La photo célèbre du "Ghetto boy"
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Le « ghetto-boy » et Simone Veil : deux symboles de l’imposture du génocide ?
Le ghetto-boy a été retrouvé en 1978. Il n’a nullement été assassiné par les
Allemands dans un prétendu « camp d’extermination ». Il vit à Londres avec son père
et sa mère. Il est richissime. Ce « ghetto-boy » était devenu un symbole : le symbole
d’un prétendu « génocide » du peuple juif. Il va de soi que, s’il devait rester un
symbole, ce ne pourrait plus être que le symbole de l’imposture du « génocide ».
Le cas de Simone Veil est tout à fait semblable, quoique dans un sens inverse de
celui du ghetto-boy de Varsovie. Simone Veil, elle aussi, est très riche. Elle jouit
apparemment d’une santé florissante. Elle a longtemps été notre ministre de la Santé.
Elle est devenue présidente du Parlement européen. On nous rappelle avec insistance
qu’elle a été internée à Auschwitz. Mais ce que l’on nous cache, c’est qu’elle est...
morte à Auschwitz. Elle a été gazée à Auschwitz-Birkenau le 16 avril 1944. Elle fait
officiellement partie de l’immense cohorte des (faux) morts et des (faux) gazés du
camp d’Auschwitz. Elle est, elle aussi, à sa façon, un symbole de l’imposture du «
génocide ».
Simone Veil n’a pas de responsabilité personnelle dans le fait que des historiens,
plus soucieux de propagande que de vérité, aient fabriqué de longues listes de
prétendus gazés dans lesquelles son nom de jeune fille (Simone Jacob, née le 13
juillet 1927 à Nice) figure parmi les noms d’autres femmes ou jeunes filles qui,
elles non plus, en réalité, n’ont pu être gazées le 16 avril 1944. En revanche, le
ghetto-boy a une responsabilité personnelle, sinon dans la création de sa légende, du
moins dans la persistance et dans le succès de cette légende. Ce n’est que contraint
et forcé qu’il a révélé le pot aux roses. Trop de gens s’étaient mis à exploiter le
filon, notamment en Israël, et se vantaient d’avoir connu de près le ghetto-boy.
L’intéressé avait donc dû, à la longue, rappeler son existence et son identité.
Le ghetto-boy est ce tout jeune garçon à casquette qu’on voit lever ses petits bras
en l’air sous la menace des armes des soldats allemands. La photo a fait le tour du
monde. Les textes de présentation de cette photo sont variables mais tous donnent à
entendre que la scène s’est déroulée lors de l’insurrection du ghetto de Varsovie
vers avril-mai 1943 et l’on nous dit – ou bien on nous laisse entendre – que cet
enfant et le groupe de juifs qui l’entourent ont été conduits vers un « camp
d’extermination ». Or, la réalité aurait été toute différente. A en croire le Jewish
Chronicle, c’est en 1941 que se situait la scène [1]. L’enfant (et tout le groupe qui
l’entourait, portant des sacs ou des ballots) avait été surpris par des soldats
allemands en train d’effectuer une opération de police déclenchée à l’occasion de la
venue à Varsovie d’une importante personnalité nazie. « J’étais un voleur de première
force ; je volais pour survivre », devait déclarer au Jewish Chronicle
l’ex-ghetto-boy. L’enfant avait été conduit au poste de police. Sa mère, qui n’avait
pas assisté à la scène de l’arrestation et qui se demandait ce que son fils était
devenu, était allée le réclamer au poste de police. L’enfant lui avait alors été
remis par la police allemande.
A côté des vrais résistants, des vrais déportés, des vrais médaillés, des vrais morts
ou assassinés, il existe des cohortes entières de faux résistants, de faux déportés,
de faux médaillés, de faux morts ou assassinés. L’historien se doit de vérifier cas
par cas toutes les listes de héros ou de victimes qu’on lui présente. Il ne doit
accueillir qu’avec circonspection des phrases du genre de : « Toute ma famille a
disparu. » Il doit exiger les identités complètes de ces disparus et vérifier, cas
par cas, s’il y a lieu d’accuser les Allemands. Avec les moyens dont nous disposons
aujourd’hui et, en particulier, avec les ordinateurs, ce travail de recherche est
tout à fait possible.
Mais d’ores et déjà nous possédons pour les juifs déportés de France – qu’il s’agisse
de juifs français ou étrangers – d’un document précieux : Le Mémorial de la
déportation des Juifs de France rédigé par Me Serge Klarsfeld, édité et publié par
Beate et Serge Klarsfeld en 1978 à Paris. Ce livre qui coûte cent vingt francs est de
six cent cinquante-six pages de format 21 x 29,5 cm ; comme ses pages ne sont pas
numérotées, je le citerai ici d’après ma propre pagination. L’auteur de ce gros
ouvrage est résolument exterminationniste. Il cautionne les positions les plus
contestables de l’histoire officielle. Il travaille au CDJC de Paris (Centre de
documentation juive contemporaine) dans le même esprit qu’un Georges Wellers. Je ne
relèverai pas ici, mais seulement dans une étude à venir, les manipulations
auxquelles Me Klarsfeld n’a pas craint de se livrer. Le titre de l’ouvrage est à lui
seul fallacieux. Il donne à entendre – et c’est bien ainsi qu’il a été présenté à sa
sortie – que ce livre est un « annuaire de la mort » alors qu’en réalité il s’agit de
listes de personnes qui ont fait partie de convois ferroviaires à destination
principale mais non exclusive des camps de concentration, et cela du début à la fin
de la déportation des juifs de France, c’est-à-dire de mars 1942 à août-septembre
1944. Mais laissons ces points de côté et sachons que, derrière le tapage
publicitaire qui a accueilli ce gros livre, on se trouve devant une pièce qui
marquera une date importante dans l’histoire véridique de la déportation. Cette date
de 1978 me paraît presque aussi capitale que celle du 19 août 1960. C’est ce jour-là,
on le sait, que l’hebdomadaire Die Zeit publiait l’extraordinaire « rétractation » du
Dr Martin Broszat. Ce membre éminent de l’Institut d’histoire contemporaine de
Munich, exterminationniste convaincu, confiait piteusement à Die Zeit qu’il n’avait
pas fonctionné une seule « chambre à gaz » sur tout le territoire de l’Ancien Reich.
L’histoire est ainsi faite. Elle conduit à réviser ce que la foule croit acquis une
bonne fois pour toutes. Son essence est d’être révisionniste.
Qu’il l’ait voulu ou non, le livre de Me Klarsfeld nous permet d’établir de longues
listes de faux gazés avec, presque à chaque fois, nom, prénom, date et lieu de
naissance, date et lieu de départ du convoi, date et lieu d’arrivée du convoi.
Il faut lire avec attention les pages neuf à douze du Mémorial. On y découvre que les
chiffres de « gazés » pour chaque convoi ont été mis au point, non pas, comme on
aurait pu le penser, par les autorités du musée national d’Auschwitz en Pologne, mais
par les autorités du CDJC de Paris. L’origine des manipulations dont je vais donner
quelques exemples est à chercher non pas du côté des communistes polonais mais du
côté de juifs français dont l’organisme fonctionne en partie avec l’argent du
contribuable français que lui verse le CNRS (Centre national de la recherche
scientifique). Ce n’est pas que les communistes polonais aient été dupes de ces
chiffres puisque le mécanisme de leur détermination a été manifestement le même pour
tous les pays. Ils ont sans vergogne « fabriqué » des gazés sans nous révéler leurs
modes de calcul. Il semble qu’en gros ce calcul ait été le suivant : on a
comptabilisé comme « gazés » les déportés qui auraient dû arriver à Auschwitz mais
qui n’y sont pas arrivés ; on a également baptisé comme « gazés » les déportés qui,
arrivés à Auschwitz, n’y ont pas été immatriculés. Nous allons voir comment les
manipulateurs ont été ainsi amenés à commettre de fatales erreurs que Me Klarsfeld,
prenant les devants de la critique révisionniste, a lui-même relevées. Notons
toutefois que ce dernier ne nous révèle pas plus que ses devanciers comment il a
procédé pour faire ses propres comptes de « gazés », car, bien entendu, tout en
réduisant sensiblement le nombre des « gazés », Me Klarsfeld maintient qu’on gazait à
Auschwitz. Notons enfin le curieux mode de calcul qu’il a employé pour déterminer,
parmi l’ensemble des déportés juifs de France, le nombre des survivants et celui des
morts. Me Klarsfeld nous demande de considérer comme morts tous les juifs qui ne sont
pas revenus en France tout de suite après la guerre pour s’y déclarer vivants! Pris
de scrupule, il est tout de même allé consulter les archives belges pour voir si des
juifs déportés de France ne s’étaient pas, après la guerre, installés en Belgique.
Or, quand on sait que la très grande majorité des juifs déportés de France étaient
des étrangers, on ne voit pas pourquoi ces gens seraient revenus après la guerre dans
un pays qui les avait livrés aux Allemands. Me Klarsfeld aurait pu étendre ses
recherches à une bonne dizaine de pays étrangers. Le Service international de
recherches d’Arolsen lui aurait certainement permis de dépister bien des juifs
survivants dans ces pays-là. Pour commencer, Me Klarsfeld aurait pu préciser à ses
lecteurs qu’il avait systématiquement accordé la nationalité française à tous les
enfants nés en France de parents étrangers. Si une législation souhaitée par Me
Klarsfeld fait de ces enfants-là des citoyens français, il se trouve qu’à l’époque ce
n’était pas le cas pour la législation en vigueur : aux yeux d’une loi française
qu’on peut déplorer ou critiquer, ces enfants étaient des étrangers.
La guerre a pris fin le 8 mai 1945. Me Klarsfeld considère comme morts les juifs,
étrangers pour la très grande majorité d’entre eux, qui ne sont pas revenus en France
se déclarer vivants, au plus tard le 31 décembre 1945 ! C’est se moquer. Pour
commencer, on se demande pourquoi ces gens seraient venus se déclarer vivants au
ministère des Anciens Combattants qui ne tenait officiellement aucune liste de
«survivants» et ne demandait donc pas qu’on aille frapper à sa porte pour y compléter
sa liste officieuse. Ensuite, si je comprends bien Me Klarsfeld, toute personne qui
serait passée au ministère à partir du début de janvier 1946 pour s’y déclarer
vivante serait comptée comme morte dans les listes du Mémorial. Ce type de
comptabilité surprend d’autant plus que, depuis trente-cinq ans, ce ministère tient
liste ouverte de tous ceux qui, chaque année, se réveillent d’un long engourdissement
pour demander à être enregistrés comme anciens déportés politiques ou résistants,
soit en leur propre nom, soit pour un ayant-droit ; ces étranges retardataires sont
accueillis, leur cas est examiné et, si leur dossier est reconnu valable, les
associations d’anciens déportés les reçoivent avec plaisir dans leur sein. Quand on
voit que, malgré d’importants intérêts financiers, des gens attendent trente-cinq ans
pour signaler leur existence aux pouvoirs publics, on se doute que beaucoup d’hommes
et de femmes ont négligé de se faire porter sur des listes officieuses où leur
inscription ne leur apportait aucun avantage d’aucune sorte.
Le Mémorial permet d’établir de longues listes de faux gazés. Je répète qu’il s’agit
de faux gazés au point de vue même de Me Klarsfeld. Mais un complément au Mémorial
est nécessaire pour certaines vérifications. Il s’agit des Cahiers d’Auschwitz. Ces
Cahiers sont publiés en polonais, en russe et en allemand. En allemand, ils portent
le titre de Hefte von Auschwitz. Je les désignerai ici sous le titre de Hefte que je
ferai suivre du numéro de tomaison, du chiffre de l’année de parution et du numéro de
page. Il s’agit d’une publication réputée scientifique et de caractère officiel,
émanant du musée d’Oswiecim (nom polonais d’Auschwitz). Six numéros de ces Hefte sont
particulièrement précieux ; ils contiennent le «calendrier des événements du camp de
concentration d’Auschwitz». Ce calendrier a demandé de longues années de travail. On
s’y reporte couramment pour savoir la provenance et le sort des convois de déportés
de tout pays. A vrai dire, l’esprit de propagande y est presque toujours présent et
seules ont été triées les informations propres, dans l’esprit des communistes
polonais, à charger les « fascistes allemands ». On a, d’autre part, la surprise d’y
voir noter la plupart du temps le nombre des « gazés » à l’unité près, mais nous ne
reviendrons pas sur ce point. Nous nous contenterons d’en relever les anomalies
signalées par Me Klarsfeld lui-même.
Voici trois types d’anomalies dont la responsabilité première incombe au CDJC de
Paris et la responsabilité seconde au musée d’Oswiecim :
1) convois de pure fiction avec « gazés » fictifs ;
2) convois dirigés ailleurs que sur Auschwitz avec « gazés »
fictifs ;
3) convois réellement parvenus à Auschwitz avec vrais « gazés »
et « gazés » fictifs.
Je me contenterai de quelques exemples de ces trois anomalies :
1) Convois de pure fiction avec, par conséquent, gazés de pure fiction :
– convoi du 24 juin 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 109, 509 gazés fictifs ;
– second convoi du 28 oct. 1943, Hefte n° 6, 1962, p. 74, 728 gazés fictifs ;
– second convoi du 20 janv. 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 75, 749 gazés fictifs.
Total : 1 986 gazés fictifs.
Pour ces convois on se reportera notamment aux pages 10 et 470 du Mémorial. On
pourrait ajouter encore le convoi « arrivé » fictivement à Auschwitz le 28 mars 1943
et comptant mille gazés fictifs ; voyez Hefte n° 4, 1961, p. 86, et le Mémorial, p. 416.
2) Convois dirigés ailleurs que sur Auschwitz et, par conséquent, non gazés :
– convoi parti de Drancy le 4 mars 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 80, ainsi que le
Mémorial p. 386-389, 1 000 gazés fictifs ;
– convoi parti de Drancy le 6 mars 1943, Hefte n° 4, 1961, p. 81, ainsi que le
Mémorial, ibid., 1 002 gazés fictifs ;
– convoi parti de Drancy le 15 mai 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 95, ainsi que le
Mémorial p. 53, 1 410 gazés fictifs.
Le raisonnement tenu par nos « historiens » officiels semble avoir été le suivant : «
Puisque ces convois sont bien partis de Drancy et puisque, d’autre part, on ne trouve
pas trace de leur arrivée à Auschwitz, c’est qu’ils ont été intégralement gazés.» En
réalité, les personnes des deux premiers de ces convois étaient descendues en gare de
Cholm pour rejoindre le camp de Majdanek, tandis que celles du troisième de ces
convois étaient dirigées pour partie sur Kaunas (Lituanie) et pour partie sur Reval
(Estonie). D’une façon générale, il faut voir à la page 12 du Mémorial comment des
milliers d’autres personnes ont été comptabilisées comme gazées parce qu’au lieu
d’être sélectionnées pour le travail à Auschwitz elles l’avaient été à Cosel, ville
située à cent vingt kilomètres d’Auschwitz !
3) Convois avec, pour Me Klarsfeld, « vrais gazés » et « gazés fictifs » :
– convoi du 13 avril 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 88, ainsi que le Mémorial p. 509 ;
– convoi du 20 mai 1944, Hefte n° 7, 1964, p. 80, ainsi que le Mémorial p. 531.
Dans ce type de convois, les Hefte ont commis la fatale erreur de décréter qu’hommes
et femmes avaient été gazés à l’exception d’un nombre donné d’hommes, d’où ils
déduisaient que toutes les femmes avaient été gazées. En conséquence, on n’aurait dû
trouver aucune survivante de ces convois. Or Me Klarsfeld a bien dû se rendre à
l’évidence et constater que les survivantes ne manquaient pas, à en juger simplement
par les listes minimales et minimisantes qu’il avait en sa possession.
En bonne logique, Me Klarsfeld aurait dû conclure que pour ces convois les
statistiques de gazage n’avaient aucune valeur. En effet, prenons l’exemple du
premier de ces convois. Voici ce qu’en disent les Hefte :
Transport du camp de Drancy, mille cinq cents juifs. Après la sélection, cent
soixante-cinq hommes [en allemand : Männer] ont été remis au camp comme détenus ; ils
ont reçu les numéros 184 097 à 184 261. Les autres gens ont été gazés [en allemand :
Die Übrigen wurden vergast].
Me Klarsfeld fait, à la page 509 de son Mémorial, le commentaire suivant :
Le « calendrier » d’Auschwitz ne mentionne aucune femme sélectionnée mais cela est
inexact, car en 1945 on comptait soixante-dix femmes survivantes de ce convoi.
A ces soixante-dix femmes Me Klarsfeld est bien obligé d’ajouter Simone Jacob,
devenue célèbre sous le nom de Simone Veil. Autrement dit, voilà nos comptables de
gazages pris soixante-et-onze fois en flagrant délit d’erreur. Comment leur accorder
la moindre confiance pour le reste ? Et d’où vient que Me Klarsfeld ne pose pas ici
publiquement la question qui s’impose et qu’on peut formuler ainsi :
Mais, enfin, d’après quel critère les juifs de Paris et les Polonais d’Oswiecim
ont-ils déterminé le nombre des gazés ? Et, pour commencer, comment ont-ils fait pour
attribuer la mention de « gazé », ne serait-ce qu’à un seul déporté ?
Car les formidables « erreurs » commises en ce qui regarde les déportés juifs de
France, il n’y a aucune raison qu’elles n’aient pas été aussi commises pour tous les
autres déportés.
Les listes de déportés sont nominales. Les listes de « gazés » devraient l’être aussi
puisque l’on se permet de donner le nombre des « gazés » à l’unité près, le plus souvent.
Me Klarsfeld a publié la liste nominale des déportés juifs de France. D’un trait de
plume infiniment discret il a signalé à ses lecteurs les noms des survivants ou plus
exactement les noms de ceux auxquels, avec une extraordinaire parcimonie, il a
accordé la mention de « survivants ». Il lui reste pour la prochaine édition de son
ouvrage à marquer d’un signe quelconque les noms des déportés qui, d’après lui, ont
été « gazés ». Et, bien entendu, il nous ferait savoir d’après quelles preuves
vérifiables il se permet d’accuser les Allemands d’avoir commis le crime affreux de
gazer telle ou telle personne.
Me Klarsfeld a le mérite d’avoir corrigé ce qu’il appelle les « erreurs » du CDJC de
Paris et celles du musée d’Oswiecim. Mais il faut être clair sur ce point. Me
Klarsfeld a corrigé seulement les « erreurs » – la foule des « erreurs » – qu’il ne
pouvait pas ne pas corriger. Il a, comme on dit, « limité les dégâts ». Il est, en
effet, trop évident que, si un convoi n’a pas existé, ce convoi n’a pu avoir de «
gazés ». De la même façon, si un convoi est allé ailleurs qu’à Auschwitz, ce convoi
ne risque pas d’avoir été « gazé » à Auschwitz. Enfin, si des personnes
officiellement considérées comme « gazées » réapparaissent bien vivantes, en chair et
en os, comme, par exemple, Mme Simone Veil, c’est apparemment qu’elles n’ont pas du
tout été tuées en « chambre à gaz ». Il est dommage pour nos historiens officiels
qu’ils aient commis l’étourderie d’écrire à propos de tel convoi :
Mille cinq cents juifs [...] cent soixante-cinq hommes remis au camp comme détenus
[...] les autres gens ont été gazés.
Il suffisait dans ce cas de retrouver parmi les survivants une ou plusieurs femmes
pour que l’« erreur » se découvre. Il aurait mieux valu pour ces historiens se
ménager une porte de sortie en prévoyant pour chaque envoi deux lots d’hommes (les
sélectionnés et les « gazés ») et deux lots de femmes (les sélectionnées et les «
gazées »). C’est d’ailleurs ce qu’ils ont presque toujours fait. Le système a du bon.
Il permet, si l’on découvre après la guerre des survivants de tel ou tel convoi,
d’inclure automatiquement et rétroactivement ces miraculés parmi... les sélectionnés.
Rien de plus simple : si l’ancien déporté est mort, c’est qu’il a été enregistré
comme « gazé » et, si l’ancien déporté est vivant, c’est qu’il a été enregistré comme
« sélectionné pour le travail ».
Résumé du cas particulier de Simone Veil
A la page 519 du Mémorial de la déportation des juifs de France de Me Klarsfeld, on
découvre dans la colonne de gauche le nom de Simone Jacob, née le 13 juillet 1927 à
Nice. Cette jeune fille a fait partie d’un convoi de mille cinq cents juifs, hommes
et femmes, parti de Drancy (où les juifs étaient internés dans un groupe d’HBM, ou
habitations à bon marché) le 13 avril 1944. Pour savoir ce qu’est officiellement
devenu ce convoi, il suffit de se reporter aux Hefte von Auschwitz. Ces Hefte ont été
rédigés par les autorités du musée d’Oswiecim en Pologne. Ces autorités ont
travaillé, pour les juifs de France, avec le CDJC de Paris (dont le principal
responsable scientifique est Georges Wellers) ; c’est même le CDJC qui a, d’après Me
Klarsfeld, la principale responsabilité dans l’historique des convois et la
comptabilité générale de la déportation des juifs de France. Le Heft no 7, publié en
1964 (soit près de vingt ans après la guerre, ce qui laissait une marge de réflexion
aux historiens, archivistes et statisticiens pour vérifier leurs affirmations), porte
à la page 88 de l’édition allemande que ce convoi est arrivé à Auschwitz le 16 avril
1944. On lit exactement ceci :
Transport du camp de Drancy, 1 500 juifs. Après la sélection, 165 hommes ont été
remis au camp comme détenus ; ils ont reçu les numéros 184097 - 184261. Les autres
gens ont été gazés.
La jeune Simone Jacob a donc été gazée. Si l’on se reporte par ailleurs à ce que nos
historiens officiels ont écrit sur l’opération du gazage, il est possible de préciser
que Simone Jacob a été gazée le jour même de son arrivée, c’est-à-dire le 16 avril
1944, très précisément à Auschwitz-Birkenau.
Or, Simone Jacob est en fait revenue d’Auschwitz. Son numéro d’immatriculation était
le 78651, si je dois en croire Le Nouvel Observateur du 5 mars 1979, p. 34. Elle n’a
pas été enregistrée par le ministère des Anciens Combattants. Soixante-dix de ses
compagnes du même convoi ont, elles, été enregistrées dès 1945 comme survivantes mais
le nombre des survivantes est certainement très supérieur à ce chiffre.
Simone Jacob, par son mariage, est devenue Simone Veil. Elle est présidente du
Parlement européen. Elle a beaucoup fait pour obtenir la projection en France du film
d’horreur et de propagande qu’est Holocauste. Elle a en quelque sorte présidé le faux
débat sur Holocauste. Elle s’est montrée extraordinairement discrète, pour ne pas
dire fuyante, sur le sujet des « chambres à gaz ».
Plus fuyant ou plus discret encore s’est montré un autre participant à ce faux débat
: M. Maurice Benroubi. Ce personnage venait de se vanter dans L’Express lors d’une
interview recueillie par le journaliste Philippe Ganier-Raymond d’avoir travaillé aux
« chambres à gaz » et d’être, par conséquent, un de ces témoins exceptionnels dont
tout le monde entend parler et que personne ne parvient jamais à localiser [2]. Hélas
pour nous, M. Benroubi ne devait, le soir du faux débat, pas même prononcer les mots
de « chambre à gaz ». Pour une fois, je me permettrai une supputation : Mme Simone
Veil ou M. G. Wellers ou un autre participant de ce débat à sens unique – ou encore
tous les participants à la fois – avaient demandé à cet encombrant témoin de garder
pour lui son « témoignage ». Me croira-t-on si j’affirme que j’avais prédit à mon
entourage que M. Benroubi, plus que personne, se montrerait tout à fait discret sur
le sujet des « chambres à gaz » ?
Le cas de Simone Veil n’a rien d’exceptionnel. L’ouvrage de son ami Me Serge
Klarsfeld nous permet de citer par leurs noms des milliers de « gazés » fictifs. Mme
Simone Veil est pour beaucoup de journalistes une personnalité de valeur exemplaire,
admirable, symbolique. Pour ma part, je découvre, grâce en partie à Me Serge
Klarsfeld, qu’elle peut aussi symboliser à sa manière l’imposture du « génocide ».
Robert Faurisson
31 décembre 1979
[1] 11 août 1978, p. 1-2.
[2] L'Express, 3 au 9 mars 1979, p. 5 et 107-110.
http://robertfaurisson.blogspot.com.es/1979/12/le-ghetto-boy-et-simone-veil-deux.html
Cet article fut écrit en 1979, on espère que les listes de Serge Klarsfeld furent
corrigées comme il se doit, du moins pour Simone Veil. Cependant, on attend toujours
la publication des listes définitives des juifs déportés de France puis "gazés" qui
tiendraient enfin compte des fiches en possession de l'ITS de Bad Arolsen ainsi que
celles de l'American Jewish Joint Distribution Committee (JDC ou "Joint") et des
autres associatiopns d'aide à l'immigration des juifs d'Europe en Israël après la guerre.
Voir
Enfants juifs : leur déportation ne signifiait pas leur extermination
http://robertfaurisson.blogspot.com.es/2009/03/enfants-juifs-leur-deportation-ne.html
Le "Joint" et l'aide aux réfugiés juifs
http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=141