Le rapport dont il est question ci- après dans l'article du Monde ne sera pas finalement discuté comme prévu par l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, mais renvoyé en commission.
"‘Stupéfait’, ‘effrayé’ et ‘choqué’. Le rapporteur de la Commission de la culture et de l’éducation de l’APCE, Guy Lengagne (France, SOC) a aujourd’hui vivement regretté la décision de l’APCE de renvoyer en commission son rapport sur les dangers du créationnisme dans l’éducation. « Je ne peux y voir qu’une manœuvre de ceux qui veulent, par tous les moyens, lutter contre la théorie de l’évolution et imposer les idées créationnistes. Nous assistons aux prémisses d’un retour au Moyen Age, et trop de membres de l’Assemblée des droits de l’homme ne s’en aperçoivent pas ». "
Voici le communiqué de presse de protestation de Guy Lengagne , rapporteur de ce texte, dans son intégralité.
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Le Conseil de l'Europe souligne les dangers du créationnisme dans l'éducation LE MONDE |Article paru dans l'édition du 26.06.07.
Les discussions qui ont accompagné la rédaction du rapport du Conseil de l'Europe sur "Les dangers du créationnisme dans l'éducation" ont été houleuses. "Nous avons eu affaire à de violentes oppositions de la part d'un parlementaire russe, soutenu par des Hongrois ; il assimilait l'évolutionnisme au stalinisme, au nazisme et au terrorisme !", assure le rapporteur, l'ex-député français (PS) Guy Lengagne, qui devait présenter mardi 26 juin, une résolution invitant les 47 pays membres du Conseil de Strasbourg "à s'opposer fermement à toutes les tentatives de présentation du créationnisme en tant que discipline scientifique".
Apparu dans la seconde moitié du XIXe siècle, le courant créationniste rejette la théorie darwinienne de l'évolution des espèces par la sélection naturelle et défend l'idée que le monde a été créé par Dieu ; soit en six jours selon le récit de l'Ancien Testament, soit grâce à l'intervention d'un "dessein intelligent" pour les néocréationnistes.
"La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement d'obédience chrétienne ou musulmane, est l'enseignement, s'inquiète le rapport. Nous sommes en présence d'une montée en puissance de modes de pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s'attaquent au coeur même des connaissances." En France, l'offensive la plus récente remonte à janvier : un Atlas de la création venu de Turquie - "l'un des principaux berceaux du créationnisme islamique", selon le rapport - visant à démontrer que "la création est un fait" et l'évolution une "imposture" a été distribué aux établissements scolaires, avant d'en être retiré.
"REFLUX DE LA SCIENCE"
L'offensive turque n'est pas un fait isolé. Dans plusieurs pays européens, les ministres de l'éducation ont remis en question l'enseignement du darwinisme. Le rapport cite la Pologne où, à l'automne 2006, le vice-ministre de l'éducation a déclaré : "La théorie de l'évolution est un mensonge, une erreur qu'on a légalisé comme une vérité courante". En 2004, en Italie, la ministre de l'enseignement a proposé d'abolir cet apprentissage dans le primaire et le secondaire. Sa collègue serbe a dû démissionner après avoir ordonné aux écoles d'abandonner l'enseignement de cette théorie. En 2005, la ministre néerlandaise a proposé l'organisation d'un débat sur l'enseignement des théories de l'évolution. Aux Etats-Unis, 38 % des citoyens prônent un abandon de l'enseignement des thèses évolutionnistes et le président George Bush défend l'idée d'un double apprentissage.
"Tous ces faits correspondent à un reflux de la science au profit du religieux ; or, vouloir priver les citoyens de l'accès à la connaissance scientifique est une des atteintes les plus graves aux droits de l'homme", assure M. Lengagne. Le rapport, qui reconnaît que les institutions des trois grands monothéismes se démarquent de ces positions radicales, n'exclut pas un enseignement des thèses créationnistes "dans le cadre d'un apprentissage du fait religieux" mais il insiste : "Ces thèses ne peuvent prétendre à la scientificité."
Si la dictature de l'obscurantisme reviendrais en France alors c'est moi qui me mettrais à poser des bombes ;-)
je plaisante.
Enfin, ça fait peur... Bientôt on étudiera que la femme a été faite d'une côte de l'homme. Que c'est par elle que le pêché originel est arrivé... Et puis pourquoi pas que la terre est plate, non? Et puis interdire la chimie... la biologie... la médecine (pour ne pas que l'homme se prenne pour Dieu en sauvant des vies).
Et tant qu'on y est une scolarité à la carte ou chaque école en fonction de la confession qu'elle représente donnerais les cours qu'elle voudrait avec le contenu qu'elle voudrait. A sa sauce quoi.
Alors moi je veux aller à Griffon d'or. Ben zut alors je suis une moldu!!!
"antisectes" <roger.gon...@chello.fr> a écrit dans le message de news: 46811ece$0$24394$79c14...@nan-newsreader-06.noos.net...
> Le rapport dont il est question ci- après dans l'article du Monde ne sera > pas finalement discuté comme prévu par l'assemblée parlementaire du > Conseil de l'Europe, mais renvoyé en commission.
> "'Stupéfait', 'effrayé' et 'choqué'. Le rapporteur de la Commission de la > culture et de l'éducation de l'APCE, Guy Lengagne (France, SOC) a > aujourd'hui vivement regretté la décision de l'APCE de renvoyer en > commission son rapport sur les dangers du créationnisme dans l'éducation. > « Je ne peux y voir qu'une manouvre de ceux qui veulent, par tous les > moyens, lutter contre la théorie de l'évolution et imposer les idées > créationnistes. Nous assistons aux prémisses d'un retour au Moyen Age, et > trop de membres de l'Assemblée des droits de l'homme ne s'en aperçoivent > pas ». "
> Voici le communiqué de presse de protestation de Guy Lengagne , rapporteur > de ce texte, dans son intégralité.
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> Le Conseil de l'Europe souligne les dangers du créationnisme dans > l'éducation > LE MONDE |Article paru dans l'édition du 26.06.07.
> Les discussions qui ont accompagné la rédaction du rapport du Conseil de > l'Europe sur "Les dangers du créationnisme dans l'éducation" ont été > houleuses. "Nous avons eu affaire à de violentes oppositions de la part > d'un parlementaire russe, soutenu par des Hongrois ; il assimilait > l'évolutionnisme au stalinisme, au nazisme et au terrorisme !", assure le > rapporteur, l'ex-député français (PS) Guy Lengagne, qui devait présenter > mardi 26 juin, une résolution invitant les 47 pays membres du Conseil de > Strasbourg "à s'opposer fermement à toutes les tentatives de présentation > du créationnisme en tant que discipline scientifique".
> Apparu dans la seconde moitié du XIXe siècle, le courant créationniste > rejette la théorie darwinienne de l'évolution des espèces par la sélection > naturelle et défend l'idée que le monde a été créé par Dieu ; soit en six > jours selon le récit de l'Ancien Testament, soit grâce à l'intervention > d'un "dessein intelligent" pour les néocréationnistes.
> "La cible première des créationnistes contemporains, essentiellement > d'obédience chrétienne ou musulmane, est l'enseignement, s'inquiète le > rapport. Nous sommes en présence d'une montée en puissance de modes de > pensée qui, pour mieux imposer certains dogmes religieux, s'attaquent au > coeur même des connaissances." En France, l'offensive la plus récente > remonte à janvier : un Atlas de la création venu de Turquie - "l'un des > principaux berceaux du créationnisme islamique", selon le rapport - visant > à démontrer que "la création est un fait" et l'évolution une "imposture" a > été distribué aux établissements scolaires, avant d'en être retiré.
> "REFLUX DE LA SCIENCE"
> L'offensive turque n'est pas un fait isolé. Dans plusieurs pays européens, > les ministres de l'éducation ont remis en question l'enseignement du > darwinisme. Le rapport cite la Pologne où, à l'automne 2006, le > vice-ministre de l'éducation a déclaré : "La théorie de l'évolution est un > mensonge, une erreur qu'on a légalisé comme une vérité courante". En 2004, > en Italie, la ministre de l'enseignement a proposé d'abolir cet > apprentissage dans le primaire et le secondaire. Sa collègue serbe a dû > démissionner après avoir ordonné aux écoles d'abandonner l'enseignement de > cette théorie. En 2005, la ministre néerlandaise a proposé l'organisation > d'un débat sur l'enseignement des théories de l'évolution. Aux Etats-Unis, > 38 % des citoyens prônent un abandon de l'enseignement des thèses > évolutionnistes et le président George Bush défend l'idée d'un double > apprentissage.
> "Tous ces faits correspondent à un reflux de la science au profit du > religieux ; or, vouloir priver les citoyens de l'accès à la connaissance > scientifique est une des atteintes les plus graves aux droits de l'homme", > assure M. Lengagne. Le rapport, qui reconnaît que les institutions des > trois grands monothéismes se démarquent de ces positions radicales, > n'exclut pas un enseignement des thèses créationnistes "dans le cadre d'un > apprentissage du fait religieux" mais il insiste : "Ces thèses ne peuvent > prétendre à la scientificité."