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« Moralement correct » !

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Sylvain Saint Martory

unread,
Jul 26, 2008, 5:20:26 AM7/26/08
to
Le 26 juillet 2008

Objet :
« Moralement correct » !


Monsieur Jean Sévillia
Le Figaro Magazine
Fax : 01 42 21 29 66


Monsieur,


La lecture attentive de votre livre intitulé, Moralement correct, et
publié en février 2007, m’incite à vous rappeler mes lettres des 6
août et 5 septembre 2003 ainsi que celle du 18 février 2004.

Le courrier du 6 août, auquel étaient jointes mes lettres des 18
juillet et 4 août 2003 adressées respectivement à Edwy Plenel et à
Manuel Valls, ainsi que celui du 18 février 2004, contenant un
volumineux dossier à charge contre le quotidien Le Monde, avaient pour
objet d’attirer votre attention sur les mensonges et les « croyances
au miracle » de la Superstition, tant idéologique que moraliste (entre
autre), colportés aujourd’hui par le monde des médias, de la
politique, de l’intelligentsia et des associations droits-de-
l’hommiste, non sans rappeler les pires époques obscurantistes du
penser superstitieux humain.

C’est pourquoi je ne pouvais me satisfaire de votre reculade du 26
août 2003 exprimant une fin de non recevoir, puisque vous écriviez : «
Je ne suis pas sûr que nous soyons d'accord en tous points », sans
avancer pour autant d’arguments contraires aux miens. Je persiste
toujours aujourd’hui dans la signification profonde de ma réponse
d’alors, où je vous reprochai de laisser le champ libre à la
Superstition dans ses divers modes d’expression, comme l’indiquaient
les propos sans ambiguïté de mon courrier du 5 septembre 2003, où
j’écrivais en substance :

« Or éviter de débattre est la meilleure manière de laisser le champ
libre à la Superstition religieuse, métaphysique, idéologique et
moraliste face à La Vérité éternelle exprimée par ses grands diseurs
universels : Lao-Tseu, le Bouddha, Platon, le Christ, Giordano Bruno,
Spinoza et Constantin Brunner - leur héritier spirituel -, entre
autres. Et le refus généralisé de débattre est une aubaine pour les
intérêts de toutes sortes des "marchands de rêve" et autres "vendeurs
d'illusion" médiatisés. Ainsi en profitent-ils pour s'arroger
aujourd'hui le "monopole de la vertu" et s'ériger en donneurs de
leçons de morale, source d'importants avantages matériels, alors
qu’ils trompent et manipulent l’opinion. » [Fin de citation]

Avec des détails relatifs à notre époque, votre livre témoigne
abondamment de ce qui caractérise la Superstition depuis la nuit des
temps, à savoir l’ « absolutisation du relatif », telle que largement
dénoncée et développée dans son œuvre par le philosophe juif allemand
Constantin Brunner (1862-1937). Ce procédé intellectuellement
malhonnête, et d’autant plus répandu aujourd’hui en raison de la
profusion des sources (médias, responsables politiques, soi-disant
intellectuels et pseudo-philosophes, associations droits-de-
l’hommiste), consiste à faire passer pour absolu, pour Vérité absolue,
le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre
monde.

Comme déjà précisé dans le courrier antérieur, notre penser
superstitieux, qui fait passer le relatif pour l’absolu, s’exprime
dans la religion, toutes religions confondues – monothéistes ou non -,
dans la métaphysique [Doctrine matérialiste depuis notamment Aristote
jusqu’au scientisme contemporain, positivistes inclus, et scolastique
idéaliste ou spiritualisme de Descartes et de Kant entre autres «
philosopheurs » (avec leur Dieu-créateur censé disposer d’un « libre
arbitre » - une prétendue libre volonté lui laissant le choix de
créer, ou non, notre monde !)], dans l’idéologie, toutes les
idéologies sans exception – illusion altermondialiste comprise ! – et
dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres
au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, et tout
particulièrement le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou
Déclaration universelle de 1948, dont seule l’inobservation est
réellement universelle – sauf à vous ou à quiconque d’établir le
contraire à l’aune de l’actualité internationale et du devenir du
monde depuis près de six décennies ! Vous avez dit « croyance au
miracle ». ? !

OUI, je persiste et je signe : c’est exactement la même qui prévaut
aujourd’hui dans une humanité se faisant fort d’instaurer sur la
planète un climat « sur mesure », idéal, pour l’éternité – certes,
DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN – à la saint Glin-glin !
Or ceci n’est ni plus ni moins qu’avoir la prétention de maîtriser
pour toujours les forces de la Nature - et ce, dans un monde où non
seulement tout est relatif, mais surtout en perpétuel mouvement, ou
incessant « changement », jusqu’à la fin des temps ! Ainsi, dans leur
« croyance au miracle », les humains d’aujourd’hui ne semblent-ils pas
douter pour autant d’arrêter le mouvement universel, c’est-à-dire
empêcher le changement incessant de notre monde et le fixer à jamais
au stade souhaité par les « rêveurs » ! ! !

Je m’en tiens là sur ce point, car le thème de votre livre m’incite à
m’en tenir à la seule superstition moraliste, dont la caractéristique
principale n’est en rien différente des autres modes d’expression de
la Superstition. En effet, son fondement consiste également à «
absolutiser le relatif », c’est-à-dire introduire l’absolu dans le
relatif de notre monde, transposer l’Idéal (la théorie) dans la
réalité quotidienne (la pratique) ! Pour ce faire, le moralisme se
fonde sur trois fictions que je ne prends pas la peine de développer
ici, mais dont vous trouverez un bref aperçu dans le texte annexé,
Mensonges et lâcheté des élites.

La première fiction du moralisme consiste à absolutiser les valeurs
seulement relatives de Bien et Mal, dont une infinité d’exemples
servirait à illustrer la relativité - entre autre aujourd’hui, pour
être concret, les pratiques relatives, ici ou là, à la peine de mort,
à l’IVG et à l’euthanasie, voire sur l’immigration illégale : en la
matière, ce qui est jugé mal ici, donc interdit, est décrété bien
ailleurs, donc légalisé – et vice-versa ! Tous les cas de moralisme à
deux balles, dénoncés dans votre ouvrage et dont je partage la teneur,
témoignent de la même « absolutisation du relatif », imposée
aujourd’hui par les censeurs autoproclamés de tous milieux (médias,
politique, intellectuel et associatif).

En raison de leur pouvoir financier, médiatique, politique, pseudo-
intellectuel, etc., ils dictent leurs points de vue moraux,
moralisateurs, seulement relatifs, comme étant LA Vérité absolue pour
justifier leurs « diabolisations » à sens unique. Pour ce faire, ils
vont même jusqu’à invoquer l’Idéal, lequel n’est pourtant
définitivement pas de ce monde, et dont ils sont autant les piètres
représentants sur Terre que tout un chacun, ainsi que le monde
politique, loupe de la nature humaine, suffit à l’attester chaque
jour !

Le catéchisme universel contemporain ne fait pas autre chose en
déclarant fictivement absolus des droits humains seulement relatifs -
et pas seulement dans leur application au quotidien.
Intellectuellement et philosophiquement parlant, « ériger le relatif
en absolu », c’est la plus grande escroquerie planétaire de tous les
temps – devant même tous les catéchismes de la religion ! ! !

Toutefois, sur la superstition moraliste en général et sur le
catéchisme universel en particulier, je réserve mon argumentation, par
ailleurs déjà avancée dans le courrier antérieur, à vos éventuelles
objections précises sur le fond, et je me contente de montrer ici à
quel niveau d’incohérence peut aboutir l’ « absolutisation du relatif
» dans la pratique quotidienne. Pour cela je ne peux mieux faire que
rapporter ce propos croquignolet de Jean-Louis Bianco, ex-secrétaire
de campagne de Ségolène Royal, déclarant, alors, « sans rire » sur RMC
Info : « On peut tout dire, mais il y a des limites. » (Sic !)

La deuxième fiction du moralisme consiste à distinguer absolument
deux catégories d’humains par nature : les bons, les « vertueux », les
antiracistes aujourd’hui, nous, et les méchants, les « salauds », les
racistes, eux. Or, comme la marche du monde et notre vie personnelle
en témoignent, chacun se conduit, tantôt en « vertueux », tantôt en «
salaud », selon les circonstances et l’intensité de ses désirs et
intérêts égoïstes dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire ou
honneur-vanité.

Ceci est en tout point conforme aux prédispositions de notre nature
humaine innée, à laquelle personne n’échappe – pas même les hypocrites
et les inconscients ! En effet, brièvement dit, notre égoïsme naturel
n’est que le désir premier de chacun de vivre le plus longtemps et le
mieux possible, en se gratifiant autant que faire se peut dans son
quotidien en matière d’argent, d’amour et de considération – merci de
bien vouloir préciser si vous pensez y échapper !

Chacun, les « politiques » au premier chef, devrait donc se dispenser
de donner des leçons de morale aux Autres, puisque, face à l’Idéal,
chacun est forcément coupable : coupable de crime de lèse-Idéal ! Pour
ce seul fait, que tous ces groupes moralisateurs, qui font
culpabiliser la France et les Français depuis 1981 au nom d’un passé
révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, commencent
à balayer devant leur porte, car il n’y a pas, il n’y a jamais eu et
il n’y aura jamais, d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS »
critères d’appartenance confondus, réellement IRRÉPROCHABLES – même
pas le Christ dans ses colères !

La marche du monde en témoigne amplement aujourd’hui à propos de tous
les censeurs moralisateurs, qu’il soient juifs, musulmans, Arabes ou
non, Noirs d’Afrique et des Caraïbes, ou qu’il s’agisse de toute autre
communauté érigée en donneuse de leçons de morale à la France et aux
Français, alors que les maux dénoncés ici se perpétuent ailleurs,
comme il en va encore de l’esclavage en terre d’islam, récemment
dénoncé par Malek Chebel !

Je vous fais observer, cependant, que la communauté asiatique, dont
les membres ne sont pas plus irréprochables – forcément ! – que le
premier autre humain venu, se garde bien de faire culpabiliser la
France et les Français pour une époque coloniale, qu’ils ont dû
également subir. Ceci explique peut-être pourquoi, malgré une
différence de couleur de peau et de religion, ils ne sont pas victimes
d’actes et de paroles racistes comme d’autres – à croire que les
comportements, ainsi que ceci peut être établi, jouent un grand rôle
dans l’intégration des populations immigrées, dès lors qu’elles ne
mettent pas la République en péril.

Par ailleurs, évoquer sans cesse la Shoah, plus de soixante après les
faits incriminés à juste titre, pour faire perdurer un sentiment de
culpabilité collective n’autorise pas à dissimuler ce que Jacques
Vergès a clairement affirmé durant le procès Barbie, sans encourir
pour autant les foudres des parties civiles juives présentes à
l’audience, à savoir que des juifs ont dénoncé d’autres juifs entre
1940 et 1945. En clair, ils les ont sciemment expédiés dans les camps
d’extermination nazis, ce qui donne à réfléchir sur la distinction
moralisatrice d’aujourd’hui entre les « vertueux » et les « salauds »,
entre les racistes et les antiracistes « autoproclamés » - il y a
pléthore d’exemples pour l’attester au Proche et au Moyen-Orient comme
sur le continent africain avec ses génocides, ses guerres
interethniques ou interreligieuses et leurs millions de
victimes ! ! !

Que, dans la déclaration de Jacques Vergés, il se fut agi de juifs
étrangers, de non-Français, ne saurait servir d’excuse à cette
ignominie, et c’est pourquoi sur cette seule base la Shoah n’a pas
vocation à régir la marche morale du monde jusqu’à la fin des
temps ! ! ! Ce n’est sûrement pas sans raison, d’ailleurs, qu’Alain
Finkielkraut a parlé de « catéchisme de la Shoah » - mais aussi de «
religion des droits de l’homme » ! -, au cours d’un entretien avec
Alain Duhamel sur France 2 en mars 2001 !

La troisième fiction du moralisme est la croyance en un illusoire «
libre arbitre », en vertu duquel il suffirait de vouloir pour pouvoir
– à se demander, si ça ne dépend réellement que de nous, de notre
libre arbitre, pourquoi la planète en est encore là aujourd’hui avec
ses sempiternels maux universels depuis des millénaires ! En vérité,
tous les phénomènes et évènements de notre monde - naturels,
historiques, collectifs ou personnels - ne dépendent pas de notre
prétendue libre volonté, mais de la seule « nécessité », au sens
spinoziste du terme.

L’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de tous
les phénomènes, qui sont en interrelation au moyen de l’incessant
mouvement universel de TOUT ce qui constitue notre monde, suffit à
l’illustrer. Toutefois, dans notre époque d’intense « croyance au
miracle », des idéologues, des politiques et même des scientistes se
targuent d’arrêter le mouvement universel pour « fixer » à jamais la
température de la chaudière solaire, voire un « ordre juste »
planétaire jusqu’à la fin des temps, par exemple ! ! !

Je n’entre pas ici dans un débat de fond exhaustif, auquel je suis
néanmoins tout disposé. Cependant, si vous estimiez avec Descartes et
Kant, entre autre, qu’il existerait une soi-disant causalité semi-
libre dans laquelle notre libre volonté, notre prétendu « libre
arbitre » tout puissant, aurait une action prépondérante sur nos
actions et nos comportements individuels et collectifs – finalement
semblable à celle de leur Dieu-créateur ! –, je me borne à livrer à
votre méditation les réflexions suivantes de Mikhaïl Gorbatchev, qui,
sans être un philosophe reconnu, a pourtant déclaré :

« Rien ne peut être fait hors du cadre d’une nécessité supérieure. Il
n’a jamais été question, il n’est pas, il ne peut pas être question
d’inventer une image attrayante du futur pour l’imposer ensuite à la
société.

Quand on est au pouvoir, on est toujours otage de la situation. Le
futur ne peut être le fruit de rêves ; il naît de la réalité, des
contradictions et des tendances de son développement. Je suis certain
qu’imposer à la société des schémas tout préparés et faire entrer la
réalité dans le lit de Procuste des schémas serait une erreur
historique.

Nous agissons conformément à Lénine, ce qui veut dire que nous
considérons avec attention comment le futur naît de notre actualité et
nous bâtissons nos plans en conséquence. L’expérience historique
atteste qu’aucune révolution ne se déroule selon un plan conçu
d’avance. Aucune révolution ne donne exactement les résultats
escomptés ; la révolution n’était ni fortuite, ni une erreur.

L’œuvre de Lénine, comme celle de Mao, montre que la pensée d’un homme
peut façonner la vie de milliards d’autres hommes pendant plusieurs
générations, et être en substance une aberration consternante. » (Le
Point, n° 901 du 24 au 31 décembre 1989) [Fin de citation]

Ainsi Mikhaïl Gorbatchev avait-il compris, et admis, que « RIEN »
n’échappe à la nécessité éternelle, car la nécessité supérieure de
Gorbatchev n’est rien d’autre que la nécessité spinoziste, laquelle
régit inexorablement le devenir de notre monde jusqu’à la fin des
temps. Elle est évidemment l’exact contraire de la libre volonté du
Dieu religieux ou idéaliste avec son pseudo « libre arbitre » si
piètrement défendu par Descartes et Kant : l’un, avec sa glande
pinéale, et l’autre, avec son exemple de la chaise - PITOYABLE ! ! !

Néanmoins, la superstition moraliste avec son catéchisme universel, de
même qu’avant lui la superstition religieuse avec ses commandements et
ses interdits, a besoin de la croyance en un « libre arbitre » pour
pouvoir juger et condamner moralement les Autres, et distinguer ainsi
les bons et les méchants par nature. Puisque les êtres humains sont «
libres », ils ont donc le libre choix de bien ou de mal faire, en
toutes circonstances, évidemment - leur vie même en dépendrait-elle !

Donc, quand ils agissent mal, c’est « volontairement », par intention
volontaire de nuire, nonobstant la nécessité spinoziste au compte de
quoi figure notre nature humaine inchangeable poussant chacun à
privilégier ses intérêts égoïstes, individuels ou collectifs - en
toutes circonstances, précisément ! Et les « vertueux », ceux qui
reprochent aux Autres ce qu’ils ont fait hier eux-mêmes et referont
demain à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes
l’exigeront, n’y échappent pas plus que tous les Autres, ainsi que le
monde politique nous le rappelle chaque jour ! Ils utilisent même le «
libre arbitre » pour s’attribuer les seuls mérites de leur réussite
éventuelle, sans tenir aucun compte de la nécessité avec ses
déterminismes de toutes sortes, dont ils ont pu bénéficier - fut-ce
inconsciemment !

Ce sont ces mêmes « collabos » de la Superstition, dénoncés dans le
texte annexé, qui jugent et condamnent aujourd’hui comme aux pires
époques obscurantistes ayant empoisonné Socrate, crucifié le Christ,
brûlé Giordano Bruno et excommunié Spinoza. Ils diabolisent
pareillement qu’hier et font peser une chape de plomb culpabilisatrice
sur la seule base de leurs fictions idéologiques et moralistes, sans
avoir pour autant l’honnêteté et le courage intellectuels de
confronter leurs points de vue relatifs partisans à LA Vérité
éternelle absolue, laquelle suffit à tous les invalider dans leurs
contradictions et leur incohérence.

En conclusion, sauf à vous de soulever d’éventuelles objections
précises sur le fond et d’apporter vos arguments contraires
rationnellement et philosophiquement étayés, vous manifesteriez
clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les
mensonges et les « croyances au miracle » du monde, alors que vous
êtes merveilleusement placé pour les dénoncer.

Dans cette attente, je vous remercie de votre attention et vous prie
d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : Mensonges et lâcheté des élites


Nietzsche

unread,
Jul 26, 2008, 7:08:48 AM7/26/08
to
Quelque chose me dit que tu veux rester con toi,
je me trompe ?


Nietzsche

unread,
Jul 26, 2008, 4:17:50 PM7/26/08
to
Tu as raison, ça me va, reste un con

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