Marine Le Pen estime que François Bayrou ne parviendra pas à ravir le rôle
de "troisième homme" de la présidentielle à Jean-Marie Le Pen et le juge mal
fondé à endosser la "tunique du contestataire".
"Nous gardons le calme des vieilles troupes", déclare la vice-présidente du
Front national à Reuters, réagissant à une série de sondages créditant le
candidat de l'UDF de 12 à 14% des suffrages, devant le président du FN.
Marine Le Pen estime que médias et instituts de sondage tentent de rééditer
"l'opération" menée en 2002 avec l'ex-ministre Jean-Pierre Chevènement, sans
pour autant empêcher le dirigeant du FN de se qualifier pour le second tour.
"Pour tenter de contenir un candidat que le système ne maîtrise pas, on
essaye de le mettre en concurrence avec un candidat que le système maîtrise.
C'est une technique habituelle, je crois qu'elle ne fonctionnera pas",
avance-t-elle.
"Un candidat ne passe pas de six à quinze (dans les sondages) en l'espace
d'un mois, ça n'existe pas en politique."
Ironisant sur François Bayrou qui veut être un "rebelle", la vice-présidente
du FN estime qu'il "n'a jamais eu le courage d'appliquer les idées qu'il
prône aujourd'hui lorsqu'il était au pouvoir" et qu'il continue "à
participer au pouvoir parce que les municipalités UMP sont gérées avec les
voix de l'UDF".
"Monsieur Bayrou veut endosser la tunique du contestataire, mais sur le
fond, il défend la même Europe que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sur
l'immigration il a les mêmes positions, sur l'école, il a fait un livre dans
lequel il y a tout ce qu'il faudrait faire. Mais il a été deux fois ministre
et il n'a jamais rien fait", insiste-t-elle.
"SI DIEUDONNE S'INTERRESSE AU FN"
A ses yeux, Jean-Marie Le Pen a plus que jamais la possibilité d'accéder à
nouveau au second tour de la présidentielle et la seule question consiste à
savoir contre qui.
"Est-ce que ce sera contre Ségolène Royal ou est-ce que, compte tenu du fait
qu'il y a un risque pour elle que sa candidature se dégonfle, est-ce que ça
peut être contre Nicolas Sarkozy, c'est encore la seule question qui
réellement nous agite", dit-elle.
Marine Le Pen ne cache pas qu'elle préférerait voir le président du FN
affronter Ségolène Royal "parce que nous pensons qu'il y a là véritablement
deux choix politiques".
Priée de dire si les efforts de "dédiabolisation" du parti d'extrême droite
ne risquent pas d'entraîner une désaffection de ses électeurs traditionnels,
elle répond "qu'une immense majorité du Front national a fait le choix
idéologique de devenir un parti de gouvernement".
"Est-ce qu'on veut présenter une candidature de témoignage, ou est-ce qu'on
joue le jeu de la réalité, est-ce qu'on essaye d'appliquer nos idées dans le
contexte économique et social qui est celui de la France aujourd'hui ?",
demande-t-elle.
La vice-présidente du FN estime que l'appel lancé par Jean-Marie Le Pen aux
Français des quartiers populaires et issus de l'immigration, notamment en
septembre dernier à Valmy, commence à porter ses fruits.
"Même si on ne demande pas l'origine des gens quand ils adhèrent, il
semblerait qu'un certain nombre de gens soient passés au-delà du
'prêt-à-penser' et, aujourd'hui, s'interrogent très lucidement et même
adhèrent aux propositions du Front", dit-elle.
Dans l'hebdomadaire Marianne, Farid Smahi, membre du bureau politique du FN,
affirme que le nombre des adhérents d'origine maghrébine a triplé depuis
2002, passant de 1.000 il y a cinq ans à 2.700 aujourd'hui.
Pour Marine Le Pen, la présence de l'humoriste Dieudonné, qui a été un
"adversaire violent" de l'extrême droite, à la fête des Bleus-Blancs-Rouges
du FN en novembre dernier "brise le tabou et permet la curiosité".
"Le simple fait qu'il se déplace et qu'il soit accueilli normalement à la
fête des Bleus-Blancs-Rouges fait qu'un certain nombre de gens se disent:
'si Dieudonné s'intéresse au Front national, est-ce qu'on ne pourrait pas
nous aussi s'y intéresser ?'", explique-t-elle.
Interrogée sur une nouvelle petite phrase du président du FN estimant que
l'antisémitisme "peut aussi être drôle", Marine Le Pen répond que "Le Pen a
les qualités de ses défauts".
"Parfois sa franchise frôle peut-être la maladresse, mais il n'en demeure
pas moins que ça reste de la franchise. C'est tellement rare dans la classe
politique française que je ne suis pas sûre d'avoir envie qu'il
l'abandonne", dit-elle.
"Il a son franc-parler mais il a mené le Front national de 0,74% à 17% et
j'espère à plus en 2007".
A la question seriez-vous candidate si, après la présidentielle, la
présidence du FN était vacante, Marine Le Pen répond: "Pourquoi pas ? Mais
rien ne dit aujourd'hui que Jean-Marie Le Pen ne se représentera pas à la
présidence du Front national, je n'y verrais aucun inconvénient, au
contraire".
Marine Le Pen souligne qu'elle se présentera aux élections législatives en
2007 mais que le choix de la circonscription "n'est pas encore fait" car
elle est "sollicitée dans un certain nombre de circonscriptions". Elle
exclut cependant Paris.
En 2002, la vice-présidente du FN avait obtenu 32,3% des suffrages au second
tour dans la circonscription de Lens face au socialiste Jean-Claude Bois.
Interressant, si le FN attaque Bayrou, c'est que Bayrou dérange...
CQFD
--
Beep Beep
Votez Cindy : http://www.parti-du-plaisir.com/
"Beep Beep" <Roadr...@Death.Valley> a écrit dans le message de news:
mn.13747d723...@Death.Valley...
"e-0" <From...@delphinautes.fr.NOSPAM> a écrit dans le message de news:
45c340f2$0$5817$426a...@news.free.fr...
"la" <l...@la.la> a écrit dans le message de news:
45c344dc$0$31446$426a...@news.free.fr...
Le Pen - Laguiller : le combat des vieillards ;)
>
> Interressant, si le FN attaque Bayrou, c'est que Bayrou dérange...
>
Mouhahahahahahahaaa !
dans ce cas, comment appelle-tu les sénateurs ?
rien ne sert de courrir...