Le 12/11/18 15.15, bere a écrit :
> Le 18/11/2012 15:37, Chicot TC a écrit :
>>
>> Tu vois du racisme où ? Nous ne parlions pas de racisme, mais des causes
>> de l'homosexualité....
>
> Soutenir que l'homosexualité a des causes biologiques et génétiques
> c'est du racisme. [...]
N'importe quoi.
>> Je t'écoute, mais les comportements que tu cites ne sont pas forcément
>> le résultat de choix *libres*. En outre, une conduite déterminée n'est
>> forcément pas *pré*déterminée. Voir ci-dessous....
>
> S'ils ne l'étaient pas les conduites humaines seraient prévisibles. Or
> elles ne le sont pas.
Je t'avais dit « Voir ci-dessous ».
>> C'est quoi, une pensée ? C'est un comportement en masse de particules
>> subatomiques, chacune l'esclave des forces physiques qui agissent sur
>> elle. Le comportement de chaque particule est déterminé, alors la pensée
>> elle aussi est déterminée. Il n'y a aucune place dans ce système pour le
>> libre-arbitre, qui doit donc être une illusion. Note que l'incertitude
>> quantique fait en sorte que ces comportements, tout en étant déterminés,
>> ne sont pas *pré*déterminés.
>>
>> Si le libre-arbitre n'existe pas, l'homosexualité n'est pas un choix
>> libre. CQFD.
>
> [...] Supposons que toute pensée soit un mouvement de particules. Personne ne
> l'a prouvé, c'est juste une hypothèse, mais admettons-la. Cela veut-il
> dire que la cause de la pensée c'est un mouvement de particules ? Ou que
> la cause du mouvement de particules c'est la pensée ? Ou que la cause de
> la pensée n'est pas un mouvement de particules mais autre chose ?
>
> Nous savons que le monde des particules est mathématiquement informé et
> de manière intégrale (principe de Galilée). [...]
Pas cela encore ! Déjà vu - mille fois - déjà réfuté - mille fois.
Heureusement, tes idées fixes n'ont aucune importance dans le monde ; que je sache, tu n'as aucun disciple - et moi, j'ai de mieux à faire.
>>> Je voulais, je voudrais seulement que la notion de mariage ne fût pas
>>> amputée de celle de famille. Ce qui ne veut pas dire que tous les époux
>>> pourront ou voudront se reproduire, mais ce qui veut dire qu'ils sont
>>> tous par nature, sauf accident, capables de le faire.
>> Papy et Mamy, 90 ans aux prunes, mariés dans la maison de retraite,
>> par exemple? Chose interdite à Papy et Grand-Père, parce que eux, ils
>> ne peuvent pas procréer. Non mais.
> L'âge des bisaïeuls participe de l'« accident ». Notez bien que si vous
> les appelez papy et mamie, c'est qu'en leur temps ils ont procréé.
Pas forcément ensemble. Et les deux autres aussi, si ça se trouve. Quelle différence?
>>> Le mariage était
>>> un contrat éminemment social. Il deviendra affaire d'individus,
>>> participant à la destruction en cours de nos sociétés, au profit d'un
>>> agglomérat d'individus individuels et individualistes.
>> Bravo. C'est bien ça qu'on veut, n'est-ce pas? Merde aux
>> communautarismes, fussent-ils familiaux.
> Evitons de tout confondre, de tout amalgamer, comme il paraît qu'il faut
> dire aujourd'hui : la famille n'est pas un communautarisme, c'est une
> communauté.
Communauté qui, quand elle "fonctionne", met les aspirations (décidées par le chef) de la communauté promue sujet social, avec -voire avant- les aspirations des individus qui la composent: c'est du communautarisme, peu ou prou. Quand c'est prou, ça ne marche que par le sacrifice de quelques individus, qui sont rarement les mâles. Pas pour rien que la femme était sous tutelle du mari. Quand c'est peu, ça n'a aucun sens.
>> Par parenthèse je vous rappelle que 40% des mariages finissent en feu
>> d'artifice et que, si enfants il y a, ils perdent leur père à cette
>> occasion dans la moitié des cas. Qu'est-ce qui détruit la société? On
>> oublie aussi trop souvent l'autre fin du mariage: le veuvage, qui
>> n'est pas spécialement un orgasme social non plus, surtout quand ça
>> tombe sur quelqu'un qui a été une moitié pendant 40 ans. Ce qui donne
>> au moins cette qualité au divorce: c'est la seule façon de sortir tout
>> le monde vivant d'un mariage.
> Unis par pacs, on peut aussi divorcer, non ?
On déclare unilatéralement une séparation. Pas de juge, en général pas de questions de biens. Ça déblaye considérablement le terrain de différentes colères malsaines, ou questions de survie, avant d'avoir à parler des enfants.
>>> S'il faut à tout prix remplacer le mariage par un « mariage pour tous »,
>>> je suggère alors qu'on change le nom du mariage fertile traditionnel ;
>>> on pourrait l'appeler matrimoine (ou matrimonium, mais ça fait moins
>>> naturel), par exemple, à la romaine.
>> Je suggère que chaque chapelle appelle ça comme elle veut avec les
>> simagrées qu'elle veut en cassant les verres qu'elle veut; et que
>> l'état fasse un truc civil bien bordé qui n'ait rien à voir avec tout ça.
> Non, en France le mariage est fondamentalement, en premier lieu civil.
Séparons. Appelons le mariage civil: "mariage civil", et le reste "mariage religieux", et voyons que cela est bon.
> Le « mariage pour tous » est l'élucubration d'une chapelle, d'une
> chapelle politique.
Vi enfin, comme je l'ai lu récemment, en Espagne ça fait un bail qu'ils ont ça, ils survivent et en plus ils gagnent au foot. Et il y a plein d'autres pays qui ont le mariage homo. Et nous savons, vous et moi, dans quel sens ça va aller dans un monde à peu près libre où les lois sont vaguement issues d'une majorité. Et nous voyons, vous et moi, qu'il n'y a pas de mariage homo à l'horizon en Corée du Nord.
C'est ça le problème quand les gens sont libres; ils font ce qu'ils veulent.
> Je voulais, je voudrais seulement que la notion de mariage ne fût pas
> amputée de celle de famille. Ce qui ne veut pas dire que tous les époux
> pourront ou voudront se reproduire, mais ce qui veut dire qu'ils sont
> tous par nature, sauf accident, capables de le faire. Le mariage était
> un contrat éminemment social. Il deviendra affaire d'individus,
> participant à la destruction en cours de nos sociétés, au profit d'un
> agglomérat d'individus individuels et individualistes.
Vous trouvez vraiment que les familles modernes, avec des gens qui savent pourquoi ils sont ensemble, qui se sont souvent rencontrés sur les bancs de l'école et ont des choses à se dire, sont moins intéressantes que les machins patriarcaux d'antan, soudés par les dépendances économiques et la belle complémentarité, au nom de laquelle l'éducation des filles était, comment dire.... différente?
> S'il faut à tout prix remplacer le mariage par un « mariage pour tous »,
> je suggère alors qu'on change le nom du mariage fertile traditionnel ;
> on pourrait l'appeler matrimoine (ou matrimonium, mais ça fait moins
> naturel), par exemple, à la romaine.
A mon avis (à vue de nez) il n'y aura pas foule au portillon.
(Soit dit en passant la vie de matrone ne me fait pas envie).
> Vous trouvez vraiment que les familles modernes, avec des gens qui
> savent pourquoi ils sont ensemble, qui se sont souvent rencontrés sur
> les bancs de l'école et ont des choses à se dire, sont moins
> intéressantes que les machins patriarcaux d'antan, soudés par les
> dépendances économiques et la belle complémentarité, au nom de laquelle
> l'éducation des filles était, comment dire.... différente?
Les familles modernes ne sont pas moins intéressantes, ni moins
respectables, il ne s'agit pas de cela. Je constate simplement, et Jr m'y
a aidé, qu'on cherche délibérément à « déconstruire » l'institution
matrimoniale.
> Les familles modernes ne sont pas moins intéressantes, ni moins
> respectables, il ne s'agit pas de cela. Je constate simplement, et Jr
> m'y a aidé, qu'on cherche délibérément à « déconstruire » l'institution
> matrimoniale.
oui, car l'individu est plus important que la famille.
Oui, car l'état est plus important que la famille.
La famille, c'est l'exploitation des enfants par les parents,
qui décident de tout, qui en plus veulent des bisous,
qui veulent que leurs enfants bossent bien à l'école, pour qu'ils aient plus tard une grosse paye, qui alimentera généreusement la caisse de retraite de leurs géniteurs.
Bon, je reconnais, c'est moins atroce que l'élevage d'enfants, pour en faire des soldats, justification des politiques familiales pendant 90 ans, soldats qui devront faire barrage de leurs cadavres le cas échéant à une invasion allemande, (ça n'a pas marché, la dernière fois), ou aller mettre les algériens au pas, (ça n'a pas marché non plus).
>> Vous trouvez vraiment que les familles modernes, avec des gens qui
>> savent pourquoi ils sont ensemble, qui se sont souvent rencontréssur
>> les bancs de l'école et ont des choses à se dire, sont moins >> intéressantes que les machins patriarcaux d'antan, soudés par les
>> dépendances économiques et la belle complémentarité, au nom de laquelle
>> l'éducation des filles était, comment dire.... différente?
> Les familles modernes ne sont pas moins intéressantes, ni moins
> respectables, il ne s'agit pas de cela. Je constate simplement, et Jr m'y
> a aidé, qu'on cherche délibérément à « déconstruire » l'institution
> matrimoniale.
Notez en passant que ceux qui s'opposent le plus fort à cette
déconstruction sont souvent pour leur part plutôt libres avec ce genre
d'engagement. À part quelques pasteurs et rabbins qu'on supposera moins
divorcés que les Copé et plus mariés que les monseigneurs.
D'une façon générale, les institutions contraignantes sont le plus souvent
défendues pour les autres. Je serais curieux de savoir qui, dans ces
parages, milite contre le mariage homo depuis une chaude cellule familiale
d'antan.
>> Vous trouvez vraiment que les familles modernes, avec des gens qui
>> savent pourquoi ils sont ensemble, qui se sont souvent rencontr s sur
>> les bancs de l' cole et ont des choses se dire, sont moins
>> int ressantes que les machins patriarcaux d'antan, soud s par les
>> d pendances conomiques et la belle compl mentarit , au nom de laquelle
>> l' ducation des filles tait, comment dire.... diff rente?
> Les familles modernes ne sont pas moins int ressantes, ni moins
> respectables, il ne s'agit pas de cela. Je constate simplement, et Jr m'y
> a aid , qu'on cherche d lib r ment d construire l'institution
> matrimoniale.
Elle n'a vraiment pas besoin d'aide pour faire a toute seule.
>> C'est très simple. L'homosexualité est naturelle parce que la nature le
>> permet.
>> De rien.
> Les guerres sont naturelles parce que la nature les permet.
> L'esclavage est naturel parce que la nature le permet.
> Les moustiques sont naturels parce que la nature le permet.
> idem les virus, les microbes...
> Le créateur de toutes ces choses est vraiment un sale con.
Heureusement que alabenne n'est pas son prophète !
>> Vous trouvez vraiment que les familles modernes, avec des gens qui
>> savent pourquoi ils sont ensemble, qui se sont souvent rencontrés sur
>> les bancs de l'école et ont des choses à se dire, sont moins
>> intéressantes que les machins patriarcaux d'antan, soudés par les
>> dépendances économiques et la belle complémentarité, au nom de
>> laquelle l'éducation des filles était, comment dire.... différente?
> Les familles modernes ne sont pas moins intéressantes, ni moins
> respectables, il ne s'agit pas de cela. Je constate simplement, et Jr
> m'y a aidé, qu'on cherche délibérément à « déconstruire » l'institution
> matrimoniale.
Oui. Et vous disiez que vous tenez au mariage parce que ça vous chagrine qu'on abandonne l'idée de famille. Or je vous réponds qu'à mon avis la famille se porte plutôt mieux (est plus à mon goût, disons) depuis qu'on déconstruit tranquillement le mariage.
> Le 12/11/18 15.15, bere a écrit :
> > Soutenir que l'homosexualité a des causes biologiques et génétiques
> > c'est du racisme. [...]
> N'importe quoi.
Le racisme c'est faire dépendre de la biologie le mal qui découle d'un choix libre. C'est postuler un être du mal ce qui relève du fantasme dualiste.
> > S'ils ne l'étaient pas les conduites humaines seraient prévisibles. Or
> > elles ne le sont pas.
> Je t'avais dit « Voir ci-dessous ».
Ridicule. Au niveau biologique, qui met en jeu des dizaines voire des centaines de milliers de molécules il n'y a plus d'effet quantique. On dirait que tu n'as jamais entendu parler de la décohérence, ce qui somme toute n'est pas très étonnant de la part d'un individu aussi incohérent que toi ! :-D
> > [...] Supposons que toute pensée soit un mouvement de particules.
> Personne ne
> > l'a prouvé, c'est juste une hypothèse, mais admettons-la. Cela veut-il
> > dire que la cause de la pensée c'est un mouvement de particules ? Ou que
> > la cause du mouvement de particules c'est la pensée ? Ou que la cause de
> > la pensée n'est pas un mouvement de particules mais autre chose ?
> > Nous savons que le monde des particules est mathématiquement informé et
> > de manière intégrale (principe de Galilée). [...]
> Pas cela encore ! Déjà vu - mille fois - déjà réfuté - mille fois.
Dans tes rêves. :-D
Je vois que tu n'as plus rien à m'opposer. Dont acte.
> Oui. Et vous disiez que vous tenez au mariage parce que ça vous chagrine
> qu'on abandonne l'idée de famille.
Non. L'abandon d'une idée, quelle qu'elle soit, ne me chagrine en aucune
façon. De plus, une famille peut exister sans mariage. Mes parents ont
divorcé lorsque j'étais encore enfant ; et mes grand-parents, des deux
côtés, avaient divorcé depuis bien longtemps déjà ; ils entretenaient tous
cependant d'excellentes relations, et j'ai grandi dans le cocon d'une
famille unie. Pour ma part, depuis plus de quarante ans, je n'ai pas
éprouvé le besoin de divorcer. Alors, le mariage ? C'est une institution,
c'est un monument. Qui ne nuit à personne et qu'il convient de préserver.
Et si d'autres institutions sont nécessaires à la vie d'aujourd'hui,
instituons ces institutions nouvelles. On aurait pu construire ainsi le
forum des Halles sans détruire le monument de Baltard. Lorsque je reviens
de Florence et que je vois Paris, ce qui me « chagrine », ce sont les
inexorables destructions de l'histoire de la ville où je suis né.
> n'est plus pénalisée
> est pénalisé.
> depuis longtemps.
> même que dedans
Toutes ces choses sont récentes, elles n'ont en gros que pas plus de la moitié de votre vie, ou le tiers, ou beaucoup moins. 20/30 ans de destruction mitrando-maçonnique, ce n'est rien au regard de l'histoire humaine, c'est même moins que les 70 ans de communisme, c'est vous dire.
De toute façon, faudra supprimer tout ce qui s'est fait depuis décembre 1787.
> Papy et Mamy, 90 ans aux prunes, mariés dans la maison de retraite, par > exemple? Chose interdite à Papy et Grand-Père, parce que eux, ils ne > peuvent pas procréer. Non mais.
De toute façon, à 90 ans, il y a trente ans qu'ils ne bandent plus.
>> Oui. Et vous disiez que vous tenez au mariage parce que ça vous
>> chagrine qu'on abandonne l'idée de famille.
> Non. L'abandon d'une idée, quelle qu'elle soit, ne me chagrine en aucune
> façon. De plus, une famille peut exister sans mariage. Mes parents ont
> divorcé lorsque j'étais encore enfant ; et mes grand-parents, des deux
> côtés, avaient divorcé depuis bien longtemps déjà ; ils entretenaient
> tous cependant d'excellentes relations, et j'ai grandi dans le cocon
> d'une famille unie.
Eh ben voilà.
> Pour ma part, depuis plus de quarante ans, je n'ai
> pas éprouvé le besoin de divorcer.
Le truc, c'est qu'il faut se marier avant. Vous avez pensé à cette formalité?
> Alors, le mariage ? C'est une
> institution, c'est un monument. Qui ne nuit à personne et qu'il convient
> de préserver.
Ça, c'est une belle pétition de principe. Si des citoyens trouvent que l'institution est inégalitaire, les autres ne peuvent pas dire que ça ne nuit pas.
Et on aurait pu dire la même chose de tas d'institutions monumentales. Esclavage, non-droit de vote de certains êtres humains, inégalité entre enfants naturels et légitimes, peine de mort... Et quand le divorce a été institué en Italie, on n'a pas manqué d'y dire que c'était de la destruction de monument.
> Et on aurait pu dire la même chose de tas d'institutions monumentales.
> Esclavage, non-droit de vote de certains êtres humains, inégalité entre
> enfants naturels et légitimes, peine de mort... Et quand le divorce a
> été institué en Italie, on n'a pas manqué d'y dire que c'était de la
> destruction de monument.
Après la loi sur la dissolution du mariage, il y eut en Italie, en 1974 -
j'étais alors à Florence -, un « referendum abrogativo » en vue d'abroger
ladite loi. Le « non » l'a emporté à 59,3 % (à 68,8 % en Toscane). La
constitution française ne permet pas ce genre de consultation populaire ;
aussi les lois de société sont affaire de partis et non pas du peuple.
>> Et on aurait pu dire la même chose de tas d'institutions monumentales.
>> Esclavage, non-droit de vote de certains êtres humains, inégalité
>> entre enfants naturels et légitimes, peine de mort... Et quand le
>> divorce a été institué en Italie, on n'a pas manqué d'y dire que
>> c'était de la destruction de monument.
> Après la loi sur la dissolution du mariage, il y eut en Italie, en 1974
> - j'étais alors à Florence -, un « referendum abrogativo » en vue
> d'abroger ladite loi. Le « non » l'a emporté à 59,3 % (à 68,8 % en
> Toscane).
Rien que l'existence du référendum en question... Rappelons pour la petite histoire ce qu'on appelait "divorce à l'italienne" à l'époque: trucider sa femme adultère dans le lit conjugal était légitime. Ça ne marchait que pour le mari, évidemment. Pas de référendum contre ça.
> La constitution française ne permet pas ce genre de
> consultation populaire ;
Référendum d’initiative minoritaire depuis 2008, suffit d'un cinquième des parlementaires et un dixième des électeurs, une paille :) Et ça ne peut pas défaire une loi juste votée. Pas sûr en plus que la loi sur le mariage soit dans le champ d'application. Mais bon, le référendum dans ce domaine permettrait essentiellement à la majorité de brimer la minorité, on voit ce que ça donne en Suisse ou aux USA.
> aussi les lois de société sont affaire de partis et non pas du peuple.
De partis ayant des représentants élus. Ça vaut mieux.
>> Oui. Et vous disiez que vous tenez au mariage parce que ça vous
>> chagrine qu'on abandonne l'idée de famille.
> Non. L'abandon d'une idée, quelle qu'elle soit, ne me chagrine en aucune
> façon.
Je n'ai pas compris ce que vous vouliez dire en disant ça, alors:
"Je voulais, je voudrais seulement que la notion de mariage ne fût pas
amputée de celle de famille"
Le mariage est en train de cesser d'être le lieu où la famille se définit, et visiblement vous n'aimez pas ça. Je ne comprends pas bien pourquoi, vu ce que vous dites par ailleurs.
> De plus, une famille peut exister sans mariage.
Oui. Pas le même genre. Un genre que je préfère, quant à moi. Avec moins de risque d'hypocrisie et plus de possibilité de vraie chaleur.
> Mes parents ont
> divorcé lorsque j'étais encore enfant ; et mes grand-parents, des deux
> côtés, avaient divorcé depuis bien longtemps déjà ; ils entretenaient
> tous cependant d'excellentes relations, et j'ai grandi dans le cocon
> d'une famille unie. Pour ma part, depuis plus de quarante ans, je n'ai
> pas éprouvé le besoin de divorcer. Alors, le mariage ? C'est une
> institution, c'est un monument. Qui ne nuit à personne
Bien sûr que si ça nuit. Ca contribue à donner aux enfants l'idée qu'aimer quelqu'un pour de vrai, c'est avoir envie de lui promettre ça. Et que si on n'y arrive pas, c'est un échec.
Depuis le temps que, dans les actes, peu de gens continuent de croire au mariage, ça me chagrine qu'on ne veuille pas penser quelles valeurs nous mènent (sauf sur un mode bêtement négatif, genre "tout se dégrade").
> et qu'il convient
> de préserver.
Je trouve moi qu'il convient de ne pas préserver ça. Ca a fait assez de mal, passons à autre chose.
> Et si d'autres institutions sont nécessaires à la vie
> d'aujourd'hui, instituons ces institutions nouvelles. On aurait pu
> construire ainsi le forum des Halles sans détruire le monument de
> Baltard. Lorsque je reviens de Florence et que je vois Paris, ce qui me
> « chagrine », ce sont les inexorables destructions de l'histoire de la
> ville où je suis né.
Je ne partage pas votre esthétisme en matière d'institutions. Je me trouve plutôt bien que l'esclavage ait été aboli, et que le droit de vote ait été donné aux femmes.
> Rien que l'existence du référendum en question... Rappelons pour la
> petite histoire ce qu'on appelait "divorce à l'italienne" à l'époque:
> trucider sa femme adultère dans le lit conjugal était légitime. Ça ne
> marchait que pour le mari, évidemment. Pas de référendum contre ça.
L'expression « divorce à l'italienne » tenait de la satire. Il s'agissait
d'un délit d'honneur ; deux mots qui font frémir : l'honneur abaissé à la
réputation, le crime au délit. Ce n'est qu'en 1981 que fut abrogé
l'article 587 du Codice penale : « Quiconque cause la mort de son
conjoint, de sa fille ou de sa sœur, au moment où il découvre leur
relation charnelle illégitime ou dans un état de colère déterminé par
l'offense faite à son honneur ou à celui de sa famille, est puni par trois
à six années de réclusion. A la même peine est soumis qui, dans lesdites
circonstances, cause la mort de la personne qui a une relation charnelle
illégitime avec son conjoint, sa fille ou sa sœur. »
>> Rien que l'existence du référendum en question... Rappelons pour la
>> petite histoire ce qu'on appelait "divorce à l'italienne" à l'époque:
>> trucider sa femme adultère dans le lit conjugal était légitime. Ça ne
>> marchait que pour le mari, évidemment. Pas de référendum contre ça.
> L'expression « divorce à l'italienne » tenait de la satire.
Je m'en doutais un peu, voyez-vous :) C'est d'ailleurs le titre du film qui a fait bouger les choses.
> Il
> s'agissait d'un délit d'honneur ; deux mots qui font frémir : l'honneur
> abaissé à la réputation, le crime au délit. Ce n'est qu'en 1981 que fut
> abrogé l'article 587 du Codice penale : « Quiconque cause la mort de son
> conjoint, de sa fille ou de sa sœur, au moment où il découvre leur
> relation charnelle illégitime ou dans un état de colère déterminé par
> l'offense faite à son honneur ou à celui de sa famille, est puni par
> trois à six années de réclusion. A la même peine est soumis qui, dans
> lesdites circonstances, cause la mort de la personne qui a une relation
> charnelle illégitime avec son conjoint, sa fille ou sa sœur. »
Oui, on pouvait trucider l'amant/e avec. Je découvre que c'était valable aussi pour la femme. Quel soulagement.
>> L'expression « divorce à l'italienne » tenait de la satire.
> Je m'en doutais un peu, voyez-vous :)
Je n'en ai jamais douté :)
>> Il
>> s'agissait d'un délit d'honneur ; deux mots qui font frémir : l'honneur
>> abaissé à la réputation, le crime au délit. Ce n'est qu'en 1981 que fut
>> abrogé l'article 587 du Codice penale : « Quiconque cause la mort de son
>> conjoint, de sa fille ou de sa sœur, au moment où il découvre leur
>> relation charnelle illégitime ou dans un état de colère déterminé par
>> l'offense faite à son honneur ou à celui de sa famille, est puni par
>> trois à six années de réclusion. A la même peine est soumis qui, dans
>> lesdites circonstances, cause la mort de la personne qui a une relation
>> charnelle illégitime avec son conjoint, sa fille ou sa sœur. »
> Oui, on pouvait trucider l'amant/e avec. Je découvre que c'était valable
> aussi pour la femme. Quel soulagement.
Que vous soyez soulagé me ravit ; mais j'émettrai quelques doutes sur le
remède. Je n'en suis pas certain, mais j'ai tout lieu de croire que «
chiunque « (quiconque) se réfère ici exclusivement au conjoint mâle, au
mari. Vous aurez certainement remarqué qu'il n'est pas question de la mort
du fils ou du frère. Si un homme découvre son fils ou son frère en
flagrant délit d'adultère, à l'instar de Sem et de Japhet, il est
implicitement invité à couvrir leur nudité. S'il découvre sa fille ou sa
sœur, il peut tuer. Il peut tuer la fille ou la sœur, l'amant, la fille ou
la sœur et l'amant. L'épouse est priée de ne rien découvrir. Faut-il
attribuer de telles mœurs aux vestiges de l'occupation musulmane sur le
territoire sicule ?