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Agression lesbophobe de Julie à Montpellier : la défense indignée par la relaxe du suspect

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Benjamin

unread,
Apr 22, 2008, 12:15:19 AM4/22/08
to
L'agression lesbophobe de Julie à Montpellier s'est conclue par la
relaxe de son agresseur. "Une succession de négligences aboutit à un
déni de justice", s'indigne la défense de celle-ci.

Vendredi 18 avril, le tribunal correctionnel de Montpellier jugeait
l’agression lesbophobe subie par Julie, une jeune montpelliéraine.
Il avait fallu que l'affaire, survenue le mercredi 1er avril dernier,
soit médiatisée, pour que la police et la justice interpellent enfin
l'agresseur.

Alors que le dossier n'avait pas avancé pendant deux semaines, le mis
en cause a enfin été placé en garde à vue, puis déféré en comparution
immédiate en l'espace de 24 heures devant le tribunal de Montpellier.

"Le suspect mis en cause a ainsi eu 15 jours pour se fabriquer un
alibi douteux, dont la véracité n’a convaincu personne, sinon le
tribunal correctionnel", s'indigne l'entourage de la victime".

L'agresseur présumé a, en effet, prétendu avoir passé la soirée de
l'agression chez un ami à regarder un match de foot à la télévision.
"Comment le mis en cause a-t-il pu regarder un match de football sur
une chaîne cryptée chez cet ami alors que celui-ci n’a pas de
décodeur ? Comment un amateur de football comme lui a-t-il pu regarder
un match dont il ne se souvient ni du nom des équipes, ni du score?",
s'étonne la défense de Julie.

"Le magistrat représentant le Ministère public lors de l’audience
était celui-là même qui était de permanence au lendemain des faits et
dont le manque de diligence avait été médiatiquement déploré par
l’avocat de la victime", souligne le Collectif Contre l'Homophobie qui
a assisté Julie dans cette affaire.

Le Ministère public a conclu son réquisitoire en s’en remettant au
tribunal correctionnel, choisissant une stratégie de la défausse qui
allait s’avérer lourde de conséquences.
"La relaxe du mis en cause est un déni de justice dont la
responsabilité incombe pour une part importante à la légèreté avec
laquelle la police et la justice ont traité cette plainte et mené
l’enquête, estime Hussein Bourgi, président du Collectif. En effet
dans l’heure suivant son agression, la victime indiquait l’identité et
l’adresse de son agresseur aux services de l’ordre qui s’étaient
rendus à son chevet aux urgences du CHU de Montpellier. Il était
facile de l'appréhender et de l'interroger aussitôt, mais il a fallu
15 jours d’attente et la médiatisation de cette inertie pour que les
uns et les autres se décident enfin à faire leur travail".

Le Collectif parle d’ "erreur judiciaire" et appelle le Parquet
Général à interjeter appel du jugement.

Mis en ligne le 21/04/2008

K6

unread,
Apr 23, 2008, 4:42:38 PM4/23/08
to

C`est douteux qu`il ait pu y avoir chose aussi invraisemblable qu`une
aggression lesbophobe.Alors que le caucus hétéro mâle ne prend au
sérieux aucune forme d`adhésion des femmes au lesbianisme.Et même
qu`il se délecte en sa concupiscence de l`étalage et de l`illustration
de ses actes.Benjamin donne encore ici dans la tendance dont il
relève,et faussement nommée "bisexualité".
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