La gendarmerie, la bureautique, le navigateur et les formats
flag
Messages 1 - 10 of 39 - Collapse all
/groups/adfetch?adid=WOlw5BEAAAAGhivdZW8fT3fklBKqMiByFSRgCP-avRN4YT0eROC0jw
La gendarmerie, la bureautique, le navigateur et les formats - Email updates to me  
The group you are posting to is a Usenet group. Messages posted to this group will make your email address visible to anyone on the Internet.
Your reply message has not been sent.
Your post will appear after it is approved by moderators
 
From:
To:
Cc:
Followup To:
Add Cc | Add Followup-to | Edit Subject
Subject:
Validation:
For verification purposes please type the characters you see in the picture below or the numbers you hear by clicking the accessibility icon. Listen and type the numbers you hear
 
1.  j...@rewriting.net  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 5 2006, 2:40 am
From: j...@rewriting.net
Date: Thu, 5 Jan 2006 08:40:51 +0100
Local: Thurs, Jan 5 2006 2:40 am
Subject: La gendarmerie, la bureautique, le navigateur et les formats
http://www.formats-ouverts.org/blog/2006/01/02/665-la-gendarmerie-la-...

La gendarmerie, la bureautique, le navigateur et les formats
La gendarmerie nationale utilise OpenOffice.org et Firefox pour des questions
de formats ouverts

Quel est le point commun entre la gendarmerie nationale française, la suite
bureautique OpenOffice.org et le navigateur Firefox ? Les formats ouverts.

En effet, la gendarmerie utilise OpenOffice.org et Firefox en tant que ses
outils officiels, entre autres en raison des formats ouverts qu'ils utilisent
(OpenDocument Format pour OpenOffice.org) et qu'ils respectent (les standards
ouverts du Web pour Firefox). Avec aussi le format ouvert de ces logiciels,
car ce sont des logiciels libres.

Il y a aussi l'importance de l'interopérabilité, les coûts mieux maîtrisés, la
sécurité, la gestion du parc, la pérennité et l'indépendance technonologique
qui sont des éléments indiqués par le général Brachet, sous-directeur des
télécommunications et de l'informatique de la Direction Générale de la
Gendarmerie Nationale (soit Directeur des Systèmes d'Informations), au
magazine Linux Pratique :

    * la suite bureautique OpenOffice.org est utilisée par toute la
gendarmerie ;
    * Thunderbird, logiciel de courriers électroniques, sera utilisé sur 45
000 postes en 2006 ;
    * et « à partir du 1er janvier 2006, Firefox sera généralisé à l'ensemble
de la gendarmerie nationale », soit « 70 000 postes de travail », et
l'Intranet sera fin 2006 « au standard W3C ».

Cette décision est à saluer et à ranger dans les actions des États (ou de
leurs structures importantes) vis-à-vis des standards ouverts.

Sources et liens :

    * Le site de la gendarmerie nationale,
http://www.defense.gouv.fr/sites/gendarmerie/

    * Article Firefox, plébiscité par la gendarmerie, interview du général
Brachet, propos recueillis par Fleur Brosseau et Denis Bodor, page 18 à 20,
Linux Pratique n°33 de janvier-février 2006 o le site du magazine Linux
Pratique, http://ed-diamond.com/presentation_fam.php?famille=17 o le sommaire
du magazine Linux Pratique n°33, http://ed-diamond.com/produit.php?produit=416
o les pages en miniature, interview page 18 à 20,
http://www.ed-diamond.com/feuille_lp33/

    * Firefox, http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/
    * OpenOffice.org, http://fr.openoffice.org/
    * Thunderbird, http://www.mozilla-europe.org/fr/products/thunderbird/

Par Thierry Stoehr, lundi 2 janvier 2006 à 23:50


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
La France revoit à la baisse son "patriotisme économique" - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 5 2006, 10:47 am
From: "jmm" <j...@rewriting.net>
Date: Thu, 05 Jan 2006 07:47:58 -0800
Local: Thurs, Jan 5 2006 10:47 am
Subject: La France revoit à la baisse son "patriotisme économique"
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3234,50-726821,0....

La France revoit à la baisse son "patriotisme économique"
LE MONDE | 03.01.06 | 12h51  ·  Mis à jour le 03.01.06 | 13h23

e gouvernement français a dû revoir son discours sur le "patriotisme
économique" à la baisse. Annoncé en grande pompe à la fin de
l'été par le premier ministre, Dominique de Villepin, dans la foulée
de l'affaire Danone, qui avait craint un temps de passer sous la
bannière hostile du géant américain PepsiCo, le décret protégeant
le patrimoine économique a été restreint - à l'exception des jeux
d'argent - aux seuls secteurs liés à la défense.

De plus, ce texte, publié en catimini, samedi 31 décembre, au Journal
Officiel, a été amputé par rapport au projet initial. Paris voulait
une seule et unique liste de quinze secteurs. Finalement, le
gouvernement a dû réduire à onze le nombre de domaines
d'investissements soumis à "autorisation préalable" pour toute
entreprise étrangère à la Communauté européenne.

Le décret stipule que les investisseurs domiciliés sur le territoire
européen sont, quant à eux, tenus de déclarer toute prise de
participation dans seulement sept secteurs d'activités. Bruxelles
s'est efforcé de rappeler à la France qu'elle était tenue de
respecter la libre circulation des biens et des capitaux ainsi que le
droit de la concurrence.

"Contrairement aux craintes exprimées par beaucoup, qui voyaient dans
ce décret une chape de plomb ou un rideau de fer sur l'économie
française, il s'agit d'un texte libéral qui précise les règles du
jeu", commente Alain Juillet, haut responsable de l'intelligence
économique auprès du gouvernement. "Bruxelles, ajoute-t-il, nous a
demandé de retirer les articles visant, notamment, la santé publique,
mais, quoi qu'il en soit, ce texte n'a jamais été prévu pour
l'agroalimentaire."

Du point de vue des investisseurs, l'accueil semble plutôt favorable.
"Il vaut mieux avoir une vision a priori claire des secteurs
protégés, pour lesquels ils devront demander une autorisation
préalable, plutôt que d'être tributaires de surprises après s'être
lancés dans une acquisition", assure Olivier Dousset, directeur
associé de la banque d'affaires Dôme Close Brothers.

Xavier de Prévoisin, directeur d'investissement chez 3i, une société
d'investissement britannique, pointe néanmoins quelques réserves :
"C'est pénalisant pour les actionnaires des sociétés concernées par
les secteurs protégés en cas de revente de cette dernière : ils
risquent de voir se présenter moins d'acheteurs potentiels."

Pour Thierry Dassault, président de Keynectis, une société
spécialisée dans la certification électronique, ce texte "va dans le
bon sens, même si notre pacte d'actionnaire en béton permet déjà
d'éviter tout investissement étranger non sollicité".

Des groupes directement visés par ce décret, tant par leurs
activités civiles que militaires, comme la société d'électronique
et de défense Thales, sont souvent déjà protégés. L'Etat,
actionnaire à plus de 30 %, détient une golden share ("action
privilégiée") et peut bloquer toute opération hostile.

Un autre professionnel fait toutefois remarquer que, "récemment,
Thales a vendu ses activités optiques pour les applications civiles et
militaires au fonds d'investissement anglo-saxon Candover sans que cela
pose de problème notable".

De même, l'opérateur européen de télédiffusion par satellite
Eutelsat n'est, a priori, pas concerné puisque cette société
concessionnaire ne développe pas de technologies stratégiques. Et les
positions orbitales qu'elle exploite restent la propriété des Etats.

Pourtant, échaudés en 2000 par les intentions de deux fonds
d'investissement américains présumés proche de la CIA, Texas Pacific
Group et Spectrum Equity Investors, à l'égard de la société
française Gemplus, leader mondial des cartes à puces, le ministère
des affaires étrangères avait tenu à souligner, dans une note du 22
février 2004, les risques encourus par Eutelsat alors visé par ces
deux mêmes fonds.

Le Quai d'Orsay évoquait la "remise en cause de la continuité et de
la sécurité de diffusion des chaînes publiques françaises et
européennes", les "risques industriels", dans la mesure où "Eutelsat
a recours en exclusivité aux services de lancement d'Arianespace", ou
encore les "menaces pour l'utilisation d'Eutelsat par les forces
militaires de pays européens" qu'aurait représentées cette
opération. La montée en puissance de ces fonds avait alors été
limitée. Au lieu du tiers du capital espéré dans Eutelsat, ils n'ont
pris que 23,3 %.

Hormis les Pays-Bas, la Belgique et l'Autriche, les Etats membres de
l'Union européenne ont tous mis en place des dispositifs de contrôle
des investissements étrangers garantissant l'ordre public et la
défense nationale.

Au Danemark, l'acquisition de groupes spécialisés dans le transport
maritime et aérien ou l'exploration pétrolière est interdite à
toutes sociétés non danoises. L'Allemagne dispose d'un droit de veto
pour tout investissement étranger égal ou supérieur à 25 % dans des
activités de défense et de cryptologie. En Espagne, les secteurs de
la défense nationale, des jeux, de la télévision et de la radio sont
aussi très protégés.

Aux Etats-Unis, les acquisitions de sociétés américaines font
l'objet d'une étude de la Committee on Foreign Investment in the
United States (Commission des investissements étrangers aux
Etats-Unis) dirigée par le secrétaire au Trésor, qui doit
déterminer si la vente à un propriétaire étranger d'une entreprise
"menace d'affaiblir la sécurité nationale".

Le 11-Septembre et les craintes récentes d'une vague d'acquisitions
par la Chine de grandes entreprises américaines ont renforcé les
réflexes protectionnistes, notamment lors de la tentative d'offre
publique d'achat (OPA) du chinois CNOOC sur la septième compagnie
pétrolière américaine Unocal en juin 2005.

Jacques Follorou avec le service économie et entreprises
Secteurs protégés

Investissements provenant des pays de l'Union européenne. Pour ces
capitaux, sept activités sont visées par le décret : casinos,
sécurité privée, recherche et production d'agents pathogènes et
armes chimiques, matériel pour l'interception de correspondance et la
détection à distance des conversations, technologies de l'information
(sécurité) nécessaires à la lutte contre le terrorisme et la
criminalité, à la défense ou à double usage.

Investissements provenant de pays tiers. Quatre secteurs sont ajoutés
: cryptologie, activités liées aux marchés classés secret-défense,
recherche et production d'armes, munitions et substances explosives,
étude et équipement au profit du ministère de la défense.

Article paru dans l'édition du 04.01.06


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
A Washington, l'affaire des écoutes tourne à la bataille politique - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 5 2006, 10:48 am
From: "jmm" <j...@rewriting.net>
Date: Thu, 05 Jan 2006 07:48:31 -0800
Local: Thurs, Jan 5 2006 10:48 am
Subject: A Washington, l'affaire des écoutes tourne à la bataille politique
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=20060103.FIG0111

A Washington, l'affaire des écoutes tourne à la bataille politique

Philippe Gelie
[03 janvier 2006]

LES PIONS sont déjà en place à Washington pour la première bataille
politique de l'année : face au président Bush, enclin à étendre ses
prérogatives au nom de la lutte contre le terrorisme, un Congrès
frappé d'une mauvaise image et qui doit redorer son blason avant les
élections de mi-mandat, en novembre. Spectateurs engagés de cette
lutte de pouvoirs : la presse, mise en accusation lorsqu'elle fait son
travail, et la justice, promise au rôle d'arbitre.

George W. Bush a pris l'offensive en donnant sa bénédiction à une
enquête criminelle lancée en secret par le département de la
Justice. Elle vise à découvrir qui a trahi l'existence d'écoutes non
autorisées par la National Security Agency (NSA) sur le territoire des
Etats-Unis.

Le 16 décembre dernier, le New York Times avait révélé l'existence
de ce programme, «probablement le plus secret du gouvernement
américain», selon l'Attorney general (ministre de la Justice),
Alberto Gonzales. Quelques mois après les attentats du 11 septembre
2001, George Bush avait autorisé la NSA à mettre sur écoute des
conversations internationales en provenance ou en direction des
Etats-Unis sans obtenir de mandat auprès d'une cour spéciale, créée
en 1978 pour mettre fin aux dérives de la CIA lors de la guerre du
Vietnam. Une cour accommodante puisqu'elle a donné son feu vert à 18
724 requêtes depuis sa création et n'en a rejeté que 3 (toutes en
2003).

Le Congrès s'apprête à enquêter sur ce programme secret qui a pris
des libertés avec la loi. Le républicain Arlen Specter, président de
la commission de la Justice du Sénat, a promis d'organiser des
auditions dès ce mois-ci pour clarifier la nature et l'ampleur des
écoutes. Son collègue démocrate Charles Schumer demande que soient
entendus les dirigeants actuels et anciens de la NSA ainsi qu'Alberto
Gonzales et son prédécesseur à la Justice, John Ashcroft.

Programme secret

La requête sera d'autant plus difficile à rejeter qu'on sait depuis
dimanche que l'adjoint d'Ashcroft, James Comey, avait refusé en mars
2004 de certifier la légalité des écoutes sans mandat. Andrew Card,
secrétaire général de la Maison-Blanche, et Gonzales, alors
conseiller juridique, s'étaient spécialement rendus au chevet
d'Ashcroft, tout juste opéré de la vésicule biliaire, pour obtenir
son paraphe. Devant ses réticences, le programme aurait été suspendu
pendant plusieurs mois.

Ces résistances rencontrées dans sa propre administration jettent le
doute sur l'argument principal de George Bush : «Le programme de la
NSA est légal et nécessaire, martèle-t-il. J'ai été élu pour
protéger le peuple américain et je me suis engagé à utiliser toutes
les ressources disponibles, dans le cadre de la loi - ce que je
fais.»

Les juristes de la Maison-Blanche affirment que l'ordre présidentiel
entre dans les prérogatives du «commandant en chef» en temps de
guerre et qu'une résolution du Congrès, adoptée trois jours après
le 11 septembre, l'autorise à faire usage de «toute la force
nécessaire et appropriée contre les nations, les organisations ou les
personnes» impliquées. Les démocrates objectent que l'administration
avait tenté d'inclure dans la résolution un blanc-seing pour ses
écoutes, en vain. Terrain d'autant plus glissant que Bush avait
déclaré en 2004 : «Quand on parle d'écoutes, il faut un ordre d'une
cour, rien n'a changé.»

Trois enquêtes contre la presse

Mentir à ses concitoyens n'est pas un petit péché, surtout pour un
président affaibli dans les sondages et confronté à un Congrès en
mode pré-électoral. En un réflexe naturel, l'administration tente
donc de détourner l'attention sur le messager. L'enquête criminelle
dont le New York Times va être la cible s'annonce complexe et
hasardeuse : le journal a gardé son «scoop» secret pendant un an, au
nom de la «sécurité nationale» et sur pression du président, qui
aurait personnellement reçu le patron du journal, Arthur Sulzberger
Jr, et le directeur de la rédaction, Bill Keller.

C'est la troisième enquête simultanée dirigée contre la presse et
ses sources, après celle menée sur la révélation de l'identité
d'une espionne de la CIA et celle ouverte en novembre contre la
divulgation par le Washington Post d'un réseau de prisons secrètes de
la CIA.

La Maison-Blanche pourrait ainsi se faire des ennemis sur plusieurs
fronts à la fois. Mais il y va de sa conception extensive des pouvoirs
présidentiels face aux contre-pouvoirs du Congrès, de la justice et
des médias. Une bataille pour laquelle George Bush, conseillé et
soutenu par son vice-président, Dick Cheney, semble prêt à brûler
ses vaisseaux.


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
Pour détecter l'espionnage d'email - Actualités CSO Hack - Reseaux et Telecoms - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 6 2006, 5:19 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Fri, 06 Jan 2006 11:19:50 +0100
Local: Fri, Jan 6 2006 5:19 am
Subject: Pour détecter l'espionnage d'email - Actualités CSO Hack - Reseaux et Telecoms
http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-pour-detecter-l-espio...

Pour détecter l'espionnage d'email

Edition du 29/12/2005 - par Marc Olanié"

Initialement, ce hack a été pensé pour vérifier les éventuelles  
indiscrétions de la NSA sur les emails des citoyens américains. Une NSA  
plus puissante que jamais, puisque l'état d'urgence du Patriot Act a été  
récemment prorogé par le Sénat (en France aussi, Vigipirate et son cortège  
de dispositions se portent bien, merci pour eux).

Le principe est aisément adaptable aux courriers français. Ceci étant dit,  
il ne faut tout de même pas prendre les automates des barbouzes pour des  
canards sauvages... et l'incitation de consultation d'URL est un peu...  
comment dire... hénaurmeu. Il serait peut-être plus subtil de recourir à  
un simple petit pixel graphique caché dans le courrier, pixel lui-même lié  
au fameux site de contrôle d'intégrité, ou tout autre procédé de  
vérification d'ouverture moins naïf.


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
NSO : National Sigint Organisation (Hollande - Dutchelon)) - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 6 2006, 6:33 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Fri, 06 Jan 2006 12:33:58 +0100
Local: Fri, Jan 6 2006 6:33 am
Subject: NSO : National Sigint Organisation (Hollande - Dutchelon))
http://reseau.echelon.free.fr/reseau.echelon/nso.htm

NSO : National Signals Intelligence Organisation (Pays-Bas)

La NSO, pour National Signals Intelligence Organisation, est le nouveau  
maillon du renseignement hollandais. Initié en 2003, ce nouveau service a  
en charge le développement des capacités d'interception (activités SIGINT,  
Signals Intelligence). Il vient compléter les deux services de  
renseignement existants, le MIVD (Defense Intelligence and Security  
Service, qui dépend du ministère de la Défense) et l'AIVD (General  
Intelligence and Security Service, ministère de l'Intérieur). Cette  
organisation fournira les informations collectées à ces deux services bien  
que faisant partie du ministère de la Défense.

Le ministère de la Défense a d'abord essayé de moderniser une station déjà  
existante : celle de Zoutkamp. Mais une levée de boucliers des riverains a  
poussé le gouvernement à revoir ses plans.

Fin 2004, un emplacement a été trouvé : la station terrestre de Burum, à  
10 kilomètres de Zoutkamp. Cette station appartient à Xantic, société qui  
se décrit comme "one of the world’s leading providers of Inmarsat and  
Iridium satellite communication services to customers in remote places, at  
sea or on land".
Le gouvernement hollandais a racheté une partie de la station afin  
d'installer de nouvelles antennes (voir plan de la station ci-dessous).  
Cette acquisition laisse de fortes présemptions sur les satellites qui  
seront interceptés, la preuve sera faite après.

Fin 2005, le ministère de la Défense a détruit deux antennes, pour ensuite  
en recontruire deux grandes, suivies par treize petites milieu 2006. Au  
final, ce sont près de vingt antennes qui seront en services, confie le  
colonel Ton van Nassau à Radio Netherlands. Les capacités d'interceptions  
grandiront en même temps que l'installation de nouvelles antennes et les  
deux services de renseignement (MIVD et AIVD) ont pris les dispositions  
nécessaires pour faire face à cette constante augmentation, il faut  
comprendre par là tout ce qui concerne les traductions des communications  
et le décryptage des messages interceptés.

La station d'interception de Burum a été inaugurée début septembre 2005  
par des représentants du MIVD et de l'AIVD.

Les cibles

D'après les plans obtenus par Bit of Freedom, les deux grandes antennes de  
18 mètres ont pour cibles les satellites Intelsat A. Cinq autres antennes  
avec un diamètre variant de 11 à 13 mètres viennent aussi pointer des  
satellites Intelsat. Ce sont ensuite 8 antennes (3,8 ou 11 mètres) qui  
interceptent les satellites Inmarsat.

Bit of Freedom remarque aussi la présence d'un "bâtiment d'interim", signe  
que "Dutchelon" doit être mis en place rapidement.

Comme nous venons de le voir, cette première étape de la construction se  
concentre sur l'interception satellite, mais d'ici quelque temps les ondes  
courtes (haute fréquence) viendront compléter les interceptions.

Le fait pour un pays de disposer de ses propres ressources pour le  
renseignement l'aide à peser plus lourd lors de l'échange de renseignement  
avec d'autres pays, comme le confirme le colonel Ton van Nassau : "In the  
world of intelligence, it is obvious that when you have more, you can also  
ask more". Cela apporte aussi une plus grande indépendance vis à vis des  
autres pays.

Ressources

- Interview du colonel Ton van Nassau, anglais (Radio Netherlands, format  
Ogg)
- Article de Radio Netherlands
- Article de Bits of Freedom, en néerlandais et en anglais
- Description de la NSO sur le site du ministère de la Défense  
(néérlandais)


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
La stratégie de puissance de Google - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 10 2006, 8:15 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Tue, 10 Jan 2006 14:15:16 +0100
Local: Tues, Jan 10 2006 8:15 am
Subject: La stratégie de puissance de Google
http://www.infoguerre.com/article.php?sid=948

La stratégie de puissance de Google
Publié le 04/01/06

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, nous sommes passés d’une logique  
bipolaire à une logique multipolaire, où les affrontements géoéconomiques  
sont de mises entre entreprises et nations. La puissance mais aussi la  
guerre ont changé de forme. « Nos sociétés ont pénétré dans l’univers de  
la troisième vague, c’est-à-dire dans un monde profondément bouleversé  
tant sur le plan économique que technologique », l’ère de l’information.  
(Alvin et Heidi TOFFLER in Guerre et Contre Guerre).

Le savoir est devenu le capital stratégique de l’entreprise et le cœur de  
sa prospérité. Cependant, avec le développement d’Internet, l’information  
est disponible en quantité incommensurable. Ce sont donc le traitement et  
la diffusion de ces données qui mènent à la puissance. Aussi, il ne suffit  
plus d’acquérir mais de diriger l’information et de décider de ses modes  
d’acquisition. Google a bien compris le changement fondamental qui s’opère  
ici. Aujourd’hui, on ne peut donc plus envisager Google comme un « simple  
» moteur de recherche. Son ambition est désormais tout autre. Quelle est  
donc la stratégie de puissance de ce nouveau « Big brother » de  
l’information ?

Google ou la conquête de l’univers de l’information

L’ère de l’information dans laquelle nous nous trouvons à présent met en  
exergue le savoir comme source de pouvoir. Ainsi, « organiser à l’échelle  
mondiale les informations dans le but de les rendre accessibles et utiles  
à tous » est le credo de Google. Ce credo met en évidence une volonté  
sous-jacente de tout savoir sur l’utilisateur d’Internet : les produits  
qu’il achète, les musiques qu'il écoute, les amis qu'il fréquente : sa  
vie. Les données personnelles valent alors de l'or. La stratégie de Google  
est alors claire : conquérir l’univers de l’information, par la collecte  
des connaissances mondiales, leur organisation grâce à son réseau  
d’ordinateurs pour, finalement, rendre le tout accessible.

Google n’est alors plus seulement un moteur de recherche de renommée  
mondiale, disponible en cent seize langues et utilisé dans les régions les  
plus reculées de la planète, mais une plateforme complète d’accès à  
l’information. Google contrôle tous les canaux, encercle le « client » et  
envahit l’espace mondial.

Google ou la gestion offensive de l’information

Le contrôle des canaux est rendu possible grâce au succès des nouvelles  
technologies, telles qu’Internet, qui allient autonomie, maîtrise et  
vitesse. Chacun peut alors agir quand et comme il le souhaite, sans  
intermédiaire, avec un grand sentiment de liberté. Un moteur de recherche  
comme celui de Google ou de ses concurrents Yahoo ! et MSN n’est qu’à un  
clic de l’internaute. Le challenge repose alors sur le « comment  
influencer l’Internaute » et l’inciter à utiliser les services Google.  
L’influence est ici le nerf de la l’actuelle guerre économique, pour  
gagner face à ses adversaires.

En menant à bien une stratégie de diversification et proposant ainsi un  
maximum de programmes et services entièrement gratuits, Google étend peu à  
peu une toile d’araignée de « web services » sur la planète. Google, ce  
sont :
- non seulement, des serveurs pour récolter et traiter les données  
collectées via le moteur de recherche,
- mais aussi, des applications gratuites : de Gmail à Google Talk, en  
passant par Google Print, Google Alerts et le tout dernier né, Google  
Analytics,
- et la maîtrise des aspects réseaux : l’accès WiFi. Celui-ci a été mis en  
place aux Etats-Unis et oblige les internautes à passer systématiquement  
par les serveurs de Google.
Tout est donc mis en œuvre pour que l’internaute adhère entièrement à  
Google et devienne un utilisateur fidèle. Google est alors son fournisseur  
d’accès à Internet, sa boîte mail, ses solutions professionnelles…

Google-Microsoft ou la dialectique allié-adversaire

Google a réussi à introduire des services indiquant clairement sa volonté  
de construire une plateforme complète d’accès à l’information. Il défie  
alors Microsoft sur son propre marché.

Avec Google, Microsoft -mais aussi Yahoo ! et Ebay-, l'Amérique domine le  
monde de l'information. Alliés par leur pays d’origine mais aussi  
adversaires sur leur marché, Google et Microsoft se livrent une bataille :  
celle entre l'Etat de Washington et la Californie, pour la conquête de  
l’univers de l’information. La « culture du combat », ancrée dans les  
racines de leur pays, les amène à ne pas se laisser abattre par  
l’adversaire, mais à sans cesse innover et anticiper ses coups. A l'ère de  
l’« Anytime Anywhere, Any Device » (Xavier DALLOZ), il faut savoir «  
étouffer » le concurrent pour ne pas courir le risque d'être  
court-circuité.

Le but dans cette guerre économique est donc de « connaître l’adversaire,  
de pirater son savoir et de devancer ses initiatives. » Cet adage est bien  
à la base de la stratégie de puissance de Google. En proposant une palette  
de services entièrement gratuits, le groupe réussit à atteindre une plus  
grande cible et, ainsi, à supplanter Microsoft. Ce but recherché est  
parfois même anecdotique, comme le souligne l’expérience du lancement de  
Google Earth. Bill Gates a imprudemment évoqué un projet similaire dans  
une interview, mettant ainsi la puce à l’oreille à Google. Le logiciel fut  
alors proposé avant Microsoft.
Notons par ailleurs que, dans cette conquête de l’univers de  
l’information, l'Europe est aujourd’hui aux abonnés absents. Seule l'Asie  
semble en mesure de contrer l'Amérique. Google et Microsoft se livrent  
alors une bagarre féroce en Chine, n'hésitant pas à débaucher des  
ingénieurs du camp adverse. Le pouvoir se déplace alors à l'Est.

Nathalie KUPIEC,
Ecole de Guerre Economique, Promotion 2006


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
Un «Big Brother» mondial - Echelon, le pouvoir secret - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 10 2006, 8:55 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Tue, 10 Jan 2006 14:55:19 +0100
Local: Tues, Jan 10 2006 8:55 am
Subject: Un «Big Brother» mondial - Echelon, le pouvoir secret
http://guide.tps.fr/php/recherche_resultat/recherche_resultat.php?f_i...

Echelon, le pouvoir secret
De David Korn-Brzoza et Patrick Rotman.
Dernières diffusions :
DIMANCHE 15 JANVIER 22h50
mardi 24 janvier 17h35

Résumé :      
A l'époque de la guerre froide, les Etats-Unis, associés à la  
Grande-Bretagne, au Canada, à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, ont  
développé un système d'écoute connu sous le nom de Projet F415 et surnommé  
«Echelon». Aujourd'hui, cette formidable source de renseignements  
militaires trouve, officiellement, son utilisation dans la lutte  
antiterroriste, officieusement dans la surveillance du territoire, mais  
aussi l'espionnage militaire et économique. Dans cette nouvelle guerre de  
l'information, l'Europe, qui ne parvient pas à unir ses efforts dans ce  
domaine, tente tant bien que mal d'exploiter un système moins sophistiqué  
et moins puissant.

http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=20060109.FIG0052

ODYSSÉE
Un «Big Brother» mondial

Nathalie Simon
[09 janvier 2006]

«DÉCHIFFRER les communications de l'ennemi, c'est déchiffrer la stratégie,  
remporter la victoire !» assène ce documentaire consacré au système  
d'écoute mondial Echelon et proposé sur la chaîne câblée Odyssée. Réalisé  
en deux parties par David Korn-Brzoza, il a déjà été diffusé en janvier  
2002 sur France 2, l'antenne qui l'a coproduit avec la société Kuiv. Et le  
public ne l'a sans doute pas oublié tant il est édifiant.

L'auteur lève le voile sur un réseau secret qui a connu son heure de  
gloire au moment de la guerre froide, mais qui existe toujours. Cette  
«sainte alliance de l'espionnage» est née suite à un accord signé par cinq  
pays : les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la  
Grande-Bretagne et le Canada. A l'origine, en 1943, il était destiné à  
combattre le bloc communiste.

Duncan Campbell, un journaliste spécialiste de ce réseau d'espionnage  
explique que celui-ci intercepte «illégalement» les communications  
internationales émanant des satellites commerciaux. «Il collecte des  
millions de messages par heure, les analyse et les diffuse dans le monde  
entier», précise l'homme qui a révélé en 1988 son existence.

De la connaissance, vient le pouvoir. Le sujet montre en effet que le  
réseau d'écoute est un véritable outil de guerre qui permet notamment de  
rafler des contrats. Les informations recueillies intéressent aussi bien  
les ministères de la Défense et des Affaires étrangères, que les  
ministères du Commerce des pays concernés. David Korn-Brzoza a rencontré  
et écouté toutes les parties et notamment des «espions» qui ont réussi à  
infiltrer des bases d'écoutes. Les témoignages sont incroyables.

«Officiellement, on nous parlait de terroristes, d'ennemis, de  
communistes. En pratique, ce n'était pas du tout le cas. On ciblait nos  
alliés et partenaires commerciaux», confie un Néo-Zélandais. «Big Brother»  
a encore de beaux jours devant lui.


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
EADS Astrium choisit Arianespace pour lancer Skynet 5C - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 10 2006, 9:00 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Tue, 10 Jan 2006 15:00:09 +0100
Local: Tues, Jan 10 2006 9:00 am
Subject: EADS Astrium choisit Arianespace pour lancer Skynet 5C
http://www.space.eads.net/press-center/press-releases/eads-astrium-ch...

EADS Astrium choisit Arianespace pour lancer Skynet 5C

4 janvier 2006 - EADS Astrium a choisi le lanceur Ariane 5 d’Arianespace  
pour lancer le troisième satellite de télécommunications militaires du  
ministère de la Défense britannique, Skynet 5C. Ce contrat de livraison en  
orbite d’EADS Astrium fait suite à la commande d’un troisième satellite  
Skynet 5 par Paradigm Secure Communications pour répondre à l’extension du  
contrat de service entre Paradigm et la Défense britannique.

Ce contrat de lancement a été signé fin décembre 2005. Arianespace avait  
déjà été sélectionnée en 2004 pour le lancement des deux premiers  
satellites, Skynet 5A et Skynet 5B. Le lancement de Skynet 5A est prévu au  
cours de la deuxième partie de l’année 2006, Skynet 5B en 2007 et Skynet  
5C en 2008.

Skynet 5A et 5B remplaceront les satellites actuels Skynet 4, également  
construits par EADS Astrium, pour Paradigm Secure Communications qui en  
est le propriétaire et l’opérateur.

En décembre 2005, Paradigm a signé une extension du contrat Skynet 5. Cet  
avenant renforce l’intérêt économique pour le ministère de la Défense  
britannique. Il permet de tirer le meilleur parti des économies en coûts  
d’assurance, ce qui se traduit par la commande d’un troisième satellite et  
la prolongation du service jusqu’en 2020. Paradigm Secure Communications,  
qui fait partie d’EADS SPACE Services, a signé un contrat de 2,5 milliards  
de livres sterling avec le ministère de la Défense britannique en octobre  
2003 pour la fourniture de services de communications par satellite. Ce  
programme a été conclu dans le cadre d’une initiative de financement privé.

EADS Astrium est le leader européen dans le domaine des satellites. Ses  
activités englobent les systèmes complets civils et militaires de  
télécommunications et d’observation, des programmes scientifiques et de  
navigation, ainsi que toute l’avionique et équipement des véhicules  
spatiaux. EADS Astrium est une filiale à 100 % d’EADS SPACE.

EADS SPACE, filiale d’EADS, spécialisée dans les systèmes spatiaux civils  
et militaires, a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de 2,6 milliards  
d’euros avec 11.000 employés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en  
Espagne.

EADS est un leader mondial de l’aérospatial, de la défense et des services  
associés. En 2004, EADS a enregistré un chiffre d’affaires de 31,8  
milliards d’euros avec un effectif de plus de 110.000 personnes.

Contacts pour la presse :

Jeremy Close, EADS SPACE (UK) +44 (0) 1438 773872

Remi Roland, EADS SPACE (FR) +33 (0)1 42 24 27 34

Mathias Pikelj, EADS SPACE (GER) +49 (0)7545 8 91 23

http://www.space.eads.net


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
La CIA veut mettre fin aux fuites dans la presse - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 10 2006, 9:02 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Tue, 10 Jan 2006 15:02:46 +0100
Local: Tues, Jan 10 2006 9:02 am
Subject: La CIA veut mettre fin aux fuites dans la presse
http://permanent.nouvelobs.com/medias/20060109.OBS1389.html

La CIA veut mettre fin aux fuites dans la presse

NOUVELOBS.COM | 10.01.06 | 07:11

Selon l'hebdomadaire Time, une équipe d'agents retraités a été recrutée  
pour empêcher des agents de divulguer des secrets de l'agence du  
renseignement.

L'hebdomadaire Time a rapporté dimanche 8 janvier sur son site internet  
que le directeur de la CIA, Porter Goss, redoublait d'efforts pour  
empêcher des agents de divulguer à la presse des secrets de l'agence  
américaine du renseignement.

Porter Goss entend aussi s'en prendre aux ex-espions qui publient des  
livres relatant leur carrière dans l'ombre, selon Time.

La direction de la CIA a déploré la semaine dernière devant ses employés  
l'ampleur du nombre de fuites et a dit qu'il fallait y mettre fin, écrit  
Time, citant un ancien haut responsable de l'agence ayant requis  
l'anonymat.

Les responsables de la CIA ont lancé une nouvelle chasse aux responsables  
de fuites. Une équipe d'agents retraités a été recrutée. Ils seront  
chargés de lire la presse pour détecter des fuites d'informations secrètes  
et essayer de trouver leurs auteurs.

Prisons secrètes

Cette campagne intervient après une série de fuites importantes dans les  
médias. La presse américaine a révélé en novembre l'existence de prisons  
secrètes de la CIA en Europe où sont incarcérées des personnes suspectées  
d'activités terroristes.      

Le mois dernier, le New York Times avait dévoilé que le président George  
W. Bush avait autorisé depuis 2001 l'Agence pour la sécurité nationale  
(NSA) à intercepter les communications téléphoniques et les courriers  
électroniques sur le territoire américain sans un mandat de la justice.


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.
Fax égyptien intecepté par le services secrets suisses: succès ou désastre? - Email updates to me  
1.  jmm  
View profile   Translate to Translated (View Original)
 More options Jan 10 2006, 9:23 am
From: jmm <j...@rewriting.net>
Date: Tue, 10 Jan 2006 15:23:47 +0100
Local: Tues, Jan 10 2006 9:23 am
Subject: Fax égyptien intecepté par le services secrets suisses: succès ou désastre?
http://www1.laliberte.ch/news_evenement.cfm?id=198154

Fax égyptien intecepté par le services secrets suisses: succès ou désastre?

Le petit fax et la grosse fuite

La publication dans la presse d'un document confidentiel des services  
secrets suisses crée des remous sous la Coupole. Ce document est-il  
authentique? A qui profite cette fuite? Deux enquêtes sont ouvertes.

Erik Reumann

Le document des services de renseignements suisses publié dimanche par le  
«SonntagsBlick» faisait hier l'objet de toutes les spéculations. Le  
journal dominical affirme qu'il s'agit d'une traduction d'un fax égyptien  
intercepté par le système d'écoute électronique Onyx géré par le  
Département de la défense (DDPS). Titré «Les Egyptiens ont des sources  
confirmant la présence de prisons secrètes américaines», le papier dit que  
23 citoyens irakiens et afghans ont été interrogés dans une base roumaine  
située à Constanza, au bord de la mer Noire. Il évoque aussi certaines  
informations diffusées par Human Rights Watch sur des transports de  
prisonniers d'Afghanistan vers la Pologne. (voir la transcription  
ci-dessus).

Le «SonntagsBlick» a présenté ce document comme une «preuve» de  
l'existence des prisons secrètes de la CIA en Europe. Cela démontre aussi,  
estime le journal dominical, que le Conseil fédéral en sait plus long  
qu'il ne veut bien le dire.
A regarder de plus près le document, il suscite tout de même plus de  
questions qu'il ne donne de réponses. Revue critique.

> Le document publié par le «SonntagsBlick» provient-il bien du DDPS?

L'indice le plus significatif qui semble confirmer l'authenticité du  
document, c'est l'annonce dimanche soir par Samuel Schmid de l'ouverture  
d'une enquête administrative pour déterminer l'origine de la fuite. Si le  
document était bidon, le DDPS ne prendrait sans doute pas cette peine. La  
forme correspond en tout cas, affirme un ancien praticien du domaine. Une  
enquête pénale militaire a de plus été ouverte contre le rédacteur en chef  
et deux collaborateurs du «SonntagsBlick». Ils sont soupçonnés d'avoir  
publié des secrets militaires, a indiqué l'Office de l'auditeur en chef de  
l'armée suisse.

> Comment les Services de renseignements suisses se sont-ils emparés du  
> fax égyptien?

L'abbréviation COMINT SAT dans l'en-tête - abréviation de «communication  
intelligence» - barbarisme du renseignement anglo-saxon - indique qu'il  
est le fruit d'une interception électronique de communications par  
sattelites. Or, c'est exactement à cela que sert Onyx, un système de  
surveillance électronique du DDPS. Le papier à en-tête du document est  
celui de la Base d'aide au commandement de l'armée. Or, la Division de la  
conduite électronique (CGE) qui exploite Onyx lui est subordonnée.

> Qu'est-ce que c'est Onyx?

Installé sur les sites de Loèche (VS), Zimmerwald (BE) et Heimenschwand  
(BE), Onyx est un réseau d'antennes de surveillance des communications, en  
particulier satellitaires. A l'étude depuis 1997, l'installation est  
devenue opérationnelle au début 2005. Les spécialistes d'Onyx travaillent  
sur la base de mandats formulés par le Service de renseignement  
stratégique (SR extérieur) ou le Service d'analyse et de prévention (SR  
intérieur). Le CGE n'a toutefois le droit de surveiller que les  
communications étrangères. Toute utilisation à l'intérieur du pays est  
prohibée.

> Le fax égyptien est-il authentique?

Difficile à dire. D'abord l'examen du fac-similé du document (en français)  
publié par le «SonntagsBlick» ne permet pas de dire dans quel sens le fax  
a circulé: de Londres au Caire ou inversement. La logique du texte  
voudrait que la première variante soit vraie. Mais la signature (le  
ministre) et l'en-tête disent apparemment le contraire. En tout cas le  
«SonntagsBlick» penche pour la seconde solution et affirme que le  
signataire est le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Geit, même  
si on ne voit pas très bien pourquoi ce document mineur serait signé par  
lui. Les numéros de téléphone indiqués sur la traduction aboutissent bien  
à des fax. Du côté égyptien, il est utilisé par plusieurs hauts  
fonctionnaires du Ministère égyptien des affaires étrangères. Le numéro  
londonien aboutit bien à une représentation diplomatique égyptienne, mais  
contrairement à ce qui est indiqué sur le document du «SonntagsBlick», il  
s'agit du consulat et non de l'ambassade.

> Le document prouve-t-il quelque chose?

Non. Ceci d'autant plus qu'il ne dit rien de l'origine de sa seule  
information originale, très succinte: l'interrogatoire de 23 prisonniers à  
Constanza. On apprend seulement qu'une ambassade (laquelle?) a «su par ses  
propres sources» (un échange lors d'un cocktail d'ambassade?). De plus,  
pourquoi ce fax a-t-il été envoyé en clair? D'habitude les communications  
diplomatiques délicates sont cryptées. Et dans l'éventualité où le texte  
d'origine l'était, les Egyptiens savent désormais que leurs chiffres sont  
bons à jeter.

> A qui sert la fuite?

Une quinzaine de personnes peuvent avoir eu le document entre les mains,  
affirme un spécialiste du milieu. Selon lui, il est peu probable qu'il  
provienne directement des professionnels du renseignement. Ceci d'autant  
plus que c'est un désastre pour les services secrets. «Aucun service  
étranger ne fera plus confiance aux Suisses», estime-t-il. Pour lui, c'est  
clair: la fuite a dû avoir lieu au niveau politique. Les motivations de  
l'auteur de la fuite peuvent avoir été idéologiques: le dégoût des excès  
américains ou l'hostilité à l'égard des écoutes électroniques a pu être un  
moteur.
Sur un plan plus directement politique, le motif est difficile à cerner:  
veut-on précipiter la réforme des Services de renseignements ou nuire à  
quelqu'un (un conseiller fédéral)? Ou voulait-on prouver aux nombreux  
critiques d'Onyx que l'installation sert à quelque chose? Car si la fuite  
est un désastre, il est clair que l'éventuelle interception d'un document  
diplomatique étranger peut aussi être interprétée comme un succès.

Collaboration: P. Vallélian

Bruxelles prend note, les eurodéputés s'échauffent

Tanguy Verhoosel, BRUXELLES

Privée de tout pouvoir d'investigation en matière de respect des droits  
fondamentaux, la Commission européenne a simplement «pris note», hier, des  
révélations du «SonntagsBlick» sur les prisons clandestines de la CIA.  
Elles donneront davantage de grain à moudre aux eurodéputés qui  
s'apprêtent à mettre sur pied une commission temporaire d'enquête sur les  
agissements des services secrets américains sur le Vieux-Continent.

«La situation est paradoxale», reconnaît Friso Roscam Abbing, le  
porte-parole du commissaire européen aux Affaires intérieures et  
judiciaires, Franco Frattini: malgré son rôle de «gardienne» des traités  
communautaires, qui commandent aux membres de l'Union de respecter les  
droits de l'homme et les libertés fondamentales, la Commission européenne  
ne dispose d'aucun pouvoir d'investigation en la matière.

En novembre 2005, l'organisation de défense des droits de l'homme Human  
Rights Watch et le quotidien américain «The Washington Post» avaient  
(re)mis le feu aux poudres en affirmant que la Roumanie et la Pologne,  
entre autres, abritaient des centres de détention secrets de la CIA où des  
détenus ont été torturés - ils auraient depuis lors été démantelés. Les  
services de renseignements américains auraient en outre utilisé de  
nombreux aéroports européens dans le cadre d'opérations clandestines de  
transfert de présumés terroristes.

Bruxelles a aussitôt pressé les Vingt-Cinq et leurs prétendants d'ouvrir  
des enquêtes pénales sur les intrigues supposées de la CIA. Au cas où, par  
miracle, des «preuves irréfutables» seraient réunies sur l'implication  
d'Etats européens dans la création de prisons secrètes, la Commission  
n'hésitera pas à recommander que des sanctions soient prises à leur  
encontre. En dernier ressort, les pays qui font partie de l'Union  
pourraient être privés de leurs droits de vote, tandis que l'adhésion de  
la Roumanie et de la Bulgarie, prévue le 1er janvier 2007, pourrait être  
retardée. Ces décisions devraient toutefois être prises à l'unanimité par  
les Vingt-Cinq.

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, la Commission s'en remet sinon  
à d'autres institutions européennes pour faire toute la vérité sur  
l'affaire de la CIA: le Conseil de l'Europe d'un côté, le Parlement  
européen de l'autre. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Terry  
Davies, a sommé les 46 Etats membres de l'organisation de lui fournir  
avant le 21 février toutes les informations dont ils disposent sur les  
pratiques de la CIA. L'Assemblée du Conseil de l'Europe a en outre chargé  
le Suisse Dick Marty de mener l'enquête. Les Etats sont invités à lui  
fournir une «assistance concrète», en lui permettant d'accéder à toutes  
les images et données dont disposent Eurocontrol et le Centre satellitaire  
de l'Union européenne.

Bruxelles compte également sur les eurodéputés pour faire avancer le  
dossier. En décembre 2005, le Parlement européen a décidé de créer une  
commission d'enquête temporaire. Jeudi, les présidents des groupes  
politiques tenteront de s'entendre sur le mandat et la composition de  
cette commission, dont tout le monde veut faire partie... I


    Reply to author    Forward  
You must Sign in before you can post messages.
To post a message you must first join this group.
Please update your nickname on the subscription settings page before posting.
You do not have the permission required to post.

Create a group - Google Groups - Google Home - Terms of Service - Privacy Policy
©2009 Google