Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

28 Mai 1.962:

3 views
Skip to first unread message

UBUjean-jacques viala

unread,
May 22, 2012, 2:10:01 PM5/22/12
to


22 morts, 25 blessés.

L'OAS souligne dans une émission pirate que le FLN doit discuter avec
elle "si par malheur, un tel dialogue ne s'établissait pas, toute la
communauté européenne abandonnerait l'algérie après avoir détruit tout
ce qu'en 130 ans, elle a bâti au prix de son sang et de sa sueur. Alors,
l'algérie sombrerait dans le chaos, et il n'y aurait plus d'avenir pour
elle. "

C'est la menace de la "terre brûlée".

Batailles rangées à Oran entre O.A.S. et service d'ordre associé à la
nouvelle force locale.

Les perquisitions se poursuivent à Oran, un européen tué à cette
occasion.

Un ordre du délégué général Fouquet indique que s'il n'y a pas de
limites au nombre de harkis évacués sur la métropole, ils doivent
cependant être aptes à un reclassement. (c'est le début d'une série de
circulaires de plus en plus restrictives, émises au fur et à mesure
qu'il apparaît que les harkis sont condamnés à mort par le FLN).

La police arrête Georges Ras, journaliste à la voix du nord, qui après
avoir donné la main au putsch a rejoint l'O.A.S. et y a animé les
différents journaux et émissions télé et radio.

Le départ des chalutiers: Pour tous ceux qui en ont la possibilité, le
départ avec leurs outils de travail constitue une appréciable facilité
de réinstallation à leur arrivée sur l'autre rive. Pour beaucoup
d'agriculteurs qui en sont exclus, il faudra se reconvertir dans le
commerce ou l'artisanat. Par contre, les pêcheurs répartis sur les mille
kilomètres de littoral, de Nemours à La Calle, mesurent immédiatement
les possibilités ainsi que les dangers d'une traversée sur de petits
chalutiers, non équipés pour une telle entreprise. Le départ avec leur
navire leur apporte, en contrepartie, la disposition de moyens de gagner
leur vie dès leur arrivée en France. D'autant plus qu'en raison de la
mévente du poisson dans les villes et villages de l'intérieur, à
Bou-Haroun, comme dans tous les autres ports du littoral, les chalutiers
ne sortent plus depuis le mois d'avril. Epargné jusqu'au lundi de Pâques
1962, Bou-Haroun est à son tour le théâtre d'enlèvements et
d'assassinats. Malgré les efforts désespérés des familles pour retrouver
des êtres chers, c'est dans la dignité et le recueillement, sans
manifestations emphatiques, que les deuils sont vécus et les souvenirs
conservés.

Sur les chalutiers, la décision est prise, les filets, le matériel, les
pièces détachées indispensables, seront embarqués. Les meubles, les
souvenirs abandonnés au profit du fuel-oil et des lubrifiants pour les
moteurs. De plus, les quatorze petits chalutiers du village ne sont pas
équipés pour une longue traversée dans une mer aussi capricieuse que la
Méditerranée. La navigation depuis Bou-Haroun se fera cap au nord vers
Barcelone avec une escale intermédiaire dans une des îles des Baléares.
Tous les ports du littoral se vident de leurs chalutiers; ceux d'Oran et
de Béni-Saf sont des "popa-mona", reconnaissables à leur poupe arrondie.
Certains naviguent de conserve par groupe de deux ou trois. D'autres
suivent le sillage d'un cargo de la compagnie Schiaffino. Les îles
d'Ibiza, Cabrera, Majorque et Minorque, voient arriver ces petits
navires pour une courte escale de ravitaillement. Quelques fûts de fuel
sont remplis. L'accueil est variable, la pratique de la langue espagnole
facilite bien les contacts. A Barcelone où ils accostent pour se
ravitailler, les équipages du Saint- Antoine et du Saint- Joseph, sont
reçus "manu militari" par la police catalane qui les prend pour des
terroristes. En escale à Barcelone, le commandant d'un navire de guerre
français les ravitaille généreusement en eau, mazout et vivres.

Pour ces navires de l'exode, il faut très rapidement mouiller dans un
port où ils pourront travailler. C'est ainsi que Port-Vendres, La
Nouvelle, Sète, le Grau du Roi, Carry le Rouet, La Ciotat, voient sortir
de la brume de petits chalutiers dont les équipages sont bien décidés à
gagner leur vie en labourant la Méditerranée. Ce qui n'est pas très
apprécié par les autochtones, dont la presse locale répercute des
inquiétudes qui se révéleront, par la suite, infondées. [...]

Edgar Scotti.

Debré punit les officiers qui avaient organisé le départ de harkis en
france écrivant entre autre que "ces officiers ne doivent pas considérer
ces hommes comme leur propriété" et que "c'est aux autorités d'assurer
la sauvegarde de ces harkis".

Le général Partiot refuse de désigner le peloton d'exécution de
condamnés à mort O.A.S. et demande sa mise à la retraite anticipée.

Les arrivées massives de rapatriés continuent par tous les moyens de
transport disponible, en particulier sur l'Espagne en bateau privé.

--
UBU
C'était l'oncle Martin c'était l'oncle Gaston
L'un aimait les tommis l'autre aimait les teutons
Chacun pour ses amis, tous les deux ils sont morts
Moi qui n'aimait personne, hé bien je vis encore.

Georges Brassens




0 new messages