La relance du nucléaire en Grande-Bretagne aiguise l'appétit d'EDF, de Suez et d'Areva LE MONDE | 24.05.07 | 14h43 • Mis à jour le 28.04.08 | 16h05
Ce sera le dernier legs de Tony Blair avant de céder son poste de premier ministre, le 27 juin, au ministre des finances, Gordon Brown : une refonte de la politique énergétique de la Grande-Bretagne. Présenté au Parlement, mercredi 23 mai, le Livre blanc du gouvernement retient deux objectifs stratégiques - la sécurisation des approvisionnements et la lutte contre le réchauffement climatique - et privilégie deux instruments - les économies d'énergie et la construction de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer le plus vieux parc d'Europe.
Abondantes jusqu'à la fin des années 1990, les ressources pétrolières et gazières de la mer du Nord s'épuisent. La Grande-Bretagne risque de devenir dépendante de puissants producteurs et "elle doit faire face à des pays comme la Russie, qui sont prêts à utiliser les ressources énergétiques comme instrument politique", a prévenu M. Blair, mercredi, dans le Times. Il a aussi rappelé que Londres va s'engager à réduire de 60 % ses émissions de CO2 d'ici à 2050 par rapport à leur niveau de 1990.
Les énergies renouvelables tirées du soleil, du vent et des vagues (15 % de l'électricité prévus en 2015), la recherche sur le captage et la séquestration du CO2 et les économies d'énergie seront encouragées et développées, souligne le Livre blanc. Mais cela ne suffira pas, ajoute-t-il, tout comme M. Blair d'ailleurs.
Les 19 réacteurs en service actuellement fournissent 20 % de l'électricité britannique, mais 6 % en 2025. Si l'on exclut le nucléaire, a assuré le ministre de l'industrie, Alistair Darling, "il y a toutes les chances qu'il soit remplacé par le gaz et le charbon qui, bien sûr, rejettent du CO2".
Le choix du nucléaire est loin de faire l'unanimité. Ses opposants rappellent les incidents sur le site de Sellafield. Sous la pression de Greenpeace, le gouvernement devra encore prolonger les débats publics avant de donner son feu vert fin 2007. Entre la certification des réacteurs, les études et les travaux, la première centrale de troisième génération n'entrera pas en service avant 2017. L'année où le pays risque d'être à un point critique de sa production d'électricité, de nombreux réacteurs ayant déjà cessé de fonctionner.
LE MARCHÉ LE PLUS PROMETTEUR
Les groupes d'énergie français (EDF, Suez) et allemands (E. ON, RWE) ont aussitôt offert leurs services pour concevoir et assembler ces nouvelles centrales. Le patron d'EDF, Pierre Gadonneix, qui a déjà eu l'occasion de vanter les mérites des technologies françaises à M. Blair, va s'associer à Areva pour proposer l'EPR (European Pressurized Reactor). E. ON devrait faire des offres avec le même EPR, mais aussi l'AP 1000 de l'américano-japonais Westinghouse-Toshiba, voire le réacteur de l'américain General Electric.
Chez Suez, on est persuadé qu'"il y a de la place pour beaucoup d'acteurs" et on "se positionne fermement". Exploitant déjà 7 réacteurs en Belgique, le groupe de Gérard Mestrallet va poursuivre ses discussions avec British Energy. Cette société de production d'électricité est très convoitée, car elle dispose de sites sur lesquels fonctionnent déjà huit réacteurs nucléaires.
Les experts en conviennent, la fermeture progressive des centrales (sauf une) d'ici à 2025 fait de la Grande-Bretagne le marché le plus prometteur à court terme. Mais le gouvernement a annoncé que les nouvelles unités ne seront pas financées sur fonds publics. Les investisseurs retenus devront répartir les risques. Pour de tels investissements - un EPR coûte 3,3 milliards d'euros -, EDF, E. ON, RWE et Suez sont autant à la recherche de partenaires que d'une visibilité réglementaire et financière. Jean-Michel Bezat Article paru dans l'édition du 25.05.07.
>> les articles du monde restent ils accessibles en >> ligne ?
> oui, dans un laps de temps donné. > non, au delà de ce laps de temps.
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Discussion subject changed to "Adieu Mayotte et bravo (?) a l'immigration massive et sauvage [ex=Le Monde - La relance du nucléaire en Grande-B]" by Thierry M.
> Si vous passez par la recherche interne au Monde, > l'accès aux articles archivés (assez rapidement, au > bout de quelques jours) est payant, mais si vous avez > un lien direct vous pouvez y accéder gratuitement.
ah tient, je vais voir si ça fonctionne avec le JIR (J) Journal de l'Ile de la Réunion, mais je doute ! on verra la semaine prochaine:
Mayotte, l'Ile aux parfums, promis a départementalisation, mais ça semble sérieusement compromis => bientôt aux mains des islamistes des Comores
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> ah tient, je vais voir si ça fonctionne avec le JIR (J)
ça ne fonctionne évidemment pas, on propose l'achat
et c'est ainsi pour quasi tous les médias, le monde est donc une exception, donc, vous auriez du lui signaler la chose, au lieu de lui foncer dans le lard ^^
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>> ah tient, je vais voir si ça fonctionne avec le JIR (J)
> ça ne fonctionne évidemment pas, on propose l'achat
> et c'est ainsi pour quasi tous les médias, le monde > est donc une exception,
Non, sauf erreur c'est la même chose pour tous les grands quotidiens nationaux sur internet.
> donc, vous auriez du lui signaler la chose, au lieu > de lui foncer dans le lard ^^
Je ne lui suis pas "rentré dans le lard", mais il se trouve que c'était le sixième ou septième article du Monde qu'il recopiait intégralement sans résumé, sans entrée en matière et sans commentaires ; la valeur ajoutée de ce procédé est quand même assez faible. Cela dit, j'admets bien volontiers qu'au point où on en est sur fsp, un peu plus ou un peu moins de bruit ne change plus grand chose.
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>> et c'est ainsi pour quasi tous les médias, le monde >> est donc une exception,
> Non, sauf erreur c'est la même chose pour tous les > grands quotidiens nationaux sur internet.
C'est alors une erreur de conception... Pourquoi donner gratuitement accès à un article à ceux qui ont un hyperlien direct, mais pas à ceux qui ne l'ont pas ?
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>> Non, sauf erreur c'est la même chose pour tous les >> grands quotidiens nationaux sur internet.
> C'est alors une erreur de conception... Pourquoi > donner gratuitement accès à un article à ceux qui > ont un hyperlien direct, mais pas à ceux qui ne > l'ont pas ?
Je suis tenté de penser, comme vous, qu'il s'agit d'une faiblesse dans la structure du site ; il devait être trop lourd de modifier les accès ou les droits pour cette seule question. D'une manière générale, la consultation des archives doit rapporter assez peu, le quotidien économique La Tribune a d'ailleurs cessé de prétendre faire payer les accès à ses archives : http://afp.google.com/article/ALeqM5jLBon-VpZQVUAZHSMYsPx9Ay6cpA