Et encore, ces réformes ne servent qu'à sortir du trou, du fossé de la
retraite à 60 ans de 1981 alors que l'espérance de vie explose et que
les citoyens sont en bonne santé et en forme à 60 ans.
Il faut comprendre qu'une mesure comme celle de 1981 a des
conséquences, des répercussions importantes pendant 30 ans. Il faudrait
calculer l'impact sur le déficit de la France...probablement 200 à 300
milliards à la louche.
> J'ajouterais pour revenir à l'aspect ricain, que les bénéfices
> déclarés par certaines boites US sont bidons du fait de la mascarade
> comptable.
Oui. C'est la grande révélation de cette crise de 2008, la compta
privée ne vaut pas mieux que la compte publique. Certains ne l'ont
toujours pas compris et continuent de se croire au 19ième siècle avec
les méchants patrons qui prennent l'argent.
> Mais comme elle l'a fait pour les subprime, la SEC joue
> l'omerta et les analystes financiers gobent les chiffres.
Oui... ils gobent tout en sachant qu'ils sont faux mais ils s'en
moquent éperdument car on est bien dans des opérations pour compte de
tiers. A la limite, les chiffres faux leur rapportent plus car ils sont
des promesses de volatilité, d'incertitude.. exactement ce qui
engraissent les gestionnaires et leurs collègues.
> Un truc que j'avais remarqué quand j'avais travaillé il y a plus de
> dix ans sur les méthodes d'évaluation boursière dans mon site, car
> cette question des engagements de retraites n'est pas nouvelle et
> d'ailleurs a coûté bonbon dans le sauvetage de General Motors.
La grande différence entre l'approche de capitalisation explicite (US)
et l'approche de capitalistion implicite (FR), c'est que dans le
premier cas, la décision d'allocation des capitaux est faite par des
équipes privées et professionnelles tandis que dans le second cas,
l'allocation est faite par des hommes politiques et des bureaucrates
non experts.
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http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr