamme, tel que décrit dans la vidéo ci-dessus. Des résidences simplement exotiques et bio à US$8000 (huit mille dollars) la nuit, voilà un modèle autrement intéressant, combien plus rentable et sans doute très faisable au moins dans nos îles adjacentes. Par dessus tout nous oublions trop souvent que le premier ingrédient, l'ingrédient suprême d'un bon tourisme c'est la SECURITE. Si ce n'est pour les aventuriers à la recherche du risque et de la dangerosité pour faire monter leur adrénaline, une espèce plutôt rare et en général peu fortunée, on voit mal notre pays devenir une des destinations touristiques favorites d'aujourd'hui avec sa réputation de pays où fleurissent les kidnappings et les braquages, avec comme décor assuré la pauvreté et la détresse. Il faut d’abord rendre Haïti sécure.
Gérard Bissainthe
30 juillet 2011