L'avortement d�cid� par la femme, France
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Avant Propos
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Petite FAQ compil�e par mes soins, sous ma seule autorit� qui est mince.
Il n'y a pas eu de d�bat consensuel sur la question sur aucun groupe
pour construire cette FAQ, ce qui serait impossible m�me pour parler de faits.
Je ne veux pas faire un catalogue de liens, j'assume mes
interpr�tations et je suis pr�t � corriger toute erreur factuelle.
Ce document a une raison d'�tre qui est hors de son sujet. Mon adresse
est valide pour toute pr�cision l�-dessus. Le suivi est � poster.
Les chiffres viennent de sites "officiels" -- gouv.fr -- ou bien du
planning familial qui fut d'initiative priv�e mais est aujourd'hui
g�r� et/ou financ� par les pouvoirs publics dans la plupart des
r�gions. Quand c'est moi qui les intuite, je le signale.
Je fais expr�s de distinguer IVG -- acte d�clar� -- et avortement
volontaire.
Les commentaires et noms d'oiseaux sont de moi, commen�ons tout de suite:
� usage d'�dification des chtarb�s du FN et autres villi�ristes de fsp,
des fadas fondus de fsr, des provocateurs s�vissant sur fsf et bien entendu
des empsychot�s qui prescrivent le malheur des autres.
Une d�dicace sp�ciale aux mous du cervelet qui font la promotion de vid�os
plus ou moins trafiqu�es qui leur servent de support de hum-raisonnement.
Propos
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Plan:
Les stats
La loi
Les fantasmes
La pratique
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LES STATS
@ Combien ?
- Nombre total en France: entre 210000 et 220000 IVG par an.
- Avortements ill�gaux : estimations �videmment impossibles, les
chiffres donn�s ici et l� sont de quelques dizaines de milliers
(estimations sans doute bas�es sur les arriv�es en urgence suite �
complications, et combin�es avec les fantasmes des uns et des autres)..
- Nombre de comprim�s de Norlevo vendus: 1 million par an.
(
Le Norlevo est-il abortif? Pour l'essentiel de son action, non.
Cela bloque l'ovulation. Une fois l'ovule f�cond�, le Norlevo est
r�put� -par la plupart des sites grand public et par les autorit�s
anti-IVG- emp�cher la nidation donc �tre abortif mais des �tudes
r�centes (2006) tendent � montrer qu'il n'y a pas de modification
de l'endom�tre. Le lecteur anglophone pourra consulter cette synth�se:
http://ec.princeton.edu/references/Mechanism_of_action_Contraception2006.pdf)
)
- Nombre de st�rilets en place : autour de 1 million aussi.
(
Le st�rilet est-il abortif? Il est toxique pour les gam�tes, principalement
les spermatos donc avant conception mais aussi pour les ovocytes, et pour
les oeufs f�cond�s donc apr�s et il emp�che a nidation.
Dans la mesure o� il est utilis� avec efficacit� en contraception d'urgence
jusqu'� 5 jours apr�s le rapport, on peut penser que c'est par son action
abortive. Un honorable contribueur de fbm a bien voulu trouver, et traduire
l'abstract de :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=14430120
"Bien que les effets pr�-f�condation soient pr��minents pour les DIU en
cuivre, des m�canismes d'action � la fois pr�-f�condation et
post-f�condation contribuent significativement � l'efficacit� de tous les
types de DIU"
)
- Combien �a fait d'avortements ? Personne ne sait exactement.
@ Est-ce que le nombre d'IVG augmente ?
Hausse moyenne annuelle des IVG de 1,8% par an depuis 1995. En parall�le
hausse importante du nombre de comprim�s de Norlevo vendus (ou donn�s
gratuitement dans les �tablissements scolaires). Hausse du nombre de
st�rilets pos�s.
@ Combien cela fait-il en proportion ?
- Chaque ann�e 1,5% des femmes f�condes subissent une IVG.
- Il y a environ une IVG pour 3,5 naissances.
- Au bilan, environ une femme sur deux aura subi une IVG dans sa vie
f�conde. C'est � peu pr�s aussi fr�quent dans une vie que le divorce ou
la s�paration de couple install�.
@ Est-ce diff�rent ailleurs ?
Les chiffres officiels d'IVG varient du simple au triple en Europe,
la France est dans le tiers sup�rieur.
Les diff�rences entre les chiffres sont g�n�ralement comment�s ainsi:
- En France la d�claration IVG par le toubib est obligatoire, y compris
pour les IVG m�dicamenteuses; et l� o� l'IVG est difficile les avortements
non d�clar�s sont plus nombreux.
- Des diff�rences importantes entre les pays viennent des IVGs
sur adolescentes, c'est � dire d�pendant de la mise en place de la
premi�re contraception et de l'information � l'�cole.
- Les populations immigr�es ont des moyens de contraception plus
rustiques. � noter qu'en France l'IVG est accompagn�e d'une information
sur la contraception, ceci expliquant peut-�tre en partie le faible
nombre de deuxi�me IVG.
- Il y a d'importantes diff�rences d'efficacit� entre les moyens
contraceptifs, il y aura au bilan plus d'accidents donc d'IVG dans un
pays qui pratique la m�thode Ogino que dans un pays qui promeut
l'implantation de contraceptifs sous-cutan�s. Or il n'y a que les
religieux pour penser que la diminution du nombre d'IVG est un but *en
soi*: on peut trouver tout aussi d�sirable de ne pas pousser � la mise
sous hormones de la moiti� de la population, et faire la promotion de
moyens contraceptifs un peu moins efficaces et entra�nant donc un peu
plus d'accidents donc d'IVGs.
@ L'augmentation du d�lai l�gal augmente-t-il le nombre d'IVGs ?
Non.
@ Quel �ge ?
75% des IVG sont entre 18 et 35 ans.
@ O� ?
� peu pr�s partout pareil sauf en PACA/Languedoc, morceaux de l'�le de
France (facteur ~2), Corse et DOM/TOM (facteur ~3).
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LA LOI
@ Quand et comment peut-on avorter ?
- La loi interdit de pratiquer une IVG sur une femme apr�s 12 semaines,
sauf risques de pathologies graves de l'enfant s'il naissait et danger
pour la femme.
- L'autorisation parentale n'est pas obligatoire pour les mineurs, un
syst�me permet � n'importe quel adulte d'accompagner.
- Un d�lai de r�flexion minimum de 2 jours -- 8 jours s'il n'y a pas le
feu, il y a souvent le feu -- est demand� apr�s la premi�re visite (ce
qui, compte tenu des diff�rents d�lais -- certitude de la grossesse,
rendez-vous, p�nuries de disponibilit�s -- , fait qu'il ne faut pas perdre
de temps).
- La femme elle-m�me n'est pas p�nalis�e quelle que soit la situation
(la loi ne concerne que les tiers) m�me si elle est premi�re ou seule
d�cideuse. En particulier, elle peut aller le faire faire � l'�tranger,
ou le faire seule et cela sans aucune limite de date; et m�me en faire
la publicit� sans rien risquer. Toutes choses qu'elle ne pourrait �videmment
pas faire pour un d�lit ou un crime.
- Pour la m�me raison, la mort accidentelle ou provoqu�e du foetus hors IVG
par la faute d'un tiers n'est pas p�nalis�e autrement que par les dommages
de toutes sortes faits *� la femme* ou anecdotiquement au g�niteur (au p�nal,
dans le registre des coups et blessures, au civil au titre du praetium
doloris pour l'essentiel). Jusqu'� 9 mois.
Une proposition de loi a essay� d'introduire en douce la notion de
"droit de l'enfant � na�tre". Recal�e avec fracas.
http://www.assemblee-nationale.fr/11//propositions/pion3572.asp
@ Ailleurs en Europe ?
Les d�tails varient mais presque tous les pays fournissent l'IVG sur
demande ou sur crit�res sociaux (ce qui revient en g�n�ral au m�me) sauf
Chypre, l'Espagne, l'Irlande. Malte, la Pologne et le Portugal ; dans
des d�lais variables mais qui tournent souvent autour de 12 semaines, et
pour un co�t de z�ro � quelques centaines d'euros. Voir tableau sur :
http://www.planning-familial.org/themes/theme03-avortement/fiche05Precision03.php
@ Les m�decins et autres personnels de sant� peuvent-ils refuser ?
Oui, mais dans ce cas ils doivent rediriger la femme vers un coll�gue
qui accepte. � noter qu'il ne s'agit que du personnel qui intervient in
vivo, cela ne concerne pas les autres intervenants (administratifs,
pharmaciens, ambulanciers). � noter aussi que l'objection de conscience
ne concerne que l'IVG: un pharmacien est tenu d'avoir du Norlevo en
stock.
R�cemment le pape a demand� aux pharmaciens de refuser de fournir
contraceptifs, RU486 et Norlevo.
@ Est-il vrai que l'embryon peut h�riter et est ainsi reconnu par la
loi ?
Non. La loi d�clare "garantir le respect de l'�tre humain
d�s le commencement de sa vie" ce qui ne veut pas dire que l'embryon
est une personne (la loi garantit aussi quelque d�cence dans le
traitement des animaux y compris de boucherie).
Seule une personne peut h�riter et, si la chose lui est favorable,
on peut consid�rer que la date de sa conception cr�e son droit *si elle
existe* �videmment.
Ainsi, si Cr�sus meurt avec un testament pour un suppos� futur enfant
actuellement en gestation, puis si l'enfant meurt une heure apr�s la
naissance (d�lai g�n�ralement suffisant pour qu'il soit consid�r� comme
n� viable), la m�re h�rite de Cr�sus via l'enfant dont le droit � h�riter
est compt� depuis sa conception. Mais si la femme fait une fausse couche
� 8 mois et 29 jours, m�me si le foetus �tait vivant une heure avant,
elle n'h�rite de rien car le foetus n'a h�rit� de rien lui-m�me.
Depuis peu,la cour de Cassation a �mis une jurisprudence qui tendrait �
autoriser l'inscription des foetus avort�s comme "enfant sans vie" �
l'�tat-civil. Le chose est possible depuis longtemps, mais jusqu'ici la
jurisprudence demandait que l'�ge du foetus soit compatible avec
l'�ge de viabilit�. C'est cet �ge limite qui a �t� supprim�.
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LES FANTASMES
@ L'embryon est-il un individu d�s la conception ?
Non. La g�mellit� peut se produire jusqu'� une ou deux semaines apr�s la
conception. Inversement deux embryons peuvent � l'occasion fusionner
avec des r�sultats en g�n�ral malheureux -- pas forc�ment par exemple s'il
s'agit de deux embryons jumeaux --, mais qui feront un seul individu sans
qu'on puisse d�terminer quel embryon a disparu. Un ovule f�cond� est
potentiellement z�ro (cas le plus fr�quent) un, deux, plus, ou un-demi
voire un tiers d'individu.
@ L'embryon est-il un �tre humain?
Cette expression dans ce contexte est une arnaque.
Le premier �l�ment de l'arnaque est le jeu de mot sur "�tre". Si cela existe,
cela est, on pourrait donc substantiver et parler d'�tre. Et lui coller
l'adjectif humain comme on le fait pour les ongles ou n'importe quelle
chose produite par l'homme.
Le deuxi�me �l�ment de l'arnaque de cette expression est bas� sur le fait
qu'en fran�ais, le sens de "�tre humain" n'est pas la simple d�coration de
l'infinitif substantiv� par un adjectif. Et c'est bien entendu sur le
double sens que jouent les fadas. "�tre humain" veut dire homme.
On ne parle pas d'�tre min�ral, d'�tre simien ou d'�tre �quin. L'embryon
est un embryon humain, pas un �tre humain. Il est sans �tre un �tre.
@ Les femmes candidates sont-elles des t�tes de linottes ?
1/ Est-ce consid�r� comme une m�thode de contraception par les avort�es
qui seraient incons�quentes ?
Non : Il s'agit dans la vaste majorit� de g�rer un �chec de leur
contraception. Autour de 20% des IVG ne sont pas des premi�res IVG, parmi
lesquelles moins de 5% ne sont pas des deuxi�mes.
2/ Pourrait-on �viter absolument une grossesse non d�sir�e en pratiquant
une contraception consciencieusement ?
Non. Les m�thodes de contraception ont des taux d'�chec qui vont de 0,5%
� 6% (il s'agit du pourcentage de femmes enceintes en un an alors
qu'elles pratiquent correctement leur contraception). Il y a presque
400000 grossesses non d�sir�es par an en France, presque toutes sous
contraception (95%) et dont seulement 220000 donnent lieu � IVG.
@ Pourrait-on donner tous ces " futurs b�b�s " � adopter ?
Non.
- La totalit� des demandes d'adoption *en attente* �pongerait � peine un
ou deux mois du *flux* d'IVG. La disparit� des chiffres est telle que
l'�vocation de cette "possibilit�" est du plus haut ridicule: autour de
5000 demandes d'adoption par an, et autour de 220000 IVG sans compter
st�rilets et Norlevo. Il est �vident que ceux qui parlent de donner
l'enfant � adopter ne comptent que sur une chose: la m�re le gardera
et ensuite on la laissera tomber pour aller emmerder d'autres candidates.
- Il est clair que les enfants "surprise" remplacent des enfants qui
auraient �t� programm�s, alors que les fondus font semblant de penser
que ces enfants seraient venus "en plus". Dans cette hypoth�se
surr�aliste, ceux qui �voquent cette "possibililit�" oublient aussi
de chiffrer le tsunami que provoquerait l'augmentation de la tranche
d'�ge de 780000 � 1 million, sans compter l'ambiance qui r�sulterait
du fait de forcer 220000 femmes par an � aller � terme d'une grossesse
non d�sir�e et la soci�t� o� une personne sur quatre serait � terme
adopt�e (bonjour les consanguinit�s impr�vues).
@ Que disent les religions ?
- Cathos/Orthodoxes/Quelques branches protestantes/Quelques branches
musulmanes, juives, bouddhistes: Non, jamais. Les cas dramatiques sont �
r�soudre dans l'intimit� des consciences (le m�decin sortant ensanglant�
de la salle de travail "Il faut choisir, monsieur le baron: la m�re ou
l'enfant" le baron "Voit-on si c'est un gar�on ?").
- En sus, les catholiques refusent la contraception (b�mol: ils acceptent
une sorte de contraception qui ne marche vraiment que si on ne baise pas,
ce qui finit par arriver tant les contraintes sont ridicules -ceci est mon
interpr�tation).
Au mois de mars 2009, le Vatican a approuv�, suite � IVG, l'excommunication
de la m�re d'une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux � la suite de
viols de son beau-p�re. L'�quipe m�dicale a aussi �t� excommuni�e.
Le beau-p�re �tait contre l'avortement, il n'a pas �t� excommuni�.
Suite au toll�, la conf�rence des �v�ques locale a r�duit la voilure,
mais pas le Vatican.
- Autres: En cas de viol, ou de risque pour la sant� de la femme,
parfois en cas de malformation de l'embryon. � noter que ces religions
font ipso facto la diff�rence entre le foetus et l'enfant: elles
n'accepteraient �videmment pas qu'on tue un enfant r�sultat d'un viol.
@ Tout cela est-il bien raisonnable ? Remarquer l'amusant bourbier dans
lequel s'enfoncent les anti-IVG: � trop faire de battage autour des cas
de d�g�ts psychologiques, ils ne font que montrer qu'� l'�vidence pour eux
l'IVG n'est pas un crime. Jamais ils ne diraient qu'il ne faut pas tuer
son voisin � cause des s�quelles psychologiques. De m�me, � trop crier
au crime ils ne font gu�re que montrer qu'ils n'en croient pas un mot
sauf � montrer que leur action concr�te quand ils sont convaincus qu'on
commet un crime, c'est prier ou faire de la pub.
@ L'IVG est-elle impos�e par les m�chants p�res qui ne veulent pas
assumer ? Faut pas trop oublier que l'immense majorit� des IVG sont d�cid�es
par des personnes *majeures*, apr�s RV personnel chez un toubib et d�lai
de r�flexion obligatoire. L'avis du suppos� g�niteur est, pour le moins,
un avis important et les g�niteurs sont des humains comme les autres avec
le droit de vouloir ou pas des enfants et les femmes ont le droit de prendre
conseil o� bon leur semble � elles. C'est un peu grotesque d'infantiliser
les femmes au point de leur d�nier toute volont� propre � ce moment l�,
sachant que la loi leur donne la possibilit� de faire casquer le g�niteur
et que son avis n'est que consultatif.
D'autre part, il arrive �videmment la situation inverse: le g�niteur veut
garder (disons: veut que la femme garde) et la femme ne veut pas. Dans
ces cas l�, bizarrement, les anti-IVG ne voient pas de souci � la pression
ext�rieure.
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LA PRATIQUE
@ Quelle m�thode ?
Pour ce qui est de l'IVG : � plus de 40%, m�thode m�dicamenteuse (le
RU486 rebaptis� Myf�gyne), � un stade plut�t pr�coce de la grossesse,
sans hospitalisation. Sinon, c'est une m�thode dite "chirurgicale"
jusqu'� 12 semaines. � noter la longue et toujours d'actualit� bataille
des milieux anti-IVG contre le RU486, qui a le tort � leurs yeux de
sortir l'IVG du contexte chirurgical plus ou moins traumatisant. Il est
important que la femme souffre et que �a saigne. Ce qui ne veut pas dire
que l'emploi du RU486 est toujours indolore et sans saignements.
Lors d'IMG (m�dicales) ou d'IVG tardives l� o� c'est autoris�, il arrive
que le foetus soit moins mort que pr�vu lors de son expulsion, et il meurt
dans les minutes qui suivent; ou alors l'op�ration ou quelque urgence
fait qu'on n'a pas le temps de s'en assurer.
Cela fait les gros titres de la presse anti-IVG qui fait croire sur la
base de quelques accidents que la r�gle des pro-choix consiste � tuer
des b�b�s � la sortie.
@ Est-ce dangereux ?
3 d�c�s pour un million, soit 0,6 par an (juste avant la loi IVG alors
qu'elle �tait d�j� pratiqu�e m�dicalement en douce ou � l'�tranger,
c'�tait deux par mois, dans les ann�es 60, un par jour: chiffres donn�s
sans garantie). � noter que mener la grossesse � terme est trente fois
plus dangereux (9 d�c�s pour 100000 accouchements) ce qui nullifie les
arguments dits de "s�curit�". On trouve les m�mes genres de rapports
pour ce qui est des s�quelles physiques. dans l'hypoth�se o� une femme
ferait sa contraception uniquement par IVGs (avec, disons, une par an)
on arriverait � peine en tout au niveau du risque *d'une* grossesse.
@ Et les s�quelles psychologiques ?
Mont�es en mayonnaise par les associations anti-IVG, elles sont
absolument marginales (une femme sur deux a avort� dans sa vie, �a
ferait un paquet de s�quelles dans les rues) et malheureusement quasi-
prescrites par certaine presse pour bas du bonnets et les psys qui vont
� la soupe. Et comme pour la mortalit�, elles n'ont rien � voir avec les
d�sastres, psys ou autres, induits par une naissance non d�sir�e se
traduisant par un enfant impr�vu � �lever pendant 18 ans.
Persiste et signe,
jr
Suivi fsf
50 Questions & Réponses …que tout Français devrait connaître contre
L’Avortement
[Remerciements à l’association *Droit de Naître*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement �� Tu ne tueras pas �� est radicalement injuste ”. (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)
Avortement : ses conséquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, “Avortement signifie l'expulsion d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon”.
Bien que la mort involontaire d'un bébé prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un “avortement spontané”, ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?
R2 : Les méthodes pour avorter les enfants à naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: “ RU-486”, l'évacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde de
synthèse a été utilisé pour provoquer l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.
“La RU-486 n'est pas d'emploi facile ”, concédait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, ���douard Saking. “Une femme voulant mettre fin à sa
grossesse par cette méthode doit “ vivre ” avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique”.
Q5 : Comment sont pratiqués les avortements par évacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de “ bougies” de diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquée par le démembrement des bras et des jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et curetage comme
méthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.
Q7 : Quelles méthodes sont employées pour tuer les bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans certains pays où cela
est autorisé ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et ���vacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et ���vacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier trimestre
car la victime à démembrer est âgée de 13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être éliminés avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être niée à tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement réside dans la piqûre d'une solution hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée saline).
Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.
Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du goût amer du “ venin fatal ”. Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le bébé.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par “avortement par naissance partielle” ?
R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte “l'extraction d'un foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en premier, tout ayant
été délivré sauf la tête. Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ”. Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération, la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait “ partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ”.
Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la “liberté de reproduction” par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage le
système immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?
R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant, d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour “ charger
encore la barque”, le taux de mortalité lors des accidents, ou suite à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une mère,
suite à un avortement?
R16 : Une femme qui se soumet - ainsi que son futur bébé - à un
avortement peut développer, parmi d'autres, les pathologies suivantes :
Hémorragie : A une époque où le sang peut transmettre le
virus du SIDA, l'hémorragie utérine peut mettre en péril la vie de la
mère : des femmes qui avortent peuvent, en effet, nécessiter des
transfusions de sang, suite à d'importantes hémorragies. Pour cette
raison, la RU-486 nécessite une stricte surveillance, car le risque
d'hémorragie existe.
Infection : S'il reste des débris foetaux dans l'utérus ou
si les instruments ne sont pas stériles, la mère risque la stérilité à
vie par infection des trompes utérines.
Lésions du cervix : Les instruments utilisés pour dilater le col
utérin peuvent l'endommager, pouvant provoquer, par sa béance, des
fausses couches et des naissances prématurées. Par exemple des
avortements médicamenteux peuvent mener à des avortements spontanés
lors des futures grossesses.
Utérus perforé : Une curette peut perforer la paroi utérine, en
provoquant une inflammation (péritonite); cela peut aboutir à
l'ablation de l'utérus tout entier, rendant la femme stérile pour
toujours.
Intestins perforés : Si, au cours d'une aspiration ou d'un curetage,
par fausse manoeuvre, l'instrument employé perfore l'utérus puis le
côlon, il s'en suit une opération chirurgicale (résection) pour enlever
la portion endommagée de l'intestin.
Q17 : Quelles sont, entre autres, les complications ultérieures
provoquées par un avortement ?
R17 : Qu'elle soit ou non affligée de complications immédiates, la mère
qui avorte peut en subir des conséquences tardives, parmi lesquelles :
Bébés handicapés ou bébés morts-nés : Les femmes dont le sang est de
rhésus négatif et qui ne reçoivent pas d'anti-sérum (Rho(D)
immunoglobuline) peuvent réagir au sang de rhésus positif du père,
faisant courir aux futurs bébés le risque d'une destruction excessive
de leurs globules rouges (maladies émolytiques), pouvant mener aux
complications mentionnées précédemment.
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne “est une maladie grave, conséquence courante de l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avorté.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prématurées : Les accouchements de bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avorté.
Cancer du sein : Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a été avorté.
Miriam Cain relate que “ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ”.
Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque d'éclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non négligeable de grossesses extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines, créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre émotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant “ qui
aurait dû naître ”.
Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : “ dépression, inclinations au suicide, relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :
Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle “Troubles de Stress Post
Traumatique ”. En somme il s'agit du résultat de l'effort déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.
Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.
Q20 : A quel moment débute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés, voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand débute la
vie d'un être humain ?
Q21 : A quel moment débute la vie d'un être humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. “On se réfère à la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un individu
différent du père et de la mère, et de toute autre personne dans le
monde”.
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : “
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, “la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre”.
Complet parce que le code génétique (génotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
“Le génotype -les caractéristiques héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception”, écrivent Shuttles et
Rorvik, “ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
”.
Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un être
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable être
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain déjà existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus (endomètre). “A
partir du septième jour commence un véritable rapport mère-bébé plus
rapproché”, écrit le Dr E.Blecheshmidt. “ La progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule (fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour après la
fécondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa propre
“construction ” dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart Heffernan
décrit cette période dynamique de développement : “Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au cours
des neuf mois ”.
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par “viabilité” l'on comprend la capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des bébés prématurés, nés avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du bébé ?
R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur du
bébé à naître commence à battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.
Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes cérébrales
du bébé ?
R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes cérébrales du bébé
à naître.
Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il complètement formé ?
R30 : Le Dr Heffernan écrit “après la huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.
Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du bébé à naître ?
R31 : La vie intra-utérine a été bien décrite par le Dr William Liley,
le “ Père de la foetologie”. Le jeune individu, maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement, il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du foetus.
C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bébé à naître ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la réceptivité remarquable du
bébé à naître, réceptivité au son, au goût, au toucher, à la douleur.
Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
“Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir, depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ”.
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
“ La naissance consiste en l'émergence du bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance, l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ”.
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande, la Cour
Suprême des ���tats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
protection de la vie privée, qui aurait été écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.
En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision personnelle des autres?
R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner ou de la reprendre.
De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de “ valider ” le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère. Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la mère est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de l'Université Notre
Dame, rapporte : “Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la mère”.
De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
“Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir”.
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon résultat n'est jamais
justifié.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est déjà née ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
“ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence, préservée de toute
attaque volontairement dirigée ”.
Il continuait : “Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'���glise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
“Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant”.
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : “ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ”.
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père”.
“Punir le violeur, non le bébé!” s'insurge judicieusement Miriam Cain.
“ L'���tat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à payer le crime de
son père”.
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer le bébé
à naître comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun être
humain ne deviendra jamais une “personne complète”. Il restera toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette “ complétude”. Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité totale), il s'agit d'une
utopie véritable.
Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et leur
existence arbitrairement niées, et être éliminées à souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : “une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ”.
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond déclare : “ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes à feu
”.
Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de “ la qualité de la
vie”. Le Dr Jérôme Lejeune, généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait cette
confidence:
“ Il y a quelques années, mon père était un docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un bébé mongoloïde.
“ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la maison
et a été finalement destinée à prendre soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf Hitler”.
Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les pays
où les avortements ont été légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des avortements
effectués de manière illégale n'a pas diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
“Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté”.
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat adéquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués même si
le gouvernement les proscrit. L'���tat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, “les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux”.
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être désiré
et aimé ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.
“Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des enfants
non désirés ”, note le Dr Diamond, un professeur de pédiatrie de
l'���cole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
“Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle l'avait amené de la
maternité à la maison”.
Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
“Tout bébé est un bébé désiré” veut vraiment dire que tout bébé non
désiré est un bébé mort. Une société civilisée doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre “ femme du tiers-monde ” aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?
R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler “ l'avortement socio-économique”.
Protéger soi-disant les “ femmes du tiers-monde ”, les pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.
Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.
Dans ce cas, la société est obligée de trouver une solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire “la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'���tat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le problème des grossesses
non désirées”.
La contraception détruit essentiellement, à la racine même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu de
les éliminer.
Pedro-Juan Viladrich écrit : “ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine”.
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden, à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'���vangile de la Vie :
“Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : “En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché” (Jean 8:34)”.
Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement, mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que “En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la “ Culture de la Vie ” et la “ Culture de la Mort ”, nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ”.
L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.
Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre, persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.
Suivi fsr
--
RE dit Le Chanoine / "L'annonce apostolique, c'est-à-dire la Tradition,
est nécessaire pour entrer dans la compréhension de l'Écriture et y
saisir la voix du Christ." - Benoit XVI
Avortement : ses conséquences
Suivi fsp
--
RE, dit le Chanoine - "Depuis 30 ans, Israël refuse d'accepter les
inspections de ses installations nucléaires. Il constitue la première
menace pour le Moyen-Orient en raison de ses armes nucléaires", (M.
ElBaradei)
Avortement : ses conséquences
Suivi fsp
--
RE dit Le Chanoine / "On ne peut pas traiter l’Iran comme un âne, en
agitant la carotte ou le bâton." (M. El Baradei)
Avortement : ses conséquences
Suivi fsf
Avortement : ses conséquences
Suivi fsp
--
RE, dit le Chanoine - « Le peuple ne commence à réfléchir aux défauts
de ses maîtres que lorsqu’il souffre. » Louis Latzarus (1878-1942),
journaliste patriotique français, La politique
Avortement : ses conséquences
[suivi groupe approprié]
L'avortement décidé par la femme, France
========================================
Avant Propos
============
Petite FAQ compilée par mes soins, sous ma seule autorité qui est mince.
Il n'y a pas eu de débat consensuel sur la question sur aucun groupe
pour construire cette FAQ, ce qui serait impossible même pour parler de faits.
Je ne veux pas faire un catalogue de liens, j'assume mes
interprétations et je suis prêt à corriger toute erreur factuelle.
Ce document a une raison d'être qui est hors de son sujet. Mon adresse
est valide pour toute précision là-dessus. Le suivi est à poster.
Les chiffres viennent de sites "officiels" -- gouv.fr -- ou bien du
planning familial qui fut d'initiative privée mais est aujourd'hui
géré et/ou financé par les pouvoirs publics dans la plupart des
régions. Quand c'est moi qui les intuite, je le signale.
Je fais exprès de distinguer IVG -- acte déclaré -- et avortement
volontaire.
Les commentaires et noms d'oiseaux sont de moi, commençons tout de suite:
À usage d'édification des chtarbés du FN et autres villiéristes de fsp,
des fadas fondus de fsr, des provocateurs sévissant sur fsf et bien entendu
des empsychotés qui prescrivent le malheur des autres.
Une dédicace spéciale aux mous du cervelet qui font la promotion de vidéos
plus ou moins trafiquées qui leur servent de support de hum-raisonnement.
Propos
======
Plan:
Les stats
La loi
Les fantasmes
La pratique
********************************************************************
LES STATS
@ Combien ?
- Nombre total en France: entre 210000 et 220000 IVG par an.
- Avortements illégaux : estimations évidemment impossibles, les
chiffres donnés ici et là sont de quelques dizaines de milliers
(estimations sans doute basées sur les arrivées en urgence suite à
complications, et combinées avec les fantasmes des uns et des autres)..
- Nombre de comprimés de Norlevo vendus: 1 million par an.
(
Le Norlevo est-il abortif? Pour l'essentiel de son action, non.
Cela bloque l'ovulation. Une fois l'ovule fécondé, le Norlevo est
réputé -par la plupart des sites grand public et par les autorités
anti-IVG- empêcher la nidation donc être abortif mais des études
récentes (2006) tendent à montrer qu'il n'y a pas de modification
de l'endomètre. Le lecteur anglophone pourra consulter cette synthèse:
http://ec.princeton.edu/references/Mechanism_of_action_Contraception2006.pdf)
)
- Nombre de stérilets en place : autour de 1 million aussi.
(
Le stérilet est-il abortif? Il est toxique pour les gamètes, principalement
les spermatos donc avant conception mais aussi pour les ovocytes, et pour
les oeufs fécondés donc après et il empêche a nidation.
Dans la mesure où il est utilisé avec efficacité en contraception d'urgence
jusqu'à 5 jours après le rapport, on peut penser que c'est par son action
abortive. Un honorable contribueur de fbm a bien voulu trouver, et traduire
l'abstract de :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=14430120
"Bien que les effets pré-fécondation soient prééminents pour les DIU en
cuivre, des mécanismes d'action à la fois pré-fécondation et
post-fécondation contribuent significativement à l'efficacité de tous les
types de DIU"
)
- Combien ça fait d'avortements ? Personne ne sait exactement.
@ Est-ce que le nombre d'IVG augmente ?
Hausse moyenne annuelle des IVG de 1,8% par an depuis 1995. En parallèle
hausse importante du nombre de comprimés de Norlevo vendus (ou donnés
gratuitement dans les établissements scolaires). Hausse du nombre de
stérilets posés.
@ Combien cela fait-il en proportion ?
- Chaque année 1,5% des femmes fécondes subissent une IVG.
- Il y a environ une IVG pour 3,5 naissances.
- Au bilan, environ une femme sur deux aura subi une IVG dans sa vie
féconde. C'est à peu près aussi fréquent dans une vie que le divorce ou
la séparation de couple installé.
@ Est-ce différent ailleurs ?
Les chiffres officiels d'IVG varient du simple au triple en Europe,
la France est dans le tiers supérieur.
Les différences entre les chiffres sont généralement commentés ainsi:
- En France la déclaration IVG par le toubib est obligatoire, y compris
pour les IVG médicamenteuses; et là où l'IVG est difficile les avortements
non déclarés sont plus nombreux.
- Des différences importantes entre les pays viennent des IVGs
sur adolescentes, c'est à dire dépendant de la mise en place de la
première contraception et de l'information à l'école.
- Les populations immigrées ont des moyens de contraception plus
rustiques. À noter qu'en France l'IVG est accompagnée d'une information
sur la contraception, ceci expliquant peut-être en partie le faible
nombre de deuxième IVG.
- Il y a d'importantes différences d'efficacité entre les moyens
contraceptifs, il y aura au bilan plus d'accidents donc d'IVG dans un
pays qui pratique la méthode Ogino que dans un pays qui promeut
l'implantation de contraceptifs sous-cutanés. Or il n'y a que les
religieux pour penser que la diminution du nombre d'IVG est un but *en
soi*: on peut trouver tout aussi désirable de ne pas pousser à la mise
sous hormones de la moitié de la population, et faire la promotion de
moyens contraceptifs un peu moins efficaces et entraînant donc un peu
plus d'accidents donc d'IVGs.
@ L'augmentation du délai légal augmente-t-il le nombre d'IVGs ?
Non.
@ Quel âge ?
75% des IVG sont entre 18 et 35 ans.
@ Où ?
À peu près partout pareil sauf en PACA/Languedoc, morceaux de l'Île de
France (facteur ~2), Corse et DOM/TOM (facteur ~3).
*******************************************************************
LA LOI
@ Quand et comment peut-on avorter ?
- La loi interdit de pratiquer une IVG sur une femme après 12 semaines,
sauf risques de pathologies graves de l'enfant s'il naissait et danger
pour la femme.
- L'autorisation parentale n'est pas obligatoire pour les mineurs, un
système permet à n'importe quel adulte d'accompagner.
- Un délai de réflexion minimum de 2 jours -- 8 jours s'il n'y a pas le
feu, il y a souvent le feu -- est demandé après la première visite (ce
qui, compte tenu des différents délais -- certitude de la grossesse,
rendez-vous, pénuries de disponibilités -- , fait qu'il ne faut pas perdre
de temps).
- La femme elle-même n'est pas pénalisée quelle que soit la situation
(la loi ne concerne que les tiers) même si elle est première ou seule
décideuse. En particulier, elle peut aller le faire faire à l'étranger,
ou le faire seule et cela sans aucune limite de date; et même en faire
la publicité sans rien risquer. Toutes choses qu'elle ne pourrait évidemment
pas faire pour un délit ou un crime.
- Pour la même raison, la mort accidentelle ou provoquée du foetus hors IVG
par la faute d'un tiers n'est pas pénalisée autrement que par les dommages
de toutes sortes faits *à la femme* ou anecdotiquement au géniteur (au pénal,
dans le registre des coups et blessures, au civil au titre du praetium
doloris pour l'essentiel). Jusqu'à 9 mois.
Une proposition de loi a essayé d'introduire en douce la notion de
"droit de l'enfant à naître". Recalée avec fracas.
http://www.assemblee-nationale.fr/11//propositions/pion3572.asp
@ Ailleurs en Europe ?
Les détails varient mais presque tous les pays fournissent l'IVG sur
demande ou sur critères sociaux (ce qui revient en général au même) sauf
Chypre, l'Espagne, l'Irlande. Malte, la Pologne et le Portugal ; dans
des délais variables mais qui tournent souvent autour de 12 semaines, et
pour un coût de zéro à quelques centaines d'euros. Voir tableau sur :
http://www.planning-familial.org/themes/theme03-avortement/fiche05Precision03.php
@ Les médecins et autres personnels de santé peuvent-ils refuser ?
Oui, mais dans ce cas ils doivent rediriger la femme vers un collègue
qui accepte. À noter qu'il ne s'agit que du personnel qui intervient in
vivo, cela ne concerne pas les autres intervenants (administratifs,
pharmaciens, ambulanciers). À noter aussi que l'objection de conscience
ne concerne que l'IVG: un pharmacien est tenu d'avoir du Norlevo en
stock.
Récemment le pape a demandé aux pharmaciens de refuser de fournir
contraceptifs, RU486 et Norlevo.
@ Est-il vrai que l'embryon peut hériter et est ainsi reconnu par la
loi ?
Non. La loi déclare "garantir le respect de l'être humain
dès le commencement de sa vie" ce qui ne veut pas dire que l'embryon
est une personne (la loi garantit aussi quelque décence dans le
traitement des animaux y compris de boucherie).
Seule une personne peut hériter et, si la chose lui est favorable,
on peut considérer que la date de sa conception crée son droit *si elle
existe* évidemment.
Ainsi, si Crésus meurt avec un testament pour un supposé futur enfant
actuellement en gestation, puis si l'enfant meurt une heure après la
naissance (délai généralement suffisant pour qu'il soit considéré comme
né viable), la mère hérite de Crésus via l'enfant dont le droit à hériter
est compté depuis sa conception. Mais si la femme fait une fausse couche
à 8 mois et 29 jours, même si le foetus était vivant une heure avant,
elle n'hérite de rien car le foetus n'a hérité de rien lui-même.
Depuis peu,la cour de Cassation a émis une jurisprudence qui tendrait à
autoriser l'inscription des foetus avortés comme "enfant sans vie" à
l'état-civil. Le chose est possible depuis longtemps, mais jusqu'ici la
jurisprudence demandait que l'âge du foetus soit compatible avec
l'âge de viabilité. C'est cet âge limite qui a été supprimé.
********************************************************************
LES FANTASMES
@ L'embryon est-il un individu dès la conception ?
Non. La gémellité peut se produire jusqu'à une ou deux semaines après la
conception. Inversement deux embryons peuvent à l'occasion fusionner
avec des résultats en général malheureux -- pas forcément par exemple s'il
s'agit de deux embryons jumeaux --, mais qui feront un seul individu sans
qu'on puisse déterminer quel embryon a disparu. Un ovule fécondé est
potentiellement zéro (cas le plus fréquent) un, deux, plus, ou un-demi
voire un tiers d'individu.
@ L'embryon est-il un être humain?
Cette expression dans ce contexte est une arnaque.
Le premier élément de l'arnaque est le jeu de mot sur "être". Si cela existe,
cela est, on pourrait donc substantiver et parler d'être. Et lui coller
l'adjectif humain comme on le fait pour les ongles ou n'importe quelle
chose produite par l'homme.
Le deuxième élément de l'arnaque de cette expression est basé sur le fait
qu'en français, le sens de "être humain" n'est pas la simple décoration de
l'infinitif substantivé par un adjectif. Et c'est bien entendu sur le
double sens que jouent les fadas. "être humain" veut dire homme.
On ne parle pas d'être minéral, d'être simien ou d'être équin. L'embryon
est un embryon humain, pas un être humain. Il est sans être un être.
@ Les femmes candidates sont-elles des têtes de linottes ?
1/ Est-ce considéré comme une méthode de contraception par les avortées
qui seraient inconséquentes ?
Non : Il s'agit dans la vaste majorité de gérer un échec de leur
contraception. Autour de 20% des IVG ne sont pas des premières IVG, parmi
lesquelles moins de 5% ne sont pas des deuxièmes.
2/ Pourrait-on éviter absolument une grossesse non désirée en pratiquant
une contraception consciencieusement ?
Non. Les méthodes de contraception ont des taux d'échec qui vont de 0,5%
à 6% (il s'agit du pourcentage de femmes enceintes en un an alors
qu'elles pratiquent correctement leur contraception). Il y a presque
400000 grossesses non désirées par an en France, presque toutes sous
contraception (95%) et dont seulement 220000 donnent lieu à IVG.
@ Pourrait-on donner tous ces " futurs bébés " à adopter ?
Non.
- La totalité des demandes d'adoption *en attente* épongerait à peine un
ou deux mois du *flux* d'IVG. La disparité des chiffres est telle que
l'évocation de cette "possibilité" est du plus haut ridicule: autour de
5000 demandes d'adoption par an, et autour de 220000 IVG sans compter
stérilets et Norlevo. Il est évident que ceux qui parlent de donner
l'enfant à adopter ne comptent que sur une chose: la mère le gardera
et ensuite on la laissera tomber pour aller emmerder d'autres candidates.
- Il est clair que les enfants "surprise" remplacent des enfants qui
auraient été programmés, alors que les fondus font semblant de penser
que ces enfants seraient venus "en plus". Dans cette hypothèse
surréaliste, ceux qui évoquent cette "possibililité" oublient aussi
de chiffrer le tsunami que provoquerait l'augmentation de la tranche
d'âge de 780000 à 1 million, sans compter l'ambiance qui résulterait
du fait de forcer 220000 femmes par an à aller à terme d'une grossesse
non désirée et la société où une personne sur quatre serait à terme
adoptée (bonjour les consanguinités imprévues).
@ Que disent les religions ?
- Cathos/Orthodoxes/Quelques branches protestantes/Quelques branches
musulmanes, juives, bouddhistes: Non, jamais. Les cas dramatiques sont à
résoudre dans l'intimité des consciences (le médecin sortant ensanglanté
de la salle de travail "Il faut choisir, monsieur le baron: la mère ou
l'enfant" le baron "Voit-on si c'est un garçon ?").
- En sus, les catholiques refusent la contraception (bémol: ils acceptent
une sorte de contraception qui ne marche vraiment que si on ne baise pas,
ce qui finit par arriver tant les contraintes sont ridicules -ceci est mon
interprétation).
Au mois de mars 2009, le Vatican a approuvé, suite à IVG, l'excommunication
de la mère d'une fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux à la suite de
viols de son beau-père. L'équipe médicale a aussi été excommuniée.
Le beau-père était contre l'avortement, il n'a pas été excommunié.
Suite au tollé, la conférence des évêques locale a réduit la voilure,
mais pas le Vatican.
- Autres: En cas de viol, ou de risque pour la santé de la femme,
parfois en cas de malformation de l'embryon. À noter que ces religions
font ipso facto la différence entre le foetus et l'enfant: elles
n'accepteraient évidemment pas qu'on tue un enfant résultat d'un viol.
@ Tout cela est-il bien raisonnable ? Remarquer l'amusant bourbier dans
lequel s'enfoncent les anti-IVG: à trop faire de battage autour des cas
de dégâts psychologiques, ils ne font que montrer qu'à l'évidence pour eux
l'IVG n'est pas un crime. Jamais ils ne diraient qu'il ne faut pas tuer
son voisin à cause des séquelles psychologiques. De même, à trop crier
au crime ils ne font guère que montrer qu'ils n'en croient pas un mot
sauf à montrer que leur action concrète quand ils sont convaincus qu'on
commet un crime, c'est prier ou faire de la pub.
@ L'IVG est-elle imposée par les méchants pères qui ne veulent pas
assumer ? Faut pas trop oublier que l'immense majorité des IVG sont décidées
par des personnes *majeures*, après RV personnel chez un toubib et délai
de réflexion obligatoire. L'avis du supposé géniteur est, pour le moins,
un avis important et les géniteurs sont des humains comme les autres avec
le droit de vouloir ou pas des enfants et les femmes ont le droit de prendre
conseil où bon leur semble à elles. C'est un peu grotesque d'infantiliser
les femmes au point de leur dénier toute volonté propre à ce moment là,
sachant que la loi leur donne la possibilité de faire casquer le géniteur
et que son avis n'est que consultatif.
D'autre part, il arrive évidemment la situation inverse: le géniteur veut
garder (disons: veut que la femme garde) et la femme ne veut pas. Dans
ces cas là, bizarrement, les anti-IVG ne voient pas de souci à la pression
extérieure.
********************************************************************
LA PRATIQUE
@ Quelle méthode ?
Pour ce qui est de l'IVG : à plus de 40%, méthode médicamenteuse (le
RU486 rebaptisé Myfégyne), à un stade plutôt précoce de la grossesse,
sans hospitalisation. Sinon, c'est une méthode dite "chirurgicale"
jusqu'à 12 semaines. À noter la longue et toujours d'actualité bataille
des milieux anti-IVG contre le RU486, qui a le tort à leurs yeux de
sortir l'IVG du contexte chirurgical plus ou moins traumatisant. Il est
important que la femme souffre et que ça saigne. Ce qui ne veut pas dire
que l'emploi du RU486 est toujours indolore et sans saignements.
Lors d'IMG (médicales) ou d'IVG tardives là où c'est autorisé, il arrive
que le foetus soit moins mort que prévu lors de son expulsion, et il meurt
dans les minutes qui suivent; ou alors l'opération ou quelque urgence
fait qu'on n'a pas le temps de s'en assurer.
Cela fait les gros titres de la presse anti-IVG qui fait croire sur la
base de quelques accidents que la règle des pro-choix consiste à tuer
des bébés à la sortie.
@ Est-ce dangereux ?
3 décès pour un million, soit 0,6 par an (juste avant la loi IVG alors
qu'elle était déjà pratiquée médicalement en douce ou à l'étranger,
c'était deux par mois, dans les années 60, un par jour: chiffres donnés
sans garantie). À noter que mener la grossesse à terme est trente fois
plus dangereux (9 décès pour 100000 accouchements) ce qui nullifie les
arguments dits de "sécurité". On trouve les mêmes genres de rapports
pour ce qui est des séquelles physiques. dans l'hypothèse où une femme
ferait sa contraception uniquement par IVGs (avec, disons, une par an)
on arriverait à peine en tout au niveau du risque *d'une* grossesse.
@ Et les séquelles psychologiques ?
Montées en mayonnaise par les associations anti-IVG, elles sont
absolument marginales (une femme sur deux a avorté dans sa vie, ça
ferait un paquet de séquelles dans les rues) et malheureusement quasi-
prescrites par certaine presse pour bas du bonnets et les psys qui vont
à la soupe. Et comme pour la mortalité, elles n'ont rien à voir avec les
désastres, psys ou autres, induits par une naissance non désirée se
traduisant par un enfant imprévu à élever pendant 18 ans.
Persiste et signe,
jr
Avortement : ses conséquences
[suivi groupe approprié]
--
RE, dit le Chanoine - « Celui. qui n'aime pas demeure dans la mort.
Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun
meurtrier n'a la vie éternelle. » Première lettre de saint Jean 3,13-18
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
--
Le Chanoine, bientôt dans son désert - « Peut-être Dieu a-t-il créé le
désert pour que l'homme puisse se réjouir à la vue des palmiers. [Paulo
Coelho dans L'Alchimiste]
(supersedes <4c91c113$0$2382$426a...@news.free.fr>)
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
--
Le Chanoine, plus en forme qu jamais.
(supersedes <4ccaab9c$0$11892$426a...@news.free.fr>)
(supersedes <4c91c113$0$2382$426a...@news.free.fr>)
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
--
Le Chanoine, méditatif devant la révolution Lagarde à 360 degrés !
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
--
Le Chanoine, "Ni auvergnat, Ni soumis"
> 50 Questions & Réponses que tout Français devrait connaître contre
> L'Avortement
Bravo !
Et merci.
Ce serait encore mieux en iso8859-1 plutôt qu'en utf8
50 Questions & Réponses ...que tout Français devrait connaître contre
L'Avortement
[Remerciements à l'association *Droit de Naître*]
Avortement : ses conséquences
Roussel Uclaf, Edouard Saking. « Une femme voulant mettre fin à sa
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
Suprême des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
pour celle de la mère. Jamais l'Eglise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
« Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant ».
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : « Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ».
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père ».
« Punir le violeur, non le bébé! » s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
« L'Etat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas éviter de
l'Ecole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
[suivi où vous voulez]
++++++++++++++
50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
L'Avortement
[Remerciements ᅵ l'association *Droit de Naᅵtre*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquiᅵme
commandement ᅵ Tu ne tueras pas ᅵ est radicalement injuste ᅵ. (Cette
mise en garde proclamᅵe par les ᅵvᅵques catholiques d'Espagne lors de
la lᅵgalisation de l'avortement a indᅵniablement la force de la
vᅵritᅵ.)
Avortement : ses consᅵquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le dᅵveloppement du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre dans l'utᅵrus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est dᅵfini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stᅵrilisation, ᅵ Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ᅵ.
Bien que la mort involontaire d'un bᅵbᅵ prᅵmaturᅵ soit dᅵfinie, en
termes mᅵdicaux, comme un ᅵ avortement spontanᅵ ᅵ, ces tragᅵdies,
appelᅵes avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant ᅵ naᅵtre est tuᅵ in utero, c'est un
vᅵritable meurtre. Cependant quand le bᅵbᅵ est nᅵ vivant, et tuᅵ aprᅵs,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les mᅵthodes employᅵes pour tuer l'enfant ᅵ
naᅵtre pendant ses trois premiers mois de vie utᅵrine ?
R2 : Les mᅵthodes pour avorter les enfants ᅵ naᅵtre avant la date
limite lᅵgale, c'est-ᅵ-dire jusqu'ᅵ la dixiᅵme semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: ᅵ RU-486 ᅵ, l'ᅵvacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, provoquera sa mort. Dans cette catᅵgorie sont compris
les pilules du lendemain, le stᅵrilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, dᅵcrite ci-aprᅵs.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une rᅵponse facile ᅵ la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stᅵroᅵde de
synthᅵse a ᅵtᅵ utilisᅵ pour provoquer l'avortement chez des mᅵres
enceintes de cinq ᅵ sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrᅵle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraᅵtre une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cᅵdᅵe,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matᅵriel de
rᅵanimation d'urgence soit prᅵsent lors du traitement.
ᅵ La RU-486 n'est pas d'emploi facile ᅵ, concᅵdait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. ᅵ Une femme voulant mettre fin ᅵ sa
grossesse par cette mᅵthode doit ᅵ vivre ᅵ avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une ᅵpouvantable ᅵpreuve
psychologique ᅵ.
Q5 : Comment sont pratiquᅵs les avortements par ᅵvacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utᅵrin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermᅵdiaire de ᅵ bougies ᅵ de diamᅵtre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite ᅵ
l'intᅵrieur de l'utᅵrus, afin d'extraire l'enfant ᅵ naᅵtre vers
l'extᅵrieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur mᅵnager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquᅵe par le dᅵmembrement des bras et des jambes. Le
dᅵbris foetal est transformᅵ en une purᅵe sanguinolente. C'est la
routine, la mᅵthode la plus frᅵquemment employᅵe par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode de dilatation et curetage comme
mᅵthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrᅵmitᅵ forme une ᅵtroite cuillᅵre (curette) est
introduit dans l'utᅵrus pour en ᅵvacuer le contenu en raclant les
parois utᅵrines. La mᅵthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une mᅵthode utilisᅵe pour soigner
chirurgicalement les hᅵmorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcᅵment des
avortements.
Q7 : Quelles mᅵthodes sont employᅵes pour tuer les bᅵbᅵs du
troisiᅵme au neuviᅵme mois de vie prᅵnatale, dans certains pays oᅵ cela
est autorisᅵ ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses mᅵthodes pour tuer les bᅵbᅵs
pendant les deuxiᅵme et troisiᅵme trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et ᅵvacuation, injection d'une solution hypertonique salᅵe,
avortement par prise de prostaglandines, hystᅵrotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilatᅵ de force. L'ouverture doit ᅵtre plus importante que pour une
ᅵvacuation suivie par aspiration pratiquᅵe durant le premier trimestre
car la victime ᅵ dᅵmembrer est ᅵgᅵe de 13 ᅵ 24 semaines et, par
consᅵquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant ᅵ
naᅵtre sont plus solides, des pinces sont employᅵes pour les sᅵparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crᅵne du bᅵbᅵ
est broyᅵ, avant que la tᅵte ne soit sortie complᅵtement par
aspiration. Les rᅵsidus foetaux peuvent ᅵtre ᅵliminᅵs avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthᅵsie de l'enfant ᅵ naᅵtre n'est pratiquᅵe pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans dᅵfense doit ᅵtre niᅵe ᅵ tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salᅵe peut-elle ᅵtre
utilisᅵe pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement rᅵside dans la piqᅵre d'une solution hypertonique
salᅵe (communᅵment mais incorrectement appelᅵe saline).
Une aiguille de 8 centimᅵtres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utᅵrine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salᅵe sont injectᅵs dans la poche qui
enveloppe le bᅵbᅵ.
Accoutumᅵ au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergᅵ,
l'enfant ᅵ naᅵtre fait l'expᅵrience du goᅵt amer du ᅵ venin fatal ᅵ. Au
fur et ᅵ mesure, le sel caustique lui brᅵle la gorge et sa peau
dᅵlicate; il cherche en vain ᅵ fuir, se balanᅵant d'un cᅵtᅵ et de
l'autre de l'utᅵrus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant ᅵ naᅵtre ne soit expulsᅵ
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brᅵlures. Certains
avorteurs dᅵcrivent ce phᅵnomᅵne comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent ᅵtre injectᅵes dans l'enveloppe
amniotique ou administrᅵes sous forme de comprimᅵ vaginal. Par la suite
la mᅵre commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-nᅵ, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utᅵrus. Alors le bᅵbᅵ est
simplement laissᅵ sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystᅵrotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystᅵrotomie, comme pour un accouchement par
cᅵsarienne, l'abdomen et l'utᅵrus de la mᅵre sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une cᅵsarienne est pratiquᅵe pour sauver la
vie du bᅵbᅵ, une hystᅵrotomie est pratiquᅵe pour la terminer. Certains
mᅵdecins se servent du placenta pour ᅵtouffer le bᅵbᅵ.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par ᅵ avortement par naissance partielle ᅵ
?
R12 : Cette mᅵthode est dᅵcrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte ᅵ l'extraction d'un
foetus
intact dᅵgagᅵ par le col de l'utᅵrus, les pieds en premier, tout ayant
ᅵtᅵ dᅵlivrᅵ sauf la tᅵte. Le chirurgien enfonce des ciseaux ᅵ la base
du crᅵne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ᅵ. Suite au tᅵmoignage d'une
infirmiᅵre ayant assistᅵ ᅵ plusieurs avortements par naissance
partielle, et dᅵclarant que les lᅵgislateurs devraient ᅵtre forcᅵs
d'assister ᅵ un avortement en cours dans les salles d'opᅵration, la
Chambre des Dᅵputᅵs aux Etats-Unis a votᅵ une loi imposant une peine de
prison et une amende, ᅵ tout avorteur qui accoucherait ᅵ partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ᅵ.
Il est ᅵ noter que cette technique n'est pas appliquᅵe en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sᅵr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement lᅵgal est un avortement sᅵr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la ᅵ libertᅵ de reproduction ᅵ par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complᅵtement leurs facultᅵs reproductives de
maniᅵre permanente, par la stᅵrilitᅵ ᅵ vie. Mᅵme avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le mᅵtal des instruments sont portᅵs en contact
avec les tissus dᅵlicats de l'utᅵrus, il peut s'en suivre une lᅵsion
des organes internes. Mᅵme sans lᅵsion, l'avortement endommage le
systᅵme immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en pᅵril
l'enfant ᅵ naᅵtre dans le ventre de sa mᅵre ?
R14 : Non, l'enfant peut ᅵtre la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nᅵcessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
rᅵcupᅵrer du tissu vivant est, parfois, appelᅵe ᅵ tort avortement.
Malgrᅵ cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prᅵlevᅵ sur un
foetus, puisqu'ᅵ ce moment prᅵcis il s'agit d'un enfant, d'oᅵ le nom
d'infanticide ou d'euthanasie ᅵ des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risquᅵ de porter une grossesse ᅵ terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risquᅵ. En effet, il a ᅵtᅵ vᅵrifiᅵ que la
grossesse naturelle est plus sᅵre, durant la premiᅵre comme durant la
deuxiᅵme moitiᅵ de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citᅵes pour appuyer le raisonnement contraire sont dᅵcevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systᅵmatiquement le taux de
mortalitᅵ chez les mᅵres, dans le cas d'un avortement provoquᅵ pendant
les 12 premiᅵres semaines de grossesse, avec le taux de mortalitᅵ chez
les mᅵres lors de toute la pᅵriode de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la pᅵriode qui suit l'accouchement. Et pour ᅵ charger
encore la barque ᅵ, le taux de mortalitᅵ lors des accidents, ou suite ᅵ
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la derniᅵre statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiquᅵ pendant le premier et le
deuxiᅵme mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement aprᅵs
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver ᅵ une mᅵre,
suite ᅵ un avortement?
R16 : Une femme qui se soumet - ainsi que son futur bᅵbᅵ - ᅵ un
avortement peut dᅵvelopper, parmi d'autres, les pathologies suivantes :
Hᅵmorragie : A une ᅵpoque oᅵ le sang peut transmettre le
virus du SIDA, l'hᅵmorragie utᅵrine peut mettre en pᅵril la vie de la
mᅵre : des femmes qui avortent peuvent, en effet, nᅵcessiter des
transfusions de sang, suite ᅵ d'importantes hᅵmorragies. Pour cette
raison, la RU-486 nᅵcessite une stricte surveillance, car le risque
d'hᅵmorragie existe.
Infection : S'il reste des dᅵbris foetaux dans l'utᅵrus ou
si les instruments ne sont pas stᅵriles, la mᅵre risque la stᅵrilitᅵ ᅵ
vie par infection des trompes utᅵrines.
Lᅵsions du cervix : Les instruments utilisᅵs pour dilater le col
utᅵrin peuvent l'endommager, pouvant provoquer, par sa bᅵance, des
fausses couches et des naissances prᅵmaturᅵes. Par exemple des
avortements mᅵdicamenteux peuvent mener ᅵ des avortements spontanᅵs
lors des futures grossesses.
Utᅵrus perforᅵ : Une curette peut perforer la paroi utᅵrine, en
provoquant une inflammation (pᅵritonite); cela peut aboutir ᅵ
l'ablation de l'utᅵrus tout entier, rendant la femme stᅵrile pour
toujours.
Intestins perforᅵs : Si, au cours d'une aspiration ou d'un curetage,
par fausse manoeuvre, l'instrument employᅵ perfore l'utᅵrus puis le
cᅵlon, il s'en suit une opᅵration chirurgicale (rᅵsection) pour enlever
la portion endommagᅵe de l'intestin.
Q17 : Quelles sont, entre autres, les complications ultᅵrieures
provoquᅵes par un avortement ?
R17 : Qu'elle soit ou non affligᅵe de complications immᅵdiates, la mᅵre
qui avorte peut en subir des consᅵquences tardives, parmi lesquelles :
Bᅵbᅵs handicapᅵs ou bᅵbᅵs morts-nᅵs : Les femmes dont le sang est de
rhᅵsus nᅵgatif et qui ne reᅵoivent pas d'anti-sᅵrum (Rho(D)
immunoglobuline) peuvent rᅵagir au sang de rhᅵsus positif du pᅵre,
faisant courir aux futurs bᅵbᅵs le risque d'une destruction excessive
de leurs globules rouges (maladies ᅵmolytiques), pouvant mener aux
complications mentionnᅵes prᅵcᅵdemment.
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne ᅵ est une maladie grave, consᅵquence courante de
l'avortement.
Elle a ᅵtᅵ signalᅵe pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, ᅵ la stᅵrilitᅵ et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avortᅵ sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus ᅵlevᅵ de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avortᅵ.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avortᅵ sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prᅵmaturᅵes : Les accouchements de bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs sont 2 ᅵ
3 fois supᅵrieurs chez les femmes qui ont avortᅵ plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avortᅵ.
Cancer du sein : Il y a de fortes prᅵsomptions pour que
l'avortement puisse accroᅵtre le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bᅵbᅵ qui a ᅵtᅵ avortᅵ.
Miriam Cain relate que ᅵ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent ᅵ terme leur grossesse ᅵ.
Grossesse extra-utᅵrine : Lors d'une grossesse extra-utᅵrine, le bᅵbᅵ
se dᅵveloppe dans les trompes de Fallope, plutᅵt que dans l'utᅵrus,
mettant par consᅵquentla mᅵre en danger de mort par risque d'ᅵclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non nᅵgligeable de grossesses extra-utᅵrines est
constatᅵ chez les mᅵres qui ont avortᅵ. Des ᅵtudes nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utᅵrine double aprᅵs un premier avortement
et peut quadrupler aprᅵs un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utᅵrines, crᅵant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mᅵre n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraᅵne des problᅵmes d'ordre ᅵmotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problᅵmes d'ordre
ᅵmotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constatᅵ de
profonds sentiments de regret et mᅵme d'amour pour l'enfant ᅵ qui
aurait dᅵ naᅵtre ᅵ.
Anxiᅵtᅵ et dᅵpression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenᅵes ᅵ souffrir des sᅵquelles
psychologiques ᅵ court terme. Mᅵme si la premiᅵre rᅵaction d'une femme
avortᅵe est celle du soulagement, les sentiments d'anxiᅵtᅵ, de regrets
et de dᅵpression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes rᅵagissent au
traumatisme de l'avortement de maniᅵre similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptᅵmes se manifestent plusieurs annᅵes aprᅵs
l'avortement, lorsque la femme commence ᅵ accuser des problᅵmes qui ne
s'ᅵtaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, ᅵmotions engourdies, difficultᅵs de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre amᅵricain qui ᅵtudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptᅵmes
ultᅵrieurs : ᅵ dᅵpression, inclinations au suicide, relations sociales
brisᅵes, usage de drogue, abus d'alcool, problᅵmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stᅵrilitᅵ, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tuᅵ son enfant, plus ses rᅵactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mᅵre d'un foetus avortᅵ est la seule ᅵ souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite ᅵ un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
gᅵniteur ᅵprouve souvent de graves rᅵactions nᅵgatives , quand il se
rend compte que son futur bᅵbᅵ a ᅵtᅵ tuᅵ. Un pᅵre dans cette situation
a exprimᅵ son bouleversement ᅵmotif par ces mots :
Vous avez probablement dᅵjᅵ lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilitᅵ non rᅵsolus et des ᅵmotions rᅵprimᅵes, ᅵprouvᅵes par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle ᅵ Troubles de Stress
Post
Traumatique ᅵ. En somme il s'agit du rᅵsultat de l'effort dᅵployᅵ ᅵ
effacer ou ᅵ supprimer l'intense rᅵaction ᅵ la mort et ᅵ la violence
qui les a entourᅵs. Cette rᅵaction est de mᅵme nature que la mienne
suite ᅵ l'avortement pratiquᅵ sur ma femme. Pour moi, ce n'ᅵtait pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique aprᅵs l'avortement.
Le stress infligᅵ au pᅵre est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protᅵger
la vie de son bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre.
Q20 : A quel moment dᅵbute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne dᅵfinisse les termes employᅵs, voilᅵ une
question piᅵge. Plus gᅵnᅵralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuitᅵ de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui dᅵtermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spᅵcifique : quand dᅵbute la vie humaine - voire, quand dᅵbute la
vie d'un ᅵtre humain ?
Q21 : A quel moment dᅵbute la vie d'un ᅵtre humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel ᅵtre humain dᅵbute
lors de la fᅵcondation, au moment de la fusion du spermatozoᅵde du mᅵle
et de l'ovule de la femelle (gamᅵtes). L'union de 23 chromosomes du
gamᅵte masculin avec 23 chromosomes du gamᅵte fᅵminin crᅵe une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. ᅵ On se rᅵfᅵre ᅵ la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code gᅵnᅵtique, donnant un individu
diffᅵrent du pᅵre et de la mᅵre, et de toute autre personne dans le
monde ᅵ.
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un ᅵtre humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, dᅵclare d'ailleurs : ᅵ
Chacun de nous a dᅵbutᅵ sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstᅵtrique citᅵ dans la note prᅵcᅵdente,
le bᅵbᅵ ᅵ peine conᅵu a son bagage gᅵnᅵtique qui lui est propre et qui
est distinct des gamᅵtes du pᅵre et de la mᅵre. Bien sᅵr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un ᅵtre impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mᅵle soit
femelle. Il ou elle est un ᅵtre humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existᅵ auparavant d'ᅵtre humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, ᅵ la conception confᅵre la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ᅵ.
Complet parce que le code gᅵnᅵtique (gᅵnotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractᅵristiques d'un nouvel ᅵtre humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
ᅵ Le gᅵnotype -les caractᅵristiques hᅵritᅵes d'un ᅵtre humain unique -
est ᅵtabli lors du processus de conception ᅵ, ᅵcrivent Shuttles et
Rorvik, ᅵ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
ᅵ.
Q23 : Le zygote ou l'ovule fᅵcondᅵ n'est-il pas simplement un ᅵtre
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un ᅵtre humain potentiel, il est un ᅵtre
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un ᅵtre humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un vᅵritable ᅵtre
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie rᅵpandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriquᅵ en papier cartonnᅵ, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont rᅵservᅵs. D'autre part, avec le temps, le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre
ᅵvoluera en un ᅵtre humain adulte. Donc, dᅵtruire une maquette n'est
pas la mᅵme chose que dᅵmolir un bᅵtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un ᅵtre humain dᅵjᅵ existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Aprᅵs la fᅵcondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mᅵre entre douze et vingt-quatre heures aprᅵs l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utᅵrus. Approximativement six jours
aprᅵs la fᅵcondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamᅵ, et l'embryon (dᅵsormais appelᅵ blastocyste) commence
ᅵ se nicher dans les couches nutritives de l'utᅵrus (endomᅵtre). ᅵ A
partir du septiᅵme jour commence un vᅵritable rapport mᅵre-bᅵbᅵ plus
rapprochᅵ ᅵ, ᅵcrit le Dr E.Blecheshmidt. ᅵ La progression vers la
muqueuse utᅵrine est une premiᅵre performance de l'ovule (fᅵcondᅵ)12.
La nidation arrive ᅵ son terme autour du douziᅵme jour aprᅵs la
fᅵcondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mᅵre ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la gᅵnᅵtique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une vᅵritable explosion de vitalitᅵ, sa propre
ᅵ construction ᅵ dans les entrailles de sa mᅵre. Le Dr Bart Heffernan
dᅵcrit cette pᅵriode dynamique de dᅵveloppement : ᅵ Dᅵs la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, ᅵ la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fᅵcondᅵ se
dᅵveloppera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-nᅵ au cours
des neuf mois ᅵ.
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilitᅵ est un
terme ambigu. Si par ᅵ viabilitᅵ ᅵ l'on comprend la capacitᅵ du
nouveau-nᅵ de se dᅵvelopper hors de l'utᅵrus de maniᅵre indᅵpendante,
par bon sens on conclurait que mᅵme les bᅵbᅵs nᅵs au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santᅵ et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mᅵre ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bᅵbᅵ ne survivrait pas et
mourrait aussitᅵt. Au siᅵcle dernier, des bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs, nᅵs avant
le septiᅵme mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'ᅵpoque
manquaient des moyens adᅵquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
ᅵ mᅵme de sauver un bᅵbᅵ nᅵ au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons ᅵgᅵs de dix semaines. La viabilitᅵ
mesure simplement le stade de dᅵveloppement du support de la vie, et
non l'humanitᅵ ou l'inviolabilitᅵ de la vie. Cela s'applique ᅵ des
ᅵtres humains ᅵ tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilᅵgiᅵes de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence ᅵ battre le coeur du bᅵbᅵ ?
R28 : Au terme des trois semaines aprᅵs la fᅵcondation, le coeur du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre commence ᅵ battre, faisant circuler du sang qui peut ᅵtre
d'un autre groupe sanguin que celui de la mᅵre.
Q29 : A quel moment peut-on dᅵtecter et visualiser les ondes cᅵrᅵbrales
du bᅵbᅵ ?
R29 : Avant le terme des six semaines aprᅵs la fᅵcondation,
l'ᅵlectro-encᅵphalogramme (EEG) enregistre les ondes cᅵrᅵbrales du bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre.
Q30 : A quel moment le corps du bᅵbᅵ est-il complᅵtement formᅵ ?
R30 : Le Dr Heffernan ᅵcrit ᅵ aprᅵs la huitiᅵme semaine, aucune ᅵbauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formᅵe ; tout est lᅵ
et on le retrouvera dans le bᅵbᅵ ᅵ terme.
Q31 : Pouvez-vous dᅵcrire la vie utᅵrine du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ?
R31 : La vie intra-utᅵrine a ᅵtᅵ bien dᅵcrite par le Dr William Liley,
le ᅵ Pᅵre de la foetologie ᅵ. Le jeune individu, maᅵtre de son
environnement et de sa destinᅵe dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mᅵre. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon dᅵveloppe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se dᅵplace avec une aisance et une grᅵce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal dᅵtermine sa position foetale. Il
est sensible ᅵ la douleur, au toucher, au froid, au son et ᅵ la
lumiᅵre. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goᅵt dᅵsagrᅵable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux rᅵpᅵtitifs mais on peut lui apprendre ᅵ rᅵpondre ᅵ un premier
signal, puis ᅵ un deuxiᅵme diffᅵrent. Et finalement, il dᅵtermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le dᅵbut des
contractions d'accouchement est une dᅵcision unilatᅵrale du foetus.
C'est ce mᅵme foetus que l'on soigne avant et aprᅵs la naissance qui,
avant la naissance, peut ᅵtre malade et nᅵcessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacitᅵ ᅵ sentir et ᅵ rᅵpondre ᅵ la douleur ne
commence ni pendant, ni aprᅵs la naissance. Au cours des deux derniᅵres
dᅵcennies, les progrᅵs dans le domaine de l'ultrason en temps rᅵel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont dᅵmontrᅵ la rᅵceptivitᅵ remarquable du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, rᅵceptivitᅵ au son, au goᅵt, au toucher, ᅵ la douleur.
Comme l'a ᅵcrit le prᅵsident Ronald Reagan :
ᅵ Nous devons nous instruire de la rᅵalitᅵ des horreurs qui ont
lieu. Les mᅵdecins aujourd'hui
savent qu'un bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre peut sentir, depuis les entrailles de sa
mᅵre une caresse, de mᅵme qu'il peut rᅵagir ᅵ la douleur. Mais, combien
d'Amᅵricains, dans les 50 ᅵtats, sont au courant des techniques
d'avortement qui brᅵlent la peau du bᅵbᅵ avec une solution salᅵe, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ᅵ.
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
ᅵ La naissance consiste en l'ᅵmergence du bᅵbᅵ du ventre de
sa mᅵre, la suppression du cordon ombilical et donc le dᅵbut de
l'existence du bᅵbᅵ physiquement dᅵtachᅵ du coeur de sa mᅵre. La seule
chose qui change rᅵellement ᅵ la naissance, c'est la mutation du
systᅵme de support de la vie du bᅵbᅵ. L'enfant n'est pas diffᅵrent
avant ou aprᅵs la naissance, exceptᅵ qu'il a changᅵ sa mᅵthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygᅵne ᅵtaient obtenus grᅵce ᅵ la mᅵre par le biais du cordon
ombilical du bᅵbᅵ. Aprᅵs la naissance, l'oxygᅵne est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mᅵr pour ᅵtre nourri ainsi ᅵ.
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privᅵ d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
lᅵgalisant l'interruption volontaire de grossesse ᅵ la demande, la Cour
Suprᅵme des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit ᅵ la
protection de la vie privᅵe, qui aurait ᅵtᅵ ᅵcrit et conservᅵ dans les
tᅵnᅵbres de la Constitution amᅵricaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimitᅵ de l'utᅵrus, c'est la croissance
et le dᅵveloppement d'un ᅵtre humain qui devrait avoir droit ᅵ la
pleine protection de la loi. On interfᅵre avec l'homicide du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre. L'intimitᅵ de l'utᅵrus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer ᅵ l'intᅵrieur de ses parois, de mᅵme que l'intimitᅵ d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre ᅵ l'intᅵrieur de ses murs.
En rᅵalitᅵ, les pompiers et autres secours violents, en toute lᅵgalitᅵ,
la propriᅵtᅵ privᅵe pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermᅵes.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralitᅵ ᅵ la dᅵcision personnelle des autres?
R35 : Une dᅵcision demeure personnelle dans la limite oᅵ elle se
rapporte aux intᅵrᅵts et droits exclusifs de la personne qui dᅵcide. A
partir du moment oᅵ cela concerne les intᅵrᅵts et droits exclusifs des
autres, une dᅵcision n'est plus personnelle mais dᅵlᅵguᅵe. Personne ne
peut dᅵlᅵguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut dᅵlᅵguer un droit ᅵ la vie. La vie appartient
exclusivement ᅵ son Crᅵateur - ᅵ Lui de la donner ou de la reprendre.
De mᅵme qu'il serait absurde de tolᅵrer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prᅵtexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de ᅵ valider ᅵ le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car aprᅵs tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin ᅵ la vie de quelqu'un au nom de la vie privᅵe, c'est
ᅵbranler les fondements de la raison mᅵme de la vie privᅵe : la mise en
valeur de la dignitᅵ de l'homme crᅵᅵ ᅵ l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre innocents, n'est pas un choix privᅵ mais
un crime privᅵ qui en appelle ᅵ Dieu et ᅵ l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternitᅵ obligatoire ᅵ la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est dᅵjᅵ une mᅵre. Son enfant existe
dᅵjᅵ. Une fois que l'enfant est nᅵ, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'ᅵ empᅵcher une
mᅵre de tuer le bᅵbᅵ qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en dᅵveloppement devraient avoir
prioritᅵ sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas ᅵgaux - moralement et lᅵgalement. La
loi ne permet pas ᅵ une mᅵre de tuer ses enfants dᅵjᅵ nᅵs parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfᅵrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De mᅵme il ne devrait pas lui ᅵtre permis
de mettre fin ᅵ la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thᅵrapeutique, dans le cas oᅵ la vie de la mᅵre est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thᅵrapeutique ᅵ en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, ᅵ la Facultᅵ de Droit de l'Universitᅵ Notre
Dame, rapporte : ᅵ Il n'y a pas de situation oᅵ l'avortement soit
mᅵdicalement nᅵcessaire pour sauver la vie de la mᅵre ᅵ.
De mᅵme le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a dᅵclarᅵ au
congrᅵs du Collᅵge Amᅵricain de chirurgiens:
ᅵ Quiconque pratique un avortement thᅵrapeutique est ignorant des
mᅵthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volontᅵ de prendre le temps de s'en servir ᅵ.
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre ayant pour but prᅵsumᅵ d'atteindre un bon rᅵsultat n'est jamais
justifiᅵ.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle ᅵtre plus en faveur de la vie
del'enfant ᅵ naᅵtre qu'envers la mᅵre qui est dᅵjᅵ nᅵe ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutᅵt reflᅵter le principe
si judicieusement exprimᅵ par le Pape Pie XII :
ᅵ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
ᅵtre, ᅵ partir du premier instant de son existence, prᅵservᅵe de toute
attaque volontairement dirigᅵe ᅵ.
Il continuait : ᅵ Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mᅵre. Jamais l'Eglise n'a enseignᅵ que la vie d'un
enfant doit ᅵtre prᅵfᅵrᅵe ᅵ celle de la mᅵre. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mᅵre.
ᅵ Non ; ni la vie de la mᅵre, ni celle de l'enfant, ne peuvent ᅵtre
soumises ᅵ l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nᅵcessaire peut seulement ᅵtre la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mᅵre que
de l'enfant ᅵ.
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : ᅵ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ᅵ.
Une victime de viol a le droit de rᅵsister ᅵ son attaquant. Mais
l'enfant ᅵ naᅵtre est un innocent non agressif qui ne doit pas ᅵtre tuᅵ
pour le crime de son pᅵre ᅵ.
ᅵ Punir le violeur, non le bᅵbᅵ! ᅵ s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
ᅵ L'Etat devrait imposer la peine de mort ᅵ tout violeur qui a commis
le crime, et non au bᅵbᅵ innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bᅵbᅵ n'a pas ᅵ payer le crime de
son pᅵre ᅵ.
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue ᅵ une personne
humaine : libertᅵ, amour, raison, etc. Puisque la personnalitᅵ se
dᅵveloppe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considᅵrer le bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalitᅵ est atteinte graduellement, alors aucun ᅵtre
humain ne deviendra jamais une ᅵ personne complᅵte ᅵ. Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques ᅵlᅵments
nᅵcessaires pour atteindre cette ᅵ complᅵtude ᅵ. Pour se rassurer, ᅵ
chaque instant de la vie, on a besoin de se dᅵvelopper, qu'il s'agisse
de l'ᅵducation, de l'amour, de la capacitᅵ ᅵ communiquer, etc. Si la
personnalitᅵ dᅵpend de la perfection (maturitᅵ totale), il s'agit d'une
utopie vᅵritable.
Par ailleurs, la gravitᅵ de l'homicide dᅵpendrait de l'ᅵge de la
victime. Tuer un garᅵon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'ᅵge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnᅵrables peuvent voir leur personnalitᅵ et leur
existence arbitrairement niᅵes, et ᅵtre ᅵliminᅵes ᅵ souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de dᅵfauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possᅵdant des handicaps mᅵritent la mᅵme protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et aprᅵs la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'ᅵcrie justement : ᅵ une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considᅵrᅵe comme inutile; on lui attribue
un poids intolᅵrable et pour cela elle est rejetᅵe ᅵ.
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle ᅵ tracer entre la tuerie
des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre et celle des nouveaux-nᅵs avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
vᅵritable euthanasie prᅵnatale quand on dᅵcide l'homicide d'un bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre parce qu'il a des dᅵfauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond dᅵclare : ᅵ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prᅵnatale a eu le mᅵme effet que la
crᅵation d'une zone oᅵ l'on peut librement tirer avec des armes ᅵ feu
ᅵ.
Oh ! Quelle utopie que de dᅵfendre l'argument de ᅵ la qualitᅵ de la
vie ᅵ. Le Dr Jᅵrᅵme Lejeune, gᅵnᅵticien renommᅵ de l'Universitᅵ de
Paris, se souvient de ce collᅵgue amᅵricain qui lui avait fait cette
confidence:
ᅵ Il y a quelques annᅵes, mon pᅵre ᅵtait un docteur juif qui
exerᅵait ᅵ Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bᅵbᅵs ᅵtaient nᅵs dans
sa clinique. L'un ᅵtait un bᅵbᅵ vigoureux, en bonne santᅵ, poussant des
cris puissants. Ses parents en ᅵtaient trᅵs fiers et trᅵs contents.
L'autre bᅵbᅵ ᅵtait une petite fille, mais ses parents ᅵtaient tristes,
car tu vois, le bᅵbᅵ ᅵtait un bᅵbᅵ mongoloᅵde.
ᅵ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit ᅵ la maison
et a ᅵtᅵ finalement destinᅵe ᅵ prendre soin de sa mᅵre ᅵ la suite d'un
arrᅵt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Nᅵanmoins je me souviens du nom du garᅵon,
car il grandit pour mettre ᅵ mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker ᅵ Berlin. Son nom ᅵtait Adolf Hitler ᅵ.
Q43 : Si un avortement lᅵgal n'ᅵtait pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermᅵdiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de maniᅵre ᅵvidente que dans les pays
oᅵ les avortements ont ᅵtᅵ lᅵgalisᅵs afin de prᅵvenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de maniᅵre
lᅵgale a augmentᅵ progressivement, mais le nombre des avortements
effectuᅵs de maniᅵre illᅵgale n'a pas diminuᅵ. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concᅵde:
ᅵ Bien que l'un des buts principaux de la libᅵralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait ᅵtᅵ de rᅵduire l'incidence des
avortements illᅵgaux, cela n'a pas ᅵtᅵ atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements lᅵgaux et illicites ont
augmentᅵ ᅵ.
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultᅵre. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bᅵbᅵ, ni un hᅵpital
public, ni une clinique privᅵe ne disposent de l'anonymat adᅵquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concᅵdez que certains avortements seront pratiquᅵs mᅵme si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas ᅵviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas ᅵtre respectᅵes ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'ᅵliminer le mal en le lᅵgalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'ᅵtre prises d'assaut par des bandits armᅵs ?
Le vol des banques est une activitᅵ bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait lᅵgaliser le
vol ᅵ main armᅵe des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volᅵ, la vie, ne pourra jamais
ᅵtre remplacᅵ. Pourquoi lᅵgaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illᅵgaux ou illicites pourquoi devrait-on dᅵfavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnᅵs par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
prᅵfᅵrentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient ᅵtre dᅵpensᅵs pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, ᅵ les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activitᅵ d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bᅵnᅵficier d'avantages fiscaux ᅵ.
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naᅵtre, d'ᅵtre dᅵsirᅵ
et aimᅵ ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre ᅵ cet idᅵal; ce
n'est pas, en tout cas, en dᅵtruisant le bᅵbᅵ non-dᅵsirᅵ, mais en
changeant les causes qui contribuent ᅵ son rejet.
ᅵ Beaucoup de choses sont faites pour prᅵvenir la naissance des enfants
non dᅵsirᅵs ᅵ, note le Dr Diamond, un professeur de pᅵdiatrie de
l'Ecole Stritch de Mᅵdecine ᅵ l'Universitᅵ Loyola :
ᅵ Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste ᅵ ne pas
ᅵtre ᅵ mᅵme de distinguer entre l'enfant non dᅵsirᅵ et la grossesse non
dᅵsirᅵe. En quinze ans d'expᅵrience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai trᅵs rarement rencontrᅵ de mᅵre qui ait demandᅵ
qu'on la dᅵbarrasse de son bᅵbᅵ une fois qu'elle l'avait amenᅵ de la
maternitᅵ ᅵ la maison ᅵ.
Si une mᅵre ne dᅵsire pas ou n'est pas capable d'ᅵlever le bᅵbᅵ qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
ᅵ Tout bᅵbᅵ est un bᅵbᅵ dᅵsirᅵ ᅵ veut vraiment dire que tout bᅵbᅵ non
dᅵsirᅵ est un bᅵbᅵ mort. Une sociᅵtᅵ civilisᅵe doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre ᅵ femme du tiers-monde ᅵ aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir ᅵ
l'avortement ?
R47 : Derriᅵre cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler ᅵ l'avortement socio-ᅵconomique ᅵ.
Protᅵger soi-disant les ᅵ femmes du tiers-monde ᅵ, les pauvres, les
marginaux, les discriminᅵs, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amᅵlioration de la qualitᅵ de la
vie ne peut pas ᅵtre atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde ᅵ tuer leurs bᅵbᅵs n'est pas de la
philanthropie, c'est un gᅵnocide.
Nous savons par des preuves irrᅵfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bᅵbᅵ
complᅵtement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-ᅵconomiques.
Dans ce cas, la sociᅵtᅵ est obligᅵe de trouver une solution ᅵ ces
difficultᅵs. Elle doit protᅵger la vie, sans jamais avoir recours ᅵ
l'expᅵdient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilitᅵs par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment rᅵduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire ᅵ la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune ᅵge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des diffᅵrentes
mᅵthodes de contraception. Cela rᅵsoudrait le problᅵme des grossesses
non dᅵsirᅵes ᅵ.
La contraception dᅵtruit essentiellement, ᅵ la racine mᅵme, la volontᅵ
d'avoir des enfants. Quand la contraception ᅵchoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir ᅵ l'avortement. Donc
la contraception mᅵne ᅵ la multiplication des avortements au lieu de
les ᅵliminer.
Pedro-Juan Viladrich ᅵcrit : ᅵ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liᅵes au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dᅵnigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisᅵ, il
dᅵnigre la vie humaine ᅵ.
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la sociᅵtᅵ peut-elle
tolᅵrer un tel gᅵnocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les dᅵbuts de l'histoire humaine.
Comme le pᅵchᅵ, il a ses racines au sein de la dᅵsobᅵissance de l'homme
envers Dieu - du pᅵchᅵ originel commis dans le jardin de l'Eden, ᅵ la
myriade de pᅵchᅵs commis aujourd'hui ᅵ travers le monde. Tandis que
leurs ancᅵtres pratiquaient l'avortement, ou mᅵme sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociᅵtᅵs civilisᅵes ont condamnᅵ l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ᅵre matᅵrialiste et athᅵe rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des paᅵens en rejetant l'hᅵritage de la
civilisation chrᅵtienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
ᅵ Rᅵclamer le droit ᅵ l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaᅵtre le mᅵme droit dans la loi, veut dire attribuer ᅵ la libertᅵ
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
libertᅵ : ᅵ En vᅵritᅵ, en vᅵritᅵ, je vous le dis, quiconque commet un
pᅵchᅵ est esclave du pᅵchᅵ ᅵ (Jean 8:34) ᅵ.
Q50 : Quelle est donc la rᅵponse non seulement ᅵ l'avortement, mais ᅵ
la Culture de la Mort qui se rᅵpand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrᅵtienne. Gardons ᅵ
l'esprit que ᅵ En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la ᅵ Culture de la Vie ᅵ et la ᅵ Culture de la Mort ᅵ, nous ne
pouvons pas nous restreindre ᅵ l'idᅵe perverse de la libertᅵ. Nous
devons aller au coeur de la tragᅵdie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominᅵ par le sᅵcularisme qui, avec ses tentacules omniprᅵsents,
rᅵussit parfois ᅵ mettre ᅵ l'ᅵpreuve les communautᅵs chrᅵtiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance ᅵ perdre le
sens de l'homme, de sa dignitᅵ et de sa vie... ᅵ.
L'heure de notre ᅵpreuve est venue. En dᅵfendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remᅵde sans ᅵge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dᅵpendait de Dieu et
travailler comme si tout dᅵpendait de nous.
Q51 : Que dire ᅵ la personne qui, aprᅵs avoir lu ce livre, persiste ᅵ
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La priᅵre reste seule la plus
puissante de toutes les rᅵponses, c'est la rᅵponse.
[suivi oᅵ vous voulez]
++++++++++++++
--
Le Chanoine, "Ni auvergnat, Ni soumis", invite ses amis ᅵ participer au
boycott d'israᅵl
http://www.boycottisraelinternational.org/
> Cette FAQ reprᅵsente l'opinion d'un sacrᅵ paquet de monde" (Stᅵphane
> Cateau)
>
> 50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
> L'Avortement
Oui, bravo, merci.
--
Aucun pingouin ni canard n'a ᅵtᅵ blessᅵ pendant la rᅵdaction de ce message
http://www.youtube.com/watch?v=F57P9C4SAW4
http://www.youtube.com/watch?v=qrO4YZeyl0I
http://www.youtube.com/watch?v=iymqokbvDg0
50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
L'Avortement
[Remerciements ᅵ l'association *Droit de Naᅵtre*]
50 Questions & Réponses ...que tout Français devrait connaître contre
L'Avortement
[Remerciements à l'association *Droit de Naître*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement « Tu ne tueras pas » est radicalement injuste ». (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)
Avortement : ses conséquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, « Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ».
Bien que la mort involontaire d'un bébé prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un « avortement spontané », ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?
R2 : Les méthodes pour avorter les enfants à naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: « RU-486 », l'évacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde de
synthèse a été utilisé pour provoquer l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.
« La RU-486 n'est pas d'emploi facile », concédait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. « Une femme voulant mettre fin à sa
grossesse par cette méthode doit « vivre » avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique ».
Q5 : Comment sont pratiqués les avortements par évacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de « bougies » de diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquée par le démembrement des bras et des jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et curetage comme
méthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.
Q7 : Quelles méthodes sont employées pour tuer les bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans certains pays où cela
est autorisé ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier trimestre
car la victime à démembrer est âgée de 13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être éliminés avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être niée à tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement réside dans la piqûre d'une solution hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée saline).
Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.
Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du goût amer du « venin fatal ». Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le bébé.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par « avortement par naissance partielle »
?
R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte « l'extraction d'un
foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en premier, tout ayant
été délivré sauf la tête. Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ». Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération, la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait « partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ».
Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la « liberté de reproduction » par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage le
système immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?
R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant, d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour « charger
encore la barque », le taux de mortalité lors des accidents, ou suite à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une mère,
suite à un avortement?
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne « est une maladie grave, conséquence courante de
l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avorté.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prématurées : Les accouchements de bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avorté.
Cancer du sein : Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a été avorté.
Miriam Cain relate que « des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ».
Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque d'éclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non négligeable de grossesses extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines, créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre émotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant « qui
aurait dû naître ».
Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : « dépression, inclinations au suicide, relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :
Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle « Troubles de Stress
Post
Traumatique ». En somme il s'agit du résultat de l'effort déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.
Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.
Q20 : A quel moment débute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés, voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand débute la
vie d'un être humain ?
Q21 : A quel moment débute la vie d'un être humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. « On se réfère à la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un individu
différent du père et de la mère, et de toute autre personne dans le
monde ».
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : «
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, « la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ».
Complet parce que le code génétique (génotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
« Le génotype -les caractéristiques héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception », écrivent Shuttles et
Rorvik, « et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
».
Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un être
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable être
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain déjà existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus (endomètre). « A
partir du septième jour commence un véritable rapport mère-bébé plus
rapproché », écrit le Dr E.Blecheshmidt. « La progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule (fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour après la
fécondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa propre
« construction » dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart Heffernan
décrit cette période dynamique de développement : « Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au cours
des neuf mois ».
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par « viabilité » l'on comprend la capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des bébés prématurés, nés avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du bébé ?
R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur du
bébé à naître commence à battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.
Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes cérébrales
du bébé ?
R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes cérébrales du bébé
à naître.
Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il complètement formé ?
R30 : Le Dr Heffernan écrit « après la huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.
Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du bébé à naître ?
R31 : La vie intra-utérine a été bien décrite par le Dr William Liley,
le « Père de la foetologie ». Le jeune individu, maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement, il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du foetus.
C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bébé à naître ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la réceptivité remarquable du
bébé à naître, réceptivité au son, au goût, au toucher, à la douleur.
Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
« Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir, depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ».
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
« La naissance consiste en l'émergence du bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance, l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ».
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande, la Cour
Suprême des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
protection de la vie privée, qui aurait été écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.
En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision personnelle des autres?
R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner ou de la reprendre.
De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de « valider » le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère. Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la mère est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de l'Université Notre
Dame, rapporte : « Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la mère ».
De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
« Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir ».
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon résultat n'est jamais
justifié.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est déjà née ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
« La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence, préservée de toute
attaque volontairement dirigée ».
Il continuait : « Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'Eglise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
« Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant ».
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : « Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ».
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père ».
« Punir le violeur, non le bébé! » s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
« L'Etat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à payer le crime de
son père ».
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer le bébé
à naître comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun être
humain ne deviendra jamais une « personne complète ». Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette « complétude ». Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité totale), il s'agit d'une
utopie véritable.
Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et leur
existence arbitrairement niées, et être éliminées à souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : « une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ».
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond déclare : « La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes à feu
».
Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de « la qualité de la
vie ». Le Dr Jérôme Lejeune, généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait cette
confidence:
« Il y a quelques années, mon père était un docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un bébé mongoloïde.
« Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la maison
et a été finalement destinée à prendre soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf Hitler ».
Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les pays
où les avortements ont été légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des avortements
effectués de manière illégale n'a pas diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
« Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté ».
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat adéquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués même si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, « les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux ».
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être désiré
et aimé ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.
« Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des enfants
non désirés », note le Dr Diamond, un professeur de pédiatrie de
l'Ecole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
« Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle l'avait amené de la
maternité à la maison ».
Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
« Tout bébé est un bébé désiré » veut vraiment dire que tout bébé non
désiré est un bébé mort. Une société civilisée doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre « femme du tiers-monde » aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?
R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler « l'avortement socio-économique ».
Protéger soi-disant les « femmes du tiers-monde », les pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.
Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.
Dans ce cas, la société est obligée de trouver une solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire « la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le problème des grossesses
non désirées ».
La contraception détruit essentiellement, à la racine même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu de
les éliminer.
Pedro-Juan Viladrich écrit : « La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine ».
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden, à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
« Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché » (Jean 8:34) ».
Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement, mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que « En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la « Culture de la Vie » et la « Culture de la Mort », nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ».
L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.
Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre, persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.
[suivi où vous voulez]
++++++++++++++
--
Le Chanoine, "Ni auvergnat, Ni soumis", invite ses amis à participer au
boycott d'israël
http://www.boycottisraelinternational.org/
Cette FAQ reprᅵsente l'opinion d'un sacrᅵ paquet de monde" (Stᅵphane
Cateau)
50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
L'Avortement
[Remerciements ᅵ l'association *Droit de Naᅵtre*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquiᅵme
commandement ᅵ Tu ne tueras pas ᅵ est radicalement injuste ᅵ. (Cette
mise en garde proclamᅵe par les ᅵvᅵques catholiques d'Espagne lors de
la lᅵgalisation de l'avortement a indᅵniablement la force de la
vᅵritᅵ.)
Avortement : ses consᅵquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le dᅵveloppement du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre dans l'utᅵrus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est dᅵfini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stᅵrilisation, ᅵ Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ᅵ.
Bien que la mort involontaire d'un bᅵbᅵ prᅵmaturᅵ soit dᅵfinie, en
termes mᅵdicaux, comme un ᅵ avortement spontanᅵ ᅵ, ces tragᅵdies,
appelᅵes avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant ᅵ naᅵtre est tuᅵ in utero, c'est un
vᅵritable meurtre. Cependant quand le bᅵbᅵ est nᅵ vivant, et tuᅵ aprᅵs,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les mᅵthodes employᅵes pour tuer l'enfant ᅵ
naᅵtre pendant ses trois premiers mois de vie utᅵrine ?
R2 : Les mᅵthodes pour avorter les enfants ᅵ naᅵtre avant la date
limite lᅵgale, c'est-ᅵ-dire jusqu'ᅵ la dixiᅵme semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: ᅵ RU-486 ᅵ, l'ᅵvacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, provoquera sa mort. Dans cette catᅵgorie sont compris
les pilules du lendemain, le stᅵrilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, dᅵcrite ci-aprᅵs.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une rᅵponse facile ᅵ la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stᅵroᅵde de
synthᅵse a ᅵtᅵ utilisᅵ pour provoquer l'avortement chez des mᅵres
enceintes de cinq ᅵ sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrᅵle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraᅵtre une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cᅵdᅵe,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matᅵriel de
rᅵanimation d'urgence soit prᅵsent lors du traitement.
ᅵ La RU-486 n'est pas d'emploi facile ᅵ, concᅵdait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. ᅵ Une femme voulant mettre fin ᅵ sa
grossesse par cette mᅵthode doit ᅵ vivre ᅵ avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une ᅵpouvantable ᅵpreuve
psychologique ᅵ.
Q5 : Comment sont pratiquᅵs les avortements par ᅵvacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utᅵrin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermᅵdiaire de ᅵ bougies ᅵ de diamᅵtre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite ᅵ
l'intᅵrieur de l'utᅵrus, afin d'extraire l'enfant ᅵ naᅵtre vers
l'extᅵrieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur mᅵnager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquᅵe par le dᅵmembrement des bras et des jambes. Le
dᅵbris foetal est transformᅵ en une purᅵe sanguinolente. C'est la
routine, la mᅵthode la plus frᅵquemment employᅵe par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode de dilatation et curetage comme
mᅵthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrᅵmitᅵ forme une ᅵtroite cuillᅵre (curette) est
introduit dans l'utᅵrus pour en ᅵvacuer le contenu en raclant les
parois utᅵrines. La mᅵthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une mᅵthode utilisᅵe pour soigner
chirurgicalement les hᅵmorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcᅵment des
avortements.
Q7 : Quelles mᅵthodes sont employᅵes pour tuer les bᅵbᅵs du
troisiᅵme au neuviᅵme mois de vie prᅵnatale, dans certains pays oᅵ cela
est autorisᅵ ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses mᅵthodes pour tuer les bᅵbᅵs
pendant les deuxiᅵme et troisiᅵme trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et ᅵvacuation, injection d'une solution hypertonique salᅵe,
avortement par prise de prostaglandines, hystᅵrotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilatᅵ de force. L'ouverture doit ᅵtre plus importante que pour une
ᅵvacuation suivie par aspiration pratiquᅵe durant le premier trimestre
car la victime ᅵ dᅵmembrer est ᅵgᅵe de 13 ᅵ 24 semaines et, par
consᅵquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant ᅵ
naᅵtre sont plus solides, des pinces sont employᅵes pour les sᅵparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crᅵne du bᅵbᅵ
est broyᅵ, avant que la tᅵte ne soit sortie complᅵtement par
aspiration. Les rᅵsidus foetaux peuvent ᅵtre ᅵliminᅵs avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthᅵsie de l'enfant ᅵ naᅵtre n'est pratiquᅵe pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans dᅵfense doit ᅵtre niᅵe ᅵ tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salᅵe peut-elle ᅵtre
utilisᅵe pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement rᅵside dans la piqᅵre d'une solution hypertonique
salᅵe (communᅵment mais incorrectement appelᅵe saline).
Une aiguille de 8 centimᅵtres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utᅵrine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salᅵe sont injectᅵs dans la poche qui
enveloppe le bᅵbᅵ.
Accoutumᅵ au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergᅵ,
l'enfant ᅵ naᅵtre fait l'expᅵrience du goᅵt amer du ᅵ venin fatal ᅵ. Au
fur et ᅵ mesure, le sel caustique lui brᅵle la gorge et sa peau
dᅵlicate; il cherche en vain ᅵ fuir, se balanᅵant d'un cᅵtᅵ et de
l'autre de l'utᅵrus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant ᅵ naᅵtre ne soit expulsᅵ
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brᅵlures. Certains
avorteurs dᅵcrivent ce phᅵnomᅵne comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent ᅵtre injectᅵes dans l'enveloppe
amniotique ou administrᅵes sous forme de comprimᅵ vaginal. Par la suite
la mᅵre commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-nᅵ, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utᅵrus. Alors le bᅵbᅵ est
simplement laissᅵ sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystᅵrotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystᅵrotomie, comme pour un accouchement par
cᅵsarienne, l'abdomen et l'utᅵrus de la mᅵre sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une cᅵsarienne est pratiquᅵe pour sauver la
vie du bᅵbᅵ, une hystᅵrotomie est pratiquᅵe pour la terminer. Certains
mᅵdecins se servent du placenta pour ᅵtouffer le bᅵbᅵ.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par ᅵ avortement par naissance partielle ᅵ
?
R12 : Cette mᅵthode est dᅵcrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte ᅵ l'extraction d'un
foetus
intact dᅵgagᅵ par le col de l'utᅵrus, les pieds en premier, tout ayant
ᅵtᅵ dᅵlivrᅵ sauf la tᅵte. Le chirurgien enfonce des ciseaux ᅵ la base
du crᅵne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ᅵ. Suite au tᅵmoignage d'une
infirmiᅵre ayant assistᅵ ᅵ plusieurs avortements par naissance
partielle, et dᅵclarant que les lᅵgislateurs devraient ᅵtre forcᅵs
d'assister ᅵ un avortement en cours dans les salles d'opᅵration, la
Chambre des Dᅵputᅵs aux Etats-Unis a votᅵ une loi imposant une peine de
prison et une amende, ᅵ tout avorteur qui accoucherait ᅵ partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ᅵ.
Il est ᅵ noter que cette technique n'est pas appliquᅵe en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sᅵr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement lᅵgal est un avortement sᅵr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la ᅵ libertᅵ de reproduction ᅵ par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complᅵtement leurs facultᅵs reproductives de
maniᅵre permanente, par la stᅵrilitᅵ ᅵ vie. Mᅵme avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le mᅵtal des instruments sont portᅵs en contact
avec les tissus dᅵlicats de l'utᅵrus, il peut s'en suivre une lᅵsion
des organes internes. Mᅵme sans lᅵsion, l'avortement endommage le
systᅵme immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en pᅵril
l'enfant ᅵ naᅵtre dans le ventre de sa mᅵre ?
R14 : Non, l'enfant peut ᅵtre la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nᅵcessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
rᅵcupᅵrer du tissu vivant est, parfois, appelᅵe ᅵ tort avortement.
Malgrᅵ cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prᅵlevᅵ sur un
foetus, puisqu'ᅵ ce moment prᅵcis il s'agit d'un enfant, d'oᅵ le nom
d'infanticide ou d'euthanasie ᅵ des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risquᅵ de porter une grossesse ᅵ terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risquᅵ. En effet, il a ᅵtᅵ vᅵrifiᅵ que la
grossesse naturelle est plus sᅵre, durant la premiᅵre comme durant la
deuxiᅵme moitiᅵ de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citᅵes pour appuyer le raisonnement contraire sont dᅵcevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systᅵmatiquement le taux de
mortalitᅵ chez les mᅵres, dans le cas d'un avortement provoquᅵ pendant
les 12 premiᅵres semaines de grossesse, avec le taux de mortalitᅵ chez
les mᅵres lors de toute la pᅵriode de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la pᅵriode qui suit l'accouchement. Et pour ᅵ charger
encore la barque ᅵ, le taux de mortalitᅵ lors des accidents, ou suite ᅵ
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la derniᅵre statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiquᅵ pendant le premier et le
deuxiᅵme mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement aprᅵs
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver ᅵ une mᅵre,
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne ᅵ est une maladie grave, consᅵquence courante de
l'avortement.
Elle a ᅵtᅵ signalᅵe pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, ᅵ la stᅵrilitᅵ et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avortᅵ sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus ᅵlevᅵ de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avortᅵ.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avortᅵ sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prᅵmaturᅵes : Les accouchements de bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs sont 2 ᅵ
3 fois supᅵrieurs chez les femmes qui ont avortᅵ plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avortᅵ.
Cancer du sein : Il y a de fortes prᅵsomptions pour que
l'avortement puisse accroᅵtre le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bᅵbᅵ qui a ᅵtᅵ avortᅵ.
Miriam Cain relate que ᅵ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent ᅵ terme leur grossesse ᅵ.
Grossesse extra-utᅵrine : Lors d'une grossesse extra-utᅵrine, le bᅵbᅵ
se dᅵveloppe dans les trompes de Fallope, plutᅵt que dans l'utᅵrus,
mettant par consᅵquentla mᅵre en danger de mort par risque d'ᅵclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non nᅵgligeable de grossesses extra-utᅵrines est
constatᅵ chez les mᅵres qui ont avortᅵ. Des ᅵtudes nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utᅵrine double aprᅵs un premier avortement
et peut quadrupler aprᅵs un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utᅵrines, crᅵant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mᅵre n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraᅵne des problᅵmes d'ordre ᅵmotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problᅵmes d'ordre
ᅵmotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constatᅵ de
profonds sentiments de regret et mᅵme d'amour pour l'enfant ᅵ qui
aurait dᅵ naᅵtre ᅵ.
Anxiᅵtᅵ et dᅵpression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenᅵes ᅵ souffrir des sᅵquelles
psychologiques ᅵ court terme. Mᅵme si la premiᅵre rᅵaction d'une femme
avortᅵe est celle du soulagement, les sentiments d'anxiᅵtᅵ, de regrets
et de dᅵpression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes rᅵagissent au
traumatisme de l'avortement de maniᅵre similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptᅵmes se manifestent plusieurs annᅵes aprᅵs
l'avortement, lorsque la femme commence ᅵ accuser des problᅵmes qui ne
s'ᅵtaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, ᅵmotions engourdies, difficultᅵs de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre amᅵricain qui ᅵtudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptᅵmes
ultᅵrieurs : ᅵ dᅵpression, inclinations au suicide, relations sociales
brisᅵes, usage de drogue, abus d'alcool, problᅵmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stᅵrilitᅵ, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tuᅵ son enfant, plus ses rᅵactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mᅵre d'un foetus avortᅵ est la seule ᅵ souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite ᅵ un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
gᅵniteur ᅵprouve souvent de graves rᅵactions nᅵgatives , quand il se
rend compte que son futur bᅵbᅵ a ᅵtᅵ tuᅵ. Un pᅵre dans cette situation
a exprimᅵ son bouleversement ᅵmotif par ces mots :
Vous avez probablement dᅵjᅵ lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilitᅵ non rᅵsolus et des ᅵmotions rᅵprimᅵes, ᅵprouvᅵes par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle ᅵ Troubles de Stress
Post
Traumatique ᅵ. En somme il s'agit du rᅵsultat de l'effort dᅵployᅵ ᅵ
effacer ou ᅵ supprimer l'intense rᅵaction ᅵ la mort et ᅵ la violence
qui les a entourᅵs. Cette rᅵaction est de mᅵme nature que la mienne
suite ᅵ l'avortement pratiquᅵ sur ma femme. Pour moi, ce n'ᅵtait pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique aprᅵs l'avortement.
Le stress infligᅵ au pᅵre est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protᅵger
la vie de son bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre.
Q20 : A quel moment dᅵbute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne dᅵfinisse les termes employᅵs, voilᅵ une
question piᅵge. Plus gᅵnᅵralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuitᅵ de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui dᅵtermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spᅵcifique : quand dᅵbute la vie humaine - voire, quand dᅵbute la
vie d'un ᅵtre humain ?
Q21 : A quel moment dᅵbute la vie d'un ᅵtre humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel ᅵtre humain dᅵbute
lors de la fᅵcondation, au moment de la fusion du spermatozoᅵde du mᅵle
et de l'ovule de la femelle (gamᅵtes). L'union de 23 chromosomes du
gamᅵte masculin avec 23 chromosomes du gamᅵte fᅵminin crᅵe une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. ᅵ On se rᅵfᅵre ᅵ la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code gᅵnᅵtique, donnant un individu
diffᅵrent du pᅵre et de la mᅵre, et de toute autre personne dans le
monde ᅵ.
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un ᅵtre humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, dᅵclare d'ailleurs : ᅵ
Chacun de nous a dᅵbutᅵ sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstᅵtrique citᅵ dans la note prᅵcᅵdente,
le bᅵbᅵ ᅵ peine conᅵu a son bagage gᅵnᅵtique qui lui est propre et qui
est distinct des gamᅵtes du pᅵre et de la mᅵre. Bien sᅵr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un ᅵtre impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mᅵle soit
femelle. Il ou elle est un ᅵtre humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existᅵ auparavant d'ᅵtre humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, ᅵ la conception confᅵre la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ᅵ.
Complet parce que le code gᅵnᅵtique (gᅵnotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractᅵristiques d'un nouvel ᅵtre humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
ᅵ Le gᅵnotype -les caractᅵristiques hᅵritᅵes d'un ᅵtre humain unique -
est ᅵtabli lors du processus de conception ᅵ, ᅵcrivent Shuttles et
Rorvik, ᅵ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
ᅵ.
Q23 : Le zygote ou l'ovule fᅵcondᅵ n'est-il pas simplement un ᅵtre
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un ᅵtre humain potentiel, il est un ᅵtre
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un ᅵtre humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un vᅵritable ᅵtre
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie rᅵpandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriquᅵ en papier cartonnᅵ, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont rᅵservᅵs. D'autre part, avec le temps, le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre
ᅵvoluera en un ᅵtre humain adulte. Donc, dᅵtruire une maquette n'est
pas la mᅵme chose que dᅵmolir un bᅵtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un ᅵtre humain dᅵjᅵ existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Aprᅵs la fᅵcondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mᅵre entre douze et vingt-quatre heures aprᅵs l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utᅵrus. Approximativement six jours
aprᅵs la fᅵcondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamᅵ, et l'embryon (dᅵsormais appelᅵ blastocyste) commence
ᅵ se nicher dans les couches nutritives de l'utᅵrus (endomᅵtre). ᅵ A
partir du septiᅵme jour commence un vᅵritable rapport mᅵre-bᅵbᅵ plus
rapprochᅵ ᅵ, ᅵcrit le Dr E.Blecheshmidt. ᅵ La progression vers la
muqueuse utᅵrine est une premiᅵre performance de l'ovule (fᅵcondᅵ)12.
La nidation arrive ᅵ son terme autour du douziᅵme jour aprᅵs la
fᅵcondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mᅵre ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la gᅵnᅵtique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une vᅵritable explosion de vitalitᅵ, sa propre
ᅵ construction ᅵ dans les entrailles de sa mᅵre. Le Dr Bart Heffernan
dᅵcrit cette pᅵriode dynamique de dᅵveloppement : ᅵ Dᅵs la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, ᅵ la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fᅵcondᅵ se
dᅵveloppera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-nᅵ au cours
des neuf mois ᅵ.
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilitᅵ est un
terme ambigu. Si par ᅵ viabilitᅵ ᅵ l'on comprend la capacitᅵ du
nouveau-nᅵ de se dᅵvelopper hors de l'utᅵrus de maniᅵre indᅵpendante,
par bon sens on conclurait que mᅵme les bᅵbᅵs nᅵs au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santᅵ et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mᅵre ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bᅵbᅵ ne survivrait pas et
mourrait aussitᅵt. Au siᅵcle dernier, des bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs, nᅵs avant
le septiᅵme mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'ᅵpoque
manquaient des moyens adᅵquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
ᅵ mᅵme de sauver un bᅵbᅵ nᅵ au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons ᅵgᅵs de dix semaines. La viabilitᅵ
mesure simplement le stade de dᅵveloppement du support de la vie, et
non l'humanitᅵ ou l'inviolabilitᅵ de la vie. Cela s'applique ᅵ des
ᅵtres humains ᅵ tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilᅵgiᅵes de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence ᅵ battre le coeur du bᅵbᅵ ?
R28 : Au terme des trois semaines aprᅵs la fᅵcondation, le coeur du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre commence ᅵ battre, faisant circuler du sang qui peut ᅵtre
d'un autre groupe sanguin que celui de la mᅵre.
Q29 : A quel moment peut-on dᅵtecter et visualiser les ondes cᅵrᅵbrales
du bᅵbᅵ ?
R29 : Avant le terme des six semaines aprᅵs la fᅵcondation,
l'ᅵlectro-encᅵphalogramme (EEG) enregistre les ondes cᅵrᅵbrales du bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre.
Q30 : A quel moment le corps du bᅵbᅵ est-il complᅵtement formᅵ ?
R30 : Le Dr Heffernan ᅵcrit ᅵ aprᅵs la huitiᅵme semaine, aucune ᅵbauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formᅵe ; tout est lᅵ
et on le retrouvera dans le bᅵbᅵ ᅵ terme.
Q31 : Pouvez-vous dᅵcrire la vie utᅵrine du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ?
R31 : La vie intra-utᅵrine a ᅵtᅵ bien dᅵcrite par le Dr William Liley,
le ᅵ Pᅵre de la foetologie ᅵ. Le jeune individu, maᅵtre de son
environnement et de sa destinᅵe dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mᅵre. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon dᅵveloppe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se dᅵplace avec une aisance et une grᅵce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal dᅵtermine sa position foetale. Il
est sensible ᅵ la douleur, au toucher, au froid, au son et ᅵ la
lumiᅵre. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goᅵt dᅵsagrᅵable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux rᅵpᅵtitifs mais on peut lui apprendre ᅵ rᅵpondre ᅵ un premier
signal, puis ᅵ un deuxiᅵme diffᅵrent. Et finalement, il dᅵtermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le dᅵbut des
contractions d'accouchement est une dᅵcision unilatᅵrale du foetus.
C'est ce mᅵme foetus que l'on soigne avant et aprᅵs la naissance qui,
avant la naissance, peut ᅵtre malade et nᅵcessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacitᅵ ᅵ sentir et ᅵ rᅵpondre ᅵ la douleur ne
commence ni pendant, ni aprᅵs la naissance. Au cours des deux derniᅵres
dᅵcennies, les progrᅵs dans le domaine de l'ultrason en temps rᅵel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont dᅵmontrᅵ la rᅵceptivitᅵ remarquable du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, rᅵceptivitᅵ au son, au goᅵt, au toucher, ᅵ la douleur.
Comme l'a ᅵcrit le prᅵsident Ronald Reagan :
ᅵ Nous devons nous instruire de la rᅵalitᅵ des horreurs qui ont
lieu. Les mᅵdecins aujourd'hui
savent qu'un bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre peut sentir, depuis les entrailles de sa
mᅵre une caresse, de mᅵme qu'il peut rᅵagir ᅵ la douleur. Mais, combien
d'Amᅵricains, dans les 50 ᅵtats, sont au courant des techniques
d'avortement qui brᅵlent la peau du bᅵbᅵ avec une solution salᅵe, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ᅵ.
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
ᅵ La naissance consiste en l'ᅵmergence du bᅵbᅵ du ventre de
sa mᅵre, la suppression du cordon ombilical et donc le dᅵbut de
l'existence du bᅵbᅵ physiquement dᅵtachᅵ du coeur de sa mᅵre. La seule
chose qui change rᅵellement ᅵ la naissance, c'est la mutation du
systᅵme de support de la vie du bᅵbᅵ. L'enfant n'est pas diffᅵrent
avant ou aprᅵs la naissance, exceptᅵ qu'il a changᅵ sa mᅵthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygᅵne ᅵtaient obtenus grᅵce ᅵ la mᅵre par le biais du cordon
ombilical du bᅵbᅵ. Aprᅵs la naissance, l'oxygᅵne est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mᅵr pour ᅵtre nourri ainsi ᅵ.
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privᅵ d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
lᅵgalisant l'interruption volontaire de grossesse ᅵ la demande, la Cour
Suprᅵme des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit ᅵ la
protection de la vie privᅵe, qui aurait ᅵtᅵ ᅵcrit et conservᅵ dans les
tᅵnᅵbres de la Constitution amᅵricaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimitᅵ de l'utᅵrus, c'est la croissance
et le dᅵveloppement d'un ᅵtre humain qui devrait avoir droit ᅵ la
pleine protection de la loi. On interfᅵre avec l'homicide du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre. L'intimitᅵ de l'utᅵrus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer ᅵ l'intᅵrieur de ses parois, de mᅵme que l'intimitᅵ d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre ᅵ l'intᅵrieur de ses murs.
En rᅵalitᅵ, les pompiers et autres secours violents, en toute lᅵgalitᅵ,
la propriᅵtᅵ privᅵe pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermᅵes.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralitᅵ ᅵ la dᅵcision personnelle des autres?
R35 : Une dᅵcision demeure personnelle dans la limite oᅵ elle se
rapporte aux intᅵrᅵts et droits exclusifs de la personne qui dᅵcide. A
partir du moment oᅵ cela concerne les intᅵrᅵts et droits exclusifs des
autres, une dᅵcision n'est plus personnelle mais dᅵlᅵguᅵe. Personne ne
peut dᅵlᅵguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut dᅵlᅵguer un droit ᅵ la vie. La vie appartient
exclusivement ᅵ son Crᅵateur - ᅵ Lui de la donner ou de la reprendre.
De mᅵme qu'il serait absurde de tolᅵrer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prᅵtexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de ᅵ valider ᅵ le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car aprᅵs tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin ᅵ la vie de quelqu'un au nom de la vie privᅵe, c'est
ᅵbranler les fondements de la raison mᅵme de la vie privᅵe : la mise en
valeur de la dignitᅵ de l'homme crᅵᅵ ᅵ l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre innocents, n'est pas un choix privᅵ mais
un crime privᅵ qui en appelle ᅵ Dieu et ᅵ l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternitᅵ obligatoire ᅵ la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est dᅵjᅵ une mᅵre. Son enfant existe
dᅵjᅵ. Une fois que l'enfant est nᅵ, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'ᅵ empᅵcher une
mᅵre de tuer le bᅵbᅵ qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en dᅵveloppement devraient avoir
prioritᅵ sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas ᅵgaux - moralement et lᅵgalement. La
loi ne permet pas ᅵ une mᅵre de tuer ses enfants dᅵjᅵ nᅵs parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfᅵrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De mᅵme il ne devrait pas lui ᅵtre permis
de mettre fin ᅵ la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thᅵrapeutique, dans le cas oᅵ la vie de la mᅵre est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thᅵrapeutique ᅵ en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, ᅵ la Facultᅵ de Droit de l'Universitᅵ Notre
Dame, rapporte : ᅵ Il n'y a pas de situation oᅵ l'avortement soit
mᅵdicalement nᅵcessaire pour sauver la vie de la mᅵre ᅵ.
De mᅵme le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a dᅵclarᅵ au
congrᅵs du Collᅵge Amᅵricain de chirurgiens:
ᅵ Quiconque pratique un avortement thᅵrapeutique est ignorant des
mᅵthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volontᅵ de prendre le temps de s'en servir ᅵ.
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre ayant pour but prᅵsumᅵ d'atteindre un bon rᅵsultat n'est jamais
justifiᅵ.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle ᅵtre plus en faveur de la vie
del'enfant ᅵ naᅵtre qu'envers la mᅵre qui est dᅵjᅵ nᅵe ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutᅵt reflᅵter le principe
si judicieusement exprimᅵ par le Pape Pie XII :
ᅵ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
ᅵtre, ᅵ partir du premier instant de son existence, prᅵservᅵe de toute
attaque volontairement dirigᅵe ᅵ.
Il continuait : ᅵ Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mᅵre. Jamais l'Eglise n'a enseignᅵ que la vie d'un
enfant doit ᅵtre prᅵfᅵrᅵe ᅵ celle de la mᅵre. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mᅵre.
ᅵ Non ; ni la vie de la mᅵre, ni celle de l'enfant, ne peuvent ᅵtre
soumises ᅵ l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nᅵcessaire peut seulement ᅵtre la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mᅵre que
de l'enfant ᅵ.
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : ᅵ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ᅵ.
Une victime de viol a le droit de rᅵsister ᅵ son attaquant. Mais
l'enfant ᅵ naᅵtre est un innocent non agressif qui ne doit pas ᅵtre tuᅵ
pour le crime de son pᅵre ᅵ.
ᅵ Punir le violeur, non le bᅵbᅵ! ᅵ s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
ᅵ L'Etat devrait imposer la peine de mort ᅵ tout violeur qui a commis
le crime, et non au bᅵbᅵ innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bᅵbᅵ n'a pas ᅵ payer le crime de
son pᅵre ᅵ.
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue ᅵ une personne
humaine : libertᅵ, amour, raison, etc. Puisque la personnalitᅵ se
dᅵveloppe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considᅵrer le bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalitᅵ est atteinte graduellement, alors aucun ᅵtre
humain ne deviendra jamais une ᅵ personne complᅵte ᅵ. Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques ᅵlᅵments
nᅵcessaires pour atteindre cette ᅵ complᅵtude ᅵ. Pour se rassurer, ᅵ
chaque instant de la vie, on a besoin de se dᅵvelopper, qu'il s'agisse
de l'ᅵducation, de l'amour, de la capacitᅵ ᅵ communiquer, etc. Si la
personnalitᅵ dᅵpend de la perfection (maturitᅵ totale), il s'agit d'une
utopie vᅵritable.
Par ailleurs, la gravitᅵ de l'homicide dᅵpendrait de l'ᅵge de la
victime. Tuer un garᅵon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'ᅵge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnᅵrables peuvent voir leur personnalitᅵ et leur
existence arbitrairement niᅵes, et ᅵtre ᅵliminᅵes ᅵ souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de dᅵfauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possᅵdant des handicaps mᅵritent la mᅵme protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et aprᅵs la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'ᅵcrie justement : ᅵ une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considᅵrᅵe comme inutile; on lui attribue
un poids intolᅵrable et pour cela elle est rejetᅵe ᅵ.
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle ᅵ tracer entre la tuerie
des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre et celle des nouveaux-nᅵs avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
vᅵritable euthanasie prᅵnatale quand on dᅵcide l'homicide d'un bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre parce qu'il a des dᅵfauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond dᅵclare : ᅵ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prᅵnatale a eu le mᅵme effet que la
crᅵation d'une zone oᅵ l'on peut librement tirer avec des armes ᅵ feu
ᅵ.
Oh ! Quelle utopie que de dᅵfendre l'argument de ᅵ la qualitᅵ de la
vie ᅵ. Le Dr Jᅵrᅵme Lejeune, gᅵnᅵticien renommᅵ de l'Universitᅵ de
Paris, se souvient de ce collᅵgue amᅵricain qui lui avait fait cette
confidence:
ᅵ Il y a quelques annᅵes, mon pᅵre ᅵtait un docteur juif qui
exerᅵait ᅵ Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bᅵbᅵs ᅵtaient nᅵs dans
sa clinique. L'un ᅵtait un bᅵbᅵ vigoureux, en bonne santᅵ, poussant des
cris puissants. Ses parents en ᅵtaient trᅵs fiers et trᅵs contents.
L'autre bᅵbᅵ ᅵtait une petite fille, mais ses parents ᅵtaient tristes,
car tu vois, le bᅵbᅵ ᅵtait un bᅵbᅵ mongoloᅵde.
ᅵ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit ᅵ la maison
et a ᅵtᅵ finalement destinᅵe ᅵ prendre soin de sa mᅵre ᅵ la suite d'un
arrᅵt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Nᅵanmoins je me souviens du nom du garᅵon,
car il grandit pour mettre ᅵ mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker ᅵ Berlin. Son nom ᅵtait Adolf Hitler ᅵ.
Q43 : Si un avortement lᅵgal n'ᅵtait pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermᅵdiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de maniᅵre ᅵvidente que dans les pays
oᅵ les avortements ont ᅵtᅵ lᅵgalisᅵs afin de prᅵvenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de maniᅵre
lᅵgale a augmentᅵ progressivement, mais le nombre des avortements
effectuᅵs de maniᅵre illᅵgale n'a pas diminuᅵ. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concᅵde:
ᅵ Bien que l'un des buts principaux de la libᅵralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait ᅵtᅵ de rᅵduire l'incidence des
avortements illᅵgaux, cela n'a pas ᅵtᅵ atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements lᅵgaux et illicites ont
augmentᅵ ᅵ.
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultᅵre. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bᅵbᅵ, ni un hᅵpital
public, ni une clinique privᅵe ne disposent de l'anonymat adᅵquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concᅵdez que certains avortements seront pratiquᅵs mᅵme si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas ᅵviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas ᅵtre respectᅵes ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'ᅵliminer le mal en le lᅵgalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'ᅵtre prises d'assaut par des bandits armᅵs ?
Le vol des banques est une activitᅵ bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait lᅵgaliser le
vol ᅵ main armᅵe des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volᅵ, la vie, ne pourra jamais
ᅵtre remplacᅵ. Pourquoi lᅵgaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illᅵgaux ou illicites pourquoi devrait-on dᅵfavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnᅵs par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
prᅵfᅵrentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient ᅵtre dᅵpensᅵs pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, ᅵ les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activitᅵ d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bᅵnᅵficier d'avantages fiscaux ᅵ.
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naᅵtre, d'ᅵtre dᅵsirᅵ
et aimᅵ ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre ᅵ cet idᅵal; ce
n'est pas, en tout cas, en dᅵtruisant le bᅵbᅵ non-dᅵsirᅵ, mais en
changeant les causes qui contribuent ᅵ son rejet.
ᅵ Beaucoup de choses sont faites pour prᅵvenir la naissance des enfants
non dᅵsirᅵs ᅵ, note le Dr Diamond, un professeur de pᅵdiatrie de
l'Ecole Stritch de Mᅵdecine ᅵ l'Universitᅵ Loyola :
ᅵ Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste ᅵ ne pas
ᅵtre ᅵ mᅵme de distinguer entre l'enfant non dᅵsirᅵ et la grossesse non
dᅵsirᅵe. En quinze ans d'expᅵrience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai trᅵs rarement rencontrᅵ de mᅵre qui ait demandᅵ
qu'on la dᅵbarrasse de son bᅵbᅵ une fois qu'elle l'avait amenᅵ de la
maternitᅵ ᅵ la maison ᅵ.
Si une mᅵre ne dᅵsire pas ou n'est pas capable d'ᅵlever le bᅵbᅵ qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
ᅵ Tout bᅵbᅵ est un bᅵbᅵ dᅵsirᅵ ᅵ veut vraiment dire que tout bᅵbᅵ non
dᅵsirᅵ est un bᅵbᅵ mort. Une sociᅵtᅵ civilisᅵe doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre ᅵ femme du tiers-monde ᅵ aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir ᅵ
l'avortement ?
R47 : Derriᅵre cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler ᅵ l'avortement socio-ᅵconomique ᅵ.
Protᅵger soi-disant les ᅵ femmes du tiers-monde ᅵ, les pauvres, les
marginaux, les discriminᅵs, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amᅵlioration de la qualitᅵ de la
vie ne peut pas ᅵtre atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde ᅵ tuer leurs bᅵbᅵs n'est pas de la
philanthropie, c'est un gᅵnocide.
Nous savons par des preuves irrᅵfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bᅵbᅵ
complᅵtement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-ᅵconomiques.
Dans ce cas, la sociᅵtᅵ est obligᅵe de trouver une solution ᅵ ces
difficultᅵs. Elle doit protᅵger la vie, sans jamais avoir recours ᅵ
l'expᅵdient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilitᅵs par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment rᅵduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire ᅵ la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune ᅵge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des diffᅵrentes
mᅵthodes de contraception. Cela rᅵsoudrait le problᅵme des grossesses
non dᅵsirᅵes ᅵ.
La contraception dᅵtruit essentiellement, ᅵ la racine mᅵme, la volontᅵ
d'avoir des enfants. Quand la contraception ᅵchoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir ᅵ l'avortement. Donc
la contraception mᅵne ᅵ la multiplication des avortements au lieu de
les ᅵliminer.
Pedro-Juan Viladrich ᅵcrit : ᅵ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liᅵes au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dᅵnigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisᅵ, il
dᅵnigre la vie humaine ᅵ.
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la sociᅵtᅵ peut-elle
tolᅵrer un tel gᅵnocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les dᅵbuts de l'histoire humaine.
Comme le pᅵchᅵ, il a ses racines au sein de la dᅵsobᅵissance de l'homme
envers Dieu - du pᅵchᅵ originel commis dans le jardin de l'Eden, ᅵ la
myriade de pᅵchᅵs commis aujourd'hui ᅵ travers le monde. Tandis que
leurs ancᅵtres pratiquaient l'avortement, ou mᅵme sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociᅵtᅵs civilisᅵes ont condamnᅵ l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ᅵre matᅵrialiste et athᅵe rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des paᅵens en rejetant l'hᅵritage de la
civilisation chrᅵtienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
ᅵ Rᅵclamer le droit ᅵ l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaᅵtre le mᅵme droit dans la loi, veut dire attribuer ᅵ la libertᅵ
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
libertᅵ : ᅵ En vᅵritᅵ, en vᅵritᅵ, je vous le dis, quiconque commet un
pᅵchᅵ est esclave du pᅵchᅵ ᅵ (Jean 8:34) ᅵ.
Q50 : Quelle est donc la rᅵponse non seulement ᅵ l'avortement, mais ᅵ
la Culture de la Mort qui se rᅵpand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrᅵtienne. Gardons ᅵ
l'esprit que ᅵ En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la ᅵ Culture de la Vie ᅵ et la ᅵ Culture de la Mort ᅵ, nous ne
pouvons pas nous restreindre ᅵ l'idᅵe perverse de la libertᅵ. Nous
devons aller au coeur de la tragᅵdie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominᅵ par le sᅵcularisme qui, avec ses tentacules omniprᅵsents,
rᅵussit parfois ᅵ mettre ᅵ l'ᅵpreuve les communautᅵs chrᅵtiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance ᅵ perdre le
sens de l'homme, de sa dignitᅵ et de sa vie... ᅵ.
L'heure de notre ᅵpreuve est venue. En dᅵfendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remᅵde sans ᅵge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dᅵpendait de Dieu et
travailler comme si tout dᅵpendait de nous.
Q51 : Que dire ᅵ la personne qui, aprᅵs avoir lu ce livre, persiste ᅵ
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La priᅵre reste seule la plus
puissante de toutes les rᅵponses, c'est la rᅵponse.
[suivi oᅵ vous voulez]
++++++++++++++
--
50 Questions & Réponses ...que tout Français devrait connaître contre
L'Avortement
[Remerciements à l'association *Droit de Naître*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement « Tu ne tueras pas » est radicalement injuste ». (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)
Avortement : ses conséquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, « Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ».
Bien que la mort involontaire d'un bébé prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un « avortement spontané », ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?
R2 : Les méthodes pour avorter les enfants à naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: « RU-486 », l'évacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde de
synthèse a été utilisé pour provoquer l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.
« La RU-486 n'est pas d'emploi facile », concédait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. « Une femme voulant mettre fin à sa
grossesse par cette méthode doit « vivre » avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique ».
Q5 : Comment sont pratiqués les avortements par évacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de « bougies » de diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquée par le démembrement des bras et des jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et curetage comme
méthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.
Q7 : Quelles méthodes sont employées pour tuer les bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans certains pays où cela
est autorisé ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier trimestre
car la victime à démembrer est âgée de 13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être éliminés avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être niée à tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement réside dans la piqûre d'une solution hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée saline).
Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.
Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du goût amer du « venin fatal ». Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le bébé.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par « avortement par naissance partielle »
?
R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte « l'extraction d'un
foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en premier, tout ayant
été délivré sauf la tête. Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ». Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération, la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait « partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ».
Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la « liberté de reproduction » par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage le
système immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?
R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant, d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour « charger
encore la barque », le taux de mortalité lors des accidents, ou suite à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une mère,
suite à un avortement?
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne « est une maladie grave, conséquence courante de
l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avorté.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prématurées : Les accouchements de bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avorté.
Cancer du sein : Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a été avorté.
Miriam Cain relate que « des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ».
Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque d'éclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non négligeable de grossesses extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines, créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre émotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant « qui
aurait dû naître ».
Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : « dépression, inclinations au suicide, relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :
Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle « Troubles de Stress
Post
Traumatique ». En somme il s'agit du résultat de l'effort déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.
Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.
Q20 : A quel moment débute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés, voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand débute la
vie d'un être humain ?
Q21 : A quel moment débute la vie d'un être humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. « On se réfère à la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un individu
différent du père et de la mère, et de toute autre personne dans le
monde ».
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : «
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, « la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ».
Complet parce que le code génétique (génotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
« Le génotype -les caractéristiques héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception », écrivent Shuttles et
Rorvik, « et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
».
Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un être
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable être
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain déjà existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus (endomètre). « A
partir du septième jour commence un véritable rapport mère-bébé plus
rapproché », écrit le Dr E.Blecheshmidt. « La progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule (fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour après la
fécondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa propre
« construction » dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart Heffernan
décrit cette période dynamique de développement : « Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au cours
des neuf mois ».
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par « viabilité » l'on comprend la capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des bébés prématurés, nés avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du bébé ?
R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur du
bébé à naître commence à battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.
Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes cérébrales
du bébé ?
R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes cérébrales du bébé
à naître.
Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il complètement formé ?
R30 : Le Dr Heffernan écrit « après la huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.
Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du bébé à naître ?
R31 : La vie intra-utérine a été bien décrite par le Dr William Liley,
le « Père de la foetologie ». Le jeune individu, maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement, il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du foetus.
C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bébé à naître ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la réceptivité remarquable du
bébé à naître, réceptivité au son, au goût, au toucher, à la douleur.
Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
« Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir, depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ».
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
« La naissance consiste en l'émergence du bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance, l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ».
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande, la Cour
Suprême des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
protection de la vie privée, qui aurait été écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.
En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision personnelle des autres?
R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner ou de la reprendre.
De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de « valider » le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère. Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la mère est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de l'Université Notre
Dame, rapporte : « Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la mère ».
De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
« Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir ».
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon résultat n'est jamais
justifié.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est déjà née ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
« La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence, préservée de toute
attaque volontairement dirigée ».
Il continuait : « Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'Eglise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
« Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant ».
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : « Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ».
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père ».
« Punir le violeur, non le bébé! » s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
« L'Etat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à payer le crime de
son père ».
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer le bébé
à naître comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun être
humain ne deviendra jamais une « personne complète ». Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette « complétude ». Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité totale), il s'agit d'une
utopie véritable.
Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et leur
existence arbitrairement niées, et être éliminées à souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : « une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ».
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond déclare : « La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes à feu
».
Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de « la qualité de la
vie ». Le Dr Jérôme Lejeune, généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait cette
confidence:
« Il y a quelques années, mon père était un docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un bébé mongoloïde.
« Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la maison
et a été finalement destinée à prendre soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf Hitler ».
Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les pays
où les avortements ont été légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des avortements
effectués de manière illégale n'a pas diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
« Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté ».
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat adéquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués même si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, « les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux ».
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être désiré
et aimé ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.
« Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des enfants
non désirés », note le Dr Diamond, un professeur de pédiatrie de
l'Ecole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
« Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle l'avait amené de la
maternité à la maison ».
Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
« Tout bébé est un bébé désiré » veut vraiment dire que tout bébé non
désiré est un bébé mort. Une société civilisée doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre « femme du tiers-monde » aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?
R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler « l'avortement socio-économique ».
Protéger soi-disant les « femmes du tiers-monde », les pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.
Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.
Dans ce cas, la société est obligée de trouver une solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire « la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le problème des grossesses
non désirées ».
La contraception détruit essentiellement, à la racine même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu de
les éliminer.
Pedro-Juan Viladrich écrit : « La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine ».
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden, à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
« Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché » (Jean 8:34) ».
Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement, mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que « En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la « Culture de la Vie » et la « Culture de la Mort », nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ».
L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.
Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre, persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.
[suivi où vous voulez]
++++++++++++++
--
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
++++++++++++++
--
Le Chanoine, qui se met au vert pour cette fin de Carême
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
++++++++++++++
--
Le Chanoine - "Celui qui ne veut pas de Kadhafi ne mérite pas de
vivre." aurait déclaré Aïcha Kadhafi
Avortement : ses conséquences
[suivi où vous voulez]
--
Le Chanoine de ces lieux.
50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
L'Avortement
[Remerciements ᅵ l'association *Droit de Naᅵtre*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquiᅵme
commandement ᅵ Tu ne tueras pas ᅵ est radicalement injuste ᅵ. (Cette
mise en garde proclamᅵe par les ᅵvᅵques catholiques d'Espagne lors de
la lᅵgalisation de l'avortement a indᅵniablement la force de la
vᅵritᅵ.)
Avortement : ses consᅵquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le dᅵveloppement du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre dans l'utᅵrus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est dᅵfini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stᅵrilisation, ᅵ Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ᅵ.
Bien que la mort involontaire d'un bᅵbᅵ prᅵmaturᅵ soit dᅵfinie, en
termes mᅵdicaux, comme un ᅵ avortement spontanᅵ ᅵ, ces tragᅵdies,
appelᅵes avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant ᅵ naᅵtre est tuᅵ in utero, c'est un
vᅵritable meurtre. Cependant quand le bᅵbᅵ est nᅵ vivant, et tuᅵ aprᅵs,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les mᅵthodes employᅵes pour tuer l'enfant ᅵ
naᅵtre pendant ses trois premiers mois de vie utᅵrine ?
R2 : Les mᅵthodes pour avorter les enfants ᅵ naᅵtre avant la date
limite lᅵgale, c'est-ᅵ-dire jusqu'ᅵ la dixiᅵme semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: ᅵ RU-486 ᅵ, l'ᅵvacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, provoquera sa mort. Dans cette catᅵgorie sont compris
les pilules du lendemain, le stᅵrilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, dᅵcrite ci-aprᅵs.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une rᅵponse facile ᅵ la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stᅵroᅵde de
synthᅵse a ᅵtᅵ utilisᅵ pour provoquer l'avortement chez des mᅵres
enceintes de cinq ᅵ sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrᅵle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraᅵtre une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cᅵdᅵe,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matᅵriel de
rᅵanimation d'urgence soit prᅵsent lors du traitement.
ᅵ La RU-486 n'est pas d'emploi facile ᅵ, concᅵdait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. ᅵ Une femme voulant mettre fin ᅵ sa
grossesse par cette mᅵthode doit ᅵ vivre ᅵ avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une ᅵpouvantable ᅵpreuve
psychologique ᅵ.
Q5 : Comment sont pratiquᅵs les avortements par ᅵvacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utᅵrin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermᅵdiaire de ᅵ bougies ᅵ de diamᅵtre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite ᅵ
l'intᅵrieur de l'utᅵrus, afin d'extraire l'enfant ᅵ naᅵtre vers
l'extᅵrieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur mᅵnager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquᅵe par le dᅵmembrement des bras et des jambes. Le
dᅵbris foetal est transformᅵ en une purᅵe sanguinolente. C'est la
routine, la mᅵthode la plus frᅵquemment employᅵe par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode de dilatation et curetage comme
mᅵthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrᅵmitᅵ forme une ᅵtroite cuillᅵre (curette) est
introduit dans l'utᅵrus pour en ᅵvacuer le contenu en raclant les
parois utᅵrines. La mᅵthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une mᅵthode utilisᅵe pour soigner
chirurgicalement les hᅵmorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcᅵment des
avortements.
Q7 : Quelles mᅵthodes sont employᅵes pour tuer les bᅵbᅵs du
troisiᅵme au neuviᅵme mois de vie prᅵnatale, dans certains pays oᅵ cela
est autorisᅵ ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses mᅵthodes pour tuer les bᅵbᅵs
pendant les deuxiᅵme et troisiᅵme trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et ᅵvacuation, injection d'une solution hypertonique salᅵe,
avortement par prise de prostaglandines, hystᅵrotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilatᅵ de force. L'ouverture doit ᅵtre plus importante que pour une
ᅵvacuation suivie par aspiration pratiquᅵe durant le premier trimestre
car la victime ᅵ dᅵmembrer est ᅵgᅵe de 13 ᅵ 24 semaines et, par
consᅵquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant ᅵ
naᅵtre sont plus solides, des pinces sont employᅵes pour les sᅵparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crᅵne du bᅵbᅵ
est broyᅵ, avant que la tᅵte ne soit sortie complᅵtement par
aspiration. Les rᅵsidus foetaux peuvent ᅵtre ᅵliminᅵs avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthᅵsie de l'enfant ᅵ naᅵtre n'est pratiquᅵe pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans dᅵfense doit ᅵtre niᅵe ᅵ tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salᅵe peut-elle ᅵtre
utilisᅵe pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement rᅵside dans la piqᅵre d'une solution hypertonique
salᅵe (communᅵment mais incorrectement appelᅵe saline).
Une aiguille de 8 centimᅵtres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utᅵrine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salᅵe sont injectᅵs dans la poche qui
enveloppe le bᅵbᅵ.
Accoutumᅵ au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergᅵ,
l'enfant ᅵ naᅵtre fait l'expᅵrience du goᅵt amer du ᅵ venin fatal ᅵ. Au
fur et ᅵ mesure, le sel caustique lui brᅵle la gorge et sa peau
dᅵlicate; il cherche en vain ᅵ fuir, se balanᅵant d'un cᅵtᅵ et de
l'autre de l'utᅵrus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant ᅵ naᅵtre ne soit expulsᅵ
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brᅵlures. Certains
avorteurs dᅵcrivent ce phᅵnomᅵne comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent ᅵtre injectᅵes dans l'enveloppe
amniotique ou administrᅵes sous forme de comprimᅵ vaginal. Par la suite
la mᅵre commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-nᅵ, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utᅵrus. Alors le bᅵbᅵ est
simplement laissᅵ sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystᅵrotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystᅵrotomie, comme pour un accouchement par
cᅵsarienne, l'abdomen et l'utᅵrus de la mᅵre sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une cᅵsarienne est pratiquᅵe pour sauver la
vie du bᅵbᅵ, une hystᅵrotomie est pratiquᅵe pour la terminer. Certains
mᅵdecins se servent du placenta pour ᅵtouffer le bᅵbᅵ.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par ᅵ avortement par naissance partielle ᅵ
?
R12 : Cette mᅵthode est dᅵcrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte ᅵ l'extraction d'un
foetus
intact dᅵgagᅵ par le col de l'utᅵrus, les pieds en premier, tout ayant
ᅵtᅵ dᅵlivrᅵ sauf la tᅵte. Le chirurgien enfonce des ciseaux ᅵ la base
du crᅵne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ᅵ. Suite au tᅵmoignage d'une
infirmiᅵre ayant assistᅵ ᅵ plusieurs avortements par naissance
partielle, et dᅵclarant que les lᅵgislateurs devraient ᅵtre forcᅵs
d'assister ᅵ un avortement en cours dans les salles d'opᅵration, la
Chambre des Dᅵputᅵs aux Etats-Unis a votᅵ une loi imposant une peine de
prison et une amende, ᅵ tout avorteur qui accoucherait ᅵ partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ᅵ.
Il est ᅵ noter que cette technique n'est pas appliquᅵe en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sᅵr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement lᅵgal est un avortement sᅵr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la ᅵ libertᅵ de reproduction ᅵ par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complᅵtement leurs facultᅵs reproductives de
maniᅵre permanente, par la stᅵrilitᅵ ᅵ vie. Mᅵme avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le mᅵtal des instruments sont portᅵs en contact
avec les tissus dᅵlicats de l'utᅵrus, il peut s'en suivre une lᅵsion
des organes internes. Mᅵme sans lᅵsion, l'avortement endommage le
systᅵme immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en pᅵril
l'enfant ᅵ naᅵtre dans le ventre de sa mᅵre ?
R14 : Non, l'enfant peut ᅵtre la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nᅵcessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
rᅵcupᅵrer du tissu vivant est, parfois, appelᅵe ᅵ tort avortement.
Malgrᅵ cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prᅵlevᅵ sur un
foetus, puisqu'ᅵ ce moment prᅵcis il s'agit d'un enfant, d'oᅵ le nom
d'infanticide ou d'euthanasie ᅵ des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risquᅵ de porter une grossesse ᅵ terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risquᅵ. En effet, il a ᅵtᅵ vᅵrifiᅵ que la
grossesse naturelle est plus sᅵre, durant la premiᅵre comme durant la
deuxiᅵme moitiᅵ de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citᅵes pour appuyer le raisonnement contraire sont dᅵcevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systᅵmatiquement le taux de
mortalitᅵ chez les mᅵres, dans le cas d'un avortement provoquᅵ pendant
les 12 premiᅵres semaines de grossesse, avec le taux de mortalitᅵ chez
les mᅵres lors de toute la pᅵriode de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la pᅵriode qui suit l'accouchement. Et pour ᅵ charger
encore la barque ᅵ, le taux de mortalitᅵ lors des accidents, ou suite ᅵ
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la derniᅵre statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiquᅵ pendant le premier et le
deuxiᅵme mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement aprᅵs
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver ᅵ une mᅵre,
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne ᅵ est une maladie grave, consᅵquence courante de
l'avortement.
Elle a ᅵtᅵ signalᅵe pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, ᅵ la stᅵrilitᅵ et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avortᅵ sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus ᅵlevᅵ de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avortᅵ.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avortᅵ sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prᅵmaturᅵes : Les accouchements de bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs sont 2 ᅵ
3 fois supᅵrieurs chez les femmes qui ont avortᅵ plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avortᅵ.
Cancer du sein : Il y a de fortes prᅵsomptions pour que
l'avortement puisse accroᅵtre le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bᅵbᅵ qui a ᅵtᅵ avortᅵ.
Miriam Cain relate que ᅵ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent ᅵ terme leur grossesse ᅵ.
Grossesse extra-utᅵrine : Lors d'une grossesse extra-utᅵrine, le bᅵbᅵ
se dᅵveloppe dans les trompes de Fallope, plutᅵt que dans l'utᅵrus,
mettant par consᅵquentla mᅵre en danger de mort par risque d'ᅵclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non nᅵgligeable de grossesses extra-utᅵrines est
constatᅵ chez les mᅵres qui ont avortᅵ. Des ᅵtudes nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utᅵrine double aprᅵs un premier avortement
et peut quadrupler aprᅵs un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utᅵrines, crᅵant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mᅵre n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraᅵne des problᅵmes d'ordre ᅵmotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problᅵmes d'ordre
ᅵmotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constatᅵ de
profonds sentiments de regret et mᅵme d'amour pour l'enfant ᅵ qui
aurait dᅵ naᅵtre ᅵ.
Anxiᅵtᅵ et dᅵpression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenᅵes ᅵ souffrir des sᅵquelles
psychologiques ᅵ court terme. Mᅵme si la premiᅵre rᅵaction d'une femme
avortᅵe est celle du soulagement, les sentiments d'anxiᅵtᅵ, de regrets
et de dᅵpression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes rᅵagissent au
traumatisme de l'avortement de maniᅵre similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptᅵmes se manifestent plusieurs annᅵes aprᅵs
l'avortement, lorsque la femme commence ᅵ accuser des problᅵmes qui ne
s'ᅵtaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, ᅵmotions engourdies, difficultᅵs de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre amᅵricain qui ᅵtudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptᅵmes
ultᅵrieurs : ᅵ dᅵpression, inclinations au suicide, relations sociales
brisᅵes, usage de drogue, abus d'alcool, problᅵmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stᅵrilitᅵ, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tuᅵ son enfant, plus ses rᅵactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mᅵre d'un foetus avortᅵ est la seule ᅵ souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite ᅵ un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
gᅵniteur ᅵprouve souvent de graves rᅵactions nᅵgatives , quand il se
rend compte que son futur bᅵbᅵ a ᅵtᅵ tuᅵ. Un pᅵre dans cette situation
a exprimᅵ son bouleversement ᅵmotif par ces mots :
Vous avez probablement dᅵjᅵ lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilitᅵ non rᅵsolus et des ᅵmotions rᅵprimᅵes, ᅵprouvᅵes par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle ᅵ Troubles de Stress
Post
Traumatique ᅵ. En somme il s'agit du rᅵsultat de l'effort dᅵployᅵ ᅵ
effacer ou ᅵ supprimer l'intense rᅵaction ᅵ la mort et ᅵ la violence
qui les a entourᅵs. Cette rᅵaction est de mᅵme nature que la mienne
suite ᅵ l'avortement pratiquᅵ sur ma femme. Pour moi, ce n'ᅵtait pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique aprᅵs l'avortement.
Le stress infligᅵ au pᅵre est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protᅵger
la vie de son bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre.
Q20 : A quel moment dᅵbute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne dᅵfinisse les termes employᅵs, voilᅵ une
question piᅵge. Plus gᅵnᅵralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuitᅵ de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui dᅵtermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spᅵcifique : quand dᅵbute la vie humaine - voire, quand dᅵbute la
vie d'un ᅵtre humain ?
Q21 : A quel moment dᅵbute la vie d'un ᅵtre humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel ᅵtre humain dᅵbute
lors de la fᅵcondation, au moment de la fusion du spermatozoᅵde du mᅵle
et de l'ovule de la femelle (gamᅵtes). L'union de 23 chromosomes du
gamᅵte masculin avec 23 chromosomes du gamᅵte fᅵminin crᅵe une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. ᅵ On se rᅵfᅵre ᅵ la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code gᅵnᅵtique, donnant un individu
diffᅵrent du pᅵre et de la mᅵre, et de toute autre personne dans le
monde ᅵ.
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un ᅵtre humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, dᅵclare d'ailleurs : ᅵ
Chacun de nous a dᅵbutᅵ sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstᅵtrique citᅵ dans la note prᅵcᅵdente,
le bᅵbᅵ ᅵ peine conᅵu a son bagage gᅵnᅵtique qui lui est propre et qui
est distinct des gamᅵtes du pᅵre et de la mᅵre. Bien sᅵr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un ᅵtre impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mᅵle soit
femelle. Il ou elle est un ᅵtre humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existᅵ auparavant d'ᅵtre humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, ᅵ la conception confᅵre la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ᅵ.
Complet parce que le code gᅵnᅵtique (gᅵnotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractᅵristiques d'un nouvel ᅵtre humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
ᅵ Le gᅵnotype -les caractᅵristiques hᅵritᅵes d'un ᅵtre humain unique -
est ᅵtabli lors du processus de conception ᅵ, ᅵcrivent Shuttles et
Rorvik, ᅵ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
ᅵ.
Q23 : Le zygote ou l'ovule fᅵcondᅵ n'est-il pas simplement un ᅵtre
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un ᅵtre humain potentiel, il est un ᅵtre
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un ᅵtre humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un vᅵritable ᅵtre
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie rᅵpandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriquᅵ en papier cartonnᅵ, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont rᅵservᅵs. D'autre part, avec le temps, le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre
ᅵvoluera en un ᅵtre humain adulte. Donc, dᅵtruire une maquette n'est
pas la mᅵme chose que dᅵmolir un bᅵtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un ᅵtre humain dᅵjᅵ existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Aprᅵs la fᅵcondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mᅵre entre douze et vingt-quatre heures aprᅵs l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utᅵrus. Approximativement six jours
aprᅵs la fᅵcondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamᅵ, et l'embryon (dᅵsormais appelᅵ blastocyste) commence
ᅵ se nicher dans les couches nutritives de l'utᅵrus (endomᅵtre). ᅵ A
partir du septiᅵme jour commence un vᅵritable rapport mᅵre-bᅵbᅵ plus
rapprochᅵ ᅵ, ᅵcrit le Dr E.Blecheshmidt. ᅵ La progression vers la
muqueuse utᅵrine est une premiᅵre performance de l'ovule (fᅵcondᅵ)12.
La nidation arrive ᅵ son terme autour du douziᅵme jour aprᅵs la
fᅵcondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mᅵre ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la gᅵnᅵtique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une vᅵritable explosion de vitalitᅵ, sa propre
ᅵ construction ᅵ dans les entrailles de sa mᅵre. Le Dr Bart Heffernan
dᅵcrit cette pᅵriode dynamique de dᅵveloppement : ᅵ Dᅵs la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, ᅵ la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fᅵcondᅵ se
dᅵveloppera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-nᅵ au cours
des neuf mois ᅵ.
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilitᅵ est un
terme ambigu. Si par ᅵ viabilitᅵ ᅵ l'on comprend la capacitᅵ du
nouveau-nᅵ de se dᅵvelopper hors de l'utᅵrus de maniᅵre indᅵpendante,
par bon sens on conclurait que mᅵme les bᅵbᅵs nᅵs au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santᅵ et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mᅵre ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bᅵbᅵ ne survivrait pas et
mourrait aussitᅵt. Au siᅵcle dernier, des bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs, nᅵs avant
le septiᅵme mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'ᅵpoque
manquaient des moyens adᅵquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
ᅵ mᅵme de sauver un bᅵbᅵ nᅵ au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons ᅵgᅵs de dix semaines. La viabilitᅵ
mesure simplement le stade de dᅵveloppement du support de la vie, et
non l'humanitᅵ ou l'inviolabilitᅵ de la vie. Cela s'applique ᅵ des
ᅵtres humains ᅵ tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilᅵgiᅵes de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence ᅵ battre le coeur du bᅵbᅵ ?
R28 : Au terme des trois semaines aprᅵs la fᅵcondation, le coeur du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre commence ᅵ battre, faisant circuler du sang qui peut ᅵtre
d'un autre groupe sanguin que celui de la mᅵre.
Q29 : A quel moment peut-on dᅵtecter et visualiser les ondes cᅵrᅵbrales
du bᅵbᅵ ?
R29 : Avant le terme des six semaines aprᅵs la fᅵcondation,
l'ᅵlectro-encᅵphalogramme (EEG) enregistre les ondes cᅵrᅵbrales du bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre.
Q30 : A quel moment le corps du bᅵbᅵ est-il complᅵtement formᅵ ?
R30 : Le Dr Heffernan ᅵcrit ᅵ aprᅵs la huitiᅵme semaine, aucune ᅵbauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formᅵe ; tout est lᅵ
et on le retrouvera dans le bᅵbᅵ ᅵ terme.
Q31 : Pouvez-vous dᅵcrire la vie utᅵrine du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ?
R31 : La vie intra-utᅵrine a ᅵtᅵ bien dᅵcrite par le Dr William Liley,
le ᅵ Pᅵre de la foetologie ᅵ. Le jeune individu, maᅵtre de son
environnement et de sa destinᅵe dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mᅵre. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon dᅵveloppe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se dᅵplace avec une aisance et une grᅵce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal dᅵtermine sa position foetale. Il
est sensible ᅵ la douleur, au toucher, au froid, au son et ᅵ la
lumiᅵre. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goᅵt dᅵsagrᅵable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux rᅵpᅵtitifs mais on peut lui apprendre ᅵ rᅵpondre ᅵ un premier
signal, puis ᅵ un deuxiᅵme diffᅵrent. Et finalement, il dᅵtermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le dᅵbut des
contractions d'accouchement est une dᅵcision unilatᅵrale du foetus.
C'est ce mᅵme foetus que l'on soigne avant et aprᅵs la naissance qui,
avant la naissance, peut ᅵtre malade et nᅵcessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacitᅵ ᅵ sentir et ᅵ rᅵpondre ᅵ la douleur ne
commence ni pendant, ni aprᅵs la naissance. Au cours des deux derniᅵres
dᅵcennies, les progrᅵs dans le domaine de l'ultrason en temps rᅵel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont dᅵmontrᅵ la rᅵceptivitᅵ remarquable du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, rᅵceptivitᅵ au son, au goᅵt, au toucher, ᅵ la douleur.
Comme l'a ᅵcrit le prᅵsident Ronald Reagan :
ᅵ Nous devons nous instruire de la rᅵalitᅵ des horreurs qui ont
lieu. Les mᅵdecins aujourd'hui
savent qu'un bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre peut sentir, depuis les entrailles de sa
mᅵre une caresse, de mᅵme qu'il peut rᅵagir ᅵ la douleur. Mais, combien
d'Amᅵricains, dans les 50 ᅵtats, sont au courant des techniques
d'avortement qui brᅵlent la peau du bᅵbᅵ avec une solution salᅵe, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ᅵ.
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
ᅵ La naissance consiste en l'ᅵmergence du bᅵbᅵ du ventre de
sa mᅵre, la suppression du cordon ombilical et donc le dᅵbut de
l'existence du bᅵbᅵ physiquement dᅵtachᅵ du coeur de sa mᅵre. La seule
chose qui change rᅵellement ᅵ la naissance, c'est la mutation du
systᅵme de support de la vie du bᅵbᅵ. L'enfant n'est pas diffᅵrent
avant ou aprᅵs la naissance, exceptᅵ qu'il a changᅵ sa mᅵthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygᅵne ᅵtaient obtenus grᅵce ᅵ la mᅵre par le biais du cordon
ombilical du bᅵbᅵ. Aprᅵs la naissance, l'oxygᅵne est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mᅵr pour ᅵtre nourri ainsi ᅵ.
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privᅵ d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
lᅵgalisant l'interruption volontaire de grossesse ᅵ la demande, la Cour
Suprᅵme des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit ᅵ la
protection de la vie privᅵe, qui aurait ᅵtᅵ ᅵcrit et conservᅵ dans les
tᅵnᅵbres de la Constitution amᅵricaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimitᅵ de l'utᅵrus, c'est la croissance
et le dᅵveloppement d'un ᅵtre humain qui devrait avoir droit ᅵ la
pleine protection de la loi. On interfᅵre avec l'homicide du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre. L'intimitᅵ de l'utᅵrus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer ᅵ l'intᅵrieur de ses parois, de mᅵme que l'intimitᅵ d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre ᅵ l'intᅵrieur de ses murs.
En rᅵalitᅵ, les pompiers et autres secours violents, en toute lᅵgalitᅵ,
la propriᅵtᅵ privᅵe pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermᅵes.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralitᅵ ᅵ la dᅵcision personnelle des autres?
R35 : Une dᅵcision demeure personnelle dans la limite oᅵ elle se
rapporte aux intᅵrᅵts et droits exclusifs de la personne qui dᅵcide. A
partir du moment oᅵ cela concerne les intᅵrᅵts et droits exclusifs des
autres, une dᅵcision n'est plus personnelle mais dᅵlᅵguᅵe. Personne ne
peut dᅵlᅵguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut dᅵlᅵguer un droit ᅵ la vie. La vie appartient
exclusivement ᅵ son Crᅵateur - ᅵ Lui de la donner ou de la reprendre.
De mᅵme qu'il serait absurde de tolᅵrer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prᅵtexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de ᅵ valider ᅵ le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car aprᅵs tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin ᅵ la vie de quelqu'un au nom de la vie privᅵe, c'est
ᅵbranler les fondements de la raison mᅵme de la vie privᅵe : la mise en
valeur de la dignitᅵ de l'homme crᅵᅵ ᅵ l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre innocents, n'est pas un choix privᅵ mais
un crime privᅵ qui en appelle ᅵ Dieu et ᅵ l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternitᅵ obligatoire ᅵ la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est dᅵjᅵ une mᅵre. Son enfant existe
dᅵjᅵ. Une fois que l'enfant est nᅵ, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'ᅵ empᅵcher une
mᅵre de tuer le bᅵbᅵ qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en dᅵveloppement devraient avoir
prioritᅵ sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas ᅵgaux - moralement et lᅵgalement. La
loi ne permet pas ᅵ une mᅵre de tuer ses enfants dᅵjᅵ nᅵs parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfᅵrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De mᅵme il ne devrait pas lui ᅵtre permis
de mettre fin ᅵ la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thᅵrapeutique, dans le cas oᅵ la vie de la mᅵre est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thᅵrapeutique ᅵ en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, ᅵ la Facultᅵ de Droit de l'Universitᅵ Notre
Dame, rapporte : ᅵ Il n'y a pas de situation oᅵ l'avortement soit
mᅵdicalement nᅵcessaire pour sauver la vie de la mᅵre ᅵ.
De mᅵme le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a dᅵclarᅵ au
congrᅵs du Collᅵge Amᅵricain de chirurgiens:
ᅵ Quiconque pratique un avortement thᅵrapeutique est ignorant des
mᅵthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volontᅵ de prendre le temps de s'en servir ᅵ.
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre ayant pour but prᅵsumᅵ d'atteindre un bon rᅵsultat n'est jamais
justifiᅵ.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle ᅵtre plus en faveur de la vie
del'enfant ᅵ naᅵtre qu'envers la mᅵre qui est dᅵjᅵ nᅵe ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutᅵt reflᅵter le principe
si judicieusement exprimᅵ par le Pape Pie XII :
ᅵ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
ᅵtre, ᅵ partir du premier instant de son existence, prᅵservᅵe de toute
attaque volontairement dirigᅵe ᅵ.
Il continuait : ᅵ Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mᅵre. Jamais l'Eglise n'a enseignᅵ que la vie d'un
enfant doit ᅵtre prᅵfᅵrᅵe ᅵ celle de la mᅵre. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mᅵre.
ᅵ Non ; ni la vie de la mᅵre, ni celle de l'enfant, ne peuvent ᅵtre
soumises ᅵ l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nᅵcessaire peut seulement ᅵtre la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mᅵre que
de l'enfant ᅵ.
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : ᅵ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ᅵ.
Une victime de viol a le droit de rᅵsister ᅵ son attaquant. Mais
l'enfant ᅵ naᅵtre est un innocent non agressif qui ne doit pas ᅵtre tuᅵ
pour le crime de son pᅵre ᅵ.
ᅵ Punir le violeur, non le bᅵbᅵ! ᅵ s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
ᅵ L'Etat devrait imposer la peine de mort ᅵ tout violeur qui a commis
le crime, et non au bᅵbᅵ innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bᅵbᅵ n'a pas ᅵ payer le crime de
son pᅵre ᅵ.
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue ᅵ une personne
humaine : libertᅵ, amour, raison, etc. Puisque la personnalitᅵ se
dᅵveloppe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considᅵrer le bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalitᅵ est atteinte graduellement, alors aucun ᅵtre
humain ne deviendra jamais une ᅵ personne complᅵte ᅵ. Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques ᅵlᅵments
nᅵcessaires pour atteindre cette ᅵ complᅵtude ᅵ. Pour se rassurer, ᅵ
chaque instant de la vie, on a besoin de se dᅵvelopper, qu'il s'agisse
de l'ᅵducation, de l'amour, de la capacitᅵ ᅵ communiquer, etc. Si la
personnalitᅵ dᅵpend de la perfection (maturitᅵ totale), il s'agit d'une
utopie vᅵritable.
Par ailleurs, la gravitᅵ de l'homicide dᅵpendrait de l'ᅵge de la
victime. Tuer un garᅵon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'ᅵge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnᅵrables peuvent voir leur personnalitᅵ et leur
existence arbitrairement niᅵes, et ᅵtre ᅵliminᅵes ᅵ souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de dᅵfauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possᅵdant des handicaps mᅵritent la mᅵme protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et aprᅵs la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'ᅵcrie justement : ᅵ une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considᅵrᅵe comme inutile; on lui attribue
un poids intolᅵrable et pour cela elle est rejetᅵe ᅵ.
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle ᅵ tracer entre la tuerie
des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre et celle des nouveaux-nᅵs avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
vᅵritable euthanasie prᅵnatale quand on dᅵcide l'homicide d'un bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre parce qu'il a des dᅵfauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond dᅵclare : ᅵ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prᅵnatale a eu le mᅵme effet que la
crᅵation d'une zone oᅵ l'on peut librement tirer avec des armes ᅵ feu
ᅵ.
Oh ! Quelle utopie que de dᅵfendre l'argument de ᅵ la qualitᅵ de la
vie ᅵ. Le Dr Jᅵrᅵme Lejeune, gᅵnᅵticien renommᅵ de l'Universitᅵ de
Paris, se souvient de ce collᅵgue amᅵricain qui lui avait fait cette
confidence:
ᅵ Il y a quelques annᅵes, mon pᅵre ᅵtait un docteur juif qui
exerᅵait ᅵ Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bᅵbᅵs ᅵtaient nᅵs dans
sa clinique. L'un ᅵtait un bᅵbᅵ vigoureux, en bonne santᅵ, poussant des
cris puissants. Ses parents en ᅵtaient trᅵs fiers et trᅵs contents.
L'autre bᅵbᅵ ᅵtait une petite fille, mais ses parents ᅵtaient tristes,
car tu vois, le bᅵbᅵ ᅵtait un bᅵbᅵ mongoloᅵde.
ᅵ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit ᅵ la maison
et a ᅵtᅵ finalement destinᅵe ᅵ prendre soin de sa mᅵre ᅵ la suite d'un
arrᅵt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Nᅵanmoins je me souviens du nom du garᅵon,
car il grandit pour mettre ᅵ mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker ᅵ Berlin. Son nom ᅵtait Adolf Hitler ᅵ.
Q43 : Si un avortement lᅵgal n'ᅵtait pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermᅵdiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de maniᅵre ᅵvidente que dans les pays
oᅵ les avortements ont ᅵtᅵ lᅵgalisᅵs afin de prᅵvenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de maniᅵre
lᅵgale a augmentᅵ progressivement, mais le nombre des avortements
effectuᅵs de maniᅵre illᅵgale n'a pas diminuᅵ. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concᅵde:
ᅵ Bien que l'un des buts principaux de la libᅵralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait ᅵtᅵ de rᅵduire l'incidence des
avortements illᅵgaux, cela n'a pas ᅵtᅵ atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements lᅵgaux et illicites ont
augmentᅵ ᅵ.
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultᅵre. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bᅵbᅵ, ni un hᅵpital
public, ni une clinique privᅵe ne disposent de l'anonymat adᅵquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concᅵdez que certains avortements seront pratiquᅵs mᅵme si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas ᅵviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas ᅵtre respectᅵes ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'ᅵliminer le mal en le lᅵgalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'ᅵtre prises d'assaut par des bandits armᅵs ?
Le vol des banques est une activitᅵ bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait lᅵgaliser le
vol ᅵ main armᅵe des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volᅵ, la vie, ne pourra jamais
ᅵtre remplacᅵ. Pourquoi lᅵgaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illᅵgaux ou illicites pourquoi devrait-on dᅵfavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnᅵs par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
prᅵfᅵrentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient ᅵtre dᅵpensᅵs pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, ᅵ les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activitᅵ d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bᅵnᅵficier d'avantages fiscaux ᅵ.
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naᅵtre, d'ᅵtre dᅵsirᅵ
et aimᅵ ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre ᅵ cet idᅵal; ce
n'est pas, en tout cas, en dᅵtruisant le bᅵbᅵ non-dᅵsirᅵ, mais en
changeant les causes qui contribuent ᅵ son rejet.
ᅵ Beaucoup de choses sont faites pour prᅵvenir la naissance des enfants
non dᅵsirᅵs ᅵ, note le Dr Diamond, un professeur de pᅵdiatrie de
l'Ecole Stritch de Mᅵdecine ᅵ l'Universitᅵ Loyola :
ᅵ Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste ᅵ ne pas
ᅵtre ᅵ mᅵme de distinguer entre l'enfant non dᅵsirᅵ et la grossesse non
dᅵsirᅵe. En quinze ans d'expᅵrience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai trᅵs rarement rencontrᅵ de mᅵre qui ait demandᅵ
qu'on la dᅵbarrasse de son bᅵbᅵ une fois qu'elle l'avait amenᅵ de la
maternitᅵ ᅵ la maison ᅵ.
Si une mᅵre ne dᅵsire pas ou n'est pas capable d'ᅵlever le bᅵbᅵ qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
ᅵ Tout bᅵbᅵ est un bᅵbᅵ dᅵsirᅵ ᅵ veut vraiment dire que tout bᅵbᅵ non
dᅵsirᅵ est un bᅵbᅵ mort. Une sociᅵtᅵ civilisᅵe doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre ᅵ femme du tiers-monde ᅵ aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir ᅵ
l'avortement ?
R47 : Derriᅵre cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler ᅵ l'avortement socio-ᅵconomique ᅵ.
Protᅵger soi-disant les ᅵ femmes du tiers-monde ᅵ, les pauvres, les
marginaux, les discriminᅵs, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amᅵlioration de la qualitᅵ de la
vie ne peut pas ᅵtre atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde ᅵ tuer leurs bᅵbᅵs n'est pas de la
philanthropie, c'est un gᅵnocide.
Nous savons par des preuves irrᅵfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bᅵbᅵ
complᅵtement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-ᅵconomiques.
Dans ce cas, la sociᅵtᅵ est obligᅵe de trouver une solution ᅵ ces
difficultᅵs. Elle doit protᅵger la vie, sans jamais avoir recours ᅵ
l'expᅵdient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilitᅵs par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment rᅵduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire ᅵ la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune ᅵge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des diffᅵrentes
mᅵthodes de contraception. Cela rᅵsoudrait le problᅵme des grossesses
non dᅵsirᅵes ᅵ.
La contraception dᅵtruit essentiellement, ᅵ la racine mᅵme, la volontᅵ
d'avoir des enfants. Quand la contraception ᅵchoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir ᅵ l'avortement. Donc
la contraception mᅵne ᅵ la multiplication des avortements au lieu de
les ᅵliminer.
Pedro-Juan Viladrich ᅵcrit : ᅵ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liᅵes au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dᅵnigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisᅵ, il
dᅵnigre la vie humaine ᅵ.
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la sociᅵtᅵ peut-elle
tolᅵrer un tel gᅵnocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les dᅵbuts de l'histoire humaine.
Comme le pᅵchᅵ, il a ses racines au sein de la dᅵsobᅵissance de l'homme
envers Dieu - du pᅵchᅵ originel commis dans le jardin de l'Eden, ᅵ la
myriade de pᅵchᅵs commis aujourd'hui ᅵ travers le monde. Tandis que
leurs ancᅵtres pratiquaient l'avortement, ou mᅵme sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociᅵtᅵs civilisᅵes ont condamnᅵ l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ᅵre matᅵrialiste et athᅵe rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des paᅵens en rejetant l'hᅵritage de la
civilisation chrᅵtienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
ᅵ Rᅵclamer le droit ᅵ l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaᅵtre le mᅵme droit dans la loi, veut dire attribuer ᅵ la libertᅵ
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
libertᅵ : ᅵ En vᅵritᅵ, en vᅵritᅵ, je vous le dis, quiconque commet un
pᅵchᅵ est esclave du pᅵchᅵ ᅵ (Jean 8:34) ᅵ.
Q50 : Quelle est donc la rᅵponse non seulement ᅵ l'avortement, mais ᅵ
la Culture de la Mort qui se rᅵpand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrᅵtienne. Gardons ᅵ
l'esprit que ᅵ En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la ᅵ Culture de la Vie ᅵ et la ᅵ Culture de la Mort ᅵ, nous ne
pouvons pas nous restreindre ᅵ l'idᅵe perverse de la libertᅵ. Nous
devons aller au coeur de la tragᅵdie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominᅵ par le sᅵcularisme qui, avec ses tentacules omniprᅵsents,
rᅵussit parfois ᅵ mettre ᅵ l'ᅵpreuve les communautᅵs chrᅵtiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance ᅵ perdre le
sens de l'homme, de sa dignitᅵ et de sa vie... ᅵ.
L'heure de notre ᅵpreuve est venue. En dᅵfendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remᅵde sans ᅵge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dᅵpendait de Dieu et
travailler comme si tout dᅵpendait de nous.
Q51 : Que dire ᅵ la personne qui, aprᅵs avoir lu ce livre, persiste ᅵ
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La priᅵre reste seule la plus
puissante de toutes les rᅵponses, c'est la rᅵponse.
[suivi oᅵ vous voulez]
50 Questions & Réponses ...que tout Français devrait connaître contre
L'Avortement
[Remerciements à l'association *Droit de Naître*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement « Tu ne tueras pas » est radicalement injuste ». (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)
Avortement : ses conséquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, « Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ».
Bien que la mort involontaire d'un bébé prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un « avortement spontané », ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?
R2 : Les méthodes pour avorter les enfants à naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: « RU-486 », l'évacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde de
synthèse a été utilisé pour provoquer l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.
« La RU-486 n'est pas d'emploi facile », concédait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. « Une femme voulant mettre fin à sa
grossesse par cette méthode doit « vivre » avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique ».
Q5 : Comment sont pratiqués les avortements par évacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de « bougies » de diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquée par le démembrement des bras et des jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et curetage comme
méthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.
Q7 : Quelles méthodes sont employées pour tuer les bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans certains pays où cela
est autorisé ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier trimestre
car la victime à démembrer est âgée de 13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être éliminés avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être niée à tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement réside dans la piqûre d'une solution hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée saline).
Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.
Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du goût amer du « venin fatal ». Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le bébé.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par « avortement par naissance partielle »
?
R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte « l'extraction d'un
foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en premier, tout ayant
été délivré sauf la tête. Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ». Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération, la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait « partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ».
Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la « liberté de reproduction » par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage le
système immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?
R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant, d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour « charger
encore la barque », le taux de mortalité lors des accidents, ou suite à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une mère,
suite à un avortement?
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne « est une maladie grave, conséquence courante de
l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avorté.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prématurées : Les accouchements de bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avorté.
Cancer du sein : Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a été avorté.
Miriam Cain relate que « des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ».
Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque d'éclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non négligeable de grossesses extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines, créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre émotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant « qui
aurait dû naître ».
Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : « dépression, inclinations au suicide, relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :
Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle « Troubles de Stress
Post
Traumatique ». En somme il s'agit du résultat de l'effort déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.
Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.
Q20 : A quel moment débute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés, voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand débute la
vie d'un être humain ?
Q21 : A quel moment débute la vie d'un être humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. « On se réfère à la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un individu
différent du père et de la mère, et de toute autre personne dans le
monde ».
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : «
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, « la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ».
Complet parce que le code génétique (génotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
« Le génotype -les caractéristiques héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception », écrivent Shuttles et
Rorvik, « et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
».
Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un être
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable être
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain déjà existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus (endomètre). « A
partir du septième jour commence un véritable rapport mère-bébé plus
rapproché », écrit le Dr E.Blecheshmidt. « La progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule (fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour après la
fécondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa propre
« construction » dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart Heffernan
décrit cette période dynamique de développement : « Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au cours
des neuf mois ».
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par « viabilité » l'on comprend la capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des bébés prématurés, nés avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du bébé ?
R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur du
bébé à naître commence à battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.
Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes cérébrales
du bébé ?
R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes cérébrales du bébé
à naître.
Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il complètement formé ?
R30 : Le Dr Heffernan écrit « après la huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.
Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du bébé à naître ?
R31 : La vie intra-utérine a été bien décrite par le Dr William Liley,
le « Père de la foetologie ». Le jeune individu, maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement, il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du foetus.
C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bébé à naître ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la réceptivité remarquable du
bébé à naître, réceptivité au son, au goût, au toucher, à la douleur.
Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
« Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir, depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ».
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
« La naissance consiste en l'émergence du bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance, l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ».
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande, la Cour
Suprême des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
protection de la vie privée, qui aurait été écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.
En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision personnelle des autres?
R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner ou de la reprendre.
De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de « valider » le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère. Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la mère est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de l'Université Notre
Dame, rapporte : « Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la mère ».
De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
« Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir ».
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon résultat n'est jamais
justifié.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est déjà née ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
« La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence, préservée de toute
attaque volontairement dirigée ».
Il continuait : « Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'Eglise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
« Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant ».
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : « Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ».
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père ».
« Punir le violeur, non le bébé! » s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
« L'Etat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à payer le crime de
son père ».
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer le bébé
à naître comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun être
humain ne deviendra jamais une « personne complète ». Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette « complétude ». Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité totale), il s'agit d'une
utopie véritable.
Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et leur
existence arbitrairement niées, et être éliminées à souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : « une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ».
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond déclare : « La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes à feu
».
Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de « la qualité de la
vie ». Le Dr Jérôme Lejeune, généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait cette
confidence:
« Il y a quelques années, mon père était un docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un bébé mongoloïde.
« Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la maison
et a été finalement destinée à prendre soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf Hitler ».
Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les pays
où les avortements ont été légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des avortements
effectués de manière illégale n'a pas diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
« Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté ».
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat adéquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués même si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, « les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux ».
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être désiré
et aimé ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.
« Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des enfants
non désirés », note le Dr Diamond, un professeur de pédiatrie de
l'Ecole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
« Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle l'avait amené de la
maternité à la maison ».
Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
« Tout bébé est un bébé désiré » veut vraiment dire que tout bébé non
désiré est un bébé mort. Une société civilisée doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre « femme du tiers-monde » aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?
R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler « l'avortement socio-économique ».
Protéger soi-disant les « femmes du tiers-monde », les pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.
Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.
Dans ce cas, la société est obligée de trouver une solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire « la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le problème des grossesses
non désirées ».
La contraception détruit essentiellement, à la racine même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu de
les éliminer.
Pedro-Juan Viladrich écrit : « La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine ».
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden, à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
« Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché » (Jean 8:34) ».
Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement, mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que « En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la « Culture de la Vie » et la « Culture de la Mort », nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ».
L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.
Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre, persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.
[suivi où vous voulez]
Cette FAQ reprᅵsente l'opinion d'un sacrᅵ paquet de monde" (Stᅵphane
Cateau)
50 Questions & Rᅵponses ...que tout Franᅵais devrait connaᅵtre contre
L'Avortement
[Remerciements ᅵ l'association *Droit de Naᅵtre*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquiᅵme
commandement ᅵ Tu ne tueras pas ᅵ est radicalement injuste ᅵ. (Cette
mise en garde proclamᅵe par les ᅵvᅵques catholiques d'Espagne lors de
la lᅵgalisation de l'avortement a indᅵniablement la force de la
vᅵritᅵ.)
Avortement : ses consᅵquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le dᅵveloppement du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre dans l'utᅵrus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est dᅵfini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stᅵrilisation, ᅵ Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ᅵ.
Bien que la mort involontaire d'un bᅵbᅵ prᅵmaturᅵ soit dᅵfinie, en
termes mᅵdicaux, comme un ᅵ avortement spontanᅵ ᅵ, ces tragᅵdies,
appelᅵes avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant ᅵ naᅵtre est tuᅵ in utero, c'est un
vᅵritable meurtre. Cependant quand le bᅵbᅵ est nᅵ vivant, et tuᅵ aprᅵs,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les mᅵthodes employᅵes pour tuer l'enfant ᅵ
naᅵtre pendant ses trois premiers mois de vie utᅵrine ?
R2 : Les mᅵthodes pour avorter les enfants ᅵ naᅵtre avant la date
limite lᅵgale, c'est-ᅵ-dire jusqu'ᅵ la dixiᅵme semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: ᅵ RU-486 ᅵ, l'ᅵvacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, provoquera sa mort. Dans cette catᅵgorie sont compris
les pilules du lendemain, le stᅵrilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, dᅵcrite ci-aprᅵs.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une rᅵponse facile ᅵ la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stᅵroᅵde de
synthᅵse a ᅵtᅵ utilisᅵ pour provoquer l'avortement chez des mᅵres
enceintes de cinq ᅵ sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrᅵle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraᅵtre une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cᅵdᅵe,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matᅵriel de
rᅵanimation d'urgence soit prᅵsent lors du traitement.
ᅵ La RU-486 n'est pas d'emploi facile ᅵ, concᅵdait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. ᅵ Une femme voulant mettre fin ᅵ sa
grossesse par cette mᅵthode doit ᅵ vivre ᅵ avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une ᅵpouvantable ᅵpreuve
psychologique ᅵ.
Q5 : Comment sont pratiquᅵs les avortements par ᅵvacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utᅵrin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermᅵdiaire de ᅵ bougies ᅵ de diamᅵtre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite ᅵ
l'intᅵrieur de l'utᅵrus, afin d'extraire l'enfant ᅵ naᅵtre vers
l'extᅵrieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur mᅵnager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquᅵe par le dᅵmembrement des bras et des jambes. Le
dᅵbris foetal est transformᅵ en une purᅵe sanguinolente. C'est la
routine, la mᅵthode la plus frᅵquemment employᅵe par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode de dilatation et curetage comme
mᅵthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrᅵmitᅵ forme une ᅵtroite cuillᅵre (curette) est
introduit dans l'utᅵrus pour en ᅵvacuer le contenu en raclant les
parois utᅵrines. La mᅵthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une mᅵthode utilisᅵe pour soigner
chirurgicalement les hᅵmorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcᅵment des
avortements.
Q7 : Quelles mᅵthodes sont employᅵes pour tuer les bᅵbᅵs du
troisiᅵme au neuviᅵme mois de vie prᅵnatale, dans certains pays oᅵ cela
est autorisᅵ ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses mᅵthodes pour tuer les bᅵbᅵs
pendant les deuxiᅵme et troisiᅵme trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et ᅵvacuation, injection d'une solution hypertonique salᅵe,
avortement par prise de prostaglandines, hystᅵrotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous dᅵcrire la mᅵthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilatᅵ de force. L'ouverture doit ᅵtre plus importante que pour une
ᅵvacuation suivie par aspiration pratiquᅵe durant le premier trimestre
car la victime ᅵ dᅵmembrer est ᅵgᅵe de 13 ᅵ 24 semaines et, par
consᅵquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant ᅵ
naᅵtre sont plus solides, des pinces sont employᅵes pour les sᅵparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crᅵne du bᅵbᅵ
est broyᅵ, avant que la tᅵte ne soit sortie complᅵtement par
aspiration. Les rᅵsidus foetaux peuvent ᅵtre ᅵliminᅵs avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthᅵsie de l'enfant ᅵ naᅵtre n'est pratiquᅵe pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans dᅵfense doit ᅵtre niᅵe ᅵ tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salᅵe peut-elle ᅵtre
utilisᅵe pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement rᅵside dans la piqᅵre d'une solution hypertonique
salᅵe (communᅵment mais incorrectement appelᅵe saline).
Une aiguille de 8 centimᅵtres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utᅵrine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salᅵe sont injectᅵs dans la poche qui
enveloppe le bᅵbᅵ.
Accoutumᅵ au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergᅵ,
l'enfant ᅵ naᅵtre fait l'expᅵrience du goᅵt amer du ᅵ venin fatal ᅵ. Au
fur et ᅵ mesure, le sel caustique lui brᅵle la gorge et sa peau
dᅵlicate; il cherche en vain ᅵ fuir, se balanᅵant d'un cᅵtᅵ et de
l'autre de l'utᅵrus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant ᅵ naᅵtre ne soit expulsᅵ
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brᅵlures. Certains
avorteurs dᅵcrivent ce phᅵnomᅵne comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent ᅵtre injectᅵes dans l'enveloppe
amniotique ou administrᅵes sous forme de comprimᅵ vaginal. Par la suite
la mᅵre commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-nᅵ, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utᅵrus. Alors le bᅵbᅵ est
simplement laissᅵ sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystᅵrotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystᅵrotomie, comme pour un accouchement par
cᅵsarienne, l'abdomen et l'utᅵrus de la mᅵre sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une cᅵsarienne est pratiquᅵe pour sauver la
vie du bᅵbᅵ, une hystᅵrotomie est pratiquᅵe pour la terminer. Certains
mᅵdecins se servent du placenta pour ᅵtouffer le bᅵbᅵ.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par ᅵ avortement par naissance partielle ᅵ
?
R12 : Cette mᅵthode est dᅵcrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte ᅵ l'extraction d'un
foetus
intact dᅵgagᅵ par le col de l'utᅵrus, les pieds en premier, tout ayant
ᅵtᅵ dᅵlivrᅵ sauf la tᅵte. Le chirurgien enfonce des ciseaux ᅵ la base
du crᅵne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ᅵ. Suite au tᅵmoignage d'une
infirmiᅵre ayant assistᅵ ᅵ plusieurs avortements par naissance
partielle, et dᅵclarant que les lᅵgislateurs devraient ᅵtre forcᅵs
d'assister ᅵ un avortement en cours dans les salles d'opᅵration, la
Chambre des Dᅵputᅵs aux Etats-Unis a votᅵ une loi imposant une peine de
prison et une amende, ᅵ tout avorteur qui accoucherait ᅵ partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ᅵ.
Il est ᅵ noter que cette technique n'est pas appliquᅵe en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sᅵr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement lᅵgal est un avortement sᅵr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la ᅵ libertᅵ de reproduction ᅵ par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complᅵtement leurs facultᅵs reproductives de
maniᅵre permanente, par la stᅵrilitᅵ ᅵ vie. Mᅵme avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le mᅵtal des instruments sont portᅵs en contact
avec les tissus dᅵlicats de l'utᅵrus, il peut s'en suivre une lᅵsion
des organes internes. Mᅵme sans lᅵsion, l'avortement endommage le
systᅵme immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en pᅵril
l'enfant ᅵ naᅵtre dans le ventre de sa mᅵre ?
R14 : Non, l'enfant peut ᅵtre la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nᅵcessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
rᅵcupᅵrer du tissu vivant est, parfois, appelᅵe ᅵ tort avortement.
Malgrᅵ cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prᅵlevᅵ sur un
foetus, puisqu'ᅵ ce moment prᅵcis il s'agit d'un enfant, d'oᅵ le nom
d'infanticide ou d'euthanasie ᅵ des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risquᅵ de porter une grossesse ᅵ terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risquᅵ. En effet, il a ᅵtᅵ vᅵrifiᅵ que la
grossesse naturelle est plus sᅵre, durant la premiᅵre comme durant la
deuxiᅵme moitiᅵ de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citᅵes pour appuyer le raisonnement contraire sont dᅵcevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systᅵmatiquement le taux de
mortalitᅵ chez les mᅵres, dans le cas d'un avortement provoquᅵ pendant
les 12 premiᅵres semaines de grossesse, avec le taux de mortalitᅵ chez
les mᅵres lors de toute la pᅵriode de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la pᅵriode qui suit l'accouchement. Et pour ᅵ charger
encore la barque ᅵ, le taux de mortalitᅵ lors des accidents, ou suite ᅵ
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la derniᅵre statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiquᅵ pendant le premier et le
deuxiᅵme mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement aprᅵs
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver ᅵ une mᅵre,
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne ᅵ est une maladie grave, consᅵquence courante de
l'avortement.
Elle a ᅵtᅵ signalᅵe pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, ᅵ la stᅵrilitᅵ et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avortᅵ sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus ᅵlevᅵ de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avortᅵ.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avortᅵ sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prᅵmaturᅵes : Les accouchements de bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs sont 2 ᅵ
3 fois supᅵrieurs chez les femmes qui ont avortᅵ plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avortᅵ.
Cancer du sein : Il y a de fortes prᅵsomptions pour que
l'avortement puisse accroᅵtre le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bᅵbᅵ qui a ᅵtᅵ avortᅵ.
Miriam Cain relate que ᅵ des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent ᅵ terme leur grossesse ᅵ.
Grossesse extra-utᅵrine : Lors d'une grossesse extra-utᅵrine, le bᅵbᅵ
se dᅵveloppe dans les trompes de Fallope, plutᅵt que dans l'utᅵrus,
mettant par consᅵquentla mᅵre en danger de mort par risque d'ᅵclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non nᅵgligeable de grossesses extra-utᅵrines est
constatᅵ chez les mᅵres qui ont avortᅵ. Des ᅵtudes nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utᅵrine double aprᅵs un premier avortement
et peut quadrupler aprᅵs un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utᅵrines, crᅵant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mᅵre n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraᅵne des problᅵmes d'ordre ᅵmotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problᅵmes d'ordre
ᅵmotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constatᅵ de
profonds sentiments de regret et mᅵme d'amour pour l'enfant ᅵ qui
aurait dᅵ naᅵtre ᅵ.
Anxiᅵtᅵ et dᅵpression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenᅵes ᅵ souffrir des sᅵquelles
psychologiques ᅵ court terme. Mᅵme si la premiᅵre rᅵaction d'une femme
avortᅵe est celle du soulagement, les sentiments d'anxiᅵtᅵ, de regrets
et de dᅵpression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes rᅵagissent au
traumatisme de l'avortement de maniᅵre similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptᅵmes se manifestent plusieurs annᅵes aprᅵs
l'avortement, lorsque la femme commence ᅵ accuser des problᅵmes qui ne
s'ᅵtaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, ᅵmotions engourdies, difficultᅵs de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre amᅵricain qui ᅵtudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptᅵmes
ultᅵrieurs : ᅵ dᅵpression, inclinations au suicide, relations sociales
brisᅵes, usage de drogue, abus d'alcool, problᅵmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stᅵrilitᅵ, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tuᅵ son enfant, plus ses rᅵactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mᅵre d'un foetus avortᅵ est la seule ᅵ souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite ᅵ un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
gᅵniteur ᅵprouve souvent de graves rᅵactions nᅵgatives , quand il se
rend compte que son futur bᅵbᅵ a ᅵtᅵ tuᅵ. Un pᅵre dans cette situation
a exprimᅵ son bouleversement ᅵmotif par ces mots :
Vous avez probablement dᅵjᅵ lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilitᅵ non rᅵsolus et des ᅵmotions rᅵprimᅵes, ᅵprouvᅵes par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle ᅵ Troubles de Stress
Post
Traumatique ᅵ. En somme il s'agit du rᅵsultat de l'effort dᅵployᅵ ᅵ
effacer ou ᅵ supprimer l'intense rᅵaction ᅵ la mort et ᅵ la violence
qui les a entourᅵs. Cette rᅵaction est de mᅵme nature que la mienne
suite ᅵ l'avortement pratiquᅵ sur ma femme. Pour moi, ce n'ᅵtait pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique aprᅵs l'avortement.
Le stress infligᅵ au pᅵre est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protᅵger
la vie de son bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre.
Q20 : A quel moment dᅵbute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne dᅵfinisse les termes employᅵs, voilᅵ une
question piᅵge. Plus gᅵnᅵralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuitᅵ de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui dᅵtermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spᅵcifique : quand dᅵbute la vie humaine - voire, quand dᅵbute la
vie d'un ᅵtre humain ?
Q21 : A quel moment dᅵbute la vie d'un ᅵtre humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel ᅵtre humain dᅵbute
lors de la fᅵcondation, au moment de la fusion du spermatozoᅵde du mᅵle
et de l'ovule de la femelle (gamᅵtes). L'union de 23 chromosomes du
gamᅵte masculin avec 23 chromosomes du gamᅵte fᅵminin crᅵe une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. ᅵ On se rᅵfᅵre ᅵ la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code gᅵnᅵtique, donnant un individu
diffᅵrent du pᅵre et de la mᅵre, et de toute autre personne dans le
monde ᅵ.
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un ᅵtre humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, dᅵclare d'ailleurs : ᅵ
Chacun de nous a dᅵbutᅵ sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstᅵtrique citᅵ dans la note prᅵcᅵdente,
le bᅵbᅵ ᅵ peine conᅵu a son bagage gᅵnᅵtique qui lui est propre et qui
est distinct des gamᅵtes du pᅵre et de la mᅵre. Bien sᅵr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un ᅵtre impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mᅵle soit
femelle. Il ou elle est un ᅵtre humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existᅵ auparavant d'ᅵtre humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, ᅵ la conception confᅵre la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ᅵ.
Complet parce que le code gᅵnᅵtique (gᅵnotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractᅵristiques d'un nouvel ᅵtre humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
ᅵ Le gᅵnotype -les caractᅵristiques hᅵritᅵes d'un ᅵtre humain unique -
est ᅵtabli lors du processus de conception ᅵ, ᅵcrivent Shuttles et
Rorvik, ᅵ et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
ᅵ.
Q23 : Le zygote ou l'ovule fᅵcondᅵ n'est-il pas simplement un ᅵtre
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un ᅵtre humain potentiel, il est un ᅵtre
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un ᅵtre humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un vᅵritable ᅵtre
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie rᅵpandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriquᅵ en papier cartonnᅵ, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont rᅵservᅵs. D'autre part, avec le temps, le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre
ᅵvoluera en un ᅵtre humain adulte. Donc, dᅵtruire une maquette n'est
pas la mᅵme chose que dᅵmolir un bᅵtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un ᅵtre humain dᅵjᅵ existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Aprᅵs la fᅵcondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mᅵre entre douze et vingt-quatre heures aprᅵs l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utᅵrus. Approximativement six jours
aprᅵs la fᅵcondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamᅵ, et l'embryon (dᅵsormais appelᅵ blastocyste) commence
ᅵ se nicher dans les couches nutritives de l'utᅵrus (endomᅵtre). ᅵ A
partir du septiᅵme jour commence un vᅵritable rapport mᅵre-bᅵbᅵ plus
rapprochᅵ ᅵ, ᅵcrit le Dr E.Blecheshmidt. ᅵ La progression vers la
muqueuse utᅵrine est une premiᅵre performance de l'ovule (fᅵcondᅵ)12.
La nidation arrive ᅵ son terme autour du douziᅵme jour aprᅵs la
fᅵcondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mᅵre ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la gᅵnᅵtique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une vᅵritable explosion de vitalitᅵ, sa propre
ᅵ construction ᅵ dans les entrailles de sa mᅵre. Le Dr Bart Heffernan
dᅵcrit cette pᅵriode dynamique de dᅵveloppement : ᅵ Dᅵs la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, ᅵ la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fᅵcondᅵ se
dᅵveloppera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-nᅵ au cours
des neuf mois ᅵ.
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilitᅵ est un
terme ambigu. Si par ᅵ viabilitᅵ ᅵ l'on comprend la capacitᅵ du
nouveau-nᅵ de se dᅵvelopper hors de l'utᅵrus de maniᅵre indᅵpendante,
par bon sens on conclurait que mᅵme les bᅵbᅵs nᅵs au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santᅵ et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mᅵre ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bᅵbᅵ ne survivrait pas et
mourrait aussitᅵt. Au siᅵcle dernier, des bᅵbᅵs prᅵmaturᅵs, nᅵs avant
le septiᅵme mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'ᅵpoque
manquaient des moyens adᅵquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
ᅵ mᅵme de sauver un bᅵbᅵ nᅵ au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons ᅵgᅵs de dix semaines. La viabilitᅵ
mesure simplement le stade de dᅵveloppement du support de la vie, et
non l'humanitᅵ ou l'inviolabilitᅵ de la vie. Cela s'applique ᅵ des
ᅵtres humains ᅵ tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilᅵgiᅵes de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence ᅵ battre le coeur du bᅵbᅵ ?
R28 : Au terme des trois semaines aprᅵs la fᅵcondation, le coeur du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre commence ᅵ battre, faisant circuler du sang qui peut ᅵtre
d'un autre groupe sanguin que celui de la mᅵre.
Q29 : A quel moment peut-on dᅵtecter et visualiser les ondes cᅵrᅵbrales
du bᅵbᅵ ?
R29 : Avant le terme des six semaines aprᅵs la fᅵcondation,
l'ᅵlectro-encᅵphalogramme (EEG) enregistre les ondes cᅵrᅵbrales du bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre.
Q30 : A quel moment le corps du bᅵbᅵ est-il complᅵtement formᅵ ?
R30 : Le Dr Heffernan ᅵcrit ᅵ aprᅵs la huitiᅵme semaine, aucune ᅵbauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formᅵe ; tout est lᅵ
et on le retrouvera dans le bᅵbᅵ ᅵ terme.
Q31 : Pouvez-vous dᅵcrire la vie utᅵrine du bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ?
R31 : La vie intra-utᅵrine a ᅵtᅵ bien dᅵcrite par le Dr William Liley,
le ᅵ Pᅵre de la foetologie ᅵ. Le jeune individu, maᅵtre de son
environnement et de sa destinᅵe dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mᅵre. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon dᅵveloppe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se dᅵplace avec une aisance et une grᅵce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal dᅵtermine sa position foetale. Il
est sensible ᅵ la douleur, au toucher, au froid, au son et ᅵ la
lumiᅵre. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goᅵt dᅵsagrᅵable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux rᅵpᅵtitifs mais on peut lui apprendre ᅵ rᅵpondre ᅵ un premier
signal, puis ᅵ un deuxiᅵme diffᅵrent. Et finalement, il dᅵtermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le dᅵbut des
contractions d'accouchement est une dᅵcision unilatᅵrale du foetus.
C'est ce mᅵme foetus que l'on soigne avant et aprᅵs la naissance qui,
avant la naissance, peut ᅵtre malade et nᅵcessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacitᅵ ᅵ sentir et ᅵ rᅵpondre ᅵ la douleur ne
commence ni pendant, ni aprᅵs la naissance. Au cours des deux derniᅵres
dᅵcennies, les progrᅵs dans le domaine de l'ultrason en temps rᅵel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont dᅵmontrᅵ la rᅵceptivitᅵ remarquable du
bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre, rᅵceptivitᅵ au son, au goᅵt, au toucher, ᅵ la douleur.
Comme l'a ᅵcrit le prᅵsident Ronald Reagan :
ᅵ Nous devons nous instruire de la rᅵalitᅵ des horreurs qui ont
lieu. Les mᅵdecins aujourd'hui
savent qu'un bᅵbᅵ ᅵ naᅵtre peut sentir, depuis les entrailles de sa
mᅵre une caresse, de mᅵme qu'il peut rᅵagir ᅵ la douleur. Mais, combien
d'Amᅵricains, dans les 50 ᅵtats, sont au courant des techniques
d'avortement qui brᅵlent la peau du bᅵbᅵ avec une solution salᅵe, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ᅵ.
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
ᅵ La naissance consiste en l'ᅵmergence du bᅵbᅵ du ventre de
sa mᅵre, la suppression du cordon ombilical et donc le dᅵbut de
l'existence du bᅵbᅵ physiquement dᅵtachᅵ du coeur de sa mᅵre. La seule
chose qui change rᅵellement ᅵ la naissance, c'est la mutation du
systᅵme de support de la vie du bᅵbᅵ. L'enfant n'est pas diffᅵrent
avant ou aprᅵs la naissance, exceptᅵ qu'il a changᅵ sa mᅵthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygᅵne ᅵtaient obtenus grᅵce ᅵ la mᅵre par le biais du cordon
ombilical du bᅵbᅵ. Aprᅵs la naissance, l'oxygᅵne est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mᅵr pour ᅵtre nourri ainsi ᅵ.
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privᅵ d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
lᅵgalisant l'interruption volontaire de grossesse ᅵ la demande, la Cour
Suprᅵme des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit ᅵ la
protection de la vie privᅵe, qui aurait ᅵtᅵ ᅵcrit et conservᅵ dans les
tᅵnᅵbres de la Constitution amᅵricaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimitᅵ de l'utᅵrus, c'est la croissance
et le dᅵveloppement d'un ᅵtre humain qui devrait avoir droit ᅵ la
pleine protection de la loi. On interfᅵre avec l'homicide du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre. L'intimitᅵ de l'utᅵrus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer ᅵ l'intᅵrieur de ses parois, de mᅵme que l'intimitᅵ d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre ᅵ l'intᅵrieur de ses murs.
En rᅵalitᅵ, les pompiers et autres secours violents, en toute lᅵgalitᅵ,
la propriᅵtᅵ privᅵe pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermᅵes.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralitᅵ ᅵ la dᅵcision personnelle des autres?
R35 : Une dᅵcision demeure personnelle dans la limite oᅵ elle se
rapporte aux intᅵrᅵts et droits exclusifs de la personne qui dᅵcide. A
partir du moment oᅵ cela concerne les intᅵrᅵts et droits exclusifs des
autres, une dᅵcision n'est plus personnelle mais dᅵlᅵguᅵe. Personne ne
peut dᅵlᅵguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut dᅵlᅵguer un droit ᅵ la vie. La vie appartient
exclusivement ᅵ son Crᅵateur - ᅵ Lui de la donner ou de la reprendre.
De mᅵme qu'il serait absurde de tolᅵrer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prᅵtexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de ᅵ valider ᅵ le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car aprᅵs tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin ᅵ la vie de quelqu'un au nom de la vie privᅵe, c'est
ᅵbranler les fondements de la raison mᅵme de la vie privᅵe : la mise en
valeur de la dignitᅵ de l'homme crᅵᅵ ᅵ l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre innocents, n'est pas un choix privᅵ mais
un crime privᅵ qui en appelle ᅵ Dieu et ᅵ l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternitᅵ obligatoire ᅵ la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est dᅵjᅵ une mᅵre. Son enfant existe
dᅵjᅵ. Une fois que l'enfant est nᅵ, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'ᅵ empᅵcher une
mᅵre de tuer le bᅵbᅵ qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en dᅵveloppement devraient avoir
prioritᅵ sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas ᅵgaux - moralement et lᅵgalement. La
loi ne permet pas ᅵ une mᅵre de tuer ses enfants dᅵjᅵ nᅵs parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfᅵrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De mᅵme il ne devrait pas lui ᅵtre permis
de mettre fin ᅵ la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thᅵrapeutique, dans le cas oᅵ la vie de la mᅵre est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thᅵrapeutique ᅵ en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, ᅵ la Facultᅵ de Droit de l'Universitᅵ Notre
Dame, rapporte : ᅵ Il n'y a pas de situation oᅵ l'avortement soit
mᅵdicalement nᅵcessaire pour sauver la vie de la mᅵre ᅵ.
De mᅵme le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a dᅵclarᅵ au
congrᅵs du Collᅵge Amᅵricain de chirurgiens:
ᅵ Quiconque pratique un avortement thᅵrapeutique est ignorant des
mᅵthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volontᅵ de prendre le temps de s'en servir ᅵ.
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre ayant pour but prᅵsumᅵ d'atteindre un bon rᅵsultat n'est jamais
justifiᅵ.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle ᅵtre plus en faveur de la vie
del'enfant ᅵ naᅵtre qu'envers la mᅵre qui est dᅵjᅵ nᅵe ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutᅵt reflᅵter le principe
si judicieusement exprimᅵ par le Pape Pie XII :
ᅵ La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
ᅵtre, ᅵ partir du premier instant de son existence, prᅵservᅵe de toute
attaque volontairement dirigᅵe ᅵ.
Il continuait : ᅵ Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mᅵre. Jamais l'Eglise n'a enseignᅵ que la vie d'un
enfant doit ᅵtre prᅵfᅵrᅵe ᅵ celle de la mᅵre. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mᅵre.
ᅵ Non ; ni la vie de la mᅵre, ni celle de l'enfant, ne peuvent ᅵtre
soumises ᅵ l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nᅵcessaire peut seulement ᅵtre la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mᅵre que
de l'enfant ᅵ.
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : ᅵ Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ᅵ.
Une victime de viol a le droit de rᅵsister ᅵ son attaquant. Mais
l'enfant ᅵ naᅵtre est un innocent non agressif qui ne doit pas ᅵtre tuᅵ
pour le crime de son pᅵre ᅵ.
ᅵ Punir le violeur, non le bᅵbᅵ! ᅵ s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
ᅵ L'Etat devrait imposer la peine de mort ᅵ tout violeur qui a commis
le crime, et non au bᅵbᅵ innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bᅵbᅵ n'a pas ᅵ payer le crime de
son pᅵre ᅵ.
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue ᅵ une personne
humaine : libertᅵ, amour, raison, etc. Puisque la personnalitᅵ se
dᅵveloppe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considᅵrer le bᅵbᅵ
ᅵ naᅵtre comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalitᅵ est atteinte graduellement, alors aucun ᅵtre
humain ne deviendra jamais une ᅵ personne complᅵte ᅵ. Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques ᅵlᅵments
nᅵcessaires pour atteindre cette ᅵ complᅵtude ᅵ. Pour se rassurer, ᅵ
chaque instant de la vie, on a besoin de se dᅵvelopper, qu'il s'agisse
de l'ᅵducation, de l'amour, de la capacitᅵ ᅵ communiquer, etc. Si la
personnalitᅵ dᅵpend de la perfection (maturitᅵ totale), il s'agit d'une
utopie vᅵritable.
Par ailleurs, la gravitᅵ de l'homicide dᅵpendrait de l'ᅵge de la
victime. Tuer un garᅵon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'ᅵge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnᅵrables peuvent voir leur personnalitᅵ et leur
existence arbitrairement niᅵes, et ᅵtre ᅵliminᅵes ᅵ souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de dᅵfauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possᅵdant des handicaps mᅵritent la mᅵme protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et aprᅵs la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'ᅵcrie justement : ᅵ une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considᅵrᅵe comme inutile; on lui attribue
un poids intolᅵrable et pour cela elle est rejetᅵe ᅵ.
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle ᅵ tracer entre la tuerie
des bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre et celle des nouveaux-nᅵs avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
vᅵritable euthanasie prᅵnatale quand on dᅵcide l'homicide d'un bᅵbᅵ ᅵ
naᅵtre parce qu'il a des dᅵfauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond dᅵclare : ᅵ La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prᅵnatale a eu le mᅵme effet que la
crᅵation d'une zone oᅵ l'on peut librement tirer avec des armes ᅵ feu
ᅵ.
Oh ! Quelle utopie que de dᅵfendre l'argument de ᅵ la qualitᅵ de la
vie ᅵ. Le Dr Jᅵrᅵme Lejeune, gᅵnᅵticien renommᅵ de l'Universitᅵ de
Paris, se souvient de ce collᅵgue amᅵricain qui lui avait fait cette
confidence:
ᅵ Il y a quelques annᅵes, mon pᅵre ᅵtait un docteur juif qui
exerᅵait ᅵ Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bᅵbᅵs ᅵtaient nᅵs dans
sa clinique. L'un ᅵtait un bᅵbᅵ vigoureux, en bonne santᅵ, poussant des
cris puissants. Ses parents en ᅵtaient trᅵs fiers et trᅵs contents.
L'autre bᅵbᅵ ᅵtait une petite fille, mais ses parents ᅵtaient tristes,
car tu vois, le bᅵbᅵ ᅵtait un bᅵbᅵ mongoloᅵde.
ᅵ Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit ᅵ la maison
et a ᅵtᅵ finalement destinᅵe ᅵ prendre soin de sa mᅵre ᅵ la suite d'un
arrᅵt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Nᅵanmoins je me souviens du nom du garᅵon,
car il grandit pour mettre ᅵ mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker ᅵ Berlin. Son nom ᅵtait Adolf Hitler ᅵ.
Q43 : Si un avortement lᅵgal n'ᅵtait pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermᅵdiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de maniᅵre ᅵvidente que dans les pays
oᅵ les avortements ont ᅵtᅵ lᅵgalisᅵs afin de prᅵvenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de maniᅵre
lᅵgale a augmentᅵ progressivement, mais le nombre des avortements
effectuᅵs de maniᅵre illᅵgale n'a pas diminuᅵ. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concᅵde:
ᅵ Bien que l'un des buts principaux de la libᅵralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait ᅵtᅵ de rᅵduire l'incidence des
avortements illᅵgaux, cela n'a pas ᅵtᅵ atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements lᅵgaux et illicites ont
augmentᅵ ᅵ.
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultᅵre. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bᅵbᅵ, ni un hᅵpital
public, ni une clinique privᅵe ne disposent de l'anonymat adᅵquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concᅵdez que certains avortements seront pratiquᅵs mᅵme si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas ᅵviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas ᅵtre respectᅵes ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'ᅵliminer le mal en le lᅵgalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'ᅵtre prises d'assaut par des bandits armᅵs ?
Le vol des banques est une activitᅵ bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait lᅵgaliser le
vol ᅵ main armᅵe des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volᅵ, la vie, ne pourra jamais
ᅵtre remplacᅵ. Pourquoi lᅵgaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illᅵgaux ou illicites pourquoi devrait-on dᅵfavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnᅵs par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
prᅵfᅵrentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient ᅵtre dᅵpensᅵs pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, ᅵ les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activitᅵ d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bᅵnᅵficier d'avantages fiscaux ᅵ.
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naᅵtre, d'ᅵtre dᅵsirᅵ
et aimᅵ ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre ᅵ cet idᅵal; ce
n'est pas, en tout cas, en dᅵtruisant le bᅵbᅵ non-dᅵsirᅵ, mais en
changeant les causes qui contribuent ᅵ son rejet.
ᅵ Beaucoup de choses sont faites pour prᅵvenir la naissance des enfants
non dᅵsirᅵs ᅵ, note le Dr Diamond, un professeur de pᅵdiatrie de
l'Ecole Stritch de Mᅵdecine ᅵ l'Universitᅵ Loyola :
ᅵ Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste ᅵ ne pas
ᅵtre ᅵ mᅵme de distinguer entre l'enfant non dᅵsirᅵ et la grossesse non
dᅵsirᅵe. En quinze ans d'expᅵrience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai trᅵs rarement rencontrᅵ de mᅵre qui ait demandᅵ
qu'on la dᅵbarrasse de son bᅵbᅵ une fois qu'elle l'avait amenᅵ de la
maternitᅵ ᅵ la maison ᅵ.
Si une mᅵre ne dᅵsire pas ou n'est pas capable d'ᅵlever le bᅵbᅵ qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
ᅵ Tout bᅵbᅵ est un bᅵbᅵ dᅵsirᅵ ᅵ veut vraiment dire que tout bᅵbᅵ non
dᅵsirᅵ est un bᅵbᅵ mort. Une sociᅵtᅵ civilisᅵe doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre ᅵ femme du tiers-monde ᅵ aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir ᅵ
l'avortement ?
R47 : Derriᅵre cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler ᅵ l'avortement socio-ᅵconomique ᅵ.
Protᅵger soi-disant les ᅵ femmes du tiers-monde ᅵ, les pauvres, les
marginaux, les discriminᅵs, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amᅵlioration de la qualitᅵ de la
vie ne peut pas ᅵtre atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde ᅵ tuer leurs bᅵbᅵs n'est pas de la
philanthropie, c'est un gᅵnocide.
Nous savons par des preuves irrᅵfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bᅵbᅵs ᅵ naᅵtre. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bᅵbᅵ
complᅵtement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-ᅵconomiques.
Dans ce cas, la sociᅵtᅵ est obligᅵe de trouver une solution ᅵ ces
difficultᅵs. Elle doit protᅵger la vie, sans jamais avoir recours ᅵ
l'expᅵdient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilitᅵs par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment rᅵduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire ᅵ la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune ᅵge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des diffᅵrentes
mᅵthodes de contraception. Cela rᅵsoudrait le problᅵme des grossesses
non dᅵsirᅵes ᅵ.
La contraception dᅵtruit essentiellement, ᅵ la racine mᅵme, la volontᅵ
d'avoir des enfants. Quand la contraception ᅵchoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir ᅵ l'avortement. Donc
la contraception mᅵne ᅵ la multiplication des avortements au lieu de
les ᅵliminer.
Pedro-Juan Viladrich ᅵcrit : ᅵ La vie humaine et ses origines sont
naturellement liᅵes au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dᅵnigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisᅵ, il
dᅵnigre la vie humaine ᅵ.
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la sociᅵtᅵ peut-elle
tolᅵrer un tel gᅵnocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les dᅵbuts de l'histoire humaine.
Comme le pᅵchᅵ, il a ses racines au sein de la dᅵsobᅵissance de l'homme
envers Dieu - du pᅵchᅵ originel commis dans le jardin de l'Eden, ᅵ la
myriade de pᅵchᅵs commis aujourd'hui ᅵ travers le monde. Tandis que
leurs ancᅵtres pratiquaient l'avortement, ou mᅵme sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociᅵtᅵs civilisᅵes ont condamnᅵ l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ᅵre matᅵrialiste et athᅵe rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des paᅵens en rejetant l'hᅵritage de la
civilisation chrᅵtienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
ᅵ Rᅵclamer le droit ᅵ l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaᅵtre le mᅵme droit dans la loi, veut dire attribuer ᅵ la libertᅵ
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
libertᅵ : ᅵ En vᅵritᅵ, en vᅵritᅵ, je vous le dis, quiconque commet un
pᅵchᅵ est esclave du pᅵchᅵ ᅵ (Jean 8:34) ᅵ.
Q50 : Quelle est donc la rᅵponse non seulement ᅵ l'avortement, mais ᅵ
la Culture de la Mort qui se rᅵpand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrᅵtienne. Gardons ᅵ
l'esprit que ᅵ En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la ᅵ Culture de la Vie ᅵ et la ᅵ Culture de la Mort ᅵ, nous ne
pouvons pas nous restreindre ᅵ l'idᅵe perverse de la libertᅵ. Nous
devons aller au coeur de la tragᅵdie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominᅵ par le sᅵcularisme qui, avec ses tentacules omniprᅵsents,
rᅵussit parfois ᅵ mettre ᅵ l'ᅵpreuve les communautᅵs chrᅵtiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance ᅵ perdre le
sens de l'homme, de sa dignitᅵ et de sa vie... ᅵ.
L'heure de notre ᅵpreuve est venue. En dᅵfendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remᅵde sans ᅵge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dᅵpendait de Dieu et
travailler comme si tout dᅵpendait de nous.
Q51 : Que dire ᅵ la personne qui, aprᅵs avoir lu ce livre, persiste ᅵ
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La priᅵre reste seule la plus
puissante de toutes les rᅵponses, c'est la rᅵponse.
[suivi oᅵ vous voulez]
50 Questions & Réponses ...que tout Français devrait connaître contre
L'Avortement
[Remerciements à l'association *Droit de Naître*]
Toute constitution qui permet quoi que ce soit contre le cinquième
commandement « Tu ne tueras pas » est radicalement injuste ». (Cette
mise en garde proclamée par les évêques catholiques d'Espagne lors de
la légalisation de l'avortement a indéniablement la force de la
vérité.)
Avortement : ses conséquences
Q1 : Qu'est-ce qu'un avortement?
R1 : L'avortement est le processus volontaire qui vient interrompre
le développement du bébé à naître dans l'utérus afin de lui imposer une
mort certaine. Comme cela est défini par la loi de 1975 sur
l'avortement et la stérilisation, « Avortement signifie l'expulsion
d'un
foetus ou d'un embryon vivant d'une femme avec l'intention de supprimer
le dit foetus ou le dit-embryon ».
Bien que la mort involontaire d'un bébé prématuré soit définie, en
termes médicaux, comme un « avortement spontané », ces tragédies,
appelées avec plus de compassion fausses couches, ne sont pas le sujet
de ce livre. Lorsque l'enfant à naître est tué in utero, c'est un
véritable meurtre. Cependant quand le bébé est né vivant, et tué après,
il s'agit d'un infanticide.
Q2 : Quelles sont les méthodes employées pour tuer l'enfant à
naître pendant ses trois premiers mois de vie utérine ?
R2 : Les méthodes pour avorter les enfants à naître avant la date
limite légale, c'est-à-dire jusqu'à la dixième semaine, comprennent les
inducteurs d'avortement: « RU-486 », l'évacuation par aspiration, les
dilatation et curetage.
Q3 : Qu'est ce qu'un inducteur d'avortement ?
R3 : Un inducteur d'avortement est tout produit pharmaceutique,
chimique, ou tout dispositif qui, parfois directement toxique pour le
bébé à naître, provoquera sa mort. Dans cette catégorie sont compris
les pilules du lendemain, le stérilet. Un autre inducteur est la pilule
RU-486, décrite ci-après.
Q4 : La pilule RU-486 est-elle une réponse facile à la controverse
sur l'avortement ?
R4 : En France et en Grande Bretagne, un puissant stéroïde de
synthèse a été utilisé pour provoquer l'avortement chez des mères
enceintes de cinq à sept semaines. Aux Etats-Unis, l'Office du Contrôle
Pharmaceutique et Alimentaire a fait paraître une note d'alerte au
sujet de la pilule RU-486, en interdisant l'importation pour usage
personnel aux Etats-Unis car cela comporte un danger pour les femmes.
Il y a encore peu de temps, avant que la pilule RU-486 ne soit cédée,
le laboratoire qui la fabriquait recommandait que le matériel de
réanimation d'urgence soit présent lors du traitement.
« La RU-486 n'est pas d'emploi facile », concédait l'ancien P.D.G. de
Roussel Uclaf, Edouard Saking. « Une femme voulant mettre fin à sa
grossesse par cette méthode doit « vivre » avec son avortement pendant
au moins une semaine. Il s'agit d'une épouvantable épreuve
psychologique ».
Q5 : Comment sont pratiqués les avortements par évacuation et
aspiration ?
R5 : L'orifice externe du col utérin est progressivement tenu
ouvert (dilatation) par l'intermédiaire de « bougies » de diamètre
progressivement croissant; une canule creuse est introduite à
l'intérieur de l'utérus, afin d'extraire l'enfant à naître vers
l'extérieur, par aspiration. Cette aspiration est produite par un
appareil du type d'un aspirateur ménager, mais 23 fois plus puissant.
La mort est provoquée par le démembrement des bras et des jambes. Le
débris foetal est transformé en une purée sanguinolente. C'est la
routine, la méthode la plus fréquemment employée par l'avorteur.
Q6 : Pouvez-vous décrire la méthode de dilatation et curetage comme
méthode d'avortement ?
R6 : Dans le cas de Dilatation et Curetage (D&C), un instrument
long dont l'extrémité forme une étroite cuillère (curette) est
introduit dans l'utérus pour en évacuer le contenu en raclant les
parois utérines. La méthode de dilatation et curetage, suivis ou non
par l'aspiration, est une méthode utilisée pour soigner
chirurgicalement les hémorragies chez les femmes non enceintes. Nous
devons donc noter que tous les D&C ne sont pas forcément des
avortements.
Q7 : Quelles méthodes sont employées pour tuer les bébés du
troisième au neuvième mois de vie prénatale, dans certains pays où cela
est autorisé ?
R7 : Les avorteurs emploient diverses méthodes pour tuer les bébés
pendant les deuxième et troisième trimestres. Celles-ci comprennent
dilatation et évacuation, injection d'une solution hypertonique salée,
avortement par prise de prostaglandines, hystérotomie, et avortement
par naissance partielle.
Q8 : Pouvez-vous décrire la méthode d'avortement dite par
Dilatation et Evacuation par aspiration ?
R8 : Dans le cas de Dilatation et Evacuation (D&E), le cervix est
dilaté de force. L'ouverture doit être plus importante que pour une
évacuation suivie par aspiration pratiquée durant le premier trimestre
car la victime à démembrer est âgée de 13 à 24 semaines et, par
conséquent, de taille plus importante. Comme les os de l'enfant à
naître sont plus solides, des pinces sont employées pour les séparer -
les bras et les jambes d'abord, ensuite le dos. Enfin, le crâne du bébé
est broyé, avant que la tête ne soit sortie complètement par
aspiration. Les résidus foetaux peuvent être éliminés avec un forceps
en anneau.
Aucune anesthésie de l'enfant à naître n'est pratiquée pendant D&E,
puisque l'agonie de la victime sans défense doit être niée à tout prix.
Q9 : Comment une solution hypertonique salée peut-elle être
utilisée pour provoquer un avortement ?
R9 : L'avortement réside dans la piqûre d'une solution hypertonique
salée (communément mais incorrectement appelée saline).
Une aiguille de 8 centimètres perce les parois de l'abdomen et de la
paroi utérine. 60cl de liquide amniotique sont extraits, puis 200cl de
la solution hypertonique salée sont injectés dans la poche qui
enveloppe le bébé.
Accoutumé au plaisir d'avaler le liquide dans lequel il est immergé,
l'enfant à naître fait l'expérience du goût amer du « venin fatal ». Au
fur et à mesure, le sel caustique lui brûle la gorge et sa peau
délicate; il cherche en vain à fuir, se balançant d'un côté et de
l'autre de l'utérus dans de terribles contorsions. Son agonie peut
durer des heures.
Plusieurs heures passeront avant que l'enfant à naître ne soit expulsé
des entrailles maternelles. Son corps est rouge de brûlures. Certains
avorteurs décrivent ce phénomène comme l'effet pomme caramel.
Q10 : Qu'est-ce qu'un avortement par prostaglandines ?
R10 : Les prostaglandines sont des hormones qui provoquent les
contractions du travail. Elles peuvent être injectées dans l'enveloppe
amniotique ou administrées sous forme de comprimé vaginal. Par la suite
la mère commence son travail, elle accouche d'un foetus mort-né, ou
trop petit pour qu'il soit viable hors de l'utérus. Alors le bébé est
simplement laissé sans soins et meurt.
Q11 : Comment une hystérotomie est-elle un moyen d'avorter ?
R11 : Dans le cas d'une hystérotomie, comme pour un accouchement par
césarienne, l'abdomen et l'utérus de la mère sont ouverts
chirurgicalement. Alors qu'une césarienne est pratiquée pour sauver la
vie du bébé, une hystérotomie est pratiquée pour la terminer. Certains
médecins se servent du placenta pour étouffer le bébé.
Q12 : Qu'est-ce qu'on entend par « avortement par naissance partielle »
?
R12 : Cette méthode est décrite dans le journal American Medical News.
L'avortement par naissance partielle comporte « l'extraction d'un
foetus
intact dégagé par le col de l'utérus, les pieds en premier, tout ayant
été délivré sauf la tête. Le chirurgien enfonce des ciseaux à la base
du crâne, les ouvre au maximum pour dilater l'orifice, et se sert de
l'aspiration pour sortir le cerveau ». Suite au témoignage d'une
infirmière ayant assisté à plusieurs avortements par naissance
partielle, et déclarant que les législateurs devraient être forcés
d'assister à un avortement en cours dans les salles d'opération, la
Chambre des Députés aux Etats-Unis a voté une loi imposant une peine de
prison et une amende, à tout avorteur qui accoucherait « partiellement
un foetus vivant avant de le tuer et de terminer cet accouchement ».
Il est à noter que cette technique n'est pas appliquée en France...
mais pour combien de temps ?
Q13 : Est-ce que l'avortement est un acte chirurgical sûr ?
R13 : Les partisans de l'avortement mentent aux femmes en leur faisant
croire que tout avortement légal est un avortement sûr. Les
statistiques montrent qu'il en est autrement. Beaucoup de femmes
demandant la « liberté de reproduction » par l'avortement peuvent
endommager ou perdre complètement leurs facultés reproductives de
manière permanente, par la stérilité à vie. Même avec les meilleures
techniques chirurgicales, lors de l'aspiration ou lors du curetage,
lorsque le plastique et le métal des instruments sont portés en contact
avec les tissus délicats de l'utérus, il peut s'en suivre une lésion
des organes internes. Même sans lésion, l'avortement endommage le
système immunitaire.
Q14 : Est-ce que l'avortement est le seul danger qui mette en péril
l'enfant à naître dans le ventre de sa mère ?
R14 : Non, l'enfant peut être la cible d'un infanticide. La greffe de
tissu foetal, qui nécessite l'utilisation d'un foetus vivant pour
récupérer du tissu vivant est, parfois, appelée à tort avortement.
Malgré cette appellation, le tissu n'est pas vraiment prélevé sur un
foetus, puisqu'à ce moment précis il s'agit d'un enfant, d'où le nom
d'infanticide ou d'euthanasie à des fins utiles.
Q15 : N'est-il pas plus risqué de porter une grossesse à terme que
d'avorter ?
R15 : Non, ce n'est pas plus risqué. En effet, il a été vérifié que la
grossesse naturelle est plus sûre, durant la première comme durant la
deuxième moitié de la grossesse, que l'avortement. Les statistiques
souvent citées pour appuyer le raisonnement contraire sont décevantes.
Ceux qui sont pour l'avortement comparent systématiquement le taux de
mortalité chez les mères, dans le cas d'un avortement provoqué pendant
les 12 premières semaines de grossesse, avec le taux de mortalité chez
les mères lors de toute la période de gestation, lors de l'enfantement,
ainsi que dans la période qui suit l'accouchement. Et pour « charger
encore la barque », le taux de mortalité lors des accidents, ou suite à
la maladie est, lui aussi, pris en compte dans la dernière statistique.
Comparer les risques de l'avortement pratiqué pendant le premier et le
deuxième mois de grossesse, avec les risques de l'accouchement après
neuf mois, est trompeur, mensonger et non scientifique.
Q16 : Quelles sont les complications qui peuvent arriver à une mère,
suite à un avortement?
Maladie inflammatoire pelvienne : La maladie Inflammatoire
Pelvienne « est une maladie grave, conséquence courante de
l'avortement.
Elle a été signalée pour 30% des cas. Cette maladie peut conduire aux
fausses couches, à la stérilité et aux douleurs pelviennes chroniques.
Fausses couches : Les femmes ayant avorté sont sujettes aux
fausses couches avec un taux plus élevé de 35% par rapport aux femmes
n'ayant jamais avorté.
Accouchement difficile : Les femmes qui ont avorté sont sujettes aux
complications lors de futurs accouchements et/ou pendant de futures
grossesses.
Naissances prématurées : Les accouchements de bébés prématurés sont 2 à
3 fois supérieurs chez les femmes qui ont avorté plus d'une fois que
chez celles qui n'ont jamais avorté.
Cancer du sein : Il y a de fortes présomptions pour que
l'avortement puisse accroître le risque de cancer du sein, en
particulier si c'est le premier bébé qui a été avorté.
Miriam Cain relate que « des femmes qui avortent au cours du premier
trimestre de grossesse doublent leur risque de contracter un cancer du
sein, par rapport aux femmes qui portent à terme leur grossesse ».
Grossesse extra-utérine : Lors d'une grossesse extra-utérine, le bébé
se développe dans les trompes de Fallope, plutôt que dans l'utérus,
mettant par conséquentla mère en danger de mort par risque d'éclatement
d'une trompe.
Un taux de croissance non négligeable de grossesses extra-utérines est
constaté chez les mères qui ont avorté. Des études nous montrent que le
risque d'une grossesse extra-utérine double après un premier avortement
et peut quadrupler après un second. Le danger augmente avec la pilule
RU-486, qui est inefficace sur les grossesses extra-utérines, créant
une fausse impression (en induisant le saignement) que la mère n'est
plus enceinte.
Q18 : Est-ce qu'un avortement entraîne des problèmes d'ordre émotif,
psychologique et psychiatrique ?
R18 : Oui. L'avortement peut produire de graves problèmes d'ordre
émotif:
Sentiments de regret : Chez de nombreuses femmes, on a constaté de
profonds sentiments de regret et même d'amour pour l'enfant « qui
aurait dû naître ».
Anxiété et dépression : Par rapport aux femmes adultes, les jeunes
adolescentes sont davantage amenées à souffrir des séquelles
psychologiques à court terme. Même si la première réaction d'une femme
avortée est celle du soulagement, les sentiments d'anxiété, de regrets
et de dépression s'en suivent rapidement.
Syndrome post-avortement : Dans certains cas les femmes réagissent au
traumatisme de l'avortement de manière similaire aux troubles de stress
post--traumatique que l'on retrouve chez les anciens combattants.
Souvent les premiers symptômes se manifestent plusieurs années après
l'avortement, lorsque la femme commence à accuser des problèmes qui ne
s'étaient pas produits avant, comme des flash-back, faible estime de
soi, troubles du sommeil, émotions engourdies, difficultés de
concentration. Le Dr.Vincent Rue, un psychiatre américain qui étudie le
Syndrome post-avortement depuis vingt ans environ, cite ces symptômes
ultérieurs : « dépression, inclinations au suicide, relations sociales
brisées, usage de drogue, abus d'alcool, problèmes sexuels, phobies,
grossesses nerveuses, stérilité, anorexie, etc. Plus la femme nie que
l'avortement a tué son enfant, plus ses réactions sont dramatiques.
Q19 : Est-ce que la mère d'un foetus avorté est la seule à souffrir de
troubles de stress post-traumatique suite à un avortement ?
R19 : Non. Comme le rapporte Eric Pastusek, la recherche montre que le
géniteur éprouve souvent de graves réactions négatives , quand il se
rend compte que son futur bébé a été tué. Un père dans cette situation
a exprimé son bouleversement émotif par ces mots :
Vous avez probablement déjà lu bien des choses au sujet des sentiments
de culpabilité non résolus et des émotions réprimées, éprouvées par les
anciens combattants du Vietnam. Cela s'appelle « Troubles de Stress
Post
Traumatique ». En somme il s'agit du résultat de l'effort déployé à
effacer ou à supprimer l'intense réaction à la mort et à la violence
qui les a entourés. Cette réaction est de même nature que la mienne
suite à l'avortement pratiqué sur ma femme. Pour moi, ce n'était pas
fini quand nous sommes sortis de la clinique après l'avortement.
Le stress infligé au père est encore plus important lorsque la loi lui
interdit d'exercer tous les pouvoirs qui lui permettraient de protéger
la vie de son bébé à naître.
Q20 : A quel moment débute la vie ?
R20 : A moins qu'on ne définisse les termes employés, voilà une
question piège. Plus généralement, la vie ne commence pas, elle est
transmise. Des cellules vivantes issues de cellules vivantes. Cette
continuité de la vie est le postulat de base de la biologie. La
question qui détermine la nature de l'avortement, cependant, est bien
plus spécifique : quand débute la vie humaine - voire, quand débute la
vie d'un être humain ?
Q21 : A quel moment débute la vie d'un être humain ?
R21: La biologie prouve que la vie d'un nouvel être humain débute
lors de la fécondation, au moment de la fusion du spermatozoïde du mâle
et de l'ovule de la femelle (gamètes). L'union de 23 chromosomes du
gamète masculin avec 23 chromosomes du gamète féminin crée une nouvelle
cellule de 46 chromosomes. « On se réfère à la cellule par le terme de
zygote, qui contient un nouveau code génétique, donnant un individu
différent du père et de la mère, et de toute autre personne dans le
monde ».
Q22 : Vous dites qu'une seule cellule est un être humain ?
R22 : Oui. Le Dr Keith Moore, embryologue, déclare d'ailleurs : «
Chacun de nous a débuté sa vie en un seul zygote mono-cellulaire 9.
Comme l'affirme le manuel d'obstétrique cité dans la note précédente,
le bébé à peine conçu a son bagage génétique qui lui est propre et qui
est distinct des gamètes du père et de la mère. Bien sûr, sur le plan
de la biologie, le zygote n'est pas du tout un être impersonnel, mais
une, il ou elle, miniature, puisque sa mono-cellule est soit mâle soit
femelle. Il ou elle est un être humain nouveau, unique et complet.
Unique parce qu'il n'a jamais existé auparavant d'être humain identique
et qu'il n'en existera jamais. Comme l'affirment Landrum Shuttles, MD,
et David Rorvik, « la conception confère la vie et fait de celle-ci une
vie unique en son genre ».
Complet parce que le code génétique (génotype) du zygote contient
l'information sur toutes les caractéristiques d'un nouvel être humain,
comme la stature, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, etc.
« Le génotype -les caractéristiques héritées d'un être humain unique -
est établi lors du processus de conception », écrivent Shuttles et
Rorvik, « et restera en vigueur pendant toute la vie du nouvel individu
».
Q23 : Le zygote ou l'ovule fécondé n'est-il pas simplement un être
humain potentiel ?
R23 : Non. Le zygote n'est pas un être humain potentiel, il est un être
humain avec du potentiel. On pourrait dire que le sperme et l'ovule
avant leur fusion constituent un être humain potentiel. Cependant, une
fois que leur fusion est effective, cela constitue un véritable être
humain.
Q24 : Cette nouvelle cellule, ne serait-elle pas simplement une
maquette ?
R24 : Cette analogie répandue par ceux qui soutiennent l'avortement est
manifestement absurde. Une maquette est simplement un plan
architectural fabriqué en papier cartonné, et ne se transformera jamais
en une maison ou toute autre structure, quels que soient les soins qui
lui sont réservés. D'autre part, avec le temps, le bébé à naître
évoluera en un être humain adulte. Donc, détruire une maquette n'est
pas la même chose que démolir un bâtiment. Supprimer sciemment la vie
d'un zygote, c'est commettre l'homicide d'un être humain déjà existant.
Q25 : A quel moment a lieu la nidation ?
R25 : Après la fécondation, qui a lieu dans les trompes de Fallope de
la mère entre douze et vingt-quatre heures après l'ovulation, le zygote
continue son cheminement vers l'utérus. Approximativement six jours
après la fécondation, le processus de la division cellulaire est
largement entamé, et l'embryon (désormais appelé blastocyste) commence
à se nicher dans les couches nutritives de l'utérus (endomètre). « A
partir du septième jour commence un véritable rapport mère-bébé plus
rapproché », écrit le Dr E.Blecheshmidt. « La progression vers la
muqueuse utérine est une première performance de l'ovule (fécondé)12.
La nidation arrive à son terme autour du douzième jour après la
fécondation.
Q26 : Les cellules de l'enfant ne sont-elles pas issues de celles de sa
mère ?
R26 : Non. En accord avec la biologie et la génétique, c'est l'embryon
qui entreprend, dans une véritable explosion de vitalité, sa propre
« construction » dans les entrailles de sa mère. Le Dr Bart Heffernan
décrit cette période dynamique de développement : « Dès la conception,
l'enfant est un individu complexe, dynamique, à la croissance rapide.
Par un processus naturel et continu, un seul ovule fécondé se
développera en plusieurs milliards de cellules de nouveau-né au cours
des neuf mois ».
Q27 : Quand l'embryon est-il viable ?
R27 : Comme d'innombrables slogans des avorteurs, la viabilité est un
terme ambigu. Si par « viabilité » l'on comprend la capacité du
nouveau-né de se développer hors de l'utérus de manière indépendante,
par bon sens on conclurait que même les bébés nés au terme d'une
grossesse de neuf mois avec la meilleure santé et un poids de naissance
correct, ne sont pas viables. Sans l'attention constante de la mère ou
de toute autre personne qui en prend soin, le bébé ne survivrait pas et
mourrait aussitôt. Au siècle dernier, des bébés prématurés, nés avant
le septième mois de grossesse, mouraient car les techniques de 'époque
manquaient des moyens adéquats pour les sauver. Aujourd'hui nous sommes
à même de sauver un bébé né au terme de vingt semaines de gestation, et
les chercheurs sont en train de travailler sur un placenta artificiel
qui rendrait viables des embryons âgés de dix semaines. La viabilité
mesure simplement le stade de développement du support de la vie, et
non l'humanité ou l'inviolabilité de la vie. Cela s'applique à des
êtres humains à tous les stades de la vie, comme par exemple aux
personnes vivant dans le coma, souvent cibles privilégiées de
l'euthanasie.
Q28 : A quel moment commence à battre le coeur du bébé ?
R28 : Au terme des trois semaines après la fécondation, le coeur du
bébé à naître commence à battre, faisant circuler du sang qui peut être
d'un autre groupe sanguin que celui de la mère.
Q29 : A quel moment peut-on détecter et visualiser les ondes cérébrales
du bébé ?
R29 : Avant le terme des six semaines après la fécondation,
l'électro-encéphalogramme (EEG) enregistre les ondes cérébrales du bébé
à naître.
Q30 : A quel moment le corps du bébé est-il complètement formé ?
R30 : Le Dr Heffernan écrit « après la huitième semaine, aucune ébauche
(rudiments d'un organe embryonnaire) ne sera plus formée ; tout est là
et on le retrouvera dans le bébé à terme.
Q31 : Pouvez-vous décrire la vie utérine du bébé à naître ?
R31 : La vie intra-utérine a été bien décrite par le Dr William Liley,
le « Père de la foetologie ». Le jeune individu, maître de son
environnement et de sa destinée dans un but tenace, s'implante dans la
paroi spongieuse et, par une manifestation de son pouvoir
physiologique, supprime le cycle menstruel de la mère. Cette paroi
spongieuse devient sa maison pendant les prochains 270 jours, et pour
la rendre habitable, l'embryon développe pour lui un placenta et une
capsule protectrice de fluide...
On sait qu'il se déplace avec une aisance et une grâce magnifiques dans
son monde flottant, ce confort foetal détermine sa position foetale. Il
est sensible à la douleur, au toucher, au froid, au son et à la
lumière. Il boit son liquide amniotique, davantage s'il est adouci
artificiellement, moins si on lui donne un goût désagréable. Il a le
hoquet et suce son pouce. Il veille et dort. Il s'ennuie avec des
signaux répétitifs mais on peut lui apprendre à répondre à un premier
signal, puis à un deuxième différent. Et finalement, il détermine quel
jour sera celui de son anniversaire car, indiscutablement, le début des
contractions d'accouchement est une décision unilatérale du foetus.
C'est ce même foetus que l'on soigne avant et après la naissance qui,
avant la naissance, peut être malade et nécessiter un diagnostique et
des soins, comme tout autre patient.
Q32 : Est-ce que le bébé à naître ressent la douleur ?
R32 : Oui. Notre capacité à sentir et à répondre à la douleur ne
commence ni pendant, ni après la naissance. Au cours des deux dernières
décennies, les progrès dans le domaine de l'ultrason en temps réel, la
foetoscopie, l'EEG foetal, ont démontré la réceptivité remarquable du
bébé à naître, réceptivité au son, au goût, au toucher, à la douleur.
Comme l'a écrit le président Ronald Reagan :
« Nous devons nous instruire de la réalité des horreurs qui ont
lieu. Les médecins aujourd'hui
savent qu'un bébé à naître peut sentir, depuis les entrailles de sa
mère une caresse, de même qu'il peut réagir à la douleur. Mais, combien
d'Américains, dans les 50 états, sont au courant des techniques
d'avortement qui brûlent la peau du bébé avec une solution salée, en
lui laissant une mort agonisante qui peut durer des heures ? ».
Q33 : Qu'est-ce que la naissance ?
R33 : Comme l'observe le Dr Jack Willke :
« La naissance consiste en l'émergence du bébé du ventre de
sa mère, la suppression du cordon ombilical et donc le début de
l'existence du bébé physiquement détaché du coeur de sa mère. La seule
chose qui change réellement à la naissance, c'est la mutation du
système de support de la vie du bébé. L'enfant n'est pas différent
avant ou après la naissance, excepté qu'il a changé sa méthode de
respiration et d'alimentation. Avant la naissance, la nourriture et
l'oxygène étaient obtenus grâce à la mère par le biais du cordon
ombilical du bébé. Après la naissance, l'oxygène est obtenu par ses
propres poumons et la nourriture par son estomac, s'il est suffisamment
mûr pour être nourri ainsi ».
Q34 : Pourquoi la loi devrait-t-elle intervenir sur ce qui se passe
dans le domaine privé d'une femme ?
R34 : Dans le jugement du cas difficile Roe contre Wade en 1973,
légalisant l'interruption volontaire de grossesse à la demande, la Cour
Suprême des Etats-Unis s'appuyait sur le soi-disant droit à la
protection de la vie privée, qui aurait été écrit et conservé dans les
ténèbres de la Constitution américaine.
Mais ce qui se passe dans l'intimité de l'utérus, c'est la croissance
et le développement d'un être humain qui devrait avoir droit à la
pleine protection de la loi. On interfère avec l'homicide du bébé à
naître. L'intimité de l'utérus ne devrait pas fournir une licence pour
tuer à l'intérieur de ses parois, de même que l'intimité d'une maison
ne doit pas sanctionner un massacre à l'intérieur de ses murs.
En réalité, les pompiers et autres secours violents, en toute légalité,
la propriété privée pour sauver les vies des personnes s'y trouvant,
tout comme ils abattent les portes des immeubles en proie aux flammes
pour secourir les vies qui y sont renfermées.
Q35 : Si l'avortement viole vos croyances morales et religieuses, vous
ne devez pas vous y soumettre. Mais pourquoi la loi devrait-elle
imposer une certaine moralité à la décision personnelle des autres?
R35 : Une décision demeure personnelle dans la limite où elle se
rapporte aux intérêts et droits exclusifs de la personne qui décide. A
partir du moment où cela concerne les intérêts et droits exclusifs des
autres, une décision n'est plus personnelle mais déléguée. Personne ne
peut déléguer un droit qui n'est pas le sien. Pareillement, aucune
personne ne peut déléguer un droit à la vie. La vie appartient
exclusivement à son Créateur - à Lui de la donner ou de la reprendre.
De même qu'il serait absurde de tolérer l'abus sexuel des enfants par
leurs parents sous prétexte qu'il s'agit d'une affaire personnelle, il
est absurde de « valider » le droit d'une femme de tuer son enfant dans
son sein.
Car après tout, l'avortement est l'abus par excellence de son enfant.
Mettre fin à la vie de quelqu'un au nom de la vie privée, c'est
ébranler les fondements de la raison même de la vie privée : la mise en
valeur de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu. L'avortement,
le massacre des bébés à naître innocents, n'est pas un choix privé mais
un crime privé qui en appelle à Dieu et à l'homme pour la justice.
Q36 : Pourquoi la loi inflige-t-elle la maternité obligatoire à la
femme ?
R36 : Une femme qui est enceinte est déjà une mère. Son enfant existe
déjà. Une fois que l'enfant est né, elle peut proposer de le faire
adopter. Une loi qui interdit l'avortement ne vise qu'à empêcher une
mère de tuer le bébé qui grandit dans ses entrailles.
Q37 : Pourquoi les droits d'un foetus en développement devraient avoir
priorité sur les droits d'une femme adulte ?
R37 : Tous les droits ne sont pas égaux - moralement et légalement. La
loi ne permet pas à une mère de tuer ses enfants déjà nés parce qu'elle
ne les veut pas, parce qu'ils interfèrent avec ses plans personnels ou
parce qu'ils l'incommodent. De même il ne devrait pas lui être permis
de mettre fin à la vie de ses enfants avant leur naissance.
Q38 : La loi devrait-elle au moins autoriser une exception, pour
l'avortement thérapeutique, dans le cas où la vie de la mère est en
danger ?
R38 : Un docteur soignant une femme enceinte a, en fait, deux patients.
Il n'y a rien de thérapeutique à en tuer volontairement un des deux. Le
professeur Charles E. Rice, à la Faculté de Droit de l'Université Notre
Dame, rapporte : « Il n'y a pas de situation où l'avortement soit
médicalement nécessaire pour sauver la vie de la mère ».
De même le Dr Roy. S. Hefferman, de la Tufts University, a déclaré au
congrès du Collège Américain de chirurgiens:
« Quiconque pratique un avortement thérapeutique est ignorant des
méthodes de traitement modernes en cas de complications de grossesse ou
bien n'a pas la volonté de prendre le temps de s'en servir ».
La fin ne justifie pas les moyens. L'homicide volontaire du bébé à
naître ayant pour but présumé d'atteindre un bon résultat n'est jamais
justifié.
Q39 : Pourquoi la loi devrait-elle être plus en faveur de la vie
del'enfant à naître qu'envers la mère qui est déjà née ?
R39 : La loi ne devrait pas exprimer de favoritisme pour une vie
innocente ou pour une autre. Elle devrait plutôt refléter le principe
si judicieusement exprimé par le Pape Pie XII :
« La vie humaine innocente quelle qu'en soit la condition, doit
être, à partir du premier instant de son existence, préservée de toute
attaque volontairement dirigée ».
Il continuait : « Ce principe s'applique pour la vie d'un enfant comme
pour celle de la mère. Jamais l'Eglise n'a enseigné que la vie d'un
enfant doit être préférée à celle de la mère. C'est une erreur de
formuler la question avec cette alternative : soit la vie de l'enfant,
soit celle de la mère.
« Non ; ni la vie de la mère, ni celle de l'enfant, ne peuvent être
soumises à l'acte de suppression. Pour l'un comme pour l'autre, la
seule exigence nécessaire peut seulement être la suivante : mettre en
oeuvre tous les efforts pour sauver les vies, aussi bien de la mère que
de l'enfant ».
Q40 : La loi ne devrait-elle pas permettre l'avortement en cas de viol
ou d'inceste ?
R40 : L'inceste est un des types les plus odieux de viol. Comme le
note le professeur Rice : « Le fait qu'un rapport soit incestueux ne
change pas sa nature de viol ».
Une victime de viol a le droit de résister à son attaquant. Mais
l'enfant à naître est un innocent non agressif qui ne doit pas être tué
pour le crime de son père ».
« Punir le violeur, non le bébé! » s'insurge judicieusement Miriam
Cain.
« L'Etat devrait imposer la peine de mort à tout violeur qui a commis
le crime, et non au bébé innocent qui en est le produit. L'addition de
deux maux ne produit pas un bien. Le bébé n'a pas à payer le crime de
son père ».
Q41 : L'embryon semble manquer de tout ce qu'on attribue à une personne
humaine : liberté, amour, raison, etc. Puisque la personnalité se
développe graduellement, la loi ne devrait-elle pas considérer le bébé
à naître comme une personne potentielle ?
R41 : Si la personnalité est atteinte graduellement, alors aucun être
humain ne deviendra jamais une « personne complète ». Il restera
toujours
une personne partielle, manquant toujours de quelques éléments
nécessaires pour atteindre cette « complétude ». Pour se rassurer, à
chaque instant de la vie, on a besoin de se développer, qu'il s'agisse
de l'éducation, de l'amour, de la capacité à communiquer, etc. Si la
personnalité dépend de la perfection (maturité totale), il s'agit d'une
utopie véritable.
Par ailleurs, la gravité de l'homicide dépendrait de l'âge de la
victime. Tuer un garçon de 5 ans, qui n'a pas atteint l'âge de raison,
ne serait pas un crime aussi grave que de tuer un homme de 40 ans !
Avec un tel mensonge, justifier l'avortement et l'euthanasie devient
chose facile... Les bébés à naître, les personnes ayant des handicaps
mentaux ou psychiatriques, les malades vivant dans le coma, et tous les
autres humains vulnérables peuvent voir leur personnalité et leur
existence arbitrairement niées, et être éliminées à souhait.
Q42 : La loi devrait-elle permettre les avortements en cas de défauts
de naissance ?
R42 : Les personnes possédant des handicaps méritent la même protection
de la part de la loi que tous les autres citoyens - avant et après la
naissance. Le Pape Jean-Paul II s'écrie justement : « une guerre des
puissants contre les faibles dans laquelle une vie qui demanderait une
plus grande acceptation est considérée comme inutile; on lui attribue
un poids intolérable et pour cela elle est rejetée ».
Dans le Handbook on Abortion, le Docteur et Madame Jack Willke
affirment qu'il n'y a aucune ligne rationnelle à tracer entre la tuerie
des bébés à naître et celle des nouveaux-nés avec des handicaps. Dans
How to teach the Pro-Life Story, les Willke montrent qu'il y a une
véritable euthanasie prénatale quand on décide l'homicide d'un bébé à
naître parce qu'il a des défauts de naissance.
Le Dr Eugene Diamond déclare : « La reconnaissance des anomalies
chromosomiques pendant la vie prénatale a eu le même effet que la
création d'une zone où l'on peut librement tirer avec des armes à feu
».
Oh ! Quelle utopie que de défendre l'argument de « la qualité de la
vie ». Le Dr Jérôme Lejeune, généticien renommé de l'Université de
Paris, se souvient de ce collègue américain qui lui avait fait cette
confidence:
« Il y a quelques années, mon père était un docteur juif qui
exerçait à Brenau, en Autriche. Or, un jour deux bébés étaient nés dans
sa clinique. L'un était un bébé vigoureux, en bonne santé, poussant des
cris puissants. Ses parents en étaient très fiers et très contents.
L'autre bébé était une petite fille, mais ses parents étaient tristes,
car tu vois, le bébé était un bébé mongoloïde.
« Je les ai suivis pendant presque 50 ans. La fille grandit à la maison
et a été finalement destinée à prendre soin de sa mère à la suite d'un
arrêt cardiaque de celle-ci, et cela pendant sa longue maladie. Je ne
me souviens pas de son nom. Néanmoins je me souviens du nom du garçon,
car il grandit pour mettre à mort des millions de personnes. Il est
mort dans un bunker à Berlin. Son nom était Adolf Hitler ».
Q43 : Si un avortement légal n'était pas possible, les femmes ne
seraient-elles pas contraintes d'avorter clandestinement par
l'intermédiaire de faiseuses d'anges ?
R43 : Les statistiques prouvent de manière évidente que dans les pays
où les avortements ont été légalisés afin de prévenir les avortements
clandestins, non seulement le nombre des avortements obtenus de manière
légale a augmenté progressivement, mais le nombre des avortements
effectués de manière illégale n'a pas diminué. Le Dr Christophe Tieze,
un partisan de l'avortement, concède:
« Bien que l'un des buts principaux de la libéralisation des lois
sur l'avortement en Scandinavie ait été de réduire l'incidence des
avortements illégaux, cela n'a pas été atteint. Au contraire, comme on
l'apprend de plusieurs sources, les avortements légaux et illicites ont
augmenté ».
Cela n'est pas surprenant, puisqu'il y a toujours des femmes qui
souhaitent cacher leur grossesse quand, par exemple, il s'agit du fruit
d'un adultère. Lorsqu'elles choisissent de tuer le bébé, ni un hôpital
public, ni une clinique privée ne disposent de l'anonymat adéquat pour
couvrir leur crime.
Q44 : Vous concédez que certains avortements seront pratiqués même si
le gouvernement les proscrit. L'Etat ne devrait-il pas éviter de
promulguer des lois qui ne peuvent pas être respectées ?
R44 : Depuis quand est-il possible d'éliminer le mal en le légalisant?
Il y a des lois contre les braquages de banques, cependant les banques
ne continuent-elles pas d'être prises d'assaut par des bandits armés ?
Le vol des banques est une activité bien dangereuse. Des voleurs
peuvent mourir au cours du braquage. Devrait-on de ce fait légaliser le
vol à main armée des banques? L'avortement est un crime plus grave que
l'attaque d'une banque car ce qui est volé, la vie, ne pourra jamais
être remplacé. Pourquoi légaliser un crime atroce ?
Q45 : Les riches pourront toujours se permettre les avortements
illégaux ou illicites pourquoi devrait-on défavoriser les pauvres en
leur interdisant les avortements subventionnés par l'argent du
contribuable ?
R45 : Tuer les enfants des pauvres n'est pas leur donner une option
préférentielle. Les deniers publics devraient favoriser la vie, non la
mort. Ils devraient être dépensés pour aider et soigner les enfants des
pauvres et non pour les exterminer. Comme le recommande le professeur
Rice, « les subventions publiques devraient cesser non seulement pour
les avortements, mais aussi pour toute activité d'organisations qui
pratiquent et conseillent les avortements. Aucune de ces organisations
ne devrait bénéficier d'avantages fiscaux ».
Q46 : Est-il vrai que tout enfant a le droit de naître, d'être désiré
et aimé ?
R46 : La vraie question est de savoir comment tendre à cet idéal; ce
n'est pas, en tout cas, en détruisant le bébé non-désiré, mais en
changeant les causes qui contribuent à son rejet.
« Beaucoup de choses sont faites pour prévenir la naissance des enfants
non désirés », note le Dr Diamond, un professeur de pédiatrie de
l'Ecole Stritch de Médecine à l'Université Loyola :
« Il me semble qu'il y a une confusion ici, qui consiste à ne pas
être à même de distinguer entre l'enfant non désiré et la grossesse non
désirée. En quinze ans d'expérience dans le domaine du rapport
parent-enfant, j'ai très rarement rencontré de mère qui ait demandé
qu'on la débarrasse de son bébé une fois qu'elle l'avait amené de la
maternité à la maison ».
Si une mère ne désire pas ou n'est pas capable d'élever le bébé qu'elle
a mis au monde, l'adoption, et non l'avortement, est l'alternative
humaine qui affirme la vie.
« Tout bébé est un bébé désiré » veut vraiment dire que tout bébé non
désiré est un bébé mort. Une société civilisée doit rejeter un tel
slogan.
Q47 : Qu'en est-il de la pauvre « femme du tiers-monde » aux dix
enfants? N'est-ce pas elle qui a le plus besoin de recourir à
l'avortement ?
R47 : Derrière cette question, on retrouve le sophisme que l'on peut
appeler « l'avortement socio-économique ».
Protéger soi-disant les « femmes du tiers-monde », les pauvres, les
marginaux, les discriminés, en leur proposant d'avorter leurs enfants
est une contradiction flagrante. Une amélioration de la qualité de la
vie ne peut pas être atteinte par la promotion de la mort. Inciter les
pauvres femmes du tiers-monde à tuer leurs bébés n'est pas de la
philanthropie, c'est un génocide.
Nous savons par des preuves irréfutables que les auteurs de la faim, de
la marginalisation, de la discrimination dans ce monde ne sont pas les
bébés à naître. C'est pour cela qu'il est totalement injuste qu'un bébé
complètement innocent soit puni de mort pour des raisons
socio-économiques.
Dans ce cas, la société est obligée de trouver une solution à ces
difficultés. Elle doit protéger la vie, sans jamais avoir recours à
l'expédient hypocrite de se laver les mains et de fuir ses
responsabilités par la promotion de l'avortement chez les pauvres du
tiers-monde.
Q48 : Si ceux qui sont pour la vie voulaient vraiment réduire les
avortements, ils le feraient par la promotion de la contraception.
R48 : On entend souvent dire « la contraception mettrait un terme au
cauchemar de l'avortement et donc, l'Etat devrait promouvoir la
planification des naissances. Depuis le plus jeune âge, on devrait
apprendre aux jeunes adolescentes un usage efficace des différentes
méthodes de contraception. Cela résoudrait le problème des grossesses
non désirées ».
La contraception détruit essentiellement, à la racine même, la volonté
d'avoir des enfants. Quand la contraception échoue, les personnes
avortent sans scrupules, tandis que celles qui n'utilisent pas la
contraception sont moins susceptibles de recourir à l'avortement. Donc
la contraception mène à la multiplication des avortements au lieu de
les éliminer.
Pedro-Juan Viladrich écrit : « La vie humaine et ses origines sont
naturellement liées au comportement sexuel du couple humain. Lorsque le
couple, pour quelque raison que ce soit, dénigre la vie, il trivialise
le rapport sexuel ; et lorsque le rapport sexuel est trivialisé, il
dénigre la vie humaine ».
Q49 : Si l'avortement est homicide, comment la société peut-elle
tolérer un tel génocide ?
R49 : L'avortement existe depuis les débuts de l'histoire humaine.
Comme le péché, il a ses racines au sein de la désobéissance de l'homme
envers Dieu - du péché originel commis dans le jardin de l'Eden, à la
myriade de péchés commis aujourd'hui à travers le monde. Tandis que
leurs ancêtres pratiquaient l'avortement, ou même sacrifiaient les
enfants au Moloch, les sociétés civilisées ont condamné l'avortement
comme un crime contre Dieu et contre l'homme.
Notre ère matérialiste et athée rabaisserait notre ordre social
au-dessous de celui des païens en rejetant l'héritage de la
civilisation chrétienne pour embrasser la Culture de la Mort. Mais
comme l'affirme le Pape Jean-Paul II dans l'Evangile de la Vie :
« Réclamer le droit à l'avortement, l'infanticide, l'euthanasie, et
reconnaître le même droit dans la loi, veut dire attribuer à la liberté
humaine une signification maligne et perverse : celle du pouvoir absolu
sur les autres et contre les autres. Ceci est la mort de la vraie
liberté : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet un
péché est esclave du péché » (Jean 8:34) ».
Q50 : Quelle est donc la réponse non seulement à l'avortement, mais à
la Culture de la Mort qui se répand ?
R50 : Restaurer la Culture de la Vie qui existe et respire dans les
plus nobles sentiments de la Civilisation Chrétienne. Gardons à
l'esprit que « En cherchant les racines les plus profondes de la lutte
entre la « Culture de la Vie » et la « Culture de la Mort », nous ne
pouvons pas nous restreindre à l'idée perverse de la liberté. Nous
devons aller au coeur de la tragédie que vit l'homme moderne: la perte
du sens de Dieu et de l'homme, typique d'un climat social et culturel
dominé par le sécularisme qui, avec ses tentacules omniprésents,
réussit parfois à mettre à l'épreuve les communautés chrétiennes...
Quand le sens de Dieu est perdu, il y a aussi une tendance à perdre le
sens de l'homme, de sa dignité et de sa vie... ».
L'heure de notre épreuve est venue. En défendant la vie et sa
gardienne, la famille, nous devons employer le remède sans âge: *ora et
labora*. Nous devons prier comme si tout dépendait de Dieu et
travailler comme si tout dépendait de nous.
Q51 : Que dire à la personne qui, après avoir lu ce livre, persiste à
croire que l'avortement est acceptable ?
R51 : Les mots ne sont plus efficaces. La prière reste seule la plus
puissante de toutes les réponses, c'est la réponse.
[suivi où vous voulez]