L'islam et l'esclavage, un long roman de 1400 ans qui s'écrit en lettres de
sang de nos jours encore.
Vendue 366 euros à l'âge de 12 ans à un adorateur du prophète, Hadijatou
Mani fera office de 5e femme à son maître. C'est que si l'islam limite un
homme à 4 épouses, il lui permet de dépasser ce nombre en se satisfaisant de
ses esclaves. C'est d'ailleurs pourquoi en bon musulman, cet homme aura 7
esclaves (source : The Guardian).
http://www.guardian.co.uk/world/2008/oct/26/human-rights-niger-verdict
Sachez par ailleurs que Hadijatou fut violée dès l'âge de 13 ans par son
maître, qui en comptait quant à lui. 63 (source : The Guardian). Rappelons
que Mahomet, le « beau » modèle des musulmans, déflora son Aïcha d'épouse
lorsqu'elle avait 9 ans et lui. 52 ans. Ceci justifie cela.
http://www.guardian.co.uk/world/2008/oct/26/human-rights-niger-verdict
Il faut bien comprendre que, si tout ceci est parfaitement sordide pour un
esprit occidental, ça n'en est pas moins parfaitement halal (permis) au
regard de la « belle » loi islamique, que l'on nous impose insidieusement de
plus en plus chez nous.
On ne peut évidemment que se féliciter du jugement du tribunal de la Cédéao.
Sera-t-il suivi d'effets concrets pour les centaines de milliers d'Africains
(dont 870 000 au Niger et 600 000 en Mauritanie) toujours maintenus en
esclavage par leurs pairs, rien n'est moins sûr.
Hadijatou Mani chez elle.
Un tribunal ouest-africain a estimé que l'Etat nigérien était responsable de
n'avoir pas su protéger une jeune fille, vendue à l'âge de 12 ans. Selon une
enquête, le pays compterait encore quelque 870.000 esclaves.
Un tribunal ouest-africain a estimé lundi 27 octobre que l'Etat du Niger
était "responsable" dans une affaire d'esclavage, n'ayant pas été en mesure
de protéger une jeune femme contre cette pratique qui perdure dans le pays
malgré son interdiction.
Mission de protection
La cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest
(Cédéao), saisie par la victime, a tenu la République du Niger pour
"responsable de l'inaction" de ses services administratifs et judiciaires,
selon l'arrêt lu par Aminata Malle-Sanogo, la présidente de ce tribunal
mobile qui se déplace en fonction des affaires à traiter.
Saisie pour la première fois pour une affaire d'esclavage, cette instance a
estimé que les juges nigériens n'avaient pas rempli leur mission de
protection de la victime.
"C'est absolument historique car c'est le tout premier verdict rendu sur le
phénomène de l'esclavage par la cour de la Cédéao", a estimé Ilguilas Weila,
président de l'ONG nigérienne de lutte contre l'esclavage Timidria. Il a
souhaité que cette décision "fasse jurisprudence pour les autres Etats de la
Communauté, notamment le Mali et le Burkina Faso où la pratique esclavagiste
persiste toujours". Hors Cédéao, il a également cité la Mauritanie et le
Tchad.
Vendue pour 366 euros
La plaignante, Adidjatou Mani Koraou, aujourd'hui âgée de 24 ans, a été
vendue à l'âge de 12 ans pour 240.000 francs CFA (366 euros) par un
esclavagiste touareg et était devenue la cinquième épouse d'un habitant de
la région de Birni N'Konni (centre-sud nigérien), pendant neuf ans.
Elle réclamait 50 millions de Francs CFA de "réparations" à l'Etat. Le
tribunal lui a accordé 10 millions.
"Je remercie Allah d'être libre comme vous tous. Avec les 10 millions, je
vais m'occuper de moi-même, me faire plaisir et je vais essayer aussi de
monter un petit commerce", a-t-elle déclaré à l'AFP à la sortie du tribunal,
esquissant un sourire, un bébé dans les bras.
Dans une enquête réalisée en 2003, Timidria a recensé plus de 870.000
esclaves dans ce pays de 12 millions d'habitants. Ces chiffres sont
fortement contestés par les autorités qui ont lancé en novembre 2007 leur
propre enquête, dont les résultats n'ont toujours pas été publiés.
"Soumission totale"
Selon Anti-Slavery International, la jeune femme a vécu dans un état de
"soumission totale", forcée à travailler au foyer et dans les champs de son
maître, subissant également des violences sexuelles. Elle a donné naissance
à trois enfants, dont deux ont survécu.
Le tribunal ouest-africain ne prononce pas de peines d'emprisonnement. Ses
verdicts donnent généralement lieu à des "rappels à l'ordre contre les Etats",
afin qu'ils respectent leurs engagements vis-à-vis de la communauté
internationale. Il peut aussi réclamer des dommages et intérêts pour les
victimes. (Avec AFP)
Source : Extraits du Nouvel Obs