En 1957, quand "Le pont de la rivi�re Kwa�" est sorti, il n'y avait
qu'un divorce inexplicable entre la stupidit� des paroles qu'on nous
laissait conna�tre ("Hello ! Le soleil bri-bri-brille !"), et la charge
�motive �vidente que cette Marche du colonel Bogey (juste siffl�e dans
le film) faisait sur nous, et faisait sur les soldats britanniques dans
le sc�nario.
Fin du myst�re, les paroles populaires dans l'arm�e britannique de ce
temps l�, et leurs variantes :
http://en.wikipedia.org/wiki/Hitler_Has_Only_Got_One_Ball
Les paroles d'�poque �taient censur�es, et le sifflement ne posait
aucun probl�me de traduction vers toutes les langues...
La charge �motive et insurrectionnelle se r�v�le intacte lorsqu'un
quatuor de gangsters de Usenet d�couvre que leurs pseudos vont tr�s
bien en remplacement de Goering, Hitler, Himmler et Bormann (variantes :
Goebbels, Mussolini...) avec les m�mes infirmit�s sexuelles putatives.
Quand j'ai cherch� � revoir ce film par extraits, je cherchais des
pr�cisions sur l'identit� ethnique des quatre petites coolies birmanes
ou tha�, �ventuellement Karen, entra�n�es dans une guerre qui n'�tait
pas la leur, � partager des risques d�mesur�s pour ce commando de
dynamiteurs. Pas de r�ponse s�rieuse � ma question. De toutes fa�ons ce
n'�tait qu'un sc�nario.
Cette ligne de chemin de fer (la vraie, pas celle du film tourn� �
Ceylan) sera reconstruite, notamment pour d�senclaver le pays Karen.
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Le contrat social du scientifique inclut le mandat de se piloter
en exactitude : le syst�me de production des connaissances,
il est pr�sum� le piloter en exactitude et non en traditions, ni
en strat�gies de pouvoir, ni en narcissisme, ni en corruption.