Ce sera le dernier legs de Tony Blair avant de céder son poste de
premier ministre, le 27 juin, au ministre des finances, Gordon Brown :
une refonte de la politique énergétique de la Grande-Bretagne. Présenté
au Parlement, mercredi 23 mai, le Livre blanc du gouvernement retient
deux objectifs stratégiques - la sécurisation des approvisionnements et
la lutte contre le réchauffement climatique - et privilégie deux
instruments - les économies d'énergie et la construction de nouvelles
centrales nucléaires pour remplacer le plus vieux parc d'Europe.
Abondantes jusqu'à la fin des années 1990, les ressources pétrolières et
gazières de la mer du Nord s'épuisent. La Grande-Bretagne risque de
devenir dépendante de puissants producteurs et "elle doit faire face à
des pays comme la Russie, qui sont prêts à utiliser les ressources
énergétiques comme instrument politique", a prévenu M. Blair, mercredi,
dans le Times. Il a aussi rappelé que Londres va s'engager à réduire de
60 % ses émissions de CO2 d'ici à 2050 par rapport à leur niveau de 1990.
Les énergies renouvelables tirées du soleil, du vent et des vagues (15 %
de l'électricité prévus en 2015), la recherche sur le captage et la
séquestration du CO2 et les économies d'énergie seront encouragées et
développées, souligne le Livre blanc. Mais cela ne suffira pas,
ajoute-t-il, tout comme M. Blair d'ailleurs.
Les 19 réacteurs en service actuellement fournissent 20 % de
l'électricité britannique, mais 6 % en 2025. Si l'on exclut le
nucléaire, a assuré le ministre de l'industrie, Alistair Darling, "il y
a toutes les chances qu'il soit remplacé par le gaz et le charbon qui,
bien sûr, rejettent du CO2".
Le choix du nucléaire est loin de faire l'unanimité. Ses opposants
rappellent les incidents sur le site de Sellafield. Sous la pression de
Greenpeace, le gouvernement devra encore prolonger les débats publics
avant de donner son feu vert fin 2007. Entre la certification des
réacteurs, les études et les travaux, la première centrale de troisième
génération n'entrera pas en service avant 2017. L'année où le pays
risque d'être à un point critique de sa production d'électricité, de
nombreux réacteurs ayant déjà cessé de fonctionner.
LE MARCHÉ LE PLUS PROMETTEUR
Les groupes d'énergie français (EDF, Suez) et allemands (E. ON, RWE) ont
aussitôt offert leurs services pour concevoir et assembler ces nouvelles
centrales. Le patron d'EDF, Pierre Gadonneix, qui a déjà eu l'occasion
de vanter les mérites des technologies françaises à M. Blair, va
s'associer à Areva pour proposer l'EPR (European Pressurized Reactor).
E. ON devrait faire des offres avec le même EPR, mais aussi l'AP 1000 de
l'américano-japonais Westinghouse-Toshiba, voire le réacteur de
l'américain General Electric.
Chez Suez, on est persuadé qu'"il y a de la place pour beaucoup
d'acteurs" et on "se positionne fermement". Exploitant déjà 7 réacteurs
en Belgique, le groupe de Gérard Mestrallet va poursuivre ses
discussions avec British Energy. Cette société de production
d'électricité est très convoitée, car elle dispose de sites sur lesquels
fonctionnent déjà huit réacteurs nucléaires.
Les experts en conviennent, la fermeture progressive des centrales (sauf
une) d'ici à 2025 fait de la Grande-Bretagne le marché le plus
prometteur à court terme. Mais le gouvernement a annoncé que les
nouvelles unités ne seront pas financées sur fonds publics. Les
investisseurs retenus devront répartir les risques. Pour de tels
investissements - un EPR coûte 3,3 milliards d'euros -, EDF, E. ON, RWE
et Suez sont autant à la recherche de partenaires que d'une visibilité
réglementaire et financière.
Jean-Michel Bezat
Article paru dans l'édition du 25.05.07.
> La relance du nucléaire en Grande-Bretagne aiguise
> l'appétit d'EDF, de Suez et d'Areva
Si vous voulez absolument être plonké, il est inutile
de citer intégralement le quotidien Le Monde, il suffit
de demander gentiment.
les articles du monde restent ils accessibles en ligne ?
--
Thierry
Un ballon d'hélium dans la voiture part en arrière quand je freine ?
news:fr.sci.divers
oui, dans un laps de temps donné.
non, au delà de ce laps de temps.
>> les articles du monde restent ils accessibles en
>> ligne ?
>
> oui, dans un laps de temps donné.
> non, au delà de ce laps de temps.
Si vous passez par la recherche interne au Monde,
l'accès aux articles archivés (assez rapidement, au
bout de quelques jours) est payant, mais si vous avez
un lien direct vous pouvez y accéder gratuitement.
Exemple : cet article du 3 mai 2007 sur Sarkozy-Royal,
en seconde position dans la recherche du Monde :
http://tinyurl.com/5rtgx3
Si vous cliquez sur le lien de la page de résultats,
vous tombez sur la page 'Edition abonnés'.
Mais si vous utilisez le lien direct vers l'article,
vous y arrivez sans souci :
http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-823448,49-904689@51-901327,0.html
> Si vous passez par la recherche interne au Monde,
> l'accès aux articles archivés (assez rapidement, au
> bout de quelques jours) est payant, mais si vous avez
> un lien direct vous pouvez y accéder gratuitement.
ah tient, je vais voir si ça fonctionne avec le JIR (J)
Journal de l'Ile de la Réunion, mais je doute !
on verra la semaine prochaine:
Mayotte, l'Ile aux parfums, promis a départementalisation,
mais ça semble sérieusement compromis =>
bientôt aux mains des islamistes des Comores
http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=180780
et
http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=180816
--
Thierry
Lecteur de news de course:
http://www.mesnews.net
ça ne fonctionne évidemment pas, on propose l'achat
et c'est ainsi pour quasi tous les médias, le monde est donc une
exception, donc, vous auriez du lui signaler la chose, au lieu de lui
foncer dans le lard ^^
--
Thierry
http://ardf.free.fr
> Thierry M. :
>> Margrave Nhor :
>>
>>> Si vous passez par la recherche interne au Monde,
>>> l'accès aux articles archivés (assez rapidement,
>>> au bout de quelques jours) est payant, mais si
>>> vous avez un lien direct vous pouvez y accéder
>>> gratuitement.
>>
>> ah tient, je vais voir si ça fonctionne avec le JIR (J)
>
> ça ne fonctionne évidemment pas, on propose l'achat
>
> et c'est ainsi pour quasi tous les médias, le monde
> est donc une exception,
Non, sauf erreur c'est la même chose pour tous les
grands quotidiens nationaux sur internet.
> donc, vous auriez du lui signaler la chose, au lieu
> de lui foncer dans le lard ^^
Je ne lui suis pas "rentré dans le lard", mais il se
trouve que c'était le sixième ou septième article du
Monde qu'il recopiait intégralement sans résumé, sans
entrée en matière et sans commentaires ; la valeur
ajoutée de ce procédé est quand même assez faible.
Cela dit, j'admets bien volontiers qu'au point où on en
est sur fsp, un peu plus ou un peu moins de bruit ne
change plus grand chose.
C'est alors une erreur de conception... Pourquoi donner gratuitement
accès à un article à ceux qui ont un hyperlien direct, mais pas à ceux
qui ne l'ont pas ?
Je suis tenté de penser, comme vous, qu'il s'agit d'une
faiblesse dans la structure du site ; il devait être
trop lourd de modifier les accès ou les droits pour
cette seule question. D'une manière générale, la
consultation des archives doit rapporter assez peu, le
quotidien économique La Tribune a d'ailleurs cessé de
prétendre faire payer les accès à ses archives :
http://afp.google.com/article/ALeqM5jLBon-VpZQVUAZHSMYsPx9Ay6cpA