A lire et � relire
Le livre de Djemila Benhabib, Ma vie � contre-Coran (VLB �ditions), conna�t
un vif succ�s au Canada. Il est en passe de devenir le livre de chevet de
tous ceux qui ont fui l'islamisme pour trouver refuge en Europe. De Paris �
Londres en passant par le Qu�bec, avec le d�bat sur les "accommodements
religieux", l'auteur suit � la trace un mal qu'elle croyait derri�re elle.
Elle s'�tonne d'une certaine na�vet� face � l'int�grisme. Suffit-il de
pr�senter le voile comme un acte de libert�, de d�guiser ses mots et son
projet, pour que l'intol�rance soit tol�r�e ?
Djemila Benhabib est immunis�e contre cet ang�lisme. Conna�tre l'histoire de
l'islam politique ayant ravag� l'Alg�rie aide � d�coder le double discours
des int�gristes. Le grand m�rite de son livre est de nous transmettre cette
histoire et ce regard. Il en a un autre : d�montrer l'immense responsabilit�
du pouvoir alg�rien dans la mont�e de l'islamisme.
Certains ind�pendantistes voulaient la la�cit�. Le FLN pr�f�re miser sur
l'islamisation
de la nation alg�rienne. La Constitution consacre l'islam comme religion
d'Etat.
Truff�es d'instituteurs import�s d'Egypte et form�s par les Fr�res
musulmans, les �coles publiques deviennent des lieux o� l'on bourre le cr�ne
des enfants � coups de r�citation du Coran.
Djemila en garde un souvenir assommant. "J'�tais debout, moi aussi, pour
demander la flagellation des adult�res et l'extermination des m�cr�ants."
Chez elle, l'endoctrinement ne prend pas. Ses parents militent au PAGS, un
mouvement communiste. A la maison, on pr�f�re les livres d'Angela Davis. A
l'�poque,
il existe encore de nombreux Alg�riens pour pr�f�rer le progr�s � la
r�action. On les marginalise en les traitant d'"occidentalis�s". La police
les traque.
Octobre 1988, la jeunesse se r�volte, descend dans la rue et br�le des
voitures. La r�pression est terrible. Au lieu d'entendre cette rage comme
une envie de libert�, le pr�sident Chadli Benjedid se tourne vers les
int�gristes et c�de � leurs demandes, dans l'espoir - illusoire - d'acheter
la paix sociale. Apr�s avoir vot� un code de la famille qui ram�ne la femme
alg�rienne au statut de mineure, on passe une loi rendant le sport
facultatif pour les �coli�res. au nom de la pudeur. Le Front islamique du
salut (FIS) est confort�. Il monte inexorablement.
La suite est connue. Apr�s un premier scrutin municipal permettant au FIS de
d�tenir la moiti� des mairies, les int�gristes remportent le premier tour
des �lections l�gislatives de d�cembre 1991. Ils s'appr�tent � tenir leur
promesse : "Interdire les partis la�ques ou socialistes" et "appliquer la
charia". L'arm�e annule le processus �lectoral. Les islamistes basculent
dans la gu�rilla, l'arm�e dans la sale guerre. Pris en �tau, les
intellectuels, les artistes, les la�cs se font tirer comme des lapins et
vivent dans la terreur.
Djemila Benhabib se souvient du 25 mars 1994, dernier jour de l'ultimatum du
GIA "ordonnant aux femmes de porter le hidjab" : "Quitter la maison devenait
une exp�dition. A chaque recoin, la mort guettait les t�tes nues." Des
filles ayant os� sortir sans voile sont assassin�es sur le chemin de l'�cole
ou de l'universit�. La famille Benhabib re�oit des menaces quotidiennes. Il
est temps de s'exiler. Mais le cauchemar n'est pas termin�.
En Europe, les Alg�riens la�ques retrouvent leurs bourreaux. Les islamistes
pourchass�s par l'arm�e n'ont eu aucun mal � obtenir le statut de r�fugi�s.
Les ambassadeurs des Fr�res musulmans monopolisent les m�dias et vantent le
choix du voile. Dans certains quartiers de France, la "r�forme"
fondamentaliste voulue par Hassan Al-Banna et le FIS parvient � faire passer
les musulmans modernes ou non pratiquants pour des tra�tres
"occidentalis�s".
Djemila Benhabib ne supporte plus de voir leur propagande tol�r�e au nom du
multiculturalisme. Son livre est un avertissement : "Toute indulgence envers
cette id�ologie de mort n'est pas seulement une grave erreur de principe,
c'est
une trahison."
Caroline Fourest
LE MONDE | 23.10.09
http://carolinefourest.wordpress.com/2009/10/26/a-contre-coran/
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� Il n'existe pas de nuit assez profonde pour arr�ter un rayon de lumi�re
et pourtant le vide ne s'�claire pas; la lumi�re ne prend corps que dans
l'oil
qui la re�oit �
Extrait de sous-Bois d'A.G.
...et n'oubliez pas de lire les textes de Caroline Fourest à propos du
célèbre Ramadan, le jumeau fraternel du non moins célèbre Iznogood (ou
Izyesmad) Ahmadinejad, en conférence à Montréal aujourd,hui...ces deux
individus qui demandent des moratoires, le premier pour la lapidation
des femmes et le deuxième pour le développement d'une arme nucléaire,
ont un sérieux problème de masculinité...gk
> C'est du réchauffé!
- Non, une piqûre de rappel concernant la perversité des charias
islamistes.
Ce cancer qui ronge les démocraties occidentales, on finira bien par
l'éradiquer.
>C'est du r�chauff�!
Oui, et �a fait chaud au coeur.