>> une chose est certaine pour les villes c'est qu'en raison de
>> l'encombrement automobile le dᅵplacement individuel ne peut plus
>> reposer sur l'automobile.
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> L'automobile n'est un problᅵme que parce que les gens habitent ᅵ un
> bout de la ville, travaillent ᅵ un autre, et font leurs courses ᅵ un
> troisiᅵme.
Il ne faut pas se tromper, au dᅵbut, il y a le commencement.
Tout le monde habite prᅵs de son travail et s'y rend a pied.
Chaque immeuble est une image de la sociᅵtᅵ avec un ᅵtage par niveau
social.
Ensuite, les transports collectifs se mettent en place, les gens se
rendent a leur travail en bus ou en mᅵtro. Le clivage social se fait par
quartier.
Ensuite, le plus grand nombre accᅵde au transport individuel, la
voiture. Le clivage social se fait alors par grandes zones
gᅵographiques. Il reste quelques "rᅵsistants" qui prᅵfᅵrent les
transports collectifs lᅵ oᅵ l'efficacitᅵ s"est maintenue.
Juste un exemple: a partir des annᅵes 60, un lointain cousin
exploitait la ligne Clermont Ferrand <---> Mauriac en autobus.
Il vivait bien en l'exploitant ᅵ 50% du temps, l'autre 50% ᅵtait
rᅵalisᅵe par un associᅵ. Dᅵs 1975, la rentabilitᅵ n'ᅵtait assurᅵe que
par les colis de messagerie. Quelques annᅵes plus tard, plus de bus,
plus de passagers mais un fourgon pour les seuls colis.
Ce ne sont pas les exploitants qui ont arrᅵtᅵ mais les clients qui ont
votᅵ avec leurs pieds. Quand les moyens collectifs sont vides, il n'est
plus possible de les faire rouler au nom de principes.
Maintenant, les villes sont asphyxiᅵes par les voitures. Le trop grand
nombre devient une gᅵne. Il y a moyen de tout rᅵconcilier, faᅵon
Strasbourg de Mme Trautman ou bien les essais du samedi ᅵ Nantes. Il ne
sera plus possible de remettre les gens de la campagne dans des autobus,
mais un rᅵseau parking / transport pour les villes reste tout a fait
rᅵaliste.
Ma prᅵfᅵrence va a ces centre-villes du nord de l'Europe oᅵ piᅵtons,
cyclistes et vᅵhicules a moteur se cᅵtoient dans un espace sans trottoir
ni feux rouges. Tout le monde peut aller partout, mais l'absence
d'espace rᅵservᅵ entraine de fait une circulation automobile lente et
seule une rᅵelle nᅵcessitᅵ entraᅵne la prᅵsence d'une voiture ou d'un
camion. Il n'est pas nᅵcessaire de demander la moindre autorisation pour
une livraison lourde ou un dᅵmᅵnagement, mais venir tous les jours avec
une voiture devient insupportable.
Il ne faut pas non plus rendre la vie insupportable avec des
interdictions qui sont ressenties comme une brimade. Le jour oᅵ les
dᅵpenses de transport deviendront insupportables, lᅵ les habitudes
changeront et le retour du collectif sera inᅵvitable. D'ici lᅵ, il faut
concilier les intᅵrᅵts particuliers et les intᅵrᅵts collectifs.
La voiture a vraiment changᅵ la vie des campagnes en apportant une
efficacitᅵ nouvelle. Passer 3 heures pour un aller retour permet de
conserver une demi journᅵe de plus a s'occuper de sa ferme ou bien de
son atelier, comparᅵ a l'aller retour journᅵe en bus faᅵon 1965.
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http://www.youtube.com/watch?v=k7OIyTDeEjs
Philippe Vessaire Ò¿Ó¬
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Chez nous il y avait l'usine Bata qui faisait travailler des ouvriers � 50
km � la ronde.
L'usine avait achet� des bus et puis elle avait pay� le permis TC �
l'ouvrier le plus lointain et lui avait confi� le transport de tous les
employ�s habitants sur sa route. Le car passait la nuit sur place.
Le type y gagnait un permis toutes cat�gories (� l'�poque) et deux heures
sup bien pay�es.
C'�tait pragmatique comme id�e et elle pourrait �tre ressortie des cartons.
J'ai remarqu� aussi, que les travailleurs qui habitent � l'Est de P�rigueux
vont travailler � l'Ouest et inversement. Mais l� je suis partial car je
m'en rend compte chaque fois que je dois aller en ville.
Il serait bien aussi de r�server des parkings � l'ext�rieur des villes pour
les travailleurs intra muros qui bloquent toutes les places pendant huit
heures et qui am�nent les commer�ants � la faillite. Le supermarch� de
centre ville � �t� oblig� de cr�er une ligne Maginot autour de son parking
gratuit qui �tait plein d�s huit heures du matin jusqu'� dix-huit.
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villenoel
Ce genre de situation existe frᅵquemment dans nos villes et nos villages
touristiques. Les rues ne sont pas interdites aux voitures, mais elles sont
piᅵtonnes de fait. C'est dᅵsagrᅵable pour tout le monde: pour l'automobiliste
souvent ᅵgarᅵ, et pour les piᅵtons qui doivent en permanence subir des autos
dans leurs talons. Donc mᅵme si la plupart des automobilistes ᅵvitent de le
faire, ce n'est pas une trᅵs bonne solution. L'interdiction pure et simple des
VL ᅵ moteur ᅵ quelques exceptions prᅵs a le mᅵrite d'ᅵtre clair.
J'avais vu un reportage sur la ville de Portsmouth (cᅵte sud de l'Angleterre):
c'est une agglomᅵration trᅵs touristique, qui voit sa population dᅵcupler
l'ᅵtᅵ. En haute saison, un rᅵseau de camᅵras permet ᅵ la police municipale de
gᅵrer le trafic ᅵ distance: fermer des voies de circulation automobile en
*anticipant* les engorgements, ouvrir des itinᅵraires de dᅵlestage. Je ne
comprends pas pourquoi ce genre d'alternative n'est pas davantage envisagᅵ.
Plusieurs problᅵmes:
1) c'ᅵtait l'ᅵpoque oᅵ tous les ouvriers n'avaient pas de voiture, ce qui est
impensable aujourd'hui. Puis ils ont eu une voiture, ce qui est plus
confortable et permet d'habiter dans des zones beaucoup plus diversifiᅵes. Il y
a de moins en moins d'ouvriers pour vopuloir prendre le car, et leur habitat
est de plus en plus diffus. Pour ces 2 raisons, le systᅵme de car ne peut plus
suivre.
2) c'ᅵtait l'ᅵpoque des patrons paternalistes, ou du moins celle oᅵ l'on devait
soigner ses employᅵs. Aujourd'hui avec le chᅵmage, un employeur s'en fout
ᅵperdument: si un employᅵ n'est pas content d'habiter loin, il y en aura
toujours 9 autres pour ᅵtre contents. La question n'est pas le transport, mais
dᅵjᅵ d'avoir un emploi.
3) il y a de moins en moins d'emplois industriels et d'ouvriers (cf
statistiques INSEE). Et ce sont surtout les trᅵs gros employeurs type Renault,
Michelin, Dassault ont fondu. La structure ᅵconomique fait beaucoup plus appel
ᅵ une multitudes de petits sous-traitants et petits prestataires. Les grosses
entreprises ont lᅵchᅵ le nettoyage, le gardiennage, la restauration, etc,
jusqu'aux bureaux d'ᅵtudes qui externalisent trᅵs largement leurs prestations.
Alors le transport des salariᅵs...S'il n'y avaiat pas quelques syndicats, ᅵa
fait belle lurette qu'ils ne seraient plus pris en charge, mᅵme dans les
quelques usines oᅵ ᅵa se fait encore.