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langage des hommes politiques

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Elie Arié

unread,
Mar 8, 2006, 5:52:50 PM3/8/06
to
Citations extraitesdu nouveau livre de Franz-Olivier Giesbert, voir (par
ailleurs, intéressant):
<http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-748675,0.html>


Villepin: : "Sarkozy, c'est fini. Si les journaux font leur travail, et
s'ils ont des couilles, il ne survivra pas à cette affaire-là."

Sarkozy : "Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette
affaire et il finira sur un crochet de boucher."

Dialogue Chirac-Jérôme Monod sur Sarko:
Chirac : "Je n'ai pas confiance. Il est fou."
Monod : "Non, il n'est pas fou. Juste maniaco-dépressif."

Juppé appelle Sarkozy et lui dit : "Si tu veux jouer ta carte, c'est le
moment. Mais il faut que tu rassures Chirac. Tu ne peux pas vouloir
t'installer à Matignon et, en même temps, créer un climat de défiance en
expliquant à la terre entière que le président est un vieux con carbonisé."

Villepin: "La France a envie qu'on la prenne. Ça la démange dans le bassin.
Celui qui l'emportera à la prochaine élection, ce ne sera pas un permanent
de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur."

Villepin sur Sarko: "Un allumeur, un baratineur de soirée dansante, mais il
serait bien incapable de faire un enfant à la France. Il n'a rien dans le
pantalon."

Sarkozy : "Ça fait trente ans que je me bats. Pour me déloger, il faudra y
aller à l'arme blanche."

Nestor le pingouin pour la France

unread,
Mar 8, 2006, 6:11:56 PM3/8/06
to
Elie Arié a écrit:

On se demande si ces "dialogues privés" ne sont pas écrits par des
conseillers en communication pour rendre les personnages en question
plus sympathiques et ensuite les "fuites" savamment organisées. Parce
que, bon, quels témoins y a-t-il quand tel ou tel journal rapporte que,
dans telle réunion à l'Elysée ou Matignon où il n'y avait que X,Y et Z,
X a dit ci à Y et ça à Z ? L'huissier avec sa chaîne autour du cou ?

Elie Arié

unread,
Mar 8, 2006, 6:32:41 PM3/8/06
to

"Nestor le pingouin pour la France" <nes...@pingouin.gouv.schtroumpf> a
écrit

>Parce que, bon, quels témoins y a-t-il quand tel ou tel journal rapporte
>que, dans telle réunion à l'Elysée ou Matignon où il n'y avait que X,Y et
>Z, X a dit ci à Y et ça à Z ?

Les gens comme Giesbert ont assez de réseaux dans les cabinets ministériels
pour pouvoir faire des recoupements( "Sarko a dit qu'il a dit ça à Chirac"
"Chirac a dit que Sarko lui a dit ça", et si ça colle...).


Jean-Paul

unread,
Mar 8, 2006, 7:38:29 PM3/8/06
to
Elie Arié a prêché :

> Citations extraitesdu nouveau livre de Franz-Olivier Giesbert, voir
> (par ailleurs, intéressant):
> <http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-748675,0.html>

> Sarkozy : "Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté


> cette affaire et il finira sur un crochet de boucher."

Sympa. M'en fous chuis vacciné contre le tétanos.

Et M Sarkozy ne peut ni admonester F.O.G., qui est quand même une figure
journalistique de la droite libérale, ni convoquer le PDG de Flammarion,
qui appartient à un groupe italien.

A moins qu'en fin de compte, M Sarkozy ait lui-même souhaité la
publication de ce viril message à l'intention de ceusses qui cherchent à
lui mettre des bâtons dans les roues.

> Sarkozy : "Ça fait trente ans que je me bats. Pour me déloger, il
> faudra y aller à l'arme blanche."

On se rappelle la péroraison anaphorique de son discours de clôture de
l'université d'été de l'UMP à la Baule le 4 sept dernier, où il martelait
"Rien, ni personne ne m'empêchera..."

Et il y en a qui aiment ça...

--
On ne vit qu'une fois. Et encore.

UBUjean-jacques viala

unread,
Mar 9, 2006, 1:03:58 PM3/9/06
to
On Thu, 9 Mar 2006 00:32:41 +0100, "Elie Arié" <ena...@club-internet.fr>
wrote:

voui.

en d'autre terme il est le premier intoxiqué;

bien fait.

j'espére que vous avez volé le livre.

--

UBU

"Personne ne cours aussi vite qu'une balle de fusil".
Idi Amin Dada.

Elie Arié

unread,
Mar 9, 2006, 1:33:21 PM3/9/06
to

"UBUjean-jacques viala" <jejv...@free.fr> a écrit

>
>
> j'espére que vous avez volé le livre.
>

Pas l'intention de le lire: les quelques extraits de la presse me suffisent.

Mais, à propos de ce livre, j'ai trouvé ceci, assez intéressant, sur
l'éthique journalistique:

"On ne se méfie jamais assez des journalistes : c'est la première phrase du
livre de Franz-Olivier Giesbert « la Tragédie du président ». Jacques Chirac
ne s'est pas assez méfié, en effet ! Depuis plus de quinze ans, il reçoit
régulièrement FOG, comme on l'appelle, et lui parle à coeur ouvert. De lui,
de ses échecs, de ses rivaux, des trahisons, des femmes, de la vie. D'autant
plus librement que rien n'a jamais filtré de ces entretiens. Puisque son
interlocuteur était devenu une tombe, pourquoi ne pas tout lui dire ou
presque ? L'imprudent ! Alors que le règne du président touche à sa fin,
Giesbert à décidé de « vider ses carnets » comme il dit. Pour l'Histoire et
pour notre plus grand plaisir. Il répond par avance à ceux qui lui
reprocheront d'avoir trahi la confiance de Chirac : « Si on veut garder sa
part d'ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes.»

Extrait de
<http://www.nouvelobs.com/articles/p2157/a296920.html>


R.Etienne

unread,
Mar 11, 2006, 3:35:30 AM3/11/06
to
Le Thu, 9 Mar 2006 01:38:29 +0100, "Jean-Paul"
<pleis...@nonosse.mpff> a écrit :

>Et M Sarkozy ne peut ni admonester F.O.G., qui est quand même une figure
>journalistique de la droite libérale, ni convoquer le PDG de Flammarion,
>qui appartient à un groupe italien.
>
>A moins qu'en fin de compte, M Sarkozy ait lui-même souhaité la
>publication de ce viril message à l'intention de ceusses qui cherchent à
>lui mettre des bâtons dans les roues.

C'est ce dont l'a accusé Séguala en termes voilés chez Guillaume
Durand. Il s'est défendu de rouler pour Sarko. Mais alors pour qui
roule-t-il?
Je m'étonne que nul n'ait employé le mot "populiste" à son égard, car
- manifestement - ses révélations (et celles aussi sur Mitterand)
soulignent surtout que c'est toute la classe qui est impuissante et
responsable d'un grand gachis.

R.Etienne
«Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la
liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des infor-
mations ou des idées sans qu'il puisse y avoir d'ingérence d'autorités
publiques et sans considération de frontières.»

Message has been deleted

Elie Arié

unread,
Mar 14, 2006, 6:48:10 AM3/14/06
to

"Yoki" <yoki...@hotmail.com> a écrit
La Tragédie du président : Scènes de la vie politique (1986-2006)
Franz-Olivier Giesbert, Paris, Flammarion, 2006, 414 p.


>
> Vingt années de vie politique française, ou la chronique d'un déclin qui
> s'emballe. La conviction de l'auteur est manifeste : Sarkozy ou la
> débandade.

Inutile de prêter à F-O Giesbert vos idées perso, il n'est pas si con que
ça.

Peut-être pensez-vous que ce qu'il faudrait, en France, c'est un Président
de la République aussi populaire que Bush aux USA?
<http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20051118&articleId=1281>

"Le président américain a atteint un taux d'impopularité record parmi ses
administrés avec 65% des sondés défavorables à sa politique. Son
vice-président est encore moins bien loti avec 30% d'avis positifs".


Réjean Laflamme

unread,
Mar 14, 2006, 7:03:12 AM3/14/06
to
Elie Arié a écrit :

> Peut-être pensez-vous que ce qu'il faudrait, en France, c'est un Président
> de la République aussi populaire que Bush aux USA?

Euh. C'est pas déjà le cas de Chirac ?

> <http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20051118&articleId=1281>
>
> "Le président américain a atteint un taux d'impopularité record parmi ses
> administrés avec 65% des sondés défavorables à sa politique. Son
> vice-président est encore moins bien loti avec 30% d'avis positifs".
>
>


PARIS (AP) -- La cote de popularité de Jacques Chirac a progressé de
deux points en mars, à 23% d'opinions favorables, tandis que celle de
Dominique de Villepin perdait quatre points à 34%, selon un sondage
Sofres pour "Le Figaro magazine" de samedi.
Les sondés sont pas moins de 75% à avoir une opinion négative du
président de la République, soit deux points de moins qu'en février (2%
sans opinion).

<http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20060302.FAP1013.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/>

Rachida

unread,
Mar 14, 2006, 8:45:04 AM3/14/06
to

"Yoki" <yoki...@hotmail.com> a écrit dans le message de news:
1142335717.9...@i40g2000cwc.googlegroups.com...

La Tragédie du président : Scènes de la vie politique (1986-2006)
Franz-Olivier Giesbert, Paris, Flammarion, 2006, 414 p.

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2080689487/

> Comme le disaient Luc Ferry et Jacques Séguéla sur le plateau de "Campus",
> le jour de sa sortie, ce livre se lit comme un long article du "Canard
> enchaîné". Journalisme de miettes, si l'on veut, mais des miettes qui font
> de savoureux portaits : Balladur, qui aimait rappeler qu'il travaillait
> sur le bureau de Turgot, "le réformateur qui est tombé pour avoir trop
> réformé, un exemple dont il ne faut jamais oublier de se souvenir", et de
> céder sur tout. Mitterrand, qui signa des textes pétainistes, et
> considérait que Le Pen était un homme de droite comme un autre : "Observez
> comme il est ému quand on lui sert la main. Un homme comme ça, on le calme
> avec un maroquin". Madelin : "Il a beau se prendre pour un intellectuel,
> citer Frédéric Bastiat, et se piquer d'idéologie, il y a chez lui une
> grossièreté et un sans-gêne qui font de son compagnonnage une épreuve
> redoutable" ; "Il a beau déambuler et gesticuler, il est tout sauf
> électoral, avec sa voix de scie et ses lubies idéologiques", bref "un
> olibrius". Villepin : "A peine l'a-t-on pris pour un hussard romantique,
> prêt à se faire massacrer pour son dieu vivant, que perce soudain chez lui
> un gros cynisme de maquignon" ; "Mozart de la manipulation, tout miel
> devant et sans pitié par derrière. (...) Il n'a qu'une passion, lui-même,
> et une religion, le pouvoir". Jospin, ex-membre de l'Organisation
> communiste internationale, avec laquelle il resta en contact jusqu'en 1987
> (!). "Je suis Forrest Gump", Sarkozy dixit, "Il y a une petite voix en moi
> qui me répète sans cesse : "Cours, cours, Forrest" ; le même à propos de
> l'affaire Clearstream : "Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui

> a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher".
>

> Et puis, bien sûr, Chirac, ce "grand déçu de la nature humaine" et père
> d'un enfant naturel japonais qui fête son élection de 1995 chez les
> Pinault, "avant de disparaître Dieu sait où avec sa dernière conquête" ;
> "J'ai un principe simple en politique étrangère. Je regarde ce que font
> les Américains et je fais le contraire" ; "Souvent, Jacques Chirac semble
> même avoir choisi le camp de Saddam Hussein, son ami des années
> soixante-dix avec lequel il passa des nuits à jouer aux cartes" ; "Il a
> passé sa vie à se fuir, comme quelqu'un qui, dans son enfance, aurait subi
> un grand traumatisme psychologique", ce qui est la thèse de Valéry Giscard
> d'Estaing. Chirac n'aura jamais été sincère que dans le tiers-mondisme, la
> promotion des arts premiers et le radical-socialisme, i.e. la
> sanctification mortifère et irrationnelle des "acquis sociaux".


>
> Vingt années de vie politique française, ou la chronique d'un déclin qui

> s'emballe. La conviction de l'auteur est manifeste : Sarkozy et la
> débandade.

(Recension D. Godefridi, http://www.fahayek.org/)


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