Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Le plan de l'oligarchie financiere d'inspiration Nazie pour notre futur proche: faire crever 3 milliards d'etre humain par la famine, les guerres fomentées, les epidemies orchestrées et provoquées grace a des virus mutés volontairement dans des labos militaires...

0 views
Skip to first unread message

rhhyp...@gmail.com

unread,
May 6, 2008, 11:51:05 AM5/6/08
to
La famine mondiale


Par Michel Chossudovsky, Global Research

En cette époque d'après-guerre froide, l'humanité est confrontée à une
crise économique et sociale d'une ampleur sans précédent et qui
entraîne un appauvrissement rapide de larges secteurs de la population
mondiale. Les économies nationales s'effondrent, le chômage est
endémique. Des famines se déclarent en Afrique subsaharienne, en Asie
du Sud et dans certaines parties de l'Amérique latine. Cette «
mondialisation de la pauvreté, » qui a annulé bon nombre des progrès
de la décolonisation d'après-guerre, a commencé dans le tiers-monde
avec la crise de la dette du début des années 1980 et l'imposition des
réformes économiques meurtrières du Fonds monétaires international
(FMI).

Ce Nouvel Ordre Mondial se nourrit de la pauvreté humaine et de la
destruction de l'environnement. Il engendre la ségrégation sociale, il
encourage le racisme et les conflits ethniques et s'attaque aux droits
des femmes et il précipite souvent les pays dans des affrontements
destructeurs entre les nationalités. Depuis les années 1990, il
s'étend, par l'entremise du « libre marché », dans toutes les régions
du monde y compris l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale, les pays
de l'ex-bloc soviétique et les « nouveaux pays industriels » (NPI) de
l'Asie du Sud-est et de l'Extrême-Orient.

Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande
Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences
géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres
régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains
cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave
crise économique des temps modernes. (Livre de Michel Chossudovsky
intitulé : Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre mondial)

Introduction
La famine est le résultat d'un processus de restructuration en «
marché libre » de l'économie mondiale qui prend ses assises dans la
crise de la dette du début des années 1980. Ce n'est pas un phénomène
récent, tel qu'il a été suggéré par plusieurs reportages des médias
occidentaux, en se concentrant strictement sur l'offre et la demande à
court terme des produits agricoles de base.

La pauvreté et la sous-alimentation chronique sont des conditions qui
préexistaient avant les récentes hausses des prix des produits
alimentaires. Ces derniers frappent de plein fouet une population
appauvrie, qui a à peine les moyens de survivre.

Des émeutes de la faim ont éclaté presque simultanément dans toutes
les grandes régions du monde:

« Les prix des denrées alimentaires en Haïti a augmenté en moyenne de
40 % en moins d'un an, avec le coût des produits de première
nécessitée tels que le riz qui a doublé... Au Bangladesh, [à la fin
avril 2008] quelques 20,000 travailleurs du textile sont descendus
dans la rue pour dénoncer l'augmentation vertigineuse des prix des
produits alimentaires et aussi pour demander des salaires plus élevés.
Le prix du riz dans le pays a doublé au cours de la dernière année,
menaçant les travailleurs qui gagnent un salaire mensuel de seulement
25 $ et qui ont faim. En Égypte, des protestations de travailleurs
concernant les prix des produits alimentaires a secoué le centre
industriel du textile de Mahalla al-Kobra, au nord du Caire, pendant
deux jours la semaine dernière, où deux personnes ont été abattues par
les forces de sécurité. Des centaines de personnes ont été arrêtées et
le gouvernement a envoyé des policiers en civil dans les usines pour
forcer les travailleurs à travailler. Les prix des denrées
alimentaires ont augmenté de 40% en Égypte au cours de la dernière
année... Plus tôt ce mois-ci, en Côte d'Ivoire, des milliers de
personnes ont marché vers la maison du président Laurent Gbagbo,
scandant « nous sommes affamés » et « la vie est trop cher, vous allez
nous tuer.

Des manifestations de même nature ainsi que des grèves et des
affrontements sont survenus en Bolivie, au Pérou, au Mexique, en
Indonésie, aux Philippines, au Pakistan, en Ouzbékistan, en Thaïlande,
au Yémen, en Éthiopie et à travers la majeure partie de l'Afrique
subsaharienne. » (Bill Van Auken, Amid mounting food crisis,
governments fear revolution of the hungry, Global Research, April
2008)

Avec de grands pans de la population mondiale déjà bien en dessous du
seuil de pauvreté, la hausse des prix des denrées alimentaires de base
qui se produit sur une courte période est dévastatrice. Des millions
de personnes dans le monde sont dans l'incapacité d'acheter de la
nourriture pour leur survie

Ces augmentations contribuent d'une manière très réelle à « éliminer
les pauvres » à travers « la mort par la famine. » Dit dans les mots
de Henry Kissinger: « Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les
nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlerez la population. »

À cet égard, Kissinger a fait savoir à travers le « Mémorandum
d'études sur la sécurité nationale de 1974: Les implications de la
croissance de la population mondiale sur la sécurité et les intérêts
étrangers des États-Unis, » que des famines récurrentes pourraient
constituer de facto un instrument de contrôle de la population.

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et
l'agriculture, le prix des céréales a augmenté de 88% depuis mars
2007. Le prix du blé a augmenté de 181% sur une période de trois ans.
Le prix du riz a augmenté de 50% dans les trois derniers mois (Voir
Ian Angus, Food Crisis: "The greatest demonstration of the historical
failure of the capitalist model", Global Research, April 2008):

« La plus populaire variété de riz de la Thaïlande se vendait il y a 5
ans 198 $ US et à 323 $ la tonne l'an dernier. En avril 2008, le prix
a atteint 1000 $. Les augmentations sont encore plus élevées sur les
marchés locaux; en Haïti, le prix d'un sac de 50 kilos de riz a doublé
en une semaine à la fin mars 2008. Ces augmentations sont
catastrophiques pour les 2,6 milliards de personnes dans le monde qui
vivent avec moins de 2 $ US par jour et qui consacrent de 60% à 80% de
leurs revenus à l'alimentation. Des centaines de millions de personnes
n'ont pas les moyens de manger » (Ibid)

Deux dimensions interdépendantes
Il y a deux dimensions interdépendantes dans la crise alimentaire
mondiale en cours, qui plonge des millions de personnes à travers le
monde dans la famine et la privation chronique, une situation où des
pans entier de la population n'ont plus les moyens d'acheter de la
nourriture.

Tout d'abord, il y a un processus historique à long terme de
politiques de réforme macroéconomiques et de restructuration
économique mondiale, qui a contribué à baisser le niveau de vie
partout dans le monde, autant dans les pays développés que dans les
pays en développement.

Deuxièmement, ces conditions historiques préexistantes de pauvreté de
masse ont été exacerbées et aggravées par la récente flambée des prix
des céréales, qui a entraîné dans certains cas, le doublement du prix
de détail des denrées alimentaires de base. Ces hausses de prix sont
en grande partie le résultat de la spéculation boursière sur les
denrées alimentaires de base.

La soudaine augmentation spéculative sur le prix des céréales
Les médias ont induit en erreur l'opinion publique sur les causes de
ces hausses de prix, en se concentrant presque exclusivement sur la
question des coûts de production, le climat et d'autres facteurs qui
ont pour effet de réduire l'offre et qui pourraient contribuer à
gonfler les prix des aliments de base. Bien que ces facteurs puissent
entrer en jeu, ils ont un lien limité pour expliquer l'impressionnante
et spectaculaire hausse des prix des produits de base.

L'escalade des prix des produits alimentaires est en grande partie le
résultat d'une manipulation du marché. Elle est en grande partie
attribuable à la spéculation boursière sur les marchés des matières
premières. Les prix des céréales sont artificiellement gonflés par la
spéculation à grande échelle sur les opérations des marchés boursiers
de New York et de Chicago. Il est intéressant de noter qu'en 2007, le
Chicago Board of Trade (CBOT), a fusionné avec le Chicago Mercantile
Exchange, formant la plus importante entité au monde traitant dans le
commerce des produits de base et comptant un large éventail
d'instruments spéculatifs (les options, les options sur contrat à
terme, les fonds indiciels, etc.)

Des transactions spéculatives sur le blé, le riz ou le maïs, peuvent
se produire sans qu'il y ait de transactions réelles de ces produits.

Les institutions qui actuellement spéculent sur le marché des céréales
ne sont pas nécessairement impliquées dans la vente ou la livraison
des grains. Les transactions peuvent se faire par fonds indiciels qui
permettent de parier sur la hausse ou la baisse en général de la
variation des prix des marchandises.

Une « option de vente » est un pari que les prix vont baisser, une «
option d'achat » est un pari que les prix vont augmenter. Grâce à la
manipulation concertée, les opérateurs institutionnels et les
institutions financières font augmenter les prix, et alors ils placent
leurs paris sur la hausse du prix d'un produit en particulier. La
spéculation génère la volatilité du marché. À son tour, l'instabilité
qui en résulte encourage la poursuite de l'activité spéculative.

Les bénéfices sont réalisés lorsque le prix monte. En revanche, si le
spéculateur est un short-selling (1), le bénéfice sera réalisé lorsque
le prix diminuera.

Cette récente flambée spéculative des prix des denrées alimentaires a
engendré un processus mondial de création de la famine à une échelle
sans précédent.

Ces opérations spéculatives ne devraient pas pouvoir engendrer
délibérément la famine. Ce qui cause la famine est l'absence de
procédures réglementaires relatives au commerce spéculatif (les
options, les options sur contrat à terme, les fonds indiciels). Dans
le contexte actuel, un gel des transactions spéculatives sur les
produits alimentaires de base, décrété par décision politique,
contribuerait immédiatement à faire baisser les prix des produits
alimentaires.

Rien n'empêche que ces opérations soient neutralisées et désamorcées
par un ensemble soigneusement élaboré de mesures réglementaires.

Visiblement, ce n'est pas ce qui est proposé par la Banque mondiale et
le Fonds monétaire international (FMI).

Le rôle du FMI et de la Banque mondiale
La Banque mondiale et le FMI ont présenté un plan d'urgence, afin
d'accroître l'agriculture en réponse à la « crise alimentaire. »
Cependant, les causes de cette crise ne sont pas prises en compte.

Robert B. Zoellick, le président de la Banque mondiale décrit cette
initiative comme un « new deal, » un plan d'action « pour un
accroissement à long terme de la production agricole, » qui consiste
entre autres à doubler les prêts agricoles pour les agriculteurs
africains.

« Nous devons mettre de la nourriture dans des bouches qui ont faim.
C'est aussi abrupt que cela. » (Robert Zoellick, président de la
Banque mondiale, citée par Le Figaro, le 14 avril 2008)

La « médecine économique » du FMI et de la Banque mondiale n'est pas
la « solution, » elle est plutôt en grande partie la « cause » de la
famine dans les pays en développement. Plus le FMI et la Banque
mondiale prêtent « pour accroître l'agriculture » et plus ils
augmenteront les niveaux d'endettement.

La « politique de prêts » de la Banque mondiale consiste à accorder
des prêts à la condition que les pays se conforment à l'agenda
politique néolibérale qui, depuis le début des années 1980, a été
propice à l'effondrement de l'agriculture alimentaire locale.

La « stabilisation macro-économique » et les programmes d'ajustement
structurel imposés par le FMI et la Banque mondiale aux pays en
développement (comme condition de renégociation de leur dette
extérieure) ont conduit à l'appauvrissement de centaines de millions
de personnes.

Les dures réalités économique et sociale derrières les interventions
du FMI sont les causes à l'augmentation démesurée des prix des
produits alimentaires, des famine au niveau local, des licenciements
massifs de travailleurs urbains et de fonctionnaires et de la
destruction des programmes sociaux. Le pouvoir d'achat interne s'est
effondré, les cliniques de santé contre la famine et les écoles ont
été fermées, des centaines de millions d'enfants ont été privés du
droit à l'enseignement primaire.

La déréglementation des marchés céréaliers
Depuis les années 1980, les marchés céréaliers ont été déréglementés
sous la supervision de la Banque mondiale et des surplus céréaliers
des États-Unis et de l'Union européenne ont systématiquement été
utilisés pour détruire la paysannerie et pour déstabiliser
l'agriculture alimentaire nationale. À cet égard, les prêts de la
Banque mondiale exigent la levée des barrières commerciales sur les
importations de produits agricoles de base, conduisant au dumping des
surplus céréaliers des États-Unis et de l'Union européenne sur le
marché local. Ces mesures et d'autres ont mené les producteurs
agricoles locaux à la faillite.

Un « marché céréalier libre, » imposé par le FMI et la Banque
mondiale, détruit l'économie paysanne et affaibli la « sécurité
alimentaire. » Le Malawi et le Zimbabwe étaient auparavant des pays
prospères en excédent céréalier, le Rwanda était pratiquement
autosuffisant en matière alimentaire jusqu'à 1990, date à laquelle le
FMI a ordonné le dumping des excédents céréaliers de l'Union
européenne et des États-Unis sur le marché intérieur, précipitant
ainsi les petits agriculteurs en faillite. En 1991-1992, la famine a
frappé le Kenya, un pays qui connaissait un succès pour ses surplus
céréaliers. Le gouvernement de Nairobi avait précédemment été mis sur
une liste noire pour ne pas avoir obéi à des recommandations du FMI.
La déréglementation du marché des céréales a été exigée comme une des
conditions pour le rééchelonnement de la dette extérieure de Nairobi
avec les créanciers officiels du Club de Paris. (Livre de Michel
Chossudovsky, Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre
mondial)

Dans toute l'Afrique, ainsi qu'en Asie du Sud-est et en Amérique
latine, le modèle des « ajustement structurel » dans l'agriculture
sous la tutelle des institutions de Bretton Woods a servi de manière
sans équivoque à la disparition de la sécurité alimentaire. La
dépendance vis-à-vis du marché mondial a été renforcée entraînant une
augmentation des importations de céréales commerciales, ainsi qu'une
augmentation de l'afflux « d'aide alimentaire. »

Les producteurs agricoles ont été encouragés à abandonner
l'agriculture alimentaire et à se convertir dans des cultures de «
haute valeur » à des fins d'exportation, souvent au détriment de
l'autosuffisance alimentaire. Les produits de grande valeur ainsi que
les cultures à des fins d'exportation ont été soutenus par des prêts
de la Banque mondiale.

Les famines à l'ère de la mondialisation sont le résultat de
politique. La famine n'est pas la conséquence d'un manque de
nourriture, c'est en fait tout le contraire: les surplus alimentaires
mondiaux sont utilisés pour déstabiliser la production agricole dans
les pays en développement.

Strictement réglementée et contrôlée par l'industrie agroalimentaire
internationale, cette offre excédentaire est finalement propice à la
stagnation de la production et de la consommation des produits
alimentaires de base essentiels et à l'appauvrissement des
agriculteurs dans le monde. En outre, en cette époque de
mondialisation, les programmes d'ajustement structurel du FMI et de la
Banque mondiale ont un lien direct sur le processus de développement
de la famine, car ils affaiblissent systématiquement toutes les
catégories d'activités économiques urbaines ou rurales, qui ne servent
pas directement les intérêts du marché mondial.

Les revenus des agriculteurs dans les pays riches et dans les pays
pauvres sont réduits par une poignée d'industriels du secteur de
l'agroalimentaire mondial qui en même temps contrôlent les marchés des
céréales, les intrants agricoles, les semences et la transformation
des aliments. La géante société Cargill Inc avec plus de 140 filiales
et sociétés affiliées à travers le monde contrôle une part importante
du commerce international des céréales. Depuis les années 1950,
Cargill est devenue le principal contractant pour « l'aide alimentaire
» des États-Unis financée par la Loi Publique 480 (1954).

L'agriculture mondiale a pour la première fois de l'histoire, la
capacité de satisfaire les besoins alimentaires de toute la planète,
mais la nature même du marché mondial de ce système ne permet pas que
ça se réalise. La capacité de produire de la nourriture est immense
mais les niveaux de consommation alimentaire reste extrêmement
faibles, car une grande partie de la population mondiale vit dans des
conditions d'extrême pauvreté et de privation. En outre, le processus
de « modernisation » de l'agriculture a conduit à la dépossession des
paysans et à l'augmentation du niveau de dégradation des terres et de
l'environnement. Autrement dit, les forces mêmes qui encouragent la
production alimentaire mondiale à se développer favorisent également
une diminution du niveau de vie et une baisse de la demande de
nourriture.

Le traitement choc du FMI
Historiquement, les escalades de prix des produits alimentaires au
niveau du commerce en détail ont été déclenchées par la dévaluation
des monnaies, qui ont toujours été le résultat invariable d'une
situation hyper inflationniste. Par exemple, en août 1990 au Pérou,
sur les ordres du FMI, du jour au lendemain le prix du carburant a été
multiplié par 30 et le prix du pain a été multiplié par 12 :

« Partout dans le tiers-monde, la situation est celle du désespoir
social et de la désolation d'une population appauvrie par
l'interaction des forces du marché. Les émeutes contre les programmes
d'ajustement structurel et les soulèvements populaires sont
sauvagement réprimées: À Caracas, en 1989, le président Carlos Andres
Perez qui après avoir dénoncé avec éloquence le FMI d'exercer « un
totalitarisme économique qui ne tue pas par des balles mais par la
famine, » a déclaré un état d'urgence et a régulièrement envoyé des
unités d'infanterie et des commandos de la marine dans les quartiers
pauvres (barrios de ranchos) sur les collines surplombant la capitale.
Les émeutes anti-FMI de Caracas ont été déclenchées à la suite d'une
augmentation de 200 % du prix du pain. Hommes, femmes et enfants ont
essuyé des tirs sans discernement: « Il a été rapporté que la morgue
de Caracas comptait jusqu'à 200 cadavres de personnes tuées dans les
trois premiers jours ... et elle a avisé qu'elle était à court de
cercueils. » Officieusement plus d'un millier de personnes ont été
tuées. Tunis, en janvier 1984: les émeutes du pain instiguées en
grande partie par de jeunes chômeurs pour protester contre la hausse
des prix alimentaires. Au Nigeria en 1989: les émeutes des étudiants
contre les programmes d'ajustement structurel ont entraîné la
fermeture de six universités du pays par les Forces armées. Au Maroc,
en 1990: une grève générale et un soulèvement populaire contre les
réformes du gouvernement parrainées par le FMI. » (Michel
Chossudovsky, op cit.)

Les semences génétiquement modifiées
Coïncidant avec la création de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC) en 1995, un autre important changement historique a eu lieu dans
la structure de l'agriculture mondiale.

Dans le cadre du contrat de l'Organisation mondiale du commerce
(OMC)), les géants de l'agroalimentaire ont une entière liberté
d'entrer dans les marchés céréaliers des pays en développement.
L'acquisition de « droits de propriété intellectuelle » exclusifs sur
les variétés végétales par des intérêts agroindustriels favorise aussi
la destruction de la biodiversité.

Agissant au nom d'une poignée de conglomérats de biotechnologie, des
semences OGM ont été imposées aux agriculteurs, souvent dans le cadre
de « programmes d'aide alimentaire. » Par exemple, en Éthiopie des
trousses de semences OGM ont été remis aux agriculteurs pauvres afin
de rétablir la production agricole à la suite d'une grande sécheresse.
Les semences OGM ont été plantées, ce qui donne une récolte. Mais
après, les agriculteurs ont réalisé que les semences OGM ne pourraient
pas être replantées sans payer de redevances à Monsanto, Arch Daniel
Midland et al. Ensuite, les agriculteurs ont découvert que les graines
ne pousseraient que s'ils utilisaient les intrants agricoles soit, les
engrais, les insecticides et les herbicides qui sont produits et
distribués par les entreprises agroalimentaires de biotechnologie.
Toute l'économie paysanne est dorénavant enfermée entre les mains des
conglomérats de l'agro-industrie.

Avec l'adoption généralisée de semences OGM, une transition majeure a
eu lieu dans la structure et dans l'histoire de l'agriculture depuis
sa création il y a 10,000 ans.

La reproduction de semences au niveau des villages et chez les
producteurs de semences a été perturbée par l'utilisation de semences
génétiquement modifiées. Le cycle agricole, qui permet aux
agriculteurs de stocker leurs semences biologiques et de les semer
pour en tirer la prochaine récolte a été brisé. Ce concept
destructeur, produisant invariablement la famine, est reproduit
partout, pays après pays, conduisant à la disparition de l'économie
paysanne mondiale.

Michel Chossudovsky est l'auteur du best-seller international
"Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre mondial," qui a été
publié en 11 langues. Il est professeur d'économie à l'Université
d'Ottawa, Canada, et directeur du Centre de recherche sur la
mondialisation Global Research. Il collabore également à
l'Encyclopaedia Britannica. Son dernier ouvrage est intitulé
``America`s War on terrorism``, Global Research, 2005. Il est l'auteur
de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre.

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

NDT :
(1) Short-selling est une technique qui consiste à vendre à découvert
ou à crédit. C'est-à-dire qu'une personne vend des actions qu'elle n'a
pas à un investisseur. Cette stratégie permet d'anticiper sur un
retournement du marché qui permettra alors d'acheter les actions au
client qui voudra les revendre à un prix inférieur.

Dimanche 04 Mai 2008
danyq...@videotron.ca

rhhyp...@gmail.com

unread,
May 6, 2008, 11:52:07 AM5/6/08
to
site d'origine de l'info ci dessus: http://www.alterinfo.net/La-famine-mondiale_a19444.html
0 new messages