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Jean-Junior Joseph

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Feb 17, 2010, 12:46:34 PM2/17/10
to jjj...@gmail.com

Cette Haïti qui nous habite…

Pendant 72 heures, je crois avoir rédigé plus d

une douzaine demails pour faire sortir mon point de vue sur le PSSN. Dailleurs cest du PR gratuit pour eux.

Parmi les réactions des uns et des autres, le seul courriel que j

ai choisi de ne pas répondre fut à mon entendement la scène biblique du roi Hérode, Jean-Baptiste et Hérodias. Celle-ci voulut que le roi guillotinât le prophète sur un plateau dargent. Cet email est arrivé comme un réquisitoire bien monté pour ma condamnation auprès dHérode. Ce fut un micmac, un fourre-tout qui amalgame CCI et DSNCRP… Son auteure, après de longues heures de lecture du PSSN, y raconte du nimporte quoi, des choses que je nai jamais dites. Quon soit ange ou le contraire, il faut toujours des hommes ou des femmes qui restent fermes sur ses convictions toutefois quelles demeurent rationnelles ou scientifiques.

Qu

il soit clair pour tout un chacun mes réactions sur le PSSN na rien à voir avec GUICHARD qui pour moi est un jeune travailleur intellectuel, qui a du mérite et de laudace pour oser proposer dans un contexte aussi fragile de notre histoire de peuple. Ses impulsions voltaïques ne mont pas touché. Tèt frèt nèt. Peut-être a-t-il été mal orienté… ce me semble?

Je dois admettre aussi qu

au début, la résonnance de mon verbe nétait pas non plus clémente, sans être pourtant méchant. Cétait surtout pour réveiller (a wake-up call) par une provocation sincère.

Au fur et à mesure que mes interventions et celles des autres évoluent, je me suis senti renforcé au sein des débats car les postulats liés à la SIENCE du DEVELOPPEMENT demeurent têtus. Merci à Harry JEAN-PHILLIPE!

Certains ont avancé que mes interventions étaient politisées. Que savent-ils? Chez nous, en Haïti, ce label

politiser le débat- sous-entend « jeter un regard intéressé pour bloquer » alors que jétais et je demeure pour la rectitude intellectuelle et ne pas les laisser simmerger dans lerreur. Errare humanum es! Dailleurs, qui des 11 REDACTEURS que je ne connais pas personnellement? Peut-être trois?

Parmi les rédacteurs, je salue particulièrement Dr. Jessie CAMEAU COICOU qui reste une femme courageuse, brave, professionnelle et qui a lutté comme le no. 2 de la PNH (2004-2006) de par ses positions et sa formation de la Science Policière. La PAIX apparente dont certains jouissent aujourd

hui à PauP, elle a semé sa graine quelque part.

De 2004 à 2008, j

ai eu lhonneur de servir mon pays dans les conditions les plus difficiles, jai rencontré beaucoup de cadres de haut niveau de lETAT HAITIEN qui, humblement, na rien à prouver aux super-diplômés de la DIASPORA. Cest cette expérience, tant à la Primature et au MCFDF, qui ma permis de comprendre ce que le vieux Prof. du « Soyons sérieux ! » dit toujours qu « Haïti est un véritable Laboratoire Sociopolitique ». Tout PLAN, quil sagisse du PSSN, du PlAN Marshall X, Y, Z, PLAN Alpha, Beta, Gama, Lambda, Omega doit être pondu au sein du Laboratoire-Haïti.

C

est cette riche expérience de 2004 à 2008, dans les conditions sécuritaires les plus humiliantes qui ma permis de rencontrer des EXPERTS de Haut Calibre au sein de lEtat.

Ma première lecture diagonale m

a vite révélé quelques croquis dans le PSSN sur la question de la Modernisation/Réforme Législative déjà entreprise par le Gouvernement de Transition qui demeure en vigueur malgré les déclarations inopportunes de Jacques-Edouard Alexis. Heureusement, jai été en contact permanent avec Me. Enex JEAN-CHARLES, la MEMOIRE VIVANTE de la Présidence dHaïti qui ma gentiment communiqué les fichiers numériques des DECRETS promulgués dans le Moniteur entre 2004 et 2006. En consultant ces décrets sur Internet (http://www.gerardlatortue.org/decrets.htm), on constatera que le PSSN contient des propositions redondantes.

Honnêtement, si j

ai laissé passer sans mot dire, je serais malhonnête.

En lisant le PSSN de bout en bout, comment ne pas me rappeler de mon ami Yves Robert JEAN (Bob), Directeur Général du Ministère du PLAN, jeune cadre qui lui aussi est la MEMOIRE VIVANTE dudit MINISTERE. De l

Aménagement du Territoire de lère Baby Boc, au Livre Blanc de JBA etc. au CCI, passant par le DSNCRP ci-devant DSRP… BOB en lisant le PSSN aura les mêmes réactions que moi en tant quEXPERT disant « quelle a été lenquête appréciative?  Où est passée lanalyse situationnelle ?»

De la Reforme Judiciaire

, quid des efforts du Prof. Micha GAILLARD, de regretté mémoire, du Secrétariat de la Réforme Judiciaire, Me. Daniel JEAN? Toutes ces questions n
ont pour unique but denrichir le document. Quant à la décentralisation, les travaux dAndré Lafontant JOSEPH qui, sil lit le PSSN sera scandalisé pour voir quon repropose ce qui est déjà la.

En lisant le PSSN aux pages (xi, xii, 1-12) ma déduction personnelle c

est que les consultants du CEFIE-CONSEIL ont collecté leurs données à partir des résolutions de Sto. Domingo et quelques maigres consultations auprès de certains EXPERTS à PauP. Ce qui me laisse encore sur ma soif au regard du schéma suivant : Experts-à Interface en Haiti ou points focaux à Consultations dans différents secteurs--à Collection de Données (avant et après 12 janvier2010) ----à Analyses situationnelles -à Cadre Conceptuel-à Plan-Stratégique. J'ai encore soif.

On peut faire du bruit comme l

on veut sur le PSSN, ma conviction est arrêtée. Elle sinscrit dans la rigueur. Un homme sans conviction est comme un soldat qui va en guerre pour se ranger au camp de lennemi au premier coup de fusil. Je dis et je maintiens! Certains peuvent même tenter de me fermer la gueule en glissant le nom de Gérard LATORTUE qui ma uniquement introduit dans son Cabinet sur la base de mes compétences et de ma pénible folie daimer cette Haïti qui mhabite. Il leur prendra des années-lumière à me stopper « politicaillerie chère à notre culture » mais étant donné quils ont peur de débat, ils finiront par rester encloitrés dans leurs opinions fagotées de toutes pièces.

En guise de suggestion, si l

on veut écouter…

GUICHARD du CEFIE-CONSEIL et son équipe prennent l

avion pour une période de temps X, restent à PauP, multiplient les consultations, construisent leur modélisation, se donnent un cadrage portant vers des schémas conducteurs. Ce même GUICHARD et son équipe reprennent lavion, retournent à Paris, tiennent compte des données et de leur mission, je peux garantir quon aura un Excellent Travail, certainement mieux que celui daujourdhui. Cest une suggestion.

Mon ultime recommandation sur le PSSN

Le cadre conceptuel doit être mieux travaillé. Pour la mise en œuvre du PSSN, il faudra y inclure une Coordination Macro capable de faire rouler le moteur car on ne peut pas lâcher un tel PLAN dans la main des gens qui ne comprennent pas l

abc de lEXECUTION.

L

ultima verba ! Je tiens à remercier sincèrement S. LUCAS (pa pè chay), PFA « en grand genre », JP. OSSE qui sest excusé au nom de GUICHARD, Max JEANTY, JP MANGONES, Guy JOACHIM, Me. André PETIT-HOMME, Renald LUBERICE, JR Jean-Noël mon grand frère qui sait comment le vieux Gérard a été rigoureux envers nous à la Primature, VAVA le musicien « à chacun son domaine/expertise », mon ami Ray KILLICK dans interventions de principe et qui malheureusement a tenté de ressusciter un mort 86sard... Lazare nest revenu quune seule fois…

Enfin, Willy POMPILUS qui en observant les débats a relevé mon intégrité, mon honnêteté et ma rectitude

Il ma prouvé encore une fois comme il la si bien dit : « Le moment est pour les Haïtiens de pouvoir se communiquer sans google et sans intermédiaire »

Cette Haïti qui nous habite (hommage posthume à Georges Anglade) est le Dénominateur Commun de tout DEBAT après le 12 janvier 2010. Personne n

a la formule magique. Cependant dans une solidarité sincère, lAUTRE HAITI reste et demeure POSSIBLE.

Cordialement,

JJ JOSEPH

Le 17 février 2010


--
http://www.facebook.com/jeanjuniorj
« Un problème sans solution est un problème mal posé. »
Albert Einstein

Parnell Duverger

unread,
Feb 17, 2010, 1:46:55 PM2/17/10
to haiti-...@googlegroups.com, deebjr, Joel R Deeb, p_duv...@yahoo.com
Jean-Junior,
 
J'ecris pour saluer le scientifique en toi qui a su rendre hommage aux pionniers de l'approche strategique au developpement economique en Haiti.
 
Je respecte leurs travaux, que je n'oublie jamais de souligner, et admire leur devotion a leur patrie pour avoir consenti a oeuvrer dans les conditions particulierement difficiles que nous connaissons tous.  J'ai beaucoup appris d'eux, et de toi aussi.
 
Cordialement,
 
 
Parnell Duverger
 
P.S.  Tu es libre de partager cette petite note.

--- On Wed, 2/17/10, Jean-Junior Joseph <jjj...@gmail.com> wrote:
--
Haïti-Nation change de peau!
 
Nous vous invitons dès à présent à vous enregistrer sur le site www.haiti-nation.com où vous pourrez publier vos commentaires et analyses comme vous le faites sur le forum, avec désormais la garantie qu’ils ne seront pas absorbés par des centaines de mails postés chaque jour sur le googlegroup Haïti-Nation.
 
Haïti-Nation est un projet d'éducation civique et démocratique de l'association Action Pour le Développement D'Haïti -Apodha.
 
Pour nous contacter : apod...@yahoo.fr

Vanel Sagesse

unread,
Feb 17, 2010, 8:57:35 PM2/17/10
to haiti-...@googlegroups.com, jjj...@gmail.com, dore_g...@yahoo.fr, er...@mondenet.com, grands...@yahoogroups.com, Haiti Connexion, vinoush, forum culturel, reseau citadelle

Bonsoir mon ami Jean-Junior,

 

Apres une longue journee de travail, je viens de lire ton message. Tu ecris ceci : " De 2004 à 2008, jai eu lhonneur de servir mon pays dans les conditions les plus difficiles. Jai rencontré beaucoup de cadres de haut niveau de lETAT HAITIEN qui, humblement, na rien à prouver aux super-diplômés de la DIASPORA. J'ai beaucoup de respect pour les professionnels Haitiens. Que tu sois  serieux, sage et humble !

 

Mon ami Jean-Junior, ce passage m'interesse beaucoup : " Jai rencontré beaucoup de cadres de haut niveau de lETAT HAITIEN qui, humblement, na rien à prouver aux super-diplômés de la DIASPORA". Que tu me permettes de te poser ces 6 questions :

 

1) Veux tu demander aux ministres de l'Economie et des Finances de 1803 - 2010 pourquoi Haiti n'a jamais eu un MODELE ECONOMIQUE?

 

2) Veux-tu demander aux ministres de l'Economie et des Finances de 1803 - 2010 pourquoi Haiti n'a jamais eu un MARCHE FINANCIER ?

 

3) Veux-tu demander aux ministres de l'Economie et des Finances de 1803 - 2010 pourquoi Haiti n'a jamais eu un MODELE FINANCIER ?

 

4) Veux-tu demander aux ministres de l'Economie et des Finances de 1803 - 2010 de definir la Politique Economique d'Haiti et la Politique Monetaire d'Haiti ?

 

5) Veux-tu demander aux ministres de l'Economie et des Finances de 1803 - 2010 de definir le Systeme Financier Haitien et, aussi, les Plans Strategiques du Developpement Economique de la Nation Haitienne de 1803 - 2010 ?

 

6) Est-ce que tu peux me citer le nom d'un ministre de l'Economie et des Finances qui a donne une Conference a la Banque Mondiale au cours des Assemblees annuelles en face des Experts financiers. Pour tes informations, l'humble VAVA y participe activement chaque annee.  

 

Mon cher ami Jean-Junior,

 

Tu ne connais pas les jeunes Experts et Specialistes financiers Haitiens sur le podium mondial. Tu ne connais pas les jeunes specialistes financiers haitiens qui sont en train de briller comme le soleil du midi sur le podium mondial. Est-ce que tu peux envoyer ces 6 questions a tes amis pour un DEBAT SCIENTIFIQUE sur la Science des Finances et sur l'intelligence economique sur ce podium virtuel.  

 

Jean-Junior ecrit ceci : " Jai rencontré beaucoup de cadres de haut niveau de lETAT HAITIEN qui, humblement, na rien à prouver aux super-diplômés de la DIASPORA". Cette phrase n'est pas correcte. Je serai heureux de lire la reponse des ministres de l'Economie et des Finances a ces 5 questions extremement faciles.

 

C'est mieux de t'informer sur les jeunes et brillants Experts, Specialistes et Analystes financiers Haitiens dans le monde d'aujourd'hui

 

a) Pour avoir voyage dans presque tous les pays du monde - Pour avoir participe dans des millions de conferences, reunions et assemblees avec des TOP economistes, experts financiers et puissants leaders mondiaux, permets-moi de te dire que tu ne connais pas la super-creme de la creme des professionnels haitiens dans la Diaspora. Franchement, tu ne les connais pas....

 

Bonne nuit....

 

Vanel (VAVA)

* 35 ans d'EXPERTISE et de SUCCES au niveau mondial

Pourtant, il est sage et humble

 

*** XXX ***

 


From: Jean-Junior Joseph <jjj...@gmail.com>
To: jjj...@gmail.com
Sent: Wed, February 17, 2010 12:46:34 PM

Subject: [www.haïti-nation.com:19891] [Debat sur le PSSN]--> Mon Ultime Recommandation

Pfa100

unread,
Feb 17, 2010, 9:17:23 PM2/17/10
to haiti-...@googlegroups.com, nelv...@yahoo.com, Jean-Junior Joseph
Vava,
 
Vous ne croirez pas si je vous dis que votre humour manquait a ce forum! Bon retour! Toutefois, laissez-moi vous poser quelques questions:
 
1) Depuis quand avez-vous laisse Haiti?
 
2) Que savez-vous d'Haiti et de l'Administration Publique Haitienne?
 
3) Pensez-vous que tous les cadres de l'Etat Haitien soient des idiots?
 
4) Depuis quand le Ministre des Finances etait responsable a lui seul de creer un marche boursier pour le pays dont il est le MF?
 
5) Definissez pour moi la creme de la creme et son role dans la decheance d'Haiti?
 
6) Pensez-vous qu'un plan de re/construction puisse etre ecrit rien que par la creme de la creme (dans la diaspora)?
 
7) Quel role allez-vous jouer dans la reconstruction d'Haiti?
 
J'ai plein d'autres questions pour vous, mais je me limite a celles-ci pour aujourd'hui.
 

kenbe fem!

 

Pfa



From: Vanel Sagesse <nelv...@yahoo.com>
To: haiti-...@googlegroups.com; jjj...@gmail.com; haiti-...@googlegroups.com; dore_g...@yahoo.fr; er...@mondenet.com; "grands...@yahoogroups.com" <grands...@yahoogroups.com>; Haiti Connexion <haitico...@yahoogroups.com>; vinoush <vin...@yahoogroupes.fr>; forum culturel <forumc...@googlegroups.com>; reseau citadelle <reseauc...@yahoogroupes.fr>
Sent: Wed, February 17, 2010 7:57:35 PM
Subject: [www.haïti-nation.com:19911] VAVA a Jean Junior : Debat sur le PSSN : Mon Ultime Recommandation

Harry Jean-Philippe

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Feb 17, 2010, 9:33:48 PM2/17/10
to haiti-...@googlegroups.com
Le président haïtien,René Préval,doit assister au Sommet du Mexique et de la Communauté des Caraibes (CARICOM) au cours de laquelle sera analysée la possibilité d'augmenter l'aide pour la reconstruction du pays après le tremblement de terre, c'est ce qu'a rapporté Prensa Latina.
 
A l'issue de la réunion,prévue pour Dimanche prochain,dans la Riviera Maya, Mr Préval  exposera la situation  de son pays après le mouvement tellurique du 12 Janvier dernier qui a fait, au moins, 230 mille morts, 300 mille blessés et 1.5 million de sans-abris.
 
Outre la crise en Haïti,les chefs d'Etat ou de gouvernement analyseront l'accroissement des liens dans les domaines politique,économique,scientifique, technique, culturel et éducatif.Selon une source de la chancellerie mexicaine,la rencontre sera brève mais aura un agenda très large pour permettre aux mandataires d'aborder une infinité de sujets.C'est le premier Sommet entre le Mexique et la communauté des Caraibes.
 
Les 15 membres de la CARICOM seront présents:Antigua et Barbuda,les Bahamas,la Barbade,Bélize,la Dominique,la Grenade,la Guyane,Hati,Jamaique,St Kitts and Nevis,Sainte Lucie,Saint Vincent et les Grenadines, Surinam, Trinidad et Tobago et Montserrat.
 
La rencontre aura lieu un jour avant le Sommet de l'Unité de l'Amérique latine et des Caraïbes qui aura lieu les 22 et 23 février prochains dans la Riviera Maya,un site touristique dans l'Etat mexicain de Quintana Roo.
 

Pfa100

unread,
Feb 18, 2010, 12:01:12 AM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr

Pour un peuple qui agonise entre deux univers parallèles, le monde des vivants et celui des morts, le Mercredi des Cendres n’est point nécessaire. En effet, depuis ce mardi 12 janvier  2010 où Haïti a basculé dans l’épouvante, chaque jour qui s’amène rappelle aux haïtiens leur condition de mortel, chaque minute qui se vit à deux pas des limbes en décomposition sous les décombres  se vit intensément, chaque aube accouche des rêves éphémères qui meurent évidemment à la tombée du jour—des rêves qui gravitent follement autour du manger, du boire et de la survie. Car survivre est devenu un objectif en soi.

Car s’il y a une certitude qui s’est imposée avec l’horreur, c’est que nous sommes poussière. Toutes nos grandeurs, toutes nos  grandiloquences, toutes nos suffisances, tout cela passera.

La seule différence cette année, c’est que ce Mercredi des Cendres a réellement un gout de cendre. Généralement le carême se dessine sur les vestiges fiévreux des jours gras. Les hanches encore peuplées de gaieté folle, les têtes encore assiégées de rêves absurdes, les paupières alourdies de sommeil en fuite, la brièveté de l’existence n’effraie point, même les pénitences ont un coté taquin. Mais cette année, le pays sans chapeau n’est plus une  distante éventualité.  C’est une réalité que l’on respire à chaque seconde. Et ce Mercredi des Cendres n’a vraiment pas sa place.

Pfa
 

 


Parnell Duverger

unread,
Feb 18, 2010, 2:57:37 AM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com
Pfa,
 
Quelle inspiration! Beau et profond texte, en verite, que j'ai beaucoup aime.
 
Parnell Duverger

--- On Thu, 2/18/10, Pfa100 <fap...@yahoo.com> wrote:

Pfa100

unread,
Feb 18, 2010, 10:11:08 AM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com
Professeur Duverger,
 
Merci d'apprecier!
 
Pfa
 



From: Parnell Duverger <p_duv...@yahoo.com>
To: haiti-...@googlegroups.com
Sent: Thu, February 18, 2010 1:57:37 AM
Subject: Re: [www.haïti-nation.com:19918] Un Mercredi des Cendres de trop!

cetoute guy

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Feb 18, 2010, 10:50:59 AM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com

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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 10:04

CONCERTS à partir de 17h00 :

HANNA'M :www.myspace.com/hannam94


BACHIR SANOGO :www.myspace.com/bachirsanogo

WEELYE : www.myspace.com/weelye

EL SENOR IGOR  :www.myspace.com/senorigor

KADJA N'SE :www.myspace.com/kadjanse

Plus d'informations sur le document joint.

N'hésitez pas à en parler autour de vous.

Merci.

HAÏTI Part I :
Dimanche 21 février de 14h00 à 20h00,
Nouvel espace XULY Bët, 95, boulevard Beaumarchais, Paris 3(Métro : St Sébastien Froissart),
venez rencontrer les membres de l'association PAFHA,
la plateforme associative regroupant les principales associations franco-haïtiennes.

http://assofrancohaitiennes.online.fr


INFORMATIONS sur la PAFHA, ses actions passées, présentes et à venir.

COLLECTE de médicaments non entamés (antibiotiques, nécessaires de soin : pansements, alcool, etc...)
et dons en € (des justificatifs pourront vous être remis).


Communication

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Vient de sortir ...
Un document inédit sur la mémoire haïtienne
Les textes de Roland Paret et Frantz Voltaire
 sont accompagnés de photos de l'époque.
Prix: 10 euros
En vente au restaurant  haïtien:
Le Rond Point des Artistes/Tel 01 48 09 88 40

 

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Feb 18, 2010, 10:52:00 AM2/18/10
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cetoute guy

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Feb 18, 2010, 10:55:43 AM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com

 

Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 10:41

Jn Anil Louis-Juste





Mardi 12 janvier 2010. Aux environs de 17 heures. Un tremblement de terre annoncé, depuis des années, jusque dans sa magnitude (7,2), balaie les régions ouest et sud-est de Haïti. Le bilan officiel évoque près de 113 mille vies humaines éteintes.

Deux heures plus tôt, un autre tremblement de terre politique secoue la gauche haïtienne. Et l’université spécialement. Jn Anil Louis-Juste, professeur connu pour son engagement aux côtés des luttes populaires, vient d’être crapuleusement assassiné. De la même manière que des scientifiques, en particulier des géologues, avaient identifié des signaux d’un imminent tremblement de terre sur Port-au-Prince, de nombreux signaux du tremblement de terre qui emporte la vie du camarade Janil avaient été émis depuis des mois.

Tout le monde conserve en mémoire les luttes de juin à août 2009 autour du réajustement du salaire minimum en Haïti. Et se rappelle certainement comment Janil a été accusé d’avoir été le «diable» qui s’est approprié de l’esprit des étudiants, les ayant conduit à comprendre que le salaire d’un ouvrier ne doit pas être de 125 gourdes (à peine 2 euros). On l’accusait de tellement de faits qu’on n’avait pas hésité à le criminaliser en cherchant à le rendre responsable d’une vitre soigneusement brisée par un sage architecte è l’édifice de la Fokal, la plus grande ONG de l’Internationale Communautaire et de la solidarité de spectacle en Haïti.

On garde encore en mémoire non seulement les efforts du gouvernement de Préval visant à le rendre coupable des revendications de réajustement du salaire ouvrier, mais surtout la hardiesse de madame la Première Ministre [Michèle Pierre-Louis, jusqu’en novembre 2009] qui était allée jusqu’à faire pression sur le rectorat de l’Université pour révoquer le professeur Jn Anil Louis-Juste.

C’est que Janil a toujours été cette voix emblématique des luttes pour l’humanisation de la vie en Haïti. Et on savait que notre bourgeoisie grandonarchique n’avait jamais réussi à dormir tranquille du vivant de Janil. Elle n’a jamais apprécié sa capacité incisive et novatrice, quand il a découvert le concept de «grandons-bourgeois» pour expliquer la spécificité de cette bourgeoisie-latifundiste.

Haïti a découvert Janil pour la première fois quand, étudiant à la Faculté d’Agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV) de l’Université d’état d’Haïti, il avait coordonné une grève contre Baby Doc [Jean-Claude Duvalier, fils de François Duvalier, dit Papa Doc, fut dictateur de 1971 et 1980] qui s’apprêtait à exiler des journalistes – à l’époque progressistes – et des militants de droits humains, en novembre 1980. Depuis lors, Janil n’a jamais cédé un pouce de son engagement pour les classes populaires.

Des soldats de la force d’occupation (Minustah - Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti) circulaient dans les rues avec son nom entre juin et septembre 2009. Ceux-ci, à plusieurs reprises, avaient tenté d’envahir la Faculté des sciences humaines (Fasch) et la Faculté d’Ethnologie dans l’espoir de l’enlever. C’est très mal connaître Janil que croire que de telles intimidations pouvaient le réduire au silence.

Dans sa courte carrière d’agronome, Janil a pu travailler aux cotés des paysans de Papaye, dans le Plateau Central, où il s’était fait remarquer par sa position radicale contre l’utilisation du «développement communautaire»  en tant que «logo-technique» en vue de dépolitiser les paysans et désorienter leurs énergies, dans une direction contraire à leurs revendications historiques. Cette radicalité a failli lui coûter la vie lors du coup d’état de 1991. Il a échappé de peu aux sbires putchistes qui avaient été le chercher la nuit même du 30 septembre 1991. Mais il était en vacances à la capitale

De son expérience à Papaye, Janil a, entre autres, publié le livre Sociologie de l’animation de Papaye, initialement produit en vue de l’obtention de la licence en Travail social à la Fasch où il a dédié toute sa vie de militant sans pour autant cesser de marcher à côté des paysans et des travailleurs en général.

L’un des plus grands défis que l’on pourrait se lancer est celui d’identifier au cours des 52 ans de Janil un seul moment au cours duquel il n’aurait pas été en train de lutter contre l’industrie de la déshumanisation appelée à tort humanitaire. Des nombreux trésors qu’il nous lègue, nous recensons sa thèse de doctorat en Travail social intitulée «A Internacional Comunitária: ONGs chamadas alternativas e Projeto de livre individualidade. Crítica à parceria enquanto forma de solidariedade de espetáculo no Desenvolvimento de comunidade no Haiti» [L’Internationale Communautaire: ONGs dites alternatives et Projet de libre individualité. Critique du partenariat en tant que forme de solidarité de spectacle dans le Développement de la communauté en Haïti]. Il nous incombe de traduire cet ouvrage, pour publication, à titre posthume.

Il a créé le concept d’«Internationale Communautaire» justement pour désigner ces institutions internationales et leur complexe ideológico-politique mal nommé «Communauté internationale» dont le rôle véritable est de dérouter toute lute qui cherche à s’enraciner dans une Internationale Communiste.

Pour qui connaît la réalité haïtienne, il ne devrait pas être difficile de saisir la profondeur de cette thèse.

Il suffit de savoir que le nouveau nom de Haïti – et qu’il est de bon ton, actuellement, de mettre en valeur – est «Paradis des ONGs», cela permet de mesurer le ton osé de ladite thèse et combien importants sont les intérêts qu’elle indexe et indique. Les ONGs sont tellement puissantes en Haïti que même la gauche s’est aussi «onguisée», se prétextant être des ONGs alternatives.

De retour en Haïti en 2007, Janil s’est consacré à la construction de l’Asosyasyon Inivèsitè ak Inivèsitèz Desalinyèn (ASID, en langue haïtienne). Il a ainsi fini par convaincre le dernier sceptique de son intention de dédier sa vie entière à la lutte pour la vie en Haïti. La participation de l’ASID au premier front de toutes les luttes sociales populaires en Haïti durant cette courte période ne saurait laisser indifférents les «grandons-bourgeois».

L’assassinat du camarade Janil a été planifié avec beaucoup d’intelligence (s’il convient d’appeler intelligence un acte aussi crapuleux). Deux tueurs à gage ont été contractés pour perpétrer le crime et lui donner des apparences de banditisme de rue. Aussitôt le crime commis, des médias qui ont eu le temps de le divulguer avant le tremblement de terre n’avaient pas hésité à parler de deux voleurs en action, en dépit du fait que ces mêmes médias aient reconnu en Janil le symbole de la contestation de l’ordre dominant en Haïti.

Jamais nous ne gaspillerons notre temps à demander que la justice «grandon-bourgeoise» soit mise en branle pour Janil. Nous savons parfaitement que la seule justice que nous pouvons espérer est la nôtre. Celle qui vaincra l’ordre socio-métabolique du capital, émancipant les vies humaines des chaînes qui rendent leur croissance impossible.

La vie du camarade Janil était dédiée à combattre la dégradation de la vie humaine provoquée par l’ordre du Capital. Même sa mort aura aidé à sauver des vies. Beaucoup d’étudiants de la Faculté des sciences humaines qui étaient dans la rue en train de protester contre l’assassinat ont été sauvés du tremblement de terre justement pour avoir été en pleine rue à ce moment précis. De ce fait, l’expectative des «grandons-bourgeois» qu’ils pouvaient éteindre la vie de Janil est une erreur monumentale: sa vie et son œuvre continueront à illuminer nos sentiers tout le temps nécessaire pour lutter contre la déshumanisation de la vie en Haïti. Camarade Janil ! - Présent !

* Frank Seguy a écrit de nombreux artciles sur la situation en Haïti. Une partie se trouve sur notre site.

(25 janvier 2010)



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Par Elsie HAAS - Publié dans : AYITI

cetoute guy

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Feb 18, 2010, 10:57:44 AM2/18/10
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Pfa100

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Feb 18, 2010, 3:16:08 PM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com, vin...@yahoogroupes.fr, forumc...@googlegroups.com, Roselor Pierre Francois, Jean-Junior Joseph, dore_g...@yahoo.fr

 

Plan Stratégique pour le Sauvetage National: notes de lecture d’un simple citoyen

En cette période de temps difficiles ou le chaos règne en Haiti le mot d’ordre est: RECONSTRUIRE. En effet, tout est à reconstruire dans ce pays. Et chaque haitien doit péremptoirement apporter sa pierre dans la reconstruction de son alma mater. Aujourd’hui plus que jamais, Haiti a besoin de tous ses fils. Je dois donc, tout d’abord, féliciter et encourager tous ceux qui ont participé à la rédaction de ce document. Je dis bravo à vous tous pour cette noble initiative et j’encourage d’autres groupes d’haitiens à oeuvrer dans le même sens.

D’un autre côté, je me fais aussi le devoir de dire attention avec un grand A aux rédacteurs de ce document. Nous sommes dans une période de reconstruction nationale. Et dans un tel contexte nous devons en profiter pour promouvoir le changement en tout. Nous devons faire la promotion du changement même dans les plus petites choses. Dans cette optique, cette première partie de mon analyse (du PSSN) se portera sur quelques détails que certains pourraient possiblement qualifier d’insignifiants ou de petits riens. Pour le moment, je vais m’arrêter dans les toutes premières pages de ce PSSN. Plus précisément, j’aurai à réfléchir sur des éléments qui se trouvent dans les pages de remerciements et de l’introduction.

Chers compatriotes haitiens, C’est avec des yeux de tristesse que j’ai lu les premières pages du PSSN. Dès les premières lignes de ce document, j’ai noté un ton non rassembleur. Chez nous, ne dit-on pas que c’est le ton qui fait la chanson? Dans un tel document, le ton ou le vocabulaire pourrait être prophétique. Le vocabulaire pourrait déjà annoncer de grand changement. Le ton de ce document devrait dégager un tout nouvel esprit, signe avant coureur d’un nouveau souffle. Il devrait annoncer un nouvel élan, une nouvelle ère pour Haiti, bref un air de grand changement dans notre esprit. Dès les toutes premières lignes, le lecteur devrait être mis au contact d’une toute nouvelle approche. Une belle occasion vous était offerte de développer dès les premières pages de votre document une pédagogie basée sur l’échange et le dialogue. Hélas, telle n’a pas été ma toute première impression. Au contraire, j’ai été frappé par l’auto-suffisance et l’orgueil intellectuel démésuré qui se dégagent dès les premières lignes de ce document. D’abord, dans la première page du document, mon attention a été attire par l’expression suivante: “un nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays” (p.1). Dans le contexte haitien, ces dix mots dissimulent le pouvoir d’expertise et de la science infuse ainsi que l’absolutisme. Ils cachent l’idée d’une relation verticale faite de monologue et du sens unique qui a si bien caractérisée le style de leadership de nos élites pendant nos 206 années d’échec. L’intention des redacteurs est assez claire et precise. Et, les quelques extraits qui suivent n’ont fait que renforcer mon impression. En effet, il est écrit dans le PSSN:

Avec ce Plan Stratégique de Sauvetage National, le pays est enfin doté de l’instrument nécessaire à la réorientation globale de sa politique de coopération” (p.7). (Vous n’avez pas dit «doté » d’un instrument, mais plutôt «doté de l’instrument»; c’est à dire le seul, l’unique instrument, c’est déjà l’idée de l’absolu)

De plus, vous avez écrit que “Le présent document stratégique par son ampleur, sa consistance et ses innovations, prescrit un nouveau management public afin de divorcer d’avec l’immediateté et propose des solutions susceptible (sic) mettre la société sur les voies du progress démocratiques ...” pp. 7-8

 J’ai aussi relevé cette courte phrase, mais ô combine piquante: “Il s’agit d’une construction intellectuelle réaliste de l’avenir d’Haiti”. (p.8)

Wow! On dirait les commentaires du Times Magazine sur un film holywoodien. Et, sur quoi se base-t-on pour émettre de tels jugements?  En passant, les rédacteurs seraient-ils les mieux placés pour avancer de telles assertions? On pourrait penser entendre l’opinion d’un évaluateur externe de ce PSSN.

Mes chers compatriotes, dans un plan de reconstruction où il sera clairement noté “la faillite du pays dans ses diverses composantes...” (p.2), on ne devait pas avoir autant de largesses pour utiliser de pareils vocables et idées. Face à ce constat d’échec aussi cuisant, qui peut se considérer comme meilleur? Meilleurs en quoi? Meilleurs par rapport à qui? Nous avons tous failli à notre devoir. Il n’y a ni rang, ni grade au niveau de l’échec. Je comprends bien que dans un système éducatif où la note passage est 50 sur 100, l’élève qui obtient 49 a souvent tendance à se considèrer meilleur que celui qui a obtenu 40. Mais en réalité, ils ont tous deux échoués. Dans le système américain, par exemple, ils ont tous deux la même note qui est “F”.

Dans un tel document qui vise le changement d’Haiti, il ne devrait pas y avoir de la place pour de telle prétention. Je pense qu’il nous faut commencer par redéfinir le concept “meilleur”. Dans la nouvelle Haiti, le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui est passé maître dans l’art de bien manier les chiffres et les mots, (c-à-d mathématiques et français, d’ailleurs la théorie des intelligences multiples d’Howard Gadner a changé bien des choses); le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui réussit sa vie dans son petit coin avec sa petite famille. Dans une nouvelle Haiti, le meilleur devrait être plutôt celui ou celle qui peut créer, imaginer, ou innover pour transformer, celui ou celle qui associe sa réussite à celle de sa communauté. Dans la nouvelle Haiti, nous dirons tous avec Einstein: “l’imagination vaut mieux que la connaissance” et le meilleur sera dans son environnement immediat un leader transformationnel et un leader serviteur.  

J’ai bien apprécié le fait qu’il y a eu au mois d’août en République Dominicaine une prise de conscience “de la faillite du pays dans ses diverses composantes...” Mais nous devons être assez honnêtes pour reconnaître que de “ses diverses composantes”, les élites dont vous êtes les représentants ont la plus grande part de responsabilité, voire toute la responsabilité. J’ai lu quelque part que “la classe moyenne est l’ami de la démocratie”. En Haiti, il nous est toujours revenu l’honneur et le privilège de construire cette démocratie. En d’autres termes, nous avons la pleine responsabilité dans cette situation chaotique qui prévaut en 2010 chez nous.

Ainsi, en lisant dans ce document que vous êtes également conscients “...de l’ultime impératif incombant aux élites à s’engager dans la voie irréversible de ce renouveau incontournable” (P.2), je me suis demandé s’il est sage que ces élites aillent s’engager sans une prise de conscience de leur responsabilité particulière dans l’échec d’Haiti?  À quoi servirait cet engagement si vous n’arriviez pas à identifier d’abord les principales causes de votre échec?

Je pense que ç’aurait été mille fois mieux que ce “nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays”, en particulier les rédacteurs de ce plan eussent pris conscience, puis noter en italiques les causes de leur échec dans la construction de cet état démocratique. Par exemple, dans une section du plan réservée au diagnostic ou à l’analyse du mal d’haiti, il serait mieux de pointer du doigt les causes de l’échec flagrant de nos egos à oeuvrer pour le bien-être du collectif (le nous) haitien.

 En assumant le leadership de ce mouvement, vous vous êtes attribués le rôle de représentants des élites. Vous représentez ces intellectuels, penseurs, chercheurs, universitaires, professionnels, politiciens et autres qui ont eu pendant ces 206 longues années la destinée du pays dans leurs mains. Ç’aurait été un meilleur départ, si au nom de ces élites vous aviez eu le courage d’assumer et d’écrire en grandes lettres votre grande part de responsabilité dans cette faillite collective. Ainsi, nous aurions pu dégager clairement dès les premières lignes de ce PSSN cette prise de conscience accompagnée de cette volonté de ne plus reproduire cette même tranche histoire. Je ne sais pas si ce travail a été fait dans le “diagnostic du “Mal du Bicentenaire Haitien” à Saint-Domingue. Mais, je vous le dis en vérité, sans cette prise de conscience, nous ne serons pas en condition de déceler les causes de notre échec, or si nous ne connaissons pas ces causes nous ne serons pas capables d’adopter les mésures appropriées qui nous empêcheront de reproduire les mêmes erreurs du passé.  

Cette prise de conscience nous aurait offert dans les premières pages du document un autre esprit: un esprit d’humilité. (L’humilité est la clé qui ouvre la porte du dialogue et de la reconstruction). Cette prise de conscience vous aurait permis de questionner votre mentalité construite à partir de l’éducation recue. Elle vous aurait permis de découvrir la necéssité “d’éduquer continuellement cette éducation” pour la survie de votre initiative. Car, sans cette prise de conscience et cette constante ré-éducation, nous sommes condamnés à échouer perpétuellement. Notre système d’éducation de base nous a préparés et équipés pour être “meilleurs” dans la défense de nos intêrets personnels et de groupe. Si vous étiez conscients de votre échec vous n’auriez pas pu vous placer au-dessus des autres. Quand nous sommes conscients de nos échecs nous devenons humbles et nous sommes disposés à écouter ce que l’autre a à nous dire.

Mes amis, l’heure nationale n’est plus à l’impressionniste, ni à l”orgueil intellectuel, mais plutôt à l’humilité et à l’apprentissage. Haiti, la toute première nation noire du monde, considérée jadis comme la perle des Antilles se trouve aujourd’hui dans un état chaotique qui attire la pitié de tous. Après près de 206 années d’indépendance nationale, nous, les élites intellectuelles, n’avons rien construit de bon dans notre pays. Nous n’avons pas réussi à construire cet état de droit tant souhaité.  En conséquence, notre pays est souvent pointé du doigt comme étant l’une des nations aux traditions dictatoriales. Aujourd’hui, la présence de la MINUSTAH dans nos rues pour une durée inconnue justifie cet état de choses. Qu’est ce qui explique l’échec de nos élites au timon des affaires publiques et privées en Haiti? Nous n’avons pas jusqu’ici d’explications scientifiques à cela. Mais si nous considérons l’idée selon laquelle “formal education is almost without exception the strongest factor explaining what citizens do in politics and how they think about politics…” (Nie, Junn, & Stehlik-Barry, 1996), (l’éducation formelle est presque sans exception le plus important facteur qui explique ce que les citoyens d’un pays font en politique, et aussi comment ils conçoivent la politique), nous pouvons dire qu’il y a lieu de questionner l’éducation des élites haitiennes. Nous sommes tous conscients que notre mal est d’abord mental, nous le disons chaque jour: notre mentalité est à refaire.

Un pédagogue colombien a écrit ce qui suit: “Colombia se contruye cada dia en la aula”, (ce qui veut dire littéralement:  La Colombie se construit chaque jour dans la salle de classe). En appliquant l’idée de cet auteur dans le cas d’Haiti, je dirais ce qu’Haiti est aujourd’hui a été construit dans la salle de classe. Une salle de classe peut-être considerée comme une société en miniature. Ces dernières années, j’ai passé mon temps à évaluer mon comportement et celui de mes compatriotes en fonction des expériences vécues dans les classes des niveaux primaire et secondaire en Haiti, et j’ai bien vite compris que presque toutes nos actions sont le fruit d’une certaine façon dont nous avons appris (1) à connaître, (2) à faire, (3) à être, et (4) à vivre ensemble (les quatre pilliers de l’éducation, selon le rapport à l’UNESCO de la commission internationale sur l’éducation pour le XXI e siècle).

La pensée véhiculée à travers les premières lignes du plan traduit le caractère supérieur et hautain, l’esprit de l’auto suffisance et l’orgueil intellectuel de cette minorité d’haitiens (ou élites intellectuelles) qui se croient être le détenteur de la science. Vous et moi avions été à la même vieille école. Nous avions été instruits et éduqués au moyen de cette pédagogie traditionnelle. Dans nos salles de classe le maître a été toujours celui qui détenait le monopole du savoir et de la vérité absolue. Dans notre système scolaire, le maître est considéré comme l’actif et l’élève le passif. Et, c’est un tel esprit qui est reproduit dans les toutes premières pages du document. Je le répète une fois de plus. Cet esprit n’est pas le fruit d’un hasard. C’est la reproduction du comportement du maître qui ne laisse pas de place à l’élève pour le dialogue. Le magister dixit est enraciné profondément  dans notre  savoir, savoir-faire, et savoir-être. Nous offrons au monde ce que notre système scolaire nous a donné. C’est normal. L’élève tend souvent à reproduire  l’enseignement et les systèmes de valeurs de l’école qu’il a fréquentée. Dans nos salles de classe, il n’y a jamais eu cet esprit d’humilité chez le maître, il n’a jamais été question que le maître apprenne de l’élève. Il n’y a jamais eu de dialogue entre le maître et l’élève. Il ne peut pas donc avoir d’échanges entre le maître et l”élève puisqu’il est celui qui sait tout. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de changer ce système de valeurs. Il nous faut d’abord cette PRISE DE CONSCIENCE. Je n’ai pas l’intention de faire la leçon à personne. Considérez ma réaction comme le cri du coeur d’un simple citoyen. Un citoyen qui a pris conscience de son état d’aliéné. Un citoyen qui résume ainsi l’une de ses principales activités quotidiennes:  «Chaque jour, devant mon miroir je fais mon introspection, je m'adresse à mon ego. Conscient que je suis culturellement aliéné, j'essaie de me libérer des chaînes de l'aliénation culturelle. Bref, pour répeter Lionel Trouillot, « je cherche en moi un je qui n'est pas contre nous ». Je vous invite donc à faire cet exercice. Sinon, ce sera un nouveau bicentenaire de malheur pour notre beau pays. Je ne veux pas être un prophète de malheur, mais dans notre histoire, nous avons connu beaucoup de ces réunions, ententes, ou alliances ponctuelles, conjoncturelles, et circonstantielles qui ont engendré de projets semblables au vôtre. Je me souviens bien du groupe des 184 avec son fameux credo de nouveau contract social? Ou est-il passé? L’histoire se répète toujours pour ces genres d’initiatives. À bon entendeur salut!

Note : Le générique masculin a été employé dans le but d'alléger le texte.
 

Roselor Francois

 

 

 


Emmanuelle Gilles

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Feb 18, 2010, 4:19:44 PM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr
PFA,
Je rejoins M. Duverger pour ce texte qui degage un tres grand talent litteraire.  Je te l'ai dit en maintes fois.  C'est super!  Par contre, pour ce que symbolise le mecredi des cendres, ils sont encore nombreux malgre la catastrophe qui ne reconnaissent pas qu'ils sont poussieres et reviendront poussieres.  Ce mercredi des cendres, pour respecter cette croyance religieuse de ceux qui l'ont adopte et qui n'a rien de toxique, peut avoir son sens pour ceux qui y croient.  Donc, il va toujours avoir sa place, au moins pendant un jour de l'annee.
 
Emmanuelle Gilles


De : Pfa100 <fap...@yahoo.com>
À : haiti-...@googlegroups.com; vin...@yahoogroupes.fr
Envoyé le : Jeu 18 Février 2010, 0 h 01 min 12 s
Objet : [www.haïti-nation.com:19916] Un Mercredi des Cendres de trop!

Pfa100

unread,
Feb 18, 2010, 6:58:19 PM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com
Emmanuelle,
 
Merci de ta reaction! En effet, le Mercredi des Cendres aura toujours son importance pour les catholiques. Neanmoins, cette annee, les catholiques haitiens n'avaient pas a attendre ce jour pour prendre conscience de la fragilite de la vie. Le 12 janvier s'en est occupe.
 

Kenbe fem!

 

Pfa
 




From: Emmanuelle Gilles <manu...@yahoo.fr>
To: haiti-...@googlegroups.com; VIN...@yahoogroupes.fr
Sent: Thu, February 18, 2010 3:19:44 PM
Subject: Re : [www.haïti-nation.com:19942] Un Mercredi des Cendres de trop!

Harry Jean-Philippe

unread,
Feb 18, 2010, 7:20:04 PM2/18/10
to haiti-...@googlegroups.com

Plus de 95 000 patients ont reçu des soins en Haïti
 
Leticia Martinez Hernandez, Envoyée spéciale
 
PORT-AU-PRINCE, Haïti. — Depuis le séisme du 12 janvier, 95 000 patients ont bénéficié des soins apportés par la brigade médicale cubaine. Plus de 4 500 interventions chirurgicales ont été réalisées. Pourtant, selon Carlos Aberto Garcia, coordinateur de la Brigade médicale, le plus important pour l’avenir de ce pays commence aujourd’hui, avec le transfert d’équipements et de personnel médical qui feront partie de deux nouveaux hôpitaux, à l’intérieur du pays.
 
Un hôpital sera installé dans les communes de Port-Salut et de Corail, toutes deux très éloignées de la capitale. « Les nouveaux centres hospitaliers occuperont des locaux qui étaient loin de satisfaire aux conditions requises, puisqu’il y manquait des médecins, des équipements, mais aussi l’eau et l’électricité. Ces établissements ne fonctionneront pas seulement pendant la crise sanitaire que traverse le pays après le séisme, mais ils continueront par la suite à assurer les soins, a expliqué le Dr Garcia.
 
«Avec ces 2 hôpitaux et les 7 centres de diagnostic intégral situés dans plusieurs départements, nous commençons à jeter les bases de l’amélioration du système de santé en Haïti», a déclaré le coordinateur.
Aujourd’hui, 1 439 médecins cubains ou formés à Cuba travaillent à Haïti, dont 637 diplômés de l’Ecole latino-américaine de médecine. La brigade médicale cubaine prête ses services dans 134 des 140 communes du pays. •

Jacques Paul

unread,
Feb 19, 2010, 2:40:45 PM2/19/10
to VIN...@yahoogroupes.fr, Haïti-Nation Haiti-Nation, Grands Débats, Forum Culturel
Tou manti pa fon. 
PFA a signé Roselor François. Serait-ce parce que le nom Roselor a une tonalité vraiment féminine que PFA voulait qu'on se l'imagine portant juppe, culotte et soutien-gorge? Francisque Jean-Charles serait bien étonné d'apprendre que cette tendre soeur, cette "soeurette" dont certainement il aurait aimé déposer des bisous sur les deux joues, était en réalité, un "mardi gras" qui s'est fait démasquer deux jours après les Cendres. Pauvre PFA! Moi qui voulait l'inviter à rentrer en Haïti dans le dessein de former des petits haïtiens chimiquement purs de toutes les scories avec lesquelles prêtres et religieux français ont amalgamé des générations d'Haïtiens jusqu'au 12 Janvier 2010! O le menteur! Pardon, la menteuse! A présent que le masque PFA est brûlé, on peut proposer de rebaptiser ses "cendres" d'autres surnoms: Elle-il, Il-elle? Vraiment exotiques! Ou peut-être l'anagramme AFP? Agence France-Presse. Ou TMPF? Tou Manti Pa Fon.
Jacques Paul
 


From: Pfa100 <fap...@yahoo.com>
To: haiti-...@googlegroups.com; vin...@yahoogroupes.fr; forumc...@googlegroups.com
Cc: Roselor Pierre Francois <roselor...@hotmail.com>; Jean-Junior Joseph <jjj...@gmail.com>; dore_g...@yahoo.fr
Sent: Thu, February 18, 2010 3:16:08 PM
Subject: [VINOUSH] PSSN: notes de lecture d'un simple citoyen

 


 

Plan Stratégique pour le Sauvetage National: notes de lecture d’un simple citoyen

En cette période de temps difficiles ou le chaos règne en Haiti le mot d’ordre est: RECONSTRUIRE. En effet, tout est à reconstruire dans ce pays. Et chaque haitien doit péremptoirement apporter sa pierre dans la reconstruction de son alma mater. Aujourd’hui plus que jamais, Haiti a besoin de tous ses fils. Je dois donc, tout d’abord, féliciter et encourager tous ceux qui ont participé à la rédaction de ce document. Je dis bravo à vous tous pour cette noble initiative et j’encourage d’autres groupes d’haitiens à oeuvrer dans le même sens.

D’un autre côté, je me fais aussi le devoir de dire attention avec un grand A aux rédacteurs de ce document. Nous sommes dans une période de reconstruction nationale. Et dans un tel contexte nous devons en profiter pour promouvoir le changement en tout. Nous devons faire la promotion du changement même dans les plus petites choses. Dans cette optique, cette première partie de mon analyse (du PSSN) se portera sur quelques détails que certains pourraient possiblement qualifier d’insignifiants ou de petits riens. Pour le moment, je vais m’arrêter dans les toutes premières pages de ce PSSN. Plus précisément, j’aurai à réfléchir sur des éléments qui se trouvent dans les pages de remerciements et de l’introduction.

Chers compatriotes haitiens, C’est avec des yeux de tristesse que j’ai lu les premières pages du PSSN. Dès les premières lignes de ce document, j’ai noté un ton non rassembleur. Chez nous, ne dit-on pas que c’est le ton qui fait la chanson? Dans un tel document, le ton ou le vocabulaire pourrait être prophétique. Le vocabulaire pourrait déjà annoncer de grand changement. Le ton de ce document devrait dégager un tout nouvel esprit, signe avant coureur d’un nouveau souffle. Il devrait annoncer un nouvel élan, une nouvelle ère pour Haiti, bref un air de grand changement dans notre esprit. Dès les toutes premières lignes, le lecteur devrait être mis au contact d’une toute nouvelle approche. Une belle occasion vous était offerte de développer dès les premières pages de votre document une pédagogie basée sur l’échange et le dialogue. Hélas, telle n’a pas été ma toute première impression. Au contraire, j’ai été frappé par l’auto-suffisance et l’orgueil intellectuel démésuré qui se dégagent dès les premières lignes de ce document. D’abord, dans la première page du document, mon attention a été attire par l’expression suivante: “un nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays” (p.1). Dans le contexte haitien, ces dix mots dissimulent le pouvoir d’expertise et de la science infuse ainsi que l’absolutisme. Ils cachent l’idée d’une relation verticale faite de monologue et du sens unique qui a si bien caractérisée le style de leadership de nos élites pendant nos 206 années d’échec. L’intention des redacteurs est assez claire et precise. Et, les quelques extraits qui suivent n’ont fait que renforcer mon impression. En effet, il est écrit dans le PSSN:

Avec ce Plan Stratégique de Sauvetage National, le pays est enfin doté de l’instrument nécessaire à la réorientation globale de sa politique de coopération” (p.7). (Vous n’avez pas dit «doté » d’un instrument, mais plutôt «doté de l’instrument»; c’est à dire le seul, l’unique instrument, c’est déjà l’idée de l’absolu)

De plus, vous avez écrit que “Le présent document stratégique par son ampleur, sa consistance et ses innovations, prescrit un nouveau management public afin de divorcer d’avec l’immediateté et propose des solutions susceptible (sic) mettre la société sur les voies du progress démocratiques ...” pp. 7-8

 J’ai aussi relevé cette courte phrase, mais ô combine piquante: “Il s’agit d’une construction intellectuelle réaliste de l’avenir d’Haiti”. (p.8)

Wow! On dirait les commentaires du Times Magazine sur un film holywoodien. Et, sur quoi se base-t-on pour émettre de tels jugements?  En passant, les rédacteurs seraient-ils les mieux placés pour avancer de telles assertions? On pourrait penser entendre l’opinion d’un évaluateur externe de ce PSSN.

Mes chers compatriotes, dans un plan de reconstruction où il sera clairement noté “la faillite du pays dans ses diverses composantes. ..” (p.2), on ne devait pas avoir autant de largesses pour utiliser de pareils vocables et idées. Face à ce constat d’échec aussi cuisant, qui peut se considérer comme meilleur? Meilleurs en quoi? Meilleurs par rapport à qui? Nous avons tous failli à notre devoir. Il n’y a ni rang, ni grade au niveau de l’échec. Je comprends bien que dans un système éducatif où la note passage est 50 sur 100, l’élève qui obtient 49 a souvent tendance à se considèrer meilleur que celui qui a obtenu 40. Mais en réalité, ils ont tous deux échoués. Dans le système américain, par exemple, ils ont tous deux la même note qui est “F”.

Dans un tel document qui vise le changement d’Haiti, il ne devrait pas y avoir de la place pour de telle prétention. Je pense qu’il nous faut commencer par redéfinir le concept “meilleur”. Dans la nouvelle Haiti, le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui est passé maître dans l’art de bien manier les chiffres et les mots, (c-à-d mathématiques et français, d’ailleurs la théorie des intelligences multiples d’Howard Gadner a changé bien des choses); le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui réussit sa vie dans son petit coin avec sa petite famille. Dans une nouvelle Haiti, le meilleur devrait être plutôt celui ou celle qui peut créer, imaginer, ou innover pour transformer, celui ou celle qui associe sa réussite à celle de sa communauté. Dans la nouvelle Haiti, nous dirons tous avec Einstein: “l’imagination vaut mieux que la connaissance” et le meilleur sera dans son environnement immediat un leader transformationnel et un leader serviteur.  

J’ai bien apprécié le fait qu’il y a eu au mois d’août en République Dominicaine une prise de conscience “de la faillite du pays dans ses diverses composantes. ..” Mais nous devons être assez honnêtes pour reconnaître que de “ses diverses composantes”, les élites dont vous êtes les représentants ont la plus grande part de responsabilité , voire toute la responsabilité . J’ai lu quelque part que “la classe moyenne est l’ami de la démocratie”. En Haiti, il nous est toujours revenu l’honneur et le privilège de construire cette démocratie. En d’autres termes, nous avons la pleine responsabilité dans cette situation chaotique qui prévaut en 2010 chez nous.

Ainsi, en lisant dans ce document que vous êtes également conscients “...de l’ultime impératif incombant aux élites à s’engager dans la voie irréversible de ce renouveau incontournable” (P.2), je me suis demandé s’il est sage que ces élites aillent s’engager sans une prise de conscience de leur responsabilité particulière dans l’échec d’Haiti?  À quoi servirait cet engagement si vous n’arriviez pas à identifier d’abord les principales causes de votre échec?

Je pense que ç’aurait été mille fois mieux que ce “nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays”, en particulier les rédacteurs de ce plan eussent pris conscience, puis noter en italiques les causes de leur échec dans la construction de cet état démocratique. Par exemple, dans une section du plan réservée au diagnostic ou à l’analyse du mal d’haiti, il serait mieux de pointer du doigt les causes de l’échec flagrant de nos egos à oeuvrer pour le bien-être du collectif (le nous) haitien.

 En assumant le leadership de ce mouvement, vous vous êtes attribués le rôle de représentants des élites. Vous représentez ces intellectuels, penseurs, chercheurs, universitaires, professionnels, politiciens et autres qui ont eu pendant ces 206 longues années la destinée du pays dans leurs mains. Ç’aurait été un meilleur départ, si au nom de ces élites vous aviez eu le courage d’assumer et d’écrire en grandes lettres votre grande part de responsabilité dans cette faillite collective. Ainsi, nous aurions pu dégager clairement dès les premières lignes de ce PSSN cette prise de conscience accompagnée de cette volonté de ne plus reproduire cette même tranche histoire. Je ne sais pas si ce travail a été fait dans le “diagnostic du “Mal du Bicentenaire Haitien” à Saint-Domingue. Mais, je vous le dis en vérité, sans cette prise de conscience, nous ne serons pas en condition de déceler les causes de notre échec, or si nous ne connaissons pas ces causes nous ne serons pas capables d’adopter les mésures appropriées qui nous empêcheront de reproduire les mêmes erreurs du passé.  

Cette prise de conscience nous aurait offert dans les premières pages du document un autre esprit: un esprit d’humilité. (L’humilité est la clé qui ouvre la porte du dialogue et de la reconstruction) . Cette prise de conscience vous aurait permis de questionner votre mentalité construite à partir de l’éducation recue. Elle vous aurait permis de découvrir la necéssité “d’éduquer continuellement cette éducation” pour la survie de votre initiative. Car, sans cette prise de conscience et cette constante ré-éducation, nous sommes condamnés à échouer perpétuellement. Notre système d’éducation de base nous a préparés et équipés pour être “meilleurs” dans la défense de nos intêrets personnels et de groupe. Si vous étiez conscients de votre échec vous n’auriez pas pu vous placer au-dessus des autres. Quand nous sommes conscients de nos échecs nous devenons humbles et nous sommes disposés à écouter ce que l’autre a à nous dire.

Mes amis, l’heure nationale n’est plus à l’impressionniste, ni à l”orgueil intellectuel, mais plutôt à l’humilité et à l’apprentissage. Haiti, la toute première nation noire du monde, considérée jadis comme la perle des Antilles se trouve aujourd’hui dans un état chaotique qui attire la pitié de tous. Après près de 206 années d’indépendance nationale, nous, les élites intellectuelles, n’avons rien construit de bon dans notre pays. Nous n’avons pas réussi à construire cet état de droit tant souhaité.  En conséquence, notre pays est souvent pointé du doigt comme étant l’une des nations aux traditions dictatoriales. Aujourd’hui, la présence de la MINUSTAH dans nos rues pour une durée inconnue justifie cet état de choses. Qu’est ce qui explique l’échec de nos élites au timon des affaires publiques et privées en Haiti? Nous n’avons pas jusqu’ici d’explications scientifiques à cela. Mais si nous considérons l’idée selon laquelle “formal education is almost without exception the strongest factor explaining what citizens do in politics and how they think about politics…” (Nie, Junn, & Stehlik-Barry, 1996), (l’éducation formelle est presque sans exception le plus important facteur qui explique ce que les citoyens d’un pays font en politique, et aussi comment ils conçoivent la politique), nous pouvons dire qu’il y a lieu de questionner l’éducation des élites haitiennes. Nous sommes tous conscients que notre mal est d’abord mental, nous le disons chaque jour: notre mentalité est à refaire.

Un pédagogue colombien a écrit ce qui suit: “Colombia se contruye cada dia en la aula”, (ce qui veut dire littéralement:  La Colombie se construit chaque jour dans la salle de classe). En appliquant l’idée de cet auteur dans le cas d’Haiti, je dirais ce qu’Haiti est aujourd’hui a été construit dans la salle de classe. Une salle de classe peut-être considerée comme une société en miniature. Ces dernières années, j’ai passé mon temps à évaluer mon comportement et celui de mes compatriotes en fonction des expériences vécues dans les classes des niveaux primaire et secondaire en Haiti, et j’ai bien vite compris que presque toutes nos actions sont le fruit d’une certaine façon dont nous avons appris (1) à connaître, (2) à faire, (3) à être, et (4) à vivre ensemble (les quatre pilliers de l’éducation, selon le rapport à l’UNESCO de la commission internationale sur l’éducation pour le XXI e siècle).

La pensée véhiculée à travers les premières lignes du plan traduit le caractère supérieur et hautain, l’esprit de l’auto suffisance et l’orgueil intellectuel de cette minorité d’haitiens (ou élites intellectuelles) qui se croient être le détenteur de la science. Vous et moi avions été à la même vieille école. Nous avions été instruits et éduqués au moyen de cette pédagogie traditionnelle. Dans nos salles de classe le maître a été toujours celui qui détenait le monopole du savoir et de la vérité absolue. Dans notre système scolaire, le maître est considéré comme l’actif et l’élève le passif. Et, c’est un tel esprit qui est reproduit dans les toutes premières pages du document. Je le répète une fois de plus. Cet esprit n’est pas le fruit d’un hasard. C’est la reproduction du comportement du maître qui ne laisse pas de place à l’élève pour le dialogue. Le magister dixit est enraciné profondément  dans notre  savoir, savoir-faire, et savoir-être. Nous offrons au monde ce que notre système scolaire nous a donné. C’est normal. L’élève tend souvent à reproduire  l’enseignement et les systèmes de valeurs de l’école qu’il a fréquentée. Dans nos salles de classe, il n’y a jamais eu cet esprit d’humilité chez le maître, il n’a jamais été question que le maître apprenne de l’élève. Il n’y a jamais eu de dialogue entre le maître et l’élève. Il ne peut pas donc avoir d’échanges entre le maître et l”élève puisqu’il est celui qui sait tout. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de changer ce système de valeurs. Il nous faut d’abord cette PRISE DE CONSCIENCE. Je n’ai pas l’intention de faire la leçon à personne. Considérez ma réaction comme le cri du coeur d’un simple citoyen. Un citoyen qui a pris conscience de son état d’aliéné. Un citoyen qui résume ainsi l’une de ses principales activités quotidiennes:  «Chaque jour, devant mon miroir je fais mon introspection, je m'adresse à mon ego. Conscient que je suis culturellement aliéné, j'essaie de me libérer des chaînes de l'aliénation culturelle. Bref, pour répeter Lionel Trouillot, « je cherche en moi un je qui n'est pas contre nous ». Je vous invite donc à faire cet exercice. Sinon, ce sera un nouveau bicentenaire de malheur pour notre beau pays. Je ne veux pas être un prophète de malheur, mais dans notre histoire, nous avons connu beaucoup de ces réunions, ententes, ou alliances ponctuelles, conjoncturelles, et circonstantielles qui ont engendré de projets semblables au vôtre. Je me souviens bien du groupe des 184 avec son fameux credo de nouveau contract social? Ou est-il passé? L’histoire se répète toujours pour ces genres d’initiatives. À bon entendeur salut!

Note : Le générique masculin a été employé dans le but d'alléger le texte.
 

Roselor Francois

 

 

 


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Vision pour une nouvelle société haitienne (VINOUSH)

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence. Notre première priorité est dassurer le minimum vital à nos compatriotes restés au pays, aider nous à réaliser cet objectif.



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Roselor François

unread,
Feb 19, 2010, 4:00:11 PM2/19/10
to haiti-...@googlegroups.com, JEAN JUNIOR JOSEPH
Salut Jacques,
Je ne vais pas perdre mon temps précieux à riposter face à de telles niaiseries. S'il te plait, élevons le niveau du débat à la hauteur de notre histoire. Restons dans le PSSN. Car, il s'agit avant tout de l'avenir de notre chère Haiti. Je suis très sérieux là-dessus. Je te fais parvenir (ci-dessous)avec plaisir le link de ma page Facebook. Tu pourras faire de plus amples connaissances avec Roselor François. Je t'envoie également mon téléphone au cas ou il t'arriverait de vouloir entendre ma voix. C'est le 514-354-1618.
 
Cordialement Roselor
http://www.facebook.com/?sk=messages&tid=1236996478736#!/roselor.francois
 

Date: Fri, 19 Feb 2010 11:40:45 -0800
From: jacques_...@yahoo.com
Subject: [www.haïti-nation.com:20007] PFA ou Roselor François?
To: VIN...@yahoogroupes.fr; haiti-...@googlegroups.com; grands...@yahoogroups.com; forumc...@googlegroups.com
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Stanley Lucas

unread,
Feb 19, 2010, 5:15:53 PM2/19/10
to haiti-...@googlegroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, Grands Débats, Forum Culturel
Kombyen mou ki te di ke mwen pat konnen de kisa mwen tap pale leu mwen te deklare ke mwen pap pedi tan mwen diskite ak moun ki kache deye fo nom?

Stanley

2010/2/19 Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>

Pfa100

unread,
Feb 19, 2010, 5:45:59 PM2/19/10
to haiti-...@googlegroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, forumc...@googlegroups.com, Wesly Deguerre, Roselor Pierre Francois, Jean-Junior Joseph, jacques_...@yahoo.com
Jacques Paul,
 
Je n'en reviens pas de ton obssession pour moi. La nature ayant horreur du vide, il y a peut-etre un vide dans ta vie, un vide que seule PFA pourrait combler. Pauvre saint Jacques Paul! Quand Je ne suis pas Aristide, je suis Roselor Francois, un homme, un simple citoyen qui ose opiner sur un plan pour les haitiens. Jamais deux sans trois. Dans les deux cas (Aristide ou Roselor), saint Jacques Paul s'est trompe de personne.Dans les deux cas, c'etait saint Jacques Paul le menteur. Peut-etre qu'il aura plus de chance la prochaine fois.
 
La semaine derniere, une internaute etait accusee d'etre un homme se cachant derriere le nom d'une femme. Cette semaine, c'est mon tour. Madigra m pa pe w se moun ou ye! Je n'ai point peur de saint Jacques Paul ni d'aucun old-timer matchiste de ce forum! La semaine derniere, Stanley Lucas avait base ses inepties sur l'adresse IP de l'internaute, cette semaine saint Jacques Paul brandit un message que j'ai transfere pour m'affubler d'un appareil genital masculin.
 
Je suis assez vieux jeu! Si tu veux me connaitre, il faut le faire avec des fleurs et non avec des declarations haineuses! En passant, je salue Francisque du KNO! C'est un gentilhomme ce Francisque!
 
Kenbe fem mon saint patron!
 
Pfa en grand genre!
 
 
 
 

“The greatest danger for most of us is not that our aim is too high and we miss it, but that it is too low and we reach it.” Michelangelo
 




From: Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>
To: VIN...@yahoogroupes.fr; Haïti-Nation Haiti-Nation <haiti-...@googlegroups.com>; Grands Débats <grands...@yahoogroups.com>; Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>
Sent: Fri, February 19, 2010 1:40:45 PM

Subject: [www.haïti-nation.com:20007] PFA ou Roselor François?



VINOUSH: POSITIVONS L'AVENIR

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Pfa100

unread,
Feb 19, 2010, 5:56:05 PM2/19/10
to Wesly Deguerre, haiti-...@googlegroups.com, VIN...@yahoogroupes.fr, jacques_...@yahoo.com, Roselor Pierre Francois
Wesly,
 
J'ai bien rigole! Ou telman komik, mwen sezi pou wou :-)
 
Saint Jacques Paul est un grand admirateur de PFA. Il surveille tout ce que dit PFA et tout ce qui est dit sur PFA. Il aimerait bien la connaitre, cette PFA. Ehbin, mon saint patron, il faut savoir t'y prendre.
 
Bon weekend Wesly!
 

Pfa 




From: Wesly Deguerre <pakap...@yahoo.com>
To: VIN...@yahoogroupes.fr; Haïti-Nation Haiti-Nation <haiti-...@googlegroups.com>; Grands Débats <grands...@yahoogroups.com>; Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>; fap...@yahoo.com
Sent: Fri, February 19, 2010 3:37:40 PM
Subject: Re: [VINOUSH] PFA ou Roselor François?

Paul Jacques,
 
les forums sont virtuels, votre nom est Paul Jacques ce qui m'indique que vous etes un Homme pourtant vous pouvez bien avoir une chatte entre les Jambes.
 
Pourquoi cette obsession de PFA, comme l'avait dit Mme Gilles PFA est une femme avec toutes les contours que la nature peut gracier une feminime.
 
Chez nous il y a un proverbe pour les hommes qui n'ont pas controle de leurs langues GASON MAKOME cessez le voye monte fouye zo nan kalalou.
 
Un forum est un espace virtuel pas un club social, personne n'est oblige de devoiler leur identite.
 
kenbe red
 
 

 
Wesly Deguerre
Sr. Network Engineer
Sr. System Engineer
IT Specialist (Networking)
Department of Veterans Affairs
Corporate Data Center Operations (CDCO)
Austin Information Technology Center (AITC)
Information Systems Security Professional

La Vie n'a Jamais de Problemes il y a que des Putains Solutions




From: Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>
To: VIN...@yahoogroupes.fr; Haïti-Nation Haiti-Nation <haiti-...@googlegroups.com>; Grands Débats <grands...@yahoogroups.com>; Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>
Sent: Fri, February 19, 2010 1:40:45 PM
Subject: [VINOUSH] PFA ou Roselor François?

 

Tou manti pa fon. 
PFA a signé Roselor François. Serait-ce parce que le nom Roselor a une tonalité vraiment féminine que PFA voulait qu'on se l'imagine portant juppe, culotte et soutien-gorge? Francisque Jean-Charles serait bien étonné d'apprendre que cette tendre soeur, cette "soeurette" dont certainement il aurait aimé déposer des bisous sur les deux joues, était en réalité, un "mardi gras" qui s'est fait démasquer deux jours après les Cendres. Pauvre PFA! Moi qui voulait l'inviter à rentrer en Haïti dans le dessein de former des petits haïtiens chimiquement purs de toutes les scories avec lesquelles prêtres et religieux français ont amalgamé des générations d'Haïtiens jusqu'au 12 Janvier 2010! O le menteur! Pardon, la menteuse! A présent que le masque PFA est brûlé, on peut proposer de rebaptiser ses "cendres" d'autres surnoms: Elle-il, Il-elle? Vraiment exotiques! Ou peut-être l'anagramme AFP? Agence France-Presse. Ou TMPF? Tou Manti Pa Fon.
Jacques Paul
 



From: Pfa100 <fapy01@yahoo. com>
To: haiti-nation@ googlegroups. com; vinoush@yahoogroupe s.fr; forumculturel@ googlegroups. com
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Sent: Thu, February 18, 2010 3:16:08 PM
Subject: [VINOUSH] PSSN: notes de lecture d'un simple citoyen


 


 

Plan Stratégique pour le Sauvetage National: notes de lecture d’un simple citoyen

En cette période de temps difficiles ou le chaos règne en Haiti le mot d’ordre est: RECONSTRUIRE. En effet, tout est à reconstruire dans ce pays. Et chaque haitien doit péremptoirement apporter sa pierre dans la reconstruction de son alma mater. Aujourd’hui plus que jamais, Haiti a besoin de tous ses fils. Je dois donc, tout d’abord, féliciter et encourager tous ceux qui ont participé à la rédaction de ce document. Je dis bravo à vous tous pour cette noble initiative et j’encourage d’autres groupes d’haitiens à oeuvrer dans le même sens.

D’un autre côté, je me fais aussi le devoir de dire attention avec un grand A aux rédacteurs de ce document. Nous sommes dans une période de reconstruction nationale. Et dans un tel contexte nous devons en profiter pour promouvoir le changement en tout. Nous devons faire la promotion du changement même dans les plus petites choses. Dans cette optique, cette première partie de mon analyse (du PSSN) se portera sur quelques détails que certains pourraient possiblement qualifier d’insignifiants ou de petits riens. Pour le moment, je vais m’arrêter dans les toutes premières pages de ce PSSN. Plus précisément, j’aurai à réfléchir sur des éléments qui se trouvent dans les pages de remerciements et de l’introduction.

Chers compatriotes haitiens, C’est avec des yeux de tristesse que j’ai lu les premières pages du PSSN. Dès les premières lignes de ce document, j’ai noté un ton non rassembleur. Chez nous, ne dit-on pas que c’est le ton qui fait la chanson? Dans un tel document, le ton ou le vocabulaire pourrait être prophétique. Le vocabulaire pourrait déjà annoncer de grand changement. Le ton de ce document devrait dégager un tout nouvel esprit, signe avant coureur d’un nouveau souffle. Il devrait annoncer un nouvel élan, une nouvelle ère pour Haiti, bref un air de grand changement dans notre esprit. Dès les toutes premières lignes, le lecteur devrait être mis au contact d’une toute nouvelle approche. Une belle occasion vous était offerte de développer dès les premières pages de votre document une pédagogie basée sur l’échange et le dialogue. Hélas, telle n’a pas été ma toute première impression. Au contraire, j’ai été frappé par l’auto-suffisance et l’orgueil intellectuel démésuré qui se dégagent dès les premières lignes de ce document. D’abord, dans la première page du document, mon attention a été attire par l’expression suivante: “un nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays” (p.1). Dans le contexte haitien, ces dix mots dissimulent le pouvoir d’expertise et de la science infuse ainsi que l’absolutisme. Ils cachent l’idée d’une relation verticale faite de monologue et du sens unique qui a si bien caractérisée le style de leadership de nos élites pendant nos 206 années d’échec. L’intention des redacteurs est assez claire et precise. Et, les quelques extraits qui suivent n’ont fait que renforcer mon impression. En effet, il est écrit dans le PSSN:

Avec ce Plan Stratégique de Sauvetage National, le pays est enfin doté de l’instrument nécessaire à la réorientation globale de sa politique de coopération” (p.7). (Vous n’avez pas dit «doté » d’un instrument, mais plutôt «doté de l’instrument»; c’est à dire le seul, l’unique instrument, c’est déjà l’idée de l’absolu)

De plus, vous avez écrit que “Le présent document stratégique par son ampleur, sa consistance et ses innovations, prescrit un nouveau management public afin de divorcer d’avec l’immediateté et propose des solutions susceptible (sic) mettre la société sur les voies du progress démocratiques ...” pp. 7-8

 J’ai aussi relevé cette courte phrase, mais ô combine piquante: “Il s’agit d’une construction intellectuelle réaliste de l’avenir d’Haiti”. (p.8)

Wow! On dirait les commentaires du Times Magazine sur un film holywoodien. Et, sur quoi se base-t-on pour émettre de tels jugements?  En passant, les rédacteurs seraient-ils les mieux placés pour avancer de telles assertions? On pourrait penser entendre l’opinion d’un évaluateur externe de ce PSSN.

Mes chers compatriotes, dans un plan de reconstruction où il sera clairement noté “la faillite du pays dans ses diverses composantes. ..” (p.2), on ne devait pas avoir autant de largesses pour utiliser de pareils vocables et idées. Face à ce constat d’échec aussi cuisant, qui peut se considérer comme meilleur? Meilleurs en quoi? Meilleurs par rapport à qui? Nous avons tous failli à notre devoir. Il n’y a ni rang, ni grade au niveau de l’échec. Je comprends bien que dans un système éducatif où la note passage est 50 sur 100, l’élève qui obtient 49 a souvent tendance à se considèrer meilleur que celui qui a obtenu 40. Mais en réalité, ils ont tous deux échoués. Dans le système américain, par exemple, ils ont tous deux la même note qui est “F”.

Dans un tel document qui vise le changement d’Haiti, il ne devrait pas y avoir de la place pour de telle prétention. Je pense qu’il nous faut commencer par redéfinir le concept “meilleur”. Dans la nouvelle Haiti, le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui est passé maître dans l’art de bien manier les chiffres et les mots, (c-à-d mathématiques et français, d’ailleurs la théorie des intelligences multiples d’Howard Gadner a changé bien des choses); le meilleur ne devrait plus être celui ou celle qui réussit sa vie dans son petit coin avec sa petite famille. Dans une nouvelle Haiti, le meilleur devrait être plutôt celui ou celle qui peut créer, imaginer, ou innover pour transformer, celui ou celle qui associe sa réussite à celle de sa communauté. Dans la nouvelle Haiti, nous dirons tous avec Einstein: “l’imagination vaut mieux que la connaissance” et le meilleur sera dans son environnement immediat un leader transformationnel et un leader serviteur.  

J’ai bien apprécié le fait qu’il y a eu au mois d’août en République Dominicaine une prise de conscience “de la faillite du pays dans ses diverses composantes. ..” Mais nous devons être assez honnêtes pour reconnaître que de “ses diverses composantes”, les élites dont vous êtes les représentants ont la plus grande part de responsabilité , voire toute la responsabilité . J’ai lu quelque part que “la classe moyenne est l’ami de la démocratie”. En Haiti, il nous est toujours revenu l’honneur et le privilège de construire cette démocratie. En d’autres termes, nous avons la pleine responsabilité dans cette situation chaotique qui prévaut en 2010 chez nous.

Ainsi, en lisant dans ce document que vous êtes également conscients “...de l’ultime impératif incombant aux élites à s’engager dans la voie irréversible de ce renouveau incontournable” (P.2), je me suis demandé s’il est sage que ces élites aillent s’engager sans une prise de conscience de leur responsabilité particulière dans l’échec d’Haiti?  À quoi servirait cet engagement si vous n’arriviez pas à identifier d’abord les principales causes de votre échec?

Je pense que ç’aurait été mille fois mieux que ce “nombre important des meilleurs cerveaux et compétences du pays”, en particulier les rédacteurs de ce plan eussent pris conscience, puis noter en italiques les causes de leur échec dans la construction de cet état démocratique. Par exemple, dans une section du plan réservée au diagnostic ou à l’analyse du mal d’haiti, il serait mieux de pointer du doigt les causes de l’échec flagrant de nos egos à oeuvrer pour le bien-être du collectif (le nous) haitien.

 En assumant le leadership de ce mouvement, vous vous êtes attribués le rôle de représentants des élites. Vous représentez ces intellectuels, penseurs, chercheurs, universitaires, professionnels, politiciens et autres qui ont eu pendant ces 206 longues années la destinée du pays dans leurs mains. Ç’aurait été un meilleur départ, si au nom de ces élites vous aviez eu le courage d’assumer et d’écrire en grandes lettres votre grande part de responsabilité dans cette faillite collective. Ainsi, nous aurions pu dégager clairement dès les premières lignes de ce PSSN cette prise de conscience accompagnée de cette volonté de ne plus reproduire cette même tranche histoire. Je ne sais pas si ce travail a été fait dans le “diagnostic du “Mal du Bicentenaire Haitien” à Saint-Domingue. Mais, je vous le dis en vérité, sans cette prise de conscience, nous ne serons pas en condition de déceler les causes de notre échec, or si nous ne connaissons pas ces causes nous ne serons pas capables d’adopter les mésures appropriées qui nous empêcheront de reproduire les mêmes erreurs du passé.  

Cette prise de conscience nous aurait offert dans les premières pages du document un autre esprit: un esprit d’humilité. (L’humilité est la clé qui ouvre la porte du dialogue et de la reconstruction) . Cette prise de conscience vous aurait permis de questionner votre mentalité construite à partir de l’éducation recue. Elle vous aurait permis de découvrir la necéssité “d’éduquer continuellement cette éducation” pour la survie de votre initiative. Car, sans cette prise de conscience et cette constante ré-éducation, nous sommes condamnés à échouer perpétuellement. Notre système d’éducation de base nous a préparés et équipés pour être “meilleurs” dans la défense de nos intêrets personnels et de groupe. Si vous étiez conscients de votre échec vous n’auriez pas pu vous placer au-dessus des autres. Quand nous sommes conscients de nos échecs nous devenons humbles et nous sommes disposés à écouter ce que l’autre a à nous dire.

Mes amis, l’heure nationale n’est plus à l’impressionniste, ni à l”orgueil intellectuel, mais plutôt à l’humilité et à l’apprentissage. Haiti, la toute première nation noire du monde, considérée jadis comme la perle des Antilles se trouve aujourd’hui dans un état chaotique qui attire la pitié de tous. Après près de 206 années d’indépendance nationale, nous, les élites intellectuelles, n’avons rien construit de bon dans notre pays. Nous n’avons pas réussi à construire cet état de droit tant souhaité.  En conséquence, notre pays est souvent pointé du doigt comme étant l’une des nations aux traditions dictatoriales. Aujourd’hui, la présence de la MINUSTAH dans nos rues pour une durée inconnue justifie cet état de choses. Qu’est ce qui explique l’échec de nos élites au timon des affaires publiques et privées en Haiti? Nous n’avons pas jusqu’ici d’explications scientifiques à cela. Mais si nous considérons l’idée selon laquelle “formal education is almost without exception the strongest factor explaining what citizens do in politics and how they think about politics…” (Nie, Junn, & Stehlik-Barry, 1996), (l’éducation formelle est presque sans exception le plus important facteur qui explique ce que les citoyens d’un pays font en politique, et aussi comment ils conçoivent la politique), nous pouvons dire qu’il y a lieu de questionner l’éducation des élites haitiennes. Nous sommes tous conscients que notre mal est d’abord mental, nous le disons chaque jour: notre mentalité est à refaire.

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La pensée véhiculée à travers les premières lignes du plan traduit le caractère supérieur et hautain, l’esprit de l’auto suffisance et l’orgueil intellectuel de cette minorité d’haitiens (ou élites intellectuelles) qui se croient être le détenteur de la science. Vous et moi avions été à la même vieille école. Nous avions été instruits et éduqués au moyen de cette pédagogie traditionnelle. Dans nos salles de classe le maître a été toujours celui qui détenait le monopole du savoir et de la vérité absolue. Dans notre système scolaire, le maître est considéré comme l’actif et l’élève le passif. Et, c’est un tel esprit qui est reproduit dans les toutes premières pages du document. Je le répète une fois de plus. Cet esprit n’est pas le fruit d’un hasard. C’est la reproduction du comportement du maître qui ne laisse pas de place à l’élève pour le dialogue. Le magister dixit est enraciné profondément  dans notre  savoir, savoir-faire, et savoir-être. Nous offrons au monde ce que notre système scolaire nous a donné. C’est normal. L’élève tend souvent à reproduire  l’enseignement et les systèmes de valeurs de l’école qu’il a fréquentée. Dans nos salles de classe, il n’y a jamais eu cet esprit d’humilité chez le maître, il n’a jamais été question que le maître apprenne de l’élève. Il n’y a jamais eu de dialogue entre le maître et l’élève. Il ne peut pas donc avoir d’échanges entre le maître et l”élève puisqu’il est celui qui sait tout. Aujourd’hui, nous avons la possibilité de changer ce système de valeurs. Il nous faut d’abord cette PRISE DE CONSCIENCE. Je n’ai pas l’intention de faire la leçon à personne. Considérez ma réaction comme le cri du coeur d’un simple citoyen. Un citoyen qui a pris conscience de son état d’aliéné. Un citoyen qui résume ainsi l’une de ses principales activités quotidiennes:  «Chaque jour, devant mon miroir je fais mon introspection, je m'adresse à mon ego. Conscient que je suis culturellement aliéné, j'essaie de me libérer des chaînes de l'aliénation culturelle. Bref, pour répeter Lionel Trouillot, « je cherche en moi un je qui n'est pas contre nous ». Je vous invite donc à faire cet exercice. Sinon, ce sera un nouveau bicentenaire de malheur pour notre beau pays. Je ne veux pas être un prophète de malheur, mais dans notre histoire, nous avons connu beaucoup de ces réunions, ententes, ou alliances ponctuelles, conjoncturelles, et circonstantielles qui ont engendré de projets semblables au vôtre. Je me souviens bien du groupe des 184 avec son fameux credo de nouveau contract social? Ou est-il passé? L’histoire se répète toujours pour ces genres d’initiatives. À bon entendeur salut!

Note : Le générique masculin a été employé dans le but d'alléger le texte.
 

Roselor Francois

 

 

 



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Pfa100

unread,
Feb 19, 2010, 6:03:19 PM2/19/10
to haiti-...@googlegroups.com
Dat wap diskite ak PFA?  Memwa a kout anpil! Janw te diskite avem semenn denye! Epi PFA se pa on fo nom. Se tap on fo non sim mwen te rele tet mwen Martine Delarue, pa egzanp. Ou konprann?
 
Pfa
 

 



From: Stanley Lucas <centuri...@gmail.com>
To: haiti-...@googlegroups.com
Cc: VIN...@yahoogroupes.fr; Grands Débats <grands...@yahoogroups.com>; Forum Culturel <forumc...@googlegroups.com>
Sent: Fri, February 19, 2010 4:15:53 PM
Subject: Re: [www.haïti-nation.com:20020] PFA ou Roselor François?
Stanley

2010/2/19 Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>
.

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Fritz Calixte

unread,
Feb 20, 2010, 12:48:27 PM2/20/10
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La pétition dans la presse française...

http://www.liberation.fr/monde/0101620204-il-faut-rendre-a-haiti-sa-dette-d-independance

Il faut rendre à Haïti sa «dette d’indépendance»

Par ETIENNE BALIBAR philosophe, EDGAR MORIN, JÉRÔME VIDAL, LUCIEN SEVE, ANTONIA BIRNBAUM, ERIC ALLIEZ

 

Nicolas Sarkozy, était en Haïti le 17 février. Première visite d’un chef d’Etat français sur le sol d’Haïti depuis son indépendance, c’est l’occasion de revenir sur le sujet de la restitution de la dette de l’indépendance crucial, tant pour Haïti (ancienne colonie française qui fut son grenier durant les 17e et18e siècles) et la France que pour l’Humanité entière.

 

Les médias occidentaux se plaisent à rappeler à la face du monde qu’Haïti, ancienne colonie française et premier Etat noir du monde, est le pays le plus pauvre de l’hémisphère, sans expliquer les causes profondes de cette pauvreté. Haïti est le deuxième pays indépendant d’Amérique après les Etats-Unis en 1776. Ironie du sort, le premier est aujourd’hui économiquement le plus puissant de la planète ; le second est le plus pauvre du continent. Cela n’est pas le résultat d’une fatalité ni d’une malédiction.

 

Après avoir subi les affres de l’esclavage et du colonialisme de 1492 à 1803, au cours de la première moitié du 19e siècle et jusqu’en 1946, la jeune nation haïtienne a été contrainte de payer un tribut à la France pour être reconnue par la communauté internationale esclavagiste et colonialiste à l’époque.

 

Ce tribut, fixé d’abord à 150 millions francs or, puis réduit à 90 millions, a été versé jusqu’au dernier centime par le premier Etat noir à la patrie des droits de l’homme. Que cela soit au point de vue économique, social, voire écologique, les conséquences de cette dette odieuse et colossale sur le développement du pays ne sont plus à démontrer. Par la suite des jeux de l’impérialisme et du racisme blanc, l’île jadis la plus riche et la plus prospère sombra dans la misère et dans l’incapacité de construire une économie florissante.

 

Aujourd’hui, plutôt que de miser sur les hypothétiques investissements de capitaux étrangers ou sur les prêts du FMI ou de la Banque mondiale et sur la raison mercantile capables de redynamiser l’économie haïtienne et de favoriser la reconstruction du pays, il nous semble nécessaire d’exiger de la France qu’elle rembourse la rançon équivalent à 21 milliards de dollars (estimation de 2004) qu’elle a reçue de 1825 à 1946. La restitution de ces fonds pourrait constituer un complément substantiel à la politique de reconstruction et de développement d’Haïti. La nation haïtienne pourra ériger des écoles, des hôpitaux, des logements sociaux respectant des normes parasismiques, des universités. Des infrastructures de communication, des routes, des ponts, des barrages, des canaux d’irrigation, des centrales électriques à énergie renouvelable pourraient être réalisés. On pourrait enfin envisager sérieusement la relance de l’économie nationale : recapitalisation de la paysannerie, de l’artisanat, de l’agro-industrie, et de l’industrie locale pour redynamiser le marché national, la nourriture deviendrait abondante et l’idéal de sécurité alimentaire serait atteint…

 

Parmi les signataires : Etienne Balibar, Stéphane Douailler, Edgar Morin, Antonia Birnbaum, Eric Alliez, Patrick Savidan, Chantal Jaquet, Jérôme Vidal, Lucien Sève.


Myrtha Marescot

unread,
Feb 19, 2010, 5:58:14 PM2/19/10
to haiti-...@googlegroups.com
Bonjour,
 
En toute humilité je trouve que cela ne fait pas du tout sérieux. Si vous voulez garder une certaine crédibilité auprès de vos lecteurs il faudrait censurer les débilités de personnes immatures qui nous font perdre notre temps alors qu'il y a tellement à faire en Haiti.
J'en reviens d'une mission de 10 jours et tout le monde est épuisé et vous pensez que des honnêtes citoyens  peuvent se payer le luxe d'assister à des scènes de poupons (on se croît vraiment dans un garderie et pardon avec des enfants qui n'ont pas eu de stimulation précoce pour favoriser leur développement mental)
Ce qui est encourageant c'est de voir que les gens les plus éprouvés ont su reprendre le taureau par les cornes, se lever, aller vendre leurs produits, s'occuper de leur train-train pendant que les soi-disant intellectuels que nous sommes, essayons de passer notre stress à écrire des calamités et des absurdités. Prenez le temps d'examiner tous vos grands débats et projets et pendant ce temps le peuple analphabète  se fait une Haiti dans le concret en vous laissant courir après le train (ou le tap tap ) en criant Léogäne.
Si cela doit continuer ainsi,chère élite, veuillez enlever mon nom de votre liste, mon temps est précieux. Il y a des spécialistes sur US Comfort qui restent éveillés, des gens qui distribuent de la nourriture jour et nuit, les enfants dans les camps sont laissés à eux-même multipliant les risques d'abus sexuels. Je pourrais vous faire une liste de tâches concrètes mais je comprends aussi qu'écrire est plus ronflant. Si après le 12 janvier, on en est encore là, il faut croire que la leçon n'est pas apprise. On va rester un peuple de farceurs? fort heureusement que les analphabètes sont là pour nous sauver la face en démontrant  au monde entier leur résilience.
 
Myrtha Marescot
Envoyé le : Ven 19 février 2010, 17 h 15 min 53 s
Objet : Re: [www.haïti-nation.com:20020] PFA ou Roselor François?


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Pfa100

unread,
Feb 20, 2010, 7:34:29 PM2/20/10
to haiti-...@googlegroups.com
Madame,
 
Merci de cette dose de realite! C'est un debat sur le PSSN qui s'est, malheureusement, egare dans mes jupons, a l'heure ou des milliers d'haitiens pansent encore leurs blessures. Mais ne prenez pas les forums trop au serieux! Lisez ce qui vous interesse et ignorez le reste!
 
Kenbe fem!
 
Pfa
 



From: Myrtha Marescot <myrtha_...@yahoo.ca>
To: haiti-...@googlegroups.com
Sent: Fri, February 19, 2010 4:58:14 PM
Subject: Re : [www.haïti-nation.com:20066] PFA ou Roselor François?

Stanley

2010/2/19 Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>
.

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Willy Pompilus

unread,
Feb 21, 2010, 12:27:40 PM2/21/10
to haiti-...@googlegroups.com

 
Mme
Mon ami Stanley Lucas est un insolvable, un vrai calico ki pa gen ni l'anver ni landrat.Li pa respecte li livèr-r, ni létéTandis que la nation pleure encore les victimes du desastre , il ne trouve rien d'autre que d'investiguer  le sexe d'une internaute qui semble t-il est plus utile au peuple que lui.Si je comprend bien elle s'etait rendu sur le terrain , voir de ses propres yeux et supporter une population en detresse a sa facon et selon ses moyens.
Stanley n'a jamais laissé Washington  depuis le tremblement de terre.Cette semaine , il revient a la charge sur le nom de St Jacques pour addresser la question de "jupon" d'une autre internaute qui pourtant l'a invité a un debat en "Grand genre".
Depui St Jacque monte nan tet Stanley se pantalet ki interesé l. Lè se sevis lap fè pou IRI se Aristide ak lavalas  ki paret nan chandel li.  

Willy Pompilus,

 





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From: Myrtha Marescot <myrtha_...@yahoo.ca>
To: haiti-...@googlegroups.com
Sent: Fri, February 19, 2010 4:58:14 PM
Subject: Re : [www.haïti-nation.com:20066] PFA ou Roselor François?

Stanley

2010/2/19 Jacques Paul <jacques_...@yahoo.com>
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