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Témoignages,Habiter près d'un site nucléaire influe-t-il sur votre vie quotidienne ?

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jm

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Jul 21, 2008, 2:04:47 PM7/21/08
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Témoignages,Habiter près d'un site nucléaire influe-t-il sur votre vie
quotidienne ?

LEMONDE.FR | 21.07.08 | 14h09 • Mis à jour le 21.07.08 | 15h30

* Souvenirs..., par Fabrice Tortel

J'ai vécu de 6 à 20 ans à proximité de la centrale de Cruas, la fameuse
dotée d'une cheminée recouverte d'une mosaïque représentant un enfant
jouant avec les quatre éléments fondamentaux. Métaphore tristement
ironique qui est celle de l'innocent scientifique manipulant l'atome...
Enfant, je pouvais l'apercevoir de la fenêtre de ma chambre en pensant
qu'il s'agissait de la "machine à faire les nuages"...
Je n'ai jamais pu m'empêcher de faire l'association avec les événements
de Tchernobyl. Ainsi, très tôt, j'ai été intéressé par tout ce qui
touchait au nucléaire. Je me suis très vite impliqué en me documentant
énormément auprès de la presse, des bibliothèques et autre sources comme
la CriiRad au point d'en devenir presque dépressif tellement les
affaires "étouffées" étaient nombreuses et terrorisantes. J'ai été
particulièrement touché par la triste affaire du professeur Bandajevsky,
en Biélorussie [incarcéré de 1999 à 2005 pour avoir mis en cause la
version officielle de la catastrophe].
Aujourd'hui mes parents habitent en campagne et on ne voit plus la
centrale. Elle n'en est pas à moins de 10 km...
Cependant, les conséquences sur le quotidien me semble faibles. Energie
"propre", qu'on ne voit pas, qu'on ne sent pas. De ce fait, les gens
sous-évaluent le danger. Beaucoup sont déjà convertis par les prêcheurs
que l'on trouve chez les employés de la centrale : "C'est pas dangereux
! Les radiations, c'est comme quand tu vas faire une radio ! Et puis, ça
peut pas péter ! Ah ça non ! On y veille bien sûr !"...
Moi, quand je passe à côté, j'ai froid et mon cœur s'arrête.

* Aucune conséquence, par Margot Thouvenin

Je vis pour ma part dans la commune de Saint-Julien-le-Montagnard,
voisine de celle de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) qui abrite
le centre de Cadarache. Hormis la transmission d'un bon nombre
d'informations ainsi que des exercices réguliers pratiqués notamment
dans les écoles, il n'y a aucune conséquence sur le quotidien. A ce
jour, aucune alerte n'a concerné la population habitant autour de ce
site. De plus, nous sommes regulièrement rassurés par la publication
d'études telles que celles menées par l'IRSN sur ce site.

Les récentes fuites d'uranium constatées au Tricastin ont relancé le
débat sur la sécurité des sites nucléaires en France. Vous habitez à
proximité d'une centrale, d'une mine d'uranium ou d'un site de
traitement de déchets nucléaires, quelles sont les conséquences sur
votre quotidien ?

* Ici, mieux qu'ailleurs, par Christophe Le Cannellier

J'habite le Nord-Cotentin. Je suis à 10 km de Flamanville (CNPE) et à 30
km du centre de retraitement des combustibles de la Hague, ainsi que des
installations nucléaires de DCNS. Si on passe rapidement sur les aspects
micro-économiques à effet immédiat (emplois directs et indirects,
infrastructures luxueuses payées par la taxe pro, dynamisation du tissu
régional), les conséquences sur mon quotidien, en termes de nuisance,
comme le sous-entend le titre, sont nulles. La lamentable émission, où
un clown en tenue vinyle se promène dans le cimetière de Beaumont-Hague
en plein brouillard, près de la tombe d'un enfant, ne représente en rien
la réalité. Le nucléaire est dangereux, tout le monde le sait. Comment
le nucléaire est-il dangereux, ça, beaucoup moins de monde le sait :
n'entend-on pas parler d'"explosion nucléaire" à Tchernobyl, alors qu'il
ne s'agissait que d'une explosion de vapeur ayant endommagé le cœur,
permettant la fuite de radio éléments ? n'entend-on pas les pires
âneries – alors que Wikipédia est une mine d'infos à la portée de tout
internaute – sur les déchets et leur toxicité ? Je vis à côté de ces
sites industriels, mieux protégés que tout autre site chimique. Et près
de chez moi depuis plus de quarante ans, plein de gens vivent heureux
leur retraite. Je ne connais pas de familles décimées, comme par
exemple, hélas, dans la vallée de l'Andelle (Seine-Maritime), où
l'amiante a fait des ravages. Alors, oui, je vis à côté de ces sites et
le bilan est globalement positif.

* Pas d'influence, par Frédéric Brun

Hormis avoir dans sa pharmacie la plaquette du PPI (Plan particulier
d'intervention) de la préfecture, qui dit quoi faire en cas d'accident,
et les comprimés d'iode, pas d'influence spéciale. Je pense qu'on
s'habitue par ailleurs à la présence d'un site nucléaire, qui présente
très peu de nuisances directement mesurables, olfactives par exemple.
Par ailleurs, les sites ont généralement plusieurs dizaines d'années
d'existence et de fonctionnement, et l'absence d'impact sanitaire après
toutes ces années démontre leur très faible empreinte environnementale.
Qui plus est aujourd'hui, où les normes de rejets et de contrôles sont
plus strictes qu'au début de la vie de ces sites nucléaires.

* Vivre comme si de rien était, par Marie Basenach

J'ai grandi dans un village proche de la centrale nucléaire de
Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille centrale nucléaire de France
mise en service en 1978, qui m'a accompagnée dans mon quotidien pendant
quelques années.
Discrète dans le paysage (elle n'est pas affublée de grosses cheminées),
on a tendance à l'oublier, à vivre comme si de rien n'était. Et puis de
temps en temps... Une coupure de presse relatant un "incident mineur".
Des pastilles d'iode distribuées dans les boîtes à lettres. Des
exercices à l'école pour reconnaître la sirène caractéristique d'un
accident nucléaire et savoir comment réagir. Des mots qui reviennent
instinctivement à chaque essai de sirène : se confiner, écouter la
radio, ne pas téléphoner. Des manifestations d'associations
antinucléaires qui se font huer par les voisins qui travaillent à la
centrale. Les amis qui ne se sentent pas très en sécurité à venir nous
rendre visite.
Malgré sa présence au quotidien, il y a comme un tabou : ne pas dire
qu'on a peur, qu'on est contre, qu'on aimerait sa fermeture.

* Franchement, j'ai peur..., par Troas

J'habite en Belgique, à 10 km à vol d'oiseau des deux centrales
nucléaires de Chooz, dans les Ardennes... Les deux panaches de fumée
blanche (qui ne sont d'aucun danger : c'est de la vapeur d'eau) me
rappellent continuellement l'existence et l'activité des centrales.
Quand on ne voit qu'un seul panache, on sait qu'il y a un problème sur
l'un des réacteurs. Cela arrive souvent mais jamais, on ne nous dit la
teneur et l'importance du problème. On nous a promis en son temps la
distribution de capsules d'iode... Jamais vu leur couleur.... Et si un
commando d'Al-Qaida lançait un Boeing ou un Airbus sur la centrale ? Le
choix du tout nucléaire qu'ont fait nos deux pays est vraiment pour moi
un très mauvais choix.

* Comment fait-on pour marcher ?, par Clément Larrivé

Je suis né dans le village de Chabeuil, traversé par la Véore, dans le
département de la Drôme. Pour se rendre au travail, ma mère, deux fois
par jour, croisait la route de la centrale de Cruas, ou Cruas-Meysse,
sur les bords du Rhône. Cette centrale est implantée sur les communes de
Cruas et de Meysse, en Ardèche. Elle est toujours en activité.
Lors de ma naissance, mes parents m'ont accepté comme j'étais, et cela
leur a toujours paru une évidence. Je n'ai pas gardé de contacts dans
cette région, mais aux dires de ma mère, plusieurs enfants, dans une
même rue de Chabeuil, sont nés comme moi handicapés. Leucémies,
malformations ont frappé sans cibler, au hasard, touchant une famille
ici, une famille là.
Pourtant, rien n'indique que la centrale en est la cause, mais le
désastre de Tchernobyl et les conséquences qui ont suivi ont apporté des
réponses claires sur les risques subis, ne serait-ce que par la plus
infime des fuites venant d'une centrale. Les gouvernements de l'époque
souhaitaient minimiser les choses, cherchant à argumenter sur une
énergie "alternative", malgré la production inévitable de déchets.
Je ne suis pas pour autant partisan de l'éclairage à la bougie. C'est
refuser toute conquête scientifique que de vouloir cela, et je sais
aussi que demander plus de tests avant une mise en marche demande
beaucoup d'investissements de toutes sortes.
Maman, ça fait quoi de marcher avec deux jambes ?

Les récentes fuites d'uranium constatées au Tricastin ont relancé le
débat sur la sécurité des sites nucléaires en France. Vous habitez à
proximité d'une centrale, d'une mine d'uranium ou d'un site de
traitement de déchets nucléaires, quelles sont les conséquences sur
votre quotidien ?

* C'est difficile de ne pas être au courant, par Jean-Louis Wilmart

Je vis à Bagnols-sur-Cèze (Gard) depuis huit ans, c'est-à-dire entre
Marcoule, Eurodif et Tricastin, et je n'ai vraiment pas le sentiment
d'être en danger. J'habitais avant dans la presqu'île de Crozon, où se
trouvent sous-marin et têtes nucléaires (combien ???) et là tout est
opaque, aucune mesure de sécurité en cas d'accident, pas de pastille
d'iode, rien, et je fais confiance à la marine pour enterrer tous les
problèmes.
Ici nous avons reçu un livret de consignes, des pastilles d'iode, et
apparemment dès qu'il y a un petit problème, c'est difficile de ne pas
être au courant.
Je connais l'industrie nucléaire et, hormis des problèmes comme celui
d'Eurodif, car à ma connaissance la centrale du Tricastin n'a rien à
voir là-dedans, je ne crois pas trop à une catastrophe majeure. Les
réacteurs français n'ont rien à voir avec Tchernobyl, et l'accident de
Three Mile Island (survenu le 28 mars 1979 aux Etats-Unis, dans l'Etat
de Pennsylvanie) a démontré que même en cas de catastrophe, ce type de
réacteur ne rejette rien. Je dors tranquille, et je me dis qu'en cas de
gros problèmes électrique un hiver, c'est pas plus mal d'être à côté du
poêle.
J'ai aussi vécu dans les landes à côté d'une usine de cellulose, c'est
autrement pénible, une infection. Certains jours, une odeur de
choucroute pourrie particulièrement tenace, ici le panache de vapeur du
Tricastin nous donne la direction du vent.

* Gravelines, six réacteurs et la mer du Nord, par Paulo-Serge Lopes

J'habite dans la région dunkerquoise, à quelques kilomètres de la
centrale nucléaire de Gravelines (Nord) qui compte six réacteurs, soit
la plus importante en europe occidentale.
Les impacts de ce "voisinage" tiennent pour l'essentiel en une
dépendance marquée des finances et de l'économie locales vis-à-vis du
nucléaire, au point d'atrophier le débat sur les incidents liés au
mauvais management de l'installation (et les problèmes liés à la
sous-traitance), les conséquences sanitaires de son fonctionnement tant
envers ses salariés que la population dans son ensemble, mais aussi
quant au terme d'activité de l'installation.
Cette nucléaro-dépendance influe sur l'image du littoral de manière
croissante comme une région qui, d'un point de vue énergétique, est
encore mal développée et ne sait pas assez se renouveler en ce domaine.
EDF a l'intention de construire à proximité de la centrale nucléaire un
terminal méthanier, ce qui ajoute aux problèmes importants de risques
industriels (existence de 13 sites Seveso) courus dans ce secteur.
Avec le mouvement associatif, il a été mené pendant deux années une
étude intitulée "Virage Energie Nord-Pas-de-Calais" qui démontre que
l'on peut concilier la fin à l'échéance prévue de cette installation
(2020-2030) et le respect du facteur 4 (produire autant de richesse en
utilisant quatre fois moins de matières premières et d'énergie) à
l'horizon 2050.

* J'ai habité près du Tricastin pendant vingt ans, par Emmanuel Monnin

Bonjour, j'ai habité durant vingt ans à Saint-Paul-Trois-Châteaux
(Drôme), ville ou est placée la centrale nucléaire du Tricastin. Rien ne
m'a jamais dérangé durant ces années, mis à part la pollution visuelle.
Mais comment peut-on savoir ce qui s'y passe exactement ? En effet, on
lit aujourd'hui que des fuites due à une usine militaire étaient
antérieure à la fuite constatée en juillet. Ceci est très grave et met
en danger la population environnante sans qu'elle le sache. Et juste peu
après que cette fuite apparaisse, on en trouve une nouvelle dans le nord
du département. Ceci est intolérable, les déchets radioactifs polluent
pendant des années et on ne connaît pas exactement leurs effets à long
terme avec des faibles concentrations. Ma mère habite toujours a
Saint-Paul-Trois-Châteaux, et je trouve intolérable que de tels
accidents se produisent. Le nucléaire est dangereux et les contrôles
devraient être multipliés par deux et être beaucoup plus rigoureux ;
leurs résultats devraient être communiqués à la population locale sur
une échelle de temps bien définie. A quand le prochain incident
(catastrophe???) ?

* Pintades atteintes, par Leneveu Robert

J'habite à la Fourquette, dans la Manche, près de Bredonchel, pas loin
de Bricquebec. Je suis donc à environ 35 kilomètres à vol d'oiseau de
Flamanville. Je constate que sur une vingtaine de pintades que j'élève
chaque année, plusieurs se mettent subitement, souvent aux grandes
équinoxes, en position de combat, plumes ébouriffées, bec grelottant.
Mon vétérinaire me dit qu'il y a sans doute, dans l'air
vraisemblablement, une pollution par rejets nucléaires.
Je ne sais pas trop quoi en penser.
Où se renseigner ? Comment vérifier ? Ce qui est évident, c'est que la
chair des pintades a perdu sa saveur et qu'elles se battent et se blessent.

* Tromperies, méfiance, par Philippe Sagnes

Je vis entre Cruas et Tricastin, à Donzère (Drôme). Nous sommes comme
des moutons, nous les civils. L'interdiction de la divulgation des
trajets de combustible a appuyé le pouvoir des industriels et des
financiers. Le jour où il y aura une catastrophe majeure, nous sommes
intimement persuadés que nous en ferons les frais à tous les niveaux. Il
y a une légende urbaine à ce propos : beaucoup de mes concitoyens
pensent que les militaires stationnés à Valence et Orange seraient mis à
contribution pour nous empêcher d'évacuer lors d'un accident type
Tchernobyl ! C'est dire que la com' d'Areva Socatri FCBC et consorts,
sans oublier les agences gouvernementales, est déplorable, aux ordres et
manipulatrice. L'intérêt économique prime, au détriment de la
population. A voir le dernier incident, le retard pour avertir
correctement les résidents.

Les récentes fuites d'uranium constatées au Tricastin ont relancé le
débat sur la sécurité des sites nucléaires en France. Vous habitez à
proximité d'une centrale, d'une mine d'uranium ou d'un site de
traitement de déchets nucléaires, quelles sont les conséquences sur
votre quotidien ?

* On doute, par Olivier Seller

Dans ma commune proche de deux centrales (Loiret), plusieurs de mes amis
et camarades ont eu des leucémies. Cela arrive partout bien sûr, mais
comme c'est l'opacité qui domine ma perception du nucléaire civil en
France, je douterai toujours.
J'ai entendu comme explication de la fréquence un peu trop élevée des
leucémies "concentration rapide de population liée a la construction des
centrales", ce sont des gens sérieux qui le disent alors on a envie de
les croire, cependant l'envie n'est pas plus forte que le doute.
Je suis convaincu que le nucléaire civil est une bonne technologie,
comme je suis convaincu que s'il arrive un accident grave, ou si une
étude épidémiologique trouve quelque chose, on ne le saura pas assez vite.
J'aimerais qu'on lance des études de grande ampleur pour suivre les
populations habitant à proximité des centrales, comme on le fait pour
les téléphones mobiles.

* Habitant près de la Hague, par Olivier LQ

Si une différence avec la situation précédente s'est installée avec
l'installation de l'usine de retraitement de Flamanville, c'est dans les
équipements qu'on peut la rechercher : pratiquant le judo dans un club
voisin de l'usine mais en dehors de la zone de taxe foncière et de taxe
professionnelle, nous avons des équipements "normaux": un dojo, que nous
partageons, une salle de musculation, que nous utilisons lorsque les
fanas de la gonflette ne s'en servent pas. Quelle ne fut pas notre
surprise lors d'un échange avec un club qui, lui, est situé sur une
commune bénéficiant de la manne Areva ! Un dojo réservé au judo, sur
deux étages, avec une salle de musculation suréquipée au rez-de-chaussée
! A la question "mais comment se payer tout ça?", la réponse fuse :
"Demandez à Areva !"... Un projet a besoin de subvention ? Areva ! Un
club de sport a besoin d'équipement ? Areva ! Une classe verte veut
partir un peu plus loin que d'habitude ? Areva !
Je n'ai pas vu de dépréciation de la santé dans la Hague, mais dans
cette partie de la Manche que toutes les industries ou presque ont
désertée, force est de reconnaître que la filière nucléaire est la
dernière présente et la première à apporter son denier lorsque c'est
nécessaire. Au moment où l'armée renonce à sa mission d'aménagement du
territoire, la filière de l'atome serait la dernière à venir à l'aide
des régions sinistrées?

* Chernobourg mon amour.., par Talefaisse Aurore

Il est des métonymies persistantes : la Hague, site nucléaire. Un sujet
qui mériterait sa place à l'épreuve de philo du bac : peut-on acheter le
risque ? Ou quelque chose comme ça. Car une partie de la Normandie vit
du nucléaire ; le plus grand employeur de la région qu'est la Cogema
offre des moyens considérables aux villes alentour pour les écoles, les
bibliothèques... L'ensemble des structures nécessaires aux habitants.
On sait que la fin de l'activité nucléaire mettrait à mal l'économie de
la région. Et puis tous les ans des gens viennent manifester ; "c'est
anti-environnemental, c'est honteux". Alors on a peur, quelques minutes,
pour notre santé. Il paraît que les problèmes de glande thyroïde sont
plus élevés chez nous qu'ailleurs... Alors, régulièrement, nos boîtes
aux lettres sont remplies de dépliant rassurants concernant la
traçabilité de l'activité... On nous invite à visiter le site-ville.
Il serait héroïque de condamner le site et planter un drapeau vert sur
les falaises de la Hague. Mais Chernobourg mon amour...

* Une révolution, par Marcel Le Ru

Cela n'influe pas du tout sur notre quotidien, il y a quarante-cinq ans
que nous habitons dans le triangle Cruas-Pierrelatte
(Tricastin)-Marcoule. Il faut avoir vu ces villes et villages, entre
Montélimar et Orange, lors de notre arrivée : sales, vétustes, les
trottoirs servaient d'égouts, etc. Et maintenant : une révolution ! De
plus ces communes ne sont pas pauvres : les emplois apportés, les
salaires en général sont confortables comparé au plan local.
Il y aurait encore beaucoup à dire (en bien) avec l'arrivée de ces
usines. La preuve? Drôme, Gard, Vaucluse se battent pour avoir le
deuxième EPR.

* Saint-Laurent - Chinon, par François Chancelier

J'habite entre les centrales de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et
Chinon (Indre-et-Loire). Lors des étés secs, les centrales demandent des
dérogations pour pomper l'eau dans les cours d'eau ; je ne pense pas que
ces pompages soient inoffensifs au niveau de l'environnement. Il est
anormal que nous ne soyons pas informés des incidents dans les centrales.
Pour couronner le tout, les communes perçoivent des taxes
professionnelles astronomiques qui ne les incitent pas à demander des
comptes à EDF, et créent des inégalités entre les collectivités.
De plus, EDF recherche actuellement des sites pour enfouir les déchets
nucléaires, en faisant miroiter aux communes la manne que représente la
taxe professionnelle qu'elles toucheront.
Les conséquences sur ma vie quotidienne sont le manque de confiance
envers les gestionnaires des centrales, qui me laisse à penser que nous
ne serons pas avertis en cas de problème ; le manque de protection en
cas d'attentat terroriste ; la crainte de voir s'installer à proximité
immédiate de chez moi un site de stockage de déchets nucléaires avec les
contraintes et risques correspondants ; et enfin, le manque de
concertation des citoyens dans la politique de développement du
nucléaire, qui est affiché comme incontournable en matière d'énergie
"propre".
En comparaison, les installations d'éoliennes sont beaucoup plus
discutées et contestées alors qu'elles représentent peu de risques pour
la santé publique.

* Tout est sous contrôle, par Audrey Cordova Flores

Cela fait plus de dix ans qu'avec ma famille sommes partis de
Nogent-sur-Seine. C'est une petite ville dans l'Aube, qui maintenant est
plus connue par sa centrale nucléaire (et par le nouveau projet
nucléaire du président Sarkozy) que par ses paysages.
Les deux cheminées qui rejetaient des "nuages blancs" m'intriguaient
fortement. En effet, des fenêtres de l'appartement de mes parents, on
pouvait appercevoir les fumées s'élever vers le ciel.
Je redoutais le moment où la sirène allait retentir : que cela soit à 3
heures du matin ou bien pendant l'école, cela me donnait la chair de poule.
Je me souviens quand on nous distribuait des gélules d'iode, au cas ou
il y aurait une fuite importante, mais bien entendu on s'empressait de
nous rassurer que tout était sous contrôle.Que nous n'avions rien à
craindre. Evidemment, je comprenais au fil des années la dangerosité de
la centrale nucléaire, alors que personne n'en parlait vraiment.
Mes grands-parents ont toujours vécu là-bas et je pense qu'ils y
resteront toujours ; malheureusement pour eux, ils ont dû assister à la
mort de nombre de leurs amis, ce qui est normal me direz-vous à partir
d'un certain âge. Mais permettez-moi de vous poser une seule question :
croyez-vous que ce soit une coïncidence si la plupart de leurs amis sont
morts de cancer ?
On ne peut se lancer dans des projets nucléaires d'une ampleur aussi
importante sans informer la population des conséquences, comme des
cancers de la thyroïde, ou de ses dysfonctionnements.

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Lpo...@gmail.com

unread,
Jul 21, 2008, 5:57:29 PM7/21/08
to
On 21 juil, 14:11, "Cassandre" <Cassan...@fear.fr> wrote:
> x-no-archive: yes
> Dans les news : 4884cfbf$0$296$7a628...@news.club-internet.fr,
> jm  <j...@nospam.fr> écrivit :

>
> > Témoignages,Habiter près d'un site nucléaire influe-t-il sur votre vie
> > quotidienne ?
>
> Evidemment non ! Quand aux témoignages
> rapportés ce ne sont que de pauvres
> fausses déclarations inventées de
> toutes pièces par les antinukes désinformateurs !

Mieux vaudrait éviter de ..confuser..
De l'intox, que de l'intox, minable, et très très minable intox en
plus!
Des "témoignages" à la con pareils je t'en chie des kilomètres à la
minute.
jm, sors-nous les chiffres des cancers aux alentours des centrales
nucléaires au lieu de faire du copier/coller à la con, ou alors,
puisque tu ne les trouveras pas, expliques-nous pourquoi ils sont
introuvable..
Ou explique-nous le nuc en détail et à quoi correspond une dose létale
en micro-gramme par saloperie dégagée par les centrales ..sans tous
les énumérer ..suis sympa.
Dis-nous ce que devient l'uranium infiltrée dans le sol ou dans une
nappe phréatique..
Dis-nous combien de poussières de nuc. anthropique nous respirons à
l'heure
Combien rejette de kryton une centrale nucléaire à l'heure et à
combien de doses létales potentielles cela correspond.
Dis nous pourquoi la France à plus de 20% de cancers de plus que ses
tous ses voisins (Chiffre officiel). La voilà la question qu'elle est
bonne à poser..
...etc...
Tu sais pas, ne fais plus de copier/coller qui ne font que servir le
lobby du nucléaire tueur de la population et tu te rends complice de
génocidaires.
Tu sais, tu nous le dis.

jm

unread,
Jul 22, 2008, 5:48:40 PM7/22/08
to
Lpo...@gmail.com a écrit :

> jm, sors-nous les chiffres des cancers aux alentours des centrales
> nucléaires


Voilà:

«EN DECEMBRE dernier une étude scientifique allemande suscitait une
certaine inquiétude. Publiée par la très sérieuse revue « International
Journal of Cancer », elle indiquait que « le risque pour les enfants de
développer une leucémie est 2,2 fois plus élevé lorsque l'on habite dans
un rayon de 5 km autour d'une centrale nucléaire ». Les chercheurs
indiquaient que « le risque allait décroissant avec la distance, mais
restait supérieur à la norme dans un périmètre de 50 km autour des
centrales ».

Cette publication créait la polémique et des études complémentaires
étaient lancées en France pour en savoir plus. Les conclusions de
l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, publiées fin
avril, étaient paradoxales. La conclusion générale était rassurante,
précisant que « l'ensemble des études disponibles en France et dans le
monde ne montre pas d'augmentation de la fréquence des leucémies, chez
les enfants, mais aussi chez les adultes, à proximité des sites
nucléaire » en citant une centaine d'études portant sur deux cents sites
de dix pays. Mais, preuve que le sujet est loin d'être évident, l'IRSN
n'arrivait pas à trouver d'explications à des « excès de leucémie » dans
trois endroits : autour des installations nucléaires de Sellafield en
Angleterre, de Dounreay en Ecosse et près de la centrale de Kruemmel en
Allemagne.

En France, à la fin des années 1990, le professeur Jean-François Viel
avait publié des travaux montrant « un excès de leucémies dans un rayon
de 35 km autour du site nucléaire de La Hague (Manche) ». Ses recherches
avaient été publiées dans le prestigieux « British Medical Journal ».
Mais d'autres médecins avaient remis en cause ses hypothèses. L'enquête
du Tricastin permettra peut-être d'affiner les connaissances sur ce sujet.»

http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/SELON-UNE-ETUDE-ALLEMANDE-LES-RISQUES-DE-CANCER-SONT-PLUS-ELEVES-PRES-DES-SITES_298632914

La conclusion à en tirer est très simple: le nucléaire peut provoquer
des cancers en Angleterre et en Allemagne, mais pas en France.

L'explication est tout aussi simple: cela ne peut pas arriver en France,
car en France, rien ne dépasse le niveau 1 INES, autrement dit,
l'environnement n'est pas touché.

jm

unread,
Jul 22, 2008, 5:51:48 PM7/22/08
to

> jm, sors-nous les chiffres des cancers aux alentours des centrales
> nucléaires au lieu de faire du copier/coller à la con, ou alors,
> puisque tu ne les trouveras pas, expliques-nous pourquoi ils sont
> introuvable..

C'est expliqué en partie dans l'article suivant:

«Environnement : 18/07/2008 à 16:23
Nucléaire: Moruroa e Tatou interpelle Yves Jégo

(Tahitipresse) - L'association Moruroa e Tatou, regroupant des anciens
travailleurs des sites nucléaires, interpelle, dans un communiqué, le
secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, à quelques heures de son
arrivée à Tahiti, à la fois sur l'ouverture des archives des essais
nucléaires et sur le sort des matières radioactives laissées dans le
sous-sol de Moruroa (archipel des Tuamotu).

"Le 24 juin, les 57 élus de l'Assemblée de Polynésie ont voté à
l'unanimité une demande au Président de la République pour l'ouverture
des archives des essais nucléaires que le Parlement national vient de
classer dans les archives 'incommunicables", rappelle Moruroa e Tatou.

"Comment nos victimes polynésiennes, comme les victimes de Métropole et
d'Algérie, qui demandent aujourd'hui aux tribunaux de reconnaître leurs
leucémies et leurs cancers comme maladies professionnelles
pourront-elles avoir un procès équitable si on leur refuse la
communication des documents où se trouvent des preuves de leur
contamination ou de leur irradiation?", s'interroge l'association qui
demande, par conséquent, l'ouverture des archives sur les essais
nucléaires réalisés en Polynésie française.

L'association réagit, par ailleurs, à l'incident survenu récemment dans
une centrale nucléaire, en métropole. "Bien qu'à 20 000 km de la
métropole, les Polynésiens suivent avec attention les inquiétudes de
leurs concitoyens à propos des contaminations à l'uranium au Tricastin.
Ils ont appris également que le CEA va dépenser 8 milliards d'euros (954
milliards Fcfp) jusqu'en 2035 pour nettoyer les restes de plutonium de
l'ancienne usine militaire de Marcoule", indique Moruroa e Tatou.

Et l'association de poursuivre: "Les Polynésiens sont très inquiets et
scandalisés: pourquoi le moindre milligramme de matière nucléaire serait
nettoyé à grand frais en métropole alors que des kilos de plutonium et
d'uranium sont laissés à l'abandon, en contact direct avec notre océan
qui est le 'garde-manger' de la Polynésie?".

ATP»
http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=see&presse=24711

jm

unread,
Jul 22, 2008, 5:56:14 PM7/22/08
to
Lpo...@gmail.com a écrit :

> Combien rejette de kryton une centrale nucléaire à l'heure et à
> combien de doses létales potentielles cela correspond.
> Dis nous pourquoi la France à plus de 20% de cancers de plus que ses
> tous ses voisins (Chiffre officiel). La voilà la question qu'elle est
> bonne à poser..
> ...etc...
> Tu sais pas, ne fais plus de copier/coller qui ne font que servir le
> lobby du nucléaire tueur de la population et tu te rends complice de
> génocidaires.

Ce n'est pas si simple, parce que le nucléaire cache le problème de
l'électricité:

«De possibles effets des champs électromagnétiques sur la santé humaine
inquiètent. Une étude épidémiologique portant sur 29 000 cas de cancers
infantiles, publiée en 2005 au Royaume-Uni, a montré une association
entre la leucémie infantile et la proximité de résidence à la naissance
des lignes à haute tension. L'étude n'a pas conclu à un lien de cause à
effet, en l'absence de mécanisme biologique connu.»

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/08/la-mobilisation-locale-redouble-contre-la-ligne-electrique-a-tres-haute-tension-cotentin-maine_1067571_3244.html

max

unread,
Jul 22, 2008, 6:18:20 PM7/22/08
to
Toute couille placée dans un espace irradié
en éprouve un plaisir certain
elle peut bourgeonner
fleurir
sautiller

En aucun cas, ce ne peut être mauvais pour la santé.

Pas convaincu, essayer avec des rognons et un micro ondes.


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