Roaringriri wrote:
> Le 23/05/13 18:27, Beep Beep a �crit :
>> Comment augmenter la productivit�, la comp�titivit� de la France?
>> D'aucun r�pondront qu'il faut "baisser les co�ts du travail".
>> Pourtant, l'�conomiste Michel Santi note que si la r�duction du co�t
>> du travail a permis � l'Allemagne de baisser ses prix �
>> l'exportation, elle a cr�� une soci�t� de travailleurs pr�caires. Et
>> observe qu'�tonnamment, les revenus nets distribu�s aux
>> propri�taires de capital, eux, continuent de grimper...
>>
>> [...]
>> L'Allemagne elle-m�me, qui s'�rige en donneuse de le�on de
>> productivit�, n'a pu b�n�ficier d'une croissance au-dessus de la
>> moyenne europ�enne qu'� la faveur de sacrifices constants exig�s �
>> sa population. Le moteur � l'exportation allemand ne rugit pas
>> seulement par la gr�ce de la force productive de ses entreprises. En
>> r�alit�, c'est aux r�formes dites � Hartz � entreprises entre 2003
>> et 2005 - et qui ont consist� � transf�rer des ressources et des
>> richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur
>> financier - que l'Allemagne doit d'avoir dop� ses exportations. Ce
>> sont effectivement les r�ductions salariales et les r�formes
>> drastiques de son march� du travail qui ont am�lior� notablement sa
>> productivit�, en y comprimant � l'extr�me le co�t du travail.
>> [...]
>>
>>
http://tinyurl.com/c6l8of9
>>
>>
> Les techniques du Capitalisme de Production pour diff�rer son
> effondrement, et son recours p�riodique � la Guerre, pour reconstituer
> ses marges, sont connues et appliqu�es avec constance.
> La toute premi�re d'entre elles, est la compression des salaires,
> directs ou indirects, et quand �a devient trop compliqu�, la
> d�localisation vers des pays ou le totalitarisme �conomique peut �tre
> g�r� polici�rement sans nuire � la consommation.
> La crise que nous vivons, vient de l'�chec de ces mesures, les
> rendements de capitaux dont l'effondrement a �t� diff�r�, par les 30
Oui et c'est bien l� le joint entre l'explication par l'�conomie r�elle
d'une part et par l'�conomie financi�re de l'autre.
En effet en diminuant les r�mun�rations des salari�s qui pour la plupart
consomment la quasi totalit� de leur gains et en augmentant fortement celles
des top 1% qui �pargnent et investissent on cr�e
un d�s�quilibre entre offre et demande dans le secteurs des biens et
services de la consommation finale(CAD les M�nages et les administrations)
Or pour transformer la plus value incorpor�e dans les marchandises les
capitalistes doivent vendre celles-ci.
Il faut donc que la demande finale soit suffisante pour cela sans quoi pas
de profits.
Comme il n'est pas question pour les capitalistes d'abandonner ne serait ce
qu'une fraction du profit � r�aliser il faut donc que la demande finale soit
aliment�e par d'autres sources que les revenus
autrement dit il faut faire appel au cr�dit.
Il �tait parfaitement pr�visible que cette source de pouvoir d'achat
finirait par s'�puiser lorsque l'endettement des consommateurs finaux
atteindrait un seul ou leur solvabilit� n'�tait plus cr�dible pour personne.
http://tijl.uilenspiegel.perso.neuf.fr/12.Endettement-des-menages-US-et-son-service.html
( En gros j'ai vous expos� la th�orie de R.Luxemburg repris plus tard par
le keyn�siens )
Le krach �tait pr�visible et in�vitable
Si les instances gouvernementales et leurs "�conomistes" n'ont rien pr�vu
c'est parce qu'il persistent � croire aux �quilibres g�n�r�es spontan�ment
par l'�conomie et aussi parce qu'ils n'ont pas tr�s envie de comprendre.
Il est maintenant aussi clair que la solvabilit� des consommateurs ne sera
pas r�tabli d'aussi t�t:
les taux d'int�r�t sur les dettes existantes aupr�s de personnes ou
instances en difficult�s ne permettront pas, en g�n�ral, le remboursement du
principal.
On voit mal en cons�quence comment la crise se terminera...et un
r�tablissement de la situation ne se fera pas par un automatisme quelconque
En attendant les banques(et autres financiers) continuent � cr�er des actifs
et passifs financiers de plus en plus �normes en faisant
ainsi des b�n�fices fictives qui ne appuient sur rien de concret.
Les engagements des �conomies Europ�ennes atteignent 10 � 11 fois le PIB et
dans certains pays jusqu'� 30 ou 40 fois le PIB
> ans de "mondialisation", ont repris leur baisse, et le Capitalisme
> s'est r�fugi� dans des "march�s" virtuels, financiers, pour retrouver
> des marges. L'Allemagne est en retard dans cette transformation, le
> Capitalisme de Production, n'y a pas encore totalement �t� remplac�,
> comme chez nous, par le Capitalisme de Pr�dation.
> Les prol�taires allemands, sont maltrait�s, �a ne veut dire qu'une
> chose: C'est qu'il en reste encore � maltraiter "par" le travail.
Les allemands remplacent le manque de consommation int�rieure � leur pays(du
� la baisse r�elle des r�mun�rations de leur salari�s )par un gros exc�dent
� l'exportation, gr�ce � quelques niches de march� ou ils ont des quasi
monopoles, machines et autres moyens de production et voitures de haut de
gamme et chimie notamment.
Ils arrivent � des prix comp�titifs gr�ce � la baisse des
r�mun�rations r�elles bien sur mais aussi gr�ce � la politique de l'Euro
fort qui leur permet de s'approvisionner � bas prix hors zone Euro en
organes et composants � monter .
En cr�ant leurs exc�dents � l'export ils aggravent �videment la situation
d'autres pays de la zone Euro et surtout de la
France.
Et lorsqu'ils auront ainsi ruin� les autres �conomies de l'UE, ils auront
aussi d�truit leur client�le.
--
amicalement tijl
http://tijl.uilenspiegel.perso.neuf.fr/40.Passifs-financiers-engagements-et-actifs-financiers-avoirs.html