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Re: ma vie à contre coran

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Victal

unread,
Nov 7, 2009, 7:12:37 AM11/7/09
to
Suivi sur soc.culture.quebec

A lire et � relire

Le livre de Djemila Benhabib, Ma vie � contre-Coran (VLB �ditions), conna�t
un vif succ�s au Canada. Il est en passe de devenir le livre de chevet de
tous ceux qui ont fui l'islamisme pour trouver refuge en Europe. De Paris �
Londres en passant par le Qu�bec, avec le d�bat sur les "accommodements
religieux", l'auteur suit � la trace un mal qu'elle croyait derri�re elle.
Elle s'�tonne d'une certaine na�vet� face � l'int�grisme. Suffit-il de
pr�senter le voile comme un acte de libert�, de d�guiser ses mots et son
projet, pour que l'intol�rance soit tol�r�e ?

Djemila Benhabib est immunis�e contre cet ang�lisme. Conna�tre l'histoire de
l'islam politique ayant ravag� l'Alg�rie aide � d�coder le double discours
des int�gristes. Le grand m�rite de son livre est de nous transmettre cette
histoire et ce regard. Il en a un autre : d�montrer l'immense responsabilit�
du pouvoir alg�rien dans la mont�e de l'islamisme.

Certains ind�pendantistes voulaient la la�cit�. Le FLN pr�f�re miser sur
l'islamisation
de la nation alg�rienne. La Constitution consacre l'islam comme religion
d'Etat.
Truff�es d'instituteurs import�s d'Egypte et form�s par les Fr�res
musulmans, les �coles publiques deviennent des lieux o� l'on bourre le cr�ne
des enfants � coups de r�citation du Coran.

Djemila en garde un souvenir assommant. "J'�tais debout, moi aussi, pour
demander la flagellation des adult�res et l'extermination des m�cr�ants."
Chez elle, l'endoctrinement ne prend pas. Ses parents militent au PAGS, un
mouvement communiste. A la maison, on pr�f�re les livres d'Angela Davis. A
l'�poque,
il existe encore de nombreux Alg�riens pour pr�f�rer le progr�s � la
r�action. On les marginalise en les traitant d'"occidentalis�s". La police
les traque.

Octobre 1988, la jeunesse se r�volte, descend dans la rue et br�le des
voitures. La r�pression est terrible. Au lieu d'entendre cette rage comme
une envie de libert�, le pr�sident Chadli Benjedid se tourne vers les
int�gristes et c�de � leurs demandes, dans l'espoir - illusoire - d'acheter
la paix sociale. Apr�s avoir vot� un code de la famille qui ram�ne la femme
alg�rienne au statut de mineure, on passe une loi rendant le sport
facultatif pour les �coli�res. au nom de la pudeur. Le Front islamique du
salut (FIS) est confort�. Il monte inexorablement.

La suite est connue. Apr�s un premier scrutin municipal permettant au FIS de
d�tenir la moiti� des mairies, les int�gristes remportent le premier tour
des �lections l�gislatives de d�cembre 1991. Ils s'appr�tent � tenir leur
promesse : "Interdire les partis la�ques ou socialistes" et "appliquer la
charia". L'arm�e annule le processus �lectoral. Les islamistes basculent
dans la gu�rilla, l'arm�e dans la sale guerre. Pris en �tau, les
intellectuels, les artistes, les la�cs se font tirer comme des lapins et
vivent dans la terreur.

Djemila Benhabib se souvient du 25 mars 1994, dernier jour de l'ultimatum du
GIA "ordonnant aux femmes de porter le hidjab" : "Quitter la maison devenait
une exp�dition. A chaque recoin, la mort guettait les t�tes nues." Des
filles ayant os� sortir sans voile sont assassin�es sur le chemin de l'�cole
ou de l'universit�. La famille Benhabib re�oit des menaces quotidiennes. Il
est temps de s'exiler. Mais le cauchemar n'est pas termin�.

En Europe, les Alg�riens la�ques retrouvent leurs bourreaux. Les islamistes
pourchass�s par l'arm�e n'ont eu aucun mal � obtenir le statut de r�fugi�s.
Les ambassadeurs des Fr�res musulmans monopolisent les m�dias et vantent le
choix du voile. Dans certains quartiers de France, la "r�forme"
fondamentaliste voulue par Hassan Al-Banna et le FIS parvient � faire passer
les musulmans modernes ou non pratiquants pour des tra�tres
"occidentalis�s".

Djemila Benhabib ne supporte plus de voir leur propagande tol�r�e au nom du
multiculturalisme. Son livre est un avertissement : "Toute indulgence envers
cette id�ologie de mort n'est pas seulement une grave erreur de principe,
c'est
une trahison."

Caroline Fourest

LE MONDE | 23.10.09

http://carolinefourest.wordpress.com/2009/10/26/a-contre-coran/

--
� Il n'existe pas de nuit assez profonde pour arr�ter un rayon de lumi�re
et pourtant le vide ne s'�claire pas; la lumi�re ne prend corps que dans
l'oil
qui la re�oit �

Extrait de sous-Bois d'A.G.


levia...@canada.com

unread,
Nov 7, 2009, 2:32:25 PM11/7/09
to
On 7 nov, 07:12, "Victal" <Victal...@sogetel.net> wrote:
> Suivi sur soc.culture.quebec
>
> A lire et à relire
>
> Le livre de Djemila Benhabib, Ma vie à contre-Coran (VLB éditions), connaît
> un vif succès au Canada. Il est en passe de devenir le livre de chevet de
> tous ceux qui ont fui l'islamisme pour trouver refuge en Europe. De Paris à
> Londres en passant par le Québec, avec le débat sur les "accommodements
> religieux", l'auteur suit à la trace un mal qu'elle croyait derrière elle.
> Elle s'étonne d'une certaine naïveté face à l'intégrisme. Suffit-il de
> présenter le voile comme un acte de liberté, de déguiser ses mots et son
> projet, pour que l'intolérance soit tolérée ?
>
> Djemila Benhabib est immunisée contre cet angélisme. Connaître l'histoire de
> l'islam politique ayant ravagé l'Algérie aide à décoder le double discours
> des intégristes. Le grand mérite de son livre est de nous transmettre cette
> histoire et ce regard. Il en a un autre : démontrer l'immense responsabilité
> du pouvoir algérien dans la montée de l'islamisme.
>
> Certains indépendantistes voulaient la laïcité. Le FLN préfère miser sur
> l'islamisation
> de la nation algérienne. La Constitution consacre l'islam comme religion
> d'Etat.
> Truffées d'instituteurs importés d'Egypte et formés par les Frères
> musulmans, les écoles publiques deviennent des lieux où l'on bourre le crâne
> des enfants à coups de récitation du Coran.
>
> Djemila en garde un souvenir assommant. "J'étais debout, moi aussi, pour
> demander la flagellation des adultères et l'extermination des mécréants."

> Chez elle, l'endoctrinement ne prend pas. Ses parents militent au PAGS, un
> mouvement communiste. A la maison, on préfère les livres d'Angela Davis. A
> l'époque,
> il existe encore de nombreux Algériens pour préférer le progrès à la
> réaction. On les marginalise en les traitant d'"occidentalisés". La police
> les traque.
>
> Octobre 1988, la jeunesse se révolte, descend dans la rue et brûle des
> voitures. La répression est terrible. Au lieu d'entendre cette rage comme
> une envie de liberté, le président Chadli Benjedid se tourne vers les
> intégristes et cède à leurs demandes, dans l'espoir - illusoire - d'acheter
> la paix sociale. Après avoir voté un code de la famille qui ramène la femme
> algérienne au statut de mineure, on passe une loi rendant le sport
> facultatif pour les écolières. au nom de la pudeur. Le Front islamique du
> salut (FIS) est conforté. Il monte inexorablement.
>
> La suite est connue. Après un premier scrutin municipal permettant au FIS de
> détenir la moitié des mairies, les intégristes remportent le premier tour
> des élections législatives de décembre 1991. Ils s'apprêtent à tenir leur
> promesse : "Interdire les partis laïques ou socialistes" et "appliquer la
> charia". L'armée annule le processus électoral. Les islamistes basculent
> dans la guérilla, l'armée dans la sale guerre. Pris en étau, les
> intellectuels, les artistes, les laïcs se font tirer comme des lapins et

> vivent dans la terreur.
>
> Djemila Benhabib se souvient du 25 mars 1994, dernier jour de l'ultimatum du
> GIA "ordonnant aux femmes de porter le hidjab" : "Quitter la maison devenait
> une expédition. A chaque recoin, la mort guettait les têtes nues." Des
> filles ayant osé sortir sans voile sont assassinées sur le chemin de l'école
> ou de l'université. La famille Benhabib reçoit des menaces quotidiennes. Il
> est temps de s'exiler. Mais le cauchemar n'est pas terminé.
>
> En Europe, les Algériens laïques retrouvent leurs bourreaux. Les islamistes
> pourchassés par l'armée n'ont eu aucun mal à obtenir le statut de réfugiés.
> Les ambassadeurs des Frères musulmans monopolisent les médias et vantent le
> choix du voile. Dans certains quartiers de France, la "réforme"
> fondamentaliste voulue par Hassan Al-Banna et le FIS parvient à faire passer
> les musulmans modernes ou non pratiquants pour des traîtres
> "occidentalisés".
>
> Djemila Benhabib ne supporte plus de voir leur propagande tolérée au nom du

> multiculturalisme. Son livre est un avertissement : "Toute indulgence envers
> cette idéologie de mort n'est pas seulement une grave erreur de principe,

> c'est
> une trahison."
>
> Caroline Fourest
>
> LE MONDE | 23.10.09
>
> http://carolinefourest.wordpress.com/2009/10/26/a-contre-coran/
>
> --
>  « Il n'existe pas de nuit assez profonde pour arrêter un rayon de lumière
> et pourtant le vide ne s'éclaire pas;  la lumière ne prend corps que dans
> l'oil
> qui la reçoit »

>
> Extrait de sous-Bois d'A.G.

...et n'oubliez pas de lire les textes de Caroline Fourest à propos du
célèbre Ramadan, le jumeau fraternel du non moins célèbre Iznogood (ou
Izyesmad) Ahmadinejad, en conférence à Montréal aujourd,hui...ces deux
individus qui demandent des moratoires, le premier pour la lapidation
des femmes et le deuxième pour le développement d'une arme nucléaire,
ont un sérieux problème de masculinité...gk

Massine

unread,
Nov 8, 2009, 5:44:16 AM11/8/09
to
C'est du réchauffé!

critico

unread,
Nov 9, 2009, 1:56:36 PM11/9/09
to
On 8 nov, 11:44, Massine <sbouz...@gmail.com> wrote:

> C'est du réchauffé!

- Non, une piqûre de rappel concernant la perversité des charias
islamistes.
Ce cancer qui ronge les démocraties occidentales, on finira bien par
l'éradiquer.

strixbubo

unread,
Nov 18, 2009, 9:38:29 AM11/18/09
to
On Sun, 8 Nov 2009 02:44:16 -0800 (PST), Massine <sbou...@gmail.com>
wrote:

>C'est du r�chauff�!

Oui, et �a fait chaud au coeur.

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