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Le Monde - Le démantèlement des futurs réacteurs fait l'objet d'intenses négociations

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jm

unread,
Apr 29, 2008, 3:30:46 PM4/29/08
to
Le démantèlement des futurs réacteurs fait l'objet d'intenses négociations
LE MONDE | 28.04.08 | 16h06 • Mis à jour le 28.04.08 | 16h06

Il ne s'agit nullement de "corruption", tient à préciser Bill Hamilton ;
le porte-parole de l'Autorité de démantèlement nucléaire (NDA)
britannique préfère parler de "gain planifié".

La NDA vient en effet, au nom du gouvernement, de trouver un accord
financier avec la circonscription de Copeland, près du centre nucléaire
de Sellafield (ouest), afin que le petit village de Drigg accueille une
extension de son centre d'entreposage de déchets faiblement radioactifs.
En échange, cet arrondissement va recevoir 13,3 millions d'euros, qui
alimenteront un fonds auquel s'ajouteront 2 millions d'euros par année
d'exploitation de cette installation. Une aubaine pour Drigg et ses 300
habitants, qui ne seront probablement pas les seuls à bénéficier d'une
telle manne.

Le Times, qui a révélé l'affaire, estime en effet que la Grande-Bretagne
pourrait distribuer dans les prochaines années plus de 1 milliard
d'euros aux collectivités qui accepteront d'accueillir l'héritage
encombrant du nucléaire britannique.

Sa gestion a été confiée à la NDA, responsable de 20 sites comprenant 39
réacteurs et diverses installations de traitement des combustibles
nucléaires. Créée en 2005, elle s'est substituée à l'agence UK Nirex
Ltd, au statut semi-public. Londres répondait ainsi à l'échec cuisant
rencontré par Nirex en 1997 dans son projet de créer sur le site de
Sellafield un centre de stockage pour les déchets les plus nocifs, à la
durée de vie la plus longue.

En octobre 2006, la Grande-Bretagne a officiellement opté pour le
stockage en profondeur de ces déchets, qui à ce jour représentent un
volume d'environ 1 400 m3. Pour trouver le site susceptible de les
accueillir, le maître mot est désormais "consultation". Et celle-ci
s'annonce onéreuse.

MOYENS "CONSIDÉRABLES"

"Ces projets britanniques de stockage sont nettement moins avancés qu'en
France", constate Gérald Ouzounian, responsable international de
l'Agence de gestion des déchets radioactifs française (Andra). Mais,
note-t-il aussi, la NDA dispose de moyens financiers "considérables".
Son budget sera de 11,3 milliards d'euros sur la période 2008-2011,
alimenté à parts égales par des fonds publics et privés. Ces dépenses ne
sont qu'un début.

C'est pourquoi la relance du nucléaire en Grande-Bretagne s'accompagne
d'intenses tractations de la part des opérateurs pressentis. Ils
souhaitent que le prix du démantèlement des futurs réacteurs et de la
gestion des déchets soit pris en compte dans la facture présentée aux
consommateurs. Le coût du wattheure nucléaire doit en effet intégrer,
outre des investissements initiaux très lourds, la charge ultérieure de
la gestion d'installations en fin de vie et des rebuts ultimes.

En France, le niveau des provisions constituées par les opérateurs à
cette fin (répercutées sur la facture) a fait l'objet d'intenses débats,
avant qu'une loi n'institue en 2006 un système d'évaluation de ces
montants, sécurisés par les opérateurs eux-mêmes.
Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 11.01.08.

Gallad

unread,
Apr 30, 2008, 3:59:29 AM4/30/08
to
jm a formulé ce mardi :

> En France, le niveau des provisions constituées par les opérateurs à
> cette fin (répercutées sur la facture) a fait l'objet d'intenses débats,
> avant qu'une loi n'institue en 2006 un système d'évaluation de ces
> montants, sécurisés par les opérateurs eux-mêmes.

...et qu'est-ce qu'il en ressort, question coûts réels ?...

--
Gallad


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