Cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs. Même devenus ténus et rares,
les liens avec Byzance ne furent jamais rompus : des manuscrits grecs
circulaient. Durant les prétendus "âges sombres", des connaisseurs du
grec n'ont jamais fait défaut, notamment en Sicile et à Rome. De 685 à
752 règne une succession de papes d'origine grecque et syriaque ! En
758-763, Pépin le Bref se fait envoyer par le pape Paul Ier des textes
grecs, notamment la Rhétorique d'Aristote. Nombre de Pères de l'Église
citent Platon et bien d'autres auteurs païens, dont ils ont sauvé des
pans entiers. L'Europe est donc demeurée constamment consciente de sa
filiation à l'égard de la Grèce antique, et se montra continument
désireuse d'en retrouver les textes.
Ce ne furent pas les musulmans qui firent l'essentiel du travail de
traduction des textes grecs en arabe. Même ces grands admirateurs des
Grecs que furent Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot
des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par
les Araméens chrétiens ! Parmi ces chrétiens syriaques, qui maîtrisaient
le grec et l'arabe, Hounayn ibn Ichaq (809-873) forgea l'essentiel du
vocabulaire médical et scientifique arabe en transposant plus de 200
ouvrages. Arabophone, il n'était en rien musulman, comme d'ailleurs
pratiquement tous les premiers traducteurs du grec en arabe. Une vision
déformée de l'histoire nous fait gommer le rôle décisif des Arabes
chrétiens dans le passage des œuvres de l'Antiquité grecque d'abord en
syriaque, puis dans la langue du Coran.
La réception de la pensée grecque par les musulmans fut sélective,
limitée, sans impact majeur sur les réalités de l'islam. Même en
disposant des œuvres philosophiques des Grecs, l'islam ne s'est pas
véritablement hellénisé. Les traducteurs du Mont-Saint-Michel ont fait
passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs
décennies avant qu'à Tolède on ne traduise les mêmes œuvres en partant
de leur version arabe. Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen
Age, ouvert et généreux, vint offrir à l'Europe languissante et sombre
les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que
l'Occident n'a pas reçu ces savoirs en cadeau. Il est allé les chercher,
parce qu'ils complétaient les textes qu'il détenait déjà. Et lui seul en
a fait l'usage scientifique et politique que l'on connaît.
Somme toute, contrairement aux idées politiquement correctes, la culture
européenne ne doit rien à l'islam.
ben oui, c'est un "canard" comme disent les anglos
et les pharaons noirs?
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NEVER TRY TO TEACH A PIG TO SING....IT WASTES YOUR TIME AND ANNOYS THE
PIG
Je ne sais plus quel grand seigneur musulman de l'époque médiévale répondait
à un de ses subalternes qui lui demandait quoi faire des livres d'une grande
bibliothèque : "S'ils contiennent ce que dit le Coran, brûle les car ils
sont inutiles, s'ils disent autre chose brûle les car ils sont sacrilège".
L'ouverture au monde des islamistes ne date donc pas d'hier.
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William Marie
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>et les pharaons noirs?
ils ont rapidement été repoussés en aflique.
--
UBU
La première loi de l'Histoire est de ne rien dire de faux.
La seconde loi est d'oser dire ce qui est vrai.
Cicéron
>
> Somme toute, contrairement aux idées politiquement correctes, la
> culture européenne ne doit rien à l'islam.
Tout ce tissus de mensonge sur la soi de la pseudo filiation culturelle
monde occidental-monde musulman n'est pas répandu pour convaincre ou pour
convertir les européens ( puisque ces anneries peuvent être démenties du
revers de la main) Non! Ils sont répandu pour qu'ils tombent dans les
oreilles des musulmans afin de les conforter dans leur foi en les bercant
d'illusions
--
"Le rêveur, préfère aller à pied, sur la route, qui deviendra celle de
ses souvenirs "
Extrait de Sous-Bois d'A.G.
un pote a Gollnisch?