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lois françaises vs lois européennes

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jorisa

unread,
Jul 25, 2008, 3:23:24 AM7/25/08
to
Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
ici http://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1 , tout est
monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 9:46:38 AM7/25/08
to
On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...@gmail.com> wrote:
> Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est

> monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?

Que nous font les "Nations" et la "Patrie" ? au service du capital
telle une Europe des patrons et fachos -petits et grands- réacs en
tout genre , ces sentiments de lâcheté , balivernes identitaires qui
servent le capital et la mort , à nous tous de la "France d'en bas"
comme des autres pays , à nos frères et soeurs immigré-e-s , handicapé-
e-s , pauvres et tous les "sans-rien" ? Que nous font-ils pour garder
leurs privilèges et profits aux dépens de nos vies , nous qui n'avons
pas trahi ?

Qu'ont fait ces horribles assassins nationalistes au pouvoir en Bosnie
et au Kossovo , au Rwanda à l'instar de leurs ancêtres fascistes et
nazis de 1940 et des Vichystes très zèlés ?

Des morts de partout , du sang et de la torture d'innocentes victimes
accablées par le capital et leurs patrons gras et dodus , mafieux et
négriers .

Le discours identitaire et nationaliste est là pour détourner nos
attentions des causes et responsables de nos malheurs et souffrances
qui s'empiffrent comme de sales porcs sanguinaires et/encrâvatés ,
technocrates froids aux consciences vides emplies de merdes droitières
et pétainistes , lepénistes criminelles . Ces discours sont là pour
nous diviser et nous faire entretuer au besoin du système marchand ,
mettant à l'abri des vindictes les bourgeois négriers et réacs qui
comptent et nous OPPRIMENT tout en s'enrichissant pendant qu'ils nous
font mourir au travail ou au chômaage sans pain gouvernés que nous
somme par les mouchards et les gens d'armes et un Etat policier au
seul service du capital et tendre avec les fachos et nazis
privilégiés !

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 10:43:12 AM7/25/08
to
On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...@gmail.com> wrote:
> Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est

> monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?

Je ne peux PAS fraterniser avec ce voisin délateur , traître ,
fasciste et nationaliste qui a voté Le PEN puis Sarkozy , ce cafard
qui veux vivre aux dépens de nos vies d'handicapés à moi et à ma
tierce personne qui s'est vu abusivement radiée des listes du RMI
(administrativement via un questionnaire violant l'intimité et la vie
privée avant la loi de Janvier dernier et d'où figurait des questions
ethnicistes auxquelles nuls êtres humains dignes de ce nom possédant
une conscience n'aurait pu répondre !) et par jalousie envers les
autres voisins et racisme envers les "basanés et les noirs" comme il
dit . Et ce bien qu'il soit un prolétaire mais pas igorant !

Par contre j'ai plaisir et affinité d'être parmi les amis de ce noble
qui comme Kropotkine a des idées libertaires et distributives et dont
la philosophie et son coeur sont portés sur le bien-être et le partage
de tout dans une société libertaire de l'Intelligence , distributive
et humaine non autoritaire et fédérée par affinités .

Les HIENES me sont étrangères d'où qu'elles viennent et je dégueule
toutes leurs pensées et actions d'extrême droite liberticide et tueuse
dans les faits , je dégueule leurs lois et constitutions , traîtés et
autres traîtrises qui nous persécutent et nous oppriment inhumainement
au profit des capitalistes et fachos .

Je ne rentrerai JAMAIS dans le MENSONGE meurtrier et négrier ,
affameur du nationalisme pas moins capitaliste que celui de l'Europe !

Le CRIME générateur des génocides et du fascisme est le CAPITALISME et
SON argent avec ses pouvoirs et ses militaires et polices . Ca tue et
il n'y a pas de "bonne extrême droite" dans le monde et surtout pas en
France ! aucune exception , les mêmes exploiteurs profiteurs et les
même hiènes tueuses partout .

Je ne fraternise pas avec ces vautours et autres charognards , encore
moins s'ils sont Français et habitent près de chez moi .

PS ; quelqu'un qui a souffert beaucoup du temps de la DDASS dans une
famille d'acceuil qui était vichyste durant la guerre , pro-OAS en 62
et Front National dans les années 70. J'en ai des séquelles
indélibiles et douloureuses dont certaines sont visibles . Outre que
c'étaient des tortionnaires négriers , c'étaient des voleurs aussi et
pourtant ils étaient dans une certaine aisance que beaucoup auraient
envié , mais jamais ils en avaient assez , et c'était toujours de la
fautes à nous bâtards de la DDASS , aux "arabes et aux "juifs" , aux
pauvres voleurs de poules comme aux gitans et à ces "fainéants de
chômeurs" ! . Je les hais encoore et ne pardonnerai jamis parce que je
ne le peux pas , car en plus , ils ne l'ont jamais souhaité , ils sont
restés fachos jusque dans leur mort ! POURRITURE de fascistes , sont
les frères jumeaux des capitalistes , leurs rejetons même ! Alors
fraternité avec de telles individu-e-s lepénisé-e-s : impossible !

La "patrie" et son économie capitaliste vampirique : aux chiottes
oui , comme tous les régimes autoritaires et policiers : aux chiottes
et on tire la cjhasse plusieurs fois !

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 10:53:25 AM7/25/08
to

Et j'ai pas tout dit des huit années d'horreur car c'est pas possible
sur ces forums , je ne peux pas .

christian g

unread,
Jul 25, 2008, 11:06:47 AM7/25/08
to
> Et j'ai pas tout dit des huit années d'horreur car c'est pas possible
> sur ces forums , je ne peux pas

Tu devrais trouvé qq1 (de réel et s'y connaissant dans le domaine)
pour parler de cela. Tu ne peux continuer à vivre avec cette haine. Si
tu continu, ils auront gagné. Je sais que c'est plus facile a dire
qu'a faire, mais si tu veux sortir de ce cercle de violence (vis a vis
de toi-même surtout) et de haine ce pas est nécessaire. Sinon tu
continueras a mettre tout le monde dans un tas: les gentils et les
méchants (les plus nombreux). Ca rends parano et tu ne profite plus de
ta vie, car c'est de la tienne qu'il s'agit.

A+

Christian

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 11:27:40 AM7/25/08
to

Mais vos merdes capitalistes et fascistes mènent à celà
inéxorablement , c'est terrifiant , regarde donc les mécanismes du
capitalisme qui repose sur le rapport Dominants/dominés - Voleurs/
volés et esclavagés , c'est le principe du salariat aussi !

Ce qui s'est passé dans la Yougoslavie post-"communiste" et devenue
nationaliste ainsi que ce qui se passe toujours en Tchetchénie et son
génocide et ailleurs , regarde aussi la régression toute azimut en
France et l'ambiance qui y règne de plus en plus qui pue l'ambiance
que nous faisait subir ces fascistes pendant mon adolescence , c'est
la même et elle est tout autant empirique et oppressante comme la
grenouille qui bout dans la marmitte . C'est pas pour rien que je mets
ce que j'ai subi car c'est ça qui nous pend au nez à terme et je vous
assure que vous le regretterez mais alors , il sera trop tard , vous
n'aurez pas l'âge adulte qui vous tirera des griffes de ces rapaces
vichystes et ténardières ! Prenez bien garde car tout y est SOURNOIS
et PERVERS dans une ambiance "pue la mort" !

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 11:42:09 AM7/25/08
to

Assassinez la solidarité et vous tuez la Vie !

La servitude est génératrice de guerres civiles et nationalistes ,
religieuses , toutes capitalistes et des génocides !

La servitude TUE !

L'Argent TUE tout comme le pouvoir et l'Esprit de possession
perversités de type *VIOL* !

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 12:11:14 PM7/25/08
to
On 25 juil, 17:06, christian g <christian.gr...@caramail.com> wrote:


Le crapaud affairiste

Un humble batracien ayant vu tout à coup
Qu'un statut important pourrait être le gage
De quelques bénéfices ou de quelques atouts,
Décida un beau jour de faire du tapage.

Et tel le gros crapaud qui hulule la nuit,
Il se met à mener tout un travail de sape
Auprès de ses voisins que parfois il séduit
Ou auprès des compères à l'occasion d'agapes.

Car lorsqu'au ras du sol, aplati, il se met
A chanter haut et fort auprès des congénères,
Il produit aussitôt de néfastes effets
Et détruit tout d'un coup la paisible atmosphère.

Il vivotait pourtant tapi près du ruisseau,
Sautant de-ci, de-là et jouant dans la plaine.
Qu'est ce qui lui a donc pris à ce banal bestiau
De vouloir tout à coup coloniser l'arène ?

La raison est fort simple, j'en ai l'explication:
Chacun des animaux vivant sur notre terre
A brusquement besoin, est pris de l'intention
De prouver aux voisins qu'il n'est pas ordinaire.

Il se livre aussitôt à d'importants transports.
Les foules envoûtées et les masses séduites,
Habitants des marais, vivants à demi-morts,
Se rallient brusquement à ce chauffeur d'élite.

Au bout de peu de temps, l'objectif est atteint.
Il est enfin promu, a obtenu son siège.
Il pourra désormais jouer les suzerains
Auprès des batraciens pris à leurs propres pièges.

Il aura tout loisir de s'emparer de lieux
Pour tous les habitants jusque là disponibles.
Il fera ce qu'il veut puisqu'on en a fait Dieu.
Pour lui et ses têtards, tout deviendra possible.

La grenouille


Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 12:16:40 PM7/25/08
to
On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...@gmail.com> wrote:
> Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est

> monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?


Dans un premier article, qui suit, Roland Poquet introduit, sous forme
de litanies, ce qui pourrait constituer le bréviaire des opposants à
l’économie capitaliste de marché. Dans un second il ouvrira le champ
de la réflexion en vue de faire surgir une alternative : modèle ?
projets ? perspectives ?

I . Litanies
par R. POQUET
Ceux qui dénoncent avec pertinence, parfois avec vigueur, les
“maladies” de l’économie capitaliste de marché nous aident, par leur
connaissance de l’économie mondiale et par leurs réflexions, à affiner
notre critique de ce système. Là où nous nous séparons d’eux, c’est,
bien entendu, sur le traitement à imposer au malade : peut-on le
guérir ou faut-il, pour sauvegarder ses proches, hâter sa fin ? Pour
les adeptes de ce que nous appellerons la survie, la disparition de
l’économie capitaliste de marché est impensable : plusieurs fois
centenaire, sa « caractéristique majeure - en raison de la place
qu’elle laisse à la multiplicité des initiatives individuelles - est
sa capacité à utiliser les crises pour se régénérer en se renouvelant
» ; cette régénération par le renouvellement « suppose une action
délibérée en vue d’arracher le pouvoir aux puissances financières et,
par là même, de transformer la logique du système ». En ce qui nous
concerne, cette illusion - arracher le pouvoir aux puissances
financières - et cette utopie - transformer la logique du système -
nous apparaissent bien coupables dans la mesure où chaque jour nous
apporte son lot de “maladies” nouvelles. Bien sûr, le système peut
surmonter les crises les plus terrifiantes. Mais pour combien de temps
encore ? au prix de quels ravages ? et pour tendre, en fin de compte,
vers quelle humanité ? une humanité qui regorge de biens et ne donne
plus aucun sens à la vie ? Et si ces adeptes de la survie du système
faisaient preuve, comme ses défenseurs, d’un économisme de mauvais
aloi ? Face à cette trahison, un seul remède : l’incantation. Aussi
invitons-nous tous les distributistes à psalmodier, chaque jour, les
antiennes qui vont suivre, à l’heure de l’angélus par exemple.

QUI ? peut affirmer que l’économie capitaliste de marché est en mesure
de :
se passer du moteur de la croissance.
se passer du moteur de la consommation à-tout-va.
remettre en question les modes de production, de consommation et même
de vie.
éliminer les gaspillages en matières premières, en énergies et en
temps.
arrêter la marchandisation du travail, de la terre et de la monnaie.
introduire des indicateurs de richesse qualitatifs dans une économie
congénitalement structurée en vue de produire du quantitatif.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
empêchera les 3 personnes les plus riches du monde d’avoir une
fortune supérieure au PIB total des 48 pays en développement les plus
pauvres.
sortira de la malnutrition 800 millions de personnes.
apportera l’eau potable et l’électricité à près de 2 milliards de
personnes.
clamera que 40 milliards de dollars suffiraient à éradiquer la faim,
à permettre l’accès à l’eau potable et à lutter contre les grandes
épidémies, alors que le montant de l’endettement extérieur des États-
Unis est de 400 milliards de dollars - dix fois plus ! - et que le
délire publicitaire nécessité par la vente de n’importe quoi à tout
prix s’élève dans le monde à 400 milliards lui aussi.
annulera la dette des pays du sud.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
mettra un terme à la mise en friche des terres.
arrêtera définitivement la destruction des richesses agricoles
réglementée par la PAC.
empêchera la désertification des territoires.
réduira sensiblement les émissions de gaz à effet de serre.
subordonnera les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce aux
principes des Nations-Unies sur la protection des écosystèmes.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
interdira aux entreprises de racheter leurs propres actions pour
maintenir les cours.
imposera la transparence des transactions par la levée du secret
bancaire
contrôlera les flux financiers.
supprimera les paradis fiscaux.
empêchera les scandales financiers.
remettra en cause les décisions du FMI soumis au droit de veto du
Trésor américain.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché est en mesure de :
réformer les institutions financières internationales.
créer des instances démocratiques pour encadrer la mondialisation par
des règles du jeu appliquées par tout le monde.
éviter l’impérialisme de ceux qui tiennent les outils, contrôlent les
moyens, définissent les réglementations politiques et économiques.
espérer en une mondialisation “à visage humain” qui réduise les
inégalités.

PERSONNE.
QUI ? rejettera l’économie capitaliste de marché :
parce que la science s’est mise au service de l’économie et que les
sciences humaines dépendent des financements entrepreneuriaux et
belliqueux.
parce que ce système économique conforte les comportements de
domination et de hiérarchie et produit du sous-développement moral et
psychique.
parce que le développement techno-économique ignore les qualités de
l’existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la
qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non
monnayables.
parce que les sphères de la “production de soi” et du “pouvoir de
création” sont limitées à quelques créateurs - artistes et
scientifiques notamment - qui, seuls, ont été préparés et éduqués.

PERSONNE.
N.B. Les statistiques, estimations, réflexions et autres incantations
contenues dans cet article ont toutes été relevées dans diverses
publications parues ces derniers mois.

( à suivre)

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AUX GRANDS MOTS, LES GRANDS REMEDES (3)

Communautarisme et tribalisme
Dérives sémantiques (suite) :
par G.-H. BRISSÉ
Pour répondre à la nécessité de réduire la volatilité croissante des
capitaux, un économiste prix Nobel d’économie en 1981, James Tobin, a
suggéré dès 1972, l’instauration d’une taxe sur les mouvements de
capitaux, afin de restituer plus d’autonomie aux politiques monétaires
nationales et assurer le financement de l’aide multilatéral/aux pays
en développement et aux actions des Nations Unies. D’où le projet d’un
impôt universel à un taux modeste, frappant toutes les transactions
financières [1].

Mais le projet de taxe Tobin n’est fiable que s’il revêt concrètement
un caractère universel, ce qui est loin d’être le cas. En outre, il a
été contesté, sous sa forme actuelle, par son illustre promoteur. Le
résultat en est que la crise financière internationale ne fait que
s’aggraver ; que les promoteurs de l’ultra-libéralisme ne savent plus
comment maîtriser le cours des évènements. Mais leurs adversaires sont
tout aussi impuissants à promouvoir un nouvel ordre mondial cohérent.

Pourtant, sur le fond, l’idée d’une taxe automatique [2] sur les
mouvements de fonds est loin d’être absurde. Des spécialistes ont
estimé que, rien que pour la France, un tel prélèvement de 0,35 % sur
les crédits et débits des comptes des entreprises et des particuliers
fournirait à l’État plus de 100 milliards d’euros par an. Bien sûr, on
pourrait moduler le montant de la taxe en fonction de l’importance des
mouvements de fonds concernés. Mais, on l’aura compris, l’instauration
d’une telle taxe automatique couvrirait largement le coût d’un revenu
social garanti, ouvert à tous, sans discrimination de position sociale
ou de revenu.

La contrepartie du revenu social garanti devrait être une exigence de
service social. Il ne s’agit pas d’instaurer une variante de travail
obligatoire, mais de le concevoir comme un levier d’intégration
sociale, nécessaire pour assurer, restaurer et respecter la dignité
des personnes. Les opérations “food for work” entreprises et réalisées
par certaines organisations telles que le Plan Alimentaire Mondial
dans les pays en développement, vont dans ce sens : en échange de
vivres ou de services alloués aux populations, il leur est demandé de
participer à des tâches d’intérêt collectif, en fonction de leur
disponibilité et de leurs compétences.

Dans les pays économiquement évolués, l’économie de marché, qui joue à
fond la carte de la révolutionique pour accroître la productivité des
entreprises, supprime des emplois par millions. Il s’avère de plus en
plus difficile de s’insérer dans le secteur marchand.

D’où la nécessité de développer un tiers secteur non marchand. Les
virtualités d’emplois, ou plus exactement d’activités utiles à la
société tout entière, s’expriment en priorité à travers les mouvements
associatifs, mutualistes, coopératifs, l’enseignement, la recherche,
les services sociaux et de santé, les aides à la personne, les emplois
de proximité, les organisations de jeunesse ou de soutien aux aînés,
mais aussi dans les activités culturelles et de loisirs, la protection
et la conservation de l’environnement, la défense et la restauration
du patrimoine ou de l’environnement naturel, les associations de
développement local, la formation permanente, la reconnaissance du
travail domestique, etc.

Ce secteur, dit de l’économie solidaire, méritait mieux qu’un
secrétariat d’État dans le gouvernement de la Gauche plurielle.

De telles activités peuvent être suscitées également dans les pays en
développement, notamment à travers le réseau associatif, les
organisations non gouvernementales, etc. Ce secteur indépendant
contribue à unifier les intérêts divers en une identité sociale
commune et cohérente. Elles constituent des laboratoires où éclosent
des idées neuves des initiatives et où s’expriment les doléances
populaires. Le développement d’un tel tiers secteur permet à bien des
personnes de s’initier à la participation démocratique. Car il fait
appel au volontariat et à la responsabilité.

La vision marchande du monde, associée à une glorification
matérialiste de l’abondance, incite les gens à s’identifier à
l’économie de marché. Dans un tel système les valeurs de la croissance
sans limites pèsent inévitablement sur les comportements personnels.
La philosophie du tiers secteur non marchand constitue un antidote
salutaire à la “société de consommation” relayée par des campagnes
publicitaires extrêmement onéreuses et disproportionnées par rapport à
l’objectif recherché qui devrait être de faire passer la production à
la consommation sur la base d’une économie des besoins. Elle
prédispose au service à autrui, incite à l’enracinement dans une ou
plusieurs communautés ouvertes.

L’introduction d’un revenu social garanti liée à un contrat de
citoyenneté est dans ce contexte un puissant facteur d’intégration
sociale, et l’antidote de toutes les exclusions sociales, de la
criminalité économique, de l’insécurité, de l’évasion vers la drogue,
la délinquance, la prostitution “alimentaire”, les paradis artificiels
des sectes et de tous les fondamentalismes, et autres intégrismes.

Communauté et communautarisme
L’entreprise, qu’elle relève du secteur public, du privé ou de
l’économie solidaire, est à l’image de la société au sein de laquelle
elle évolue. Dans un monde où la promotion de l’individu est guidée
par la recherche du profit à court terme, la seule règle sera
inévitablement la loi de la jungle.

Mais si l’on ose considérer l’entreprise comme une communauté de
travail, elle peut s’offrir aussi, pour peu qu’elle dispose d’un
comité d’entreprise actif, comme communauté de culture, de loisirs,
etc.

L’erreur la plus monstrueuse de cette entrée dans le XXlème siècle est
d’avoir confondu communautarisme et ghettoïsation, voire tribalisme.
On mélange pêle-mêle des ghettos sociaux, voire ethniques, culturels,
etc., avec des communautés qui ne se valorisent que par leur ouverture
au milieu social au sein duquel elles évoluent et se développent.
Elles se caractérisent par un esprit contractuel de fraternité, de
solidarité qui anime leurs membres.

Cessons une fois pour toutes de fustiger “le communautarisme”. Je vois
bien au contraire dans ce concept une valeur extrêmement positive à
travers une appréhension ouverte de l’attention que chacun des membres
d’une communauté apporte aux autres. Elle ne se résout pas à un
agrégat d’individus, mais bien plutôt de personnes qui se construisent
pas à pas comme telles à mesure de l’expérience et des connaissances
acquises.

La personne se valorise dans sa relation avec autrui. L’individu en
tant que tel n’existe pas. C’est un non-sens total que de promouvoir
l’individualisme comme philosophie et sagesse de notre temps.
L’individu ne s’épanouit qu’en tant que personne, au sein d’une ou
plusieurs communautés, superposées ou entrecroisées, qui le révèlent
en termes d’identité.

Telle devrait être la conception d’un communautarisme ouvert et
positif, à l’opposé de cette caricature négative et extrêmement
néfaste que nous offrent nos hérauts de la pensée unique.

L’expression de ces dérives sémantiques se manifeste à travers de
multiples vocables dont le commun des mortels perçoit difficilement le
sens et la portée. Qu’on en juge : du principe de précaution au
développement durable et à l’agriculture raisonnée, des placements
éthiques au commerce équitable, de la bonne gouvernance à l’entreprise
citoyenne, les pistes ne manquent par pour surmonter les désillusions
d’une époque marquée par la plus grande confusion où s’affirme la
primauté du paraître sur l’être, du savoir-faire sur le savoir-être.

Bien malin, hormis le cénacle d’une poignée de spécialistes, celui qui
s’y retrouve dans œ salmigondis !

En réalité, ces concepts ne peuvent acquérir de signification concrète
que si on les replace dans une appréhension globale de notre avenir
humain. Redonner un sens à la vie en société, c’est d’abord esquisser
une vision commune sur le long terme à notre devenir. C’est élaborer,
par delà les stratégies politiciennes, une métapolitique pour notre
temps, autrement dit une réflexion qui se situe bien au delà des
préoccupations du moment.

–––––––
[1] Cette taxe ne vise à cibler que les seules transactions entre
monnaies, c’est-à-dire la spéculation sur les taux de change mondiaux.
Voir à ce sujet : • GR 986, mars 1999 et • l’ouvrage collectif publié
sous l’égide du PNUD, intitulé “The Tobin Tax, coping with financial
volatility” - Oxford University Press, NewYork et Oxford, 1996.

[2] Ce projet de taxe automatique, par contre, évoque une opération
qui concernerait tous les mouvements de fonds (crédits et débits de
comptes). Son montant pourrait varier de 0,1 à 1 %.


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Éliminer la grande pauvreté
Le Conseil économique et social a adopté l’idée que la lutte contre la
pauvreté doit enfin devenir un objectif pour l’Union européenne. Dans
son rapport publié le 28 octobre au Journal officiel il affirme en
effet :

« Il convient également d’intégrer la base juridique claire que le
traité de Nice apporte à la lutte contre l’exclusion sociale. Pour
rendre concrète la réalisation d’une telle ambition – offrir un avenir
à chacun – le Conseil économique et social suggère d’inscrire dans
l’article 99 le principe d’objectifs mesurables d’élimination de la
grande pauvreté et de la prévention des précarités, dans une
conception globale du développement conformément aux engagements pris
au Sommet de Copenhague (1995). »

Le Comité Pauvreté et politique, association créée en 1994 dans cette
optique, se réjouit de voir dans ce rapport la progression de sa
proposition soutenue par une pétition que nous avions proposée à nos
lecteurs en mai 2001 (dans GR 1010, page 12).

^
--------------------------------------------------------------------------------

Et vive la guerre !
Il n’y a plus de honte, hors période électorale, à être
hyperréactionnaire. Après Denis Jeambar qui trouve que les
fonctionnaires vivent trop vieux, voici textuellement ce que relate le
dernier Canard : Francis Mer (Ministre de l’économie et des finances)
a jeté un froid en conseil Conseil des ministres en relatant son
entretien avec le directeur de la Deutsche Bank : « Il affirme que la
seule solution pour relancer l’économie, c’est la guerre. Je pense
exactement comme lui. » ( Le Figaro du 15/11)

(envoi de Paul Vincent).
^
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Dans notre numéro d’octobre, Rémy Mourin avait dédié ses vers à son
ami “Prolo”. Celui-ci lui répond :

La réponse
par R. MOURIN
Intello, mon ami, je t’écoute et souris…
car j’ai lu ta revue. Tu veux que je comprenne
les causes de ma peine et je te remercie.
Comprends bien à ton tour, l’affaire est difficile.
Où veux-tu que j’accroche, sur les murs qui m’entourent,
les pensées et les mots que tu m’offres en pâture ?
Alors serais-je sot ? Aveuglé sûrement …
Car si j’ai bien compris, voilà sept décennies
que tu me les proposes… Qui en dehors de toi
me les a fait connaître ? Commençons au début :
Voilà “distribution”.
— Je dois faire attention et ne pas la confondre.
Moi elle me plaisait bien la “redistribution”.
Tu m’as ouvert les yeux : c’est encore un moyen
d’allonger le système. Toi, tu veux le changer !
— “Salaire citoyen”…
qui serait garanti !!!… Tu penses à mon voisin ?!
— Un salaire sans sueur, accoucher sans douleur …
La rédemption, mon vieux, ça aussi c’est écrit !
Tu parles de “machine”
Qui doit me “libérer”… Tu vois, là, c’est hardi…
Je sais qu’elle prend ma place, qu’à ma place elle fabrique…
Si je t’écoute, tu dis : que sur la production
on ferait la monnaie et que j’achèterais,
sans avoir à me vendre ? Ami est-ce possible ?
J’en ai parlé chez moi et ça les a fait rire.
Ça me semble sérieux et je vais le redire…
Je le ferai. Et toi, où te fais-tu comprendre ?
Les amis que tu as, se moquent-ils de toi ?
Te disent-ils aussi que “c’est de l’utopie” ?
— Mais l’utopie, leur dis-je, est “la mère du progrès” !
Tu vois, la tâche est rude. En haut les intérêts.
En bas, la soumission, le chômage, la peur…
Ce que tu me proposes, c’est de chasser les mots
qui gouvernent nos vies insidieusement
et recouvrent les maux dont ma famille souffre.
L’esprit marqué sans doute par cette découverte,
cette nuit, j’ai rêvé qu’en ouvrant ma fenêtre,
étaient entrés ces “mots”, ils s’adressaient à moi.
Avant je les croisais, ils ne me parlaient pas :
… Travail, exploitation, misère dans l’abondance,
le seuil de pauvreté et la raison des guerres…
Beaucoup d’autres encore, pour que je les comprenne…
Ensuite, je me trouvais piloter un bateau
portant au pavillon “Humanisme suprême”.
Sur le fleuve les “mots” partaient à la dérive…
J’y voyais s’essouffler le cruel mot : “survivre”…
Quand, j’entendais venir, s’élever de la rive,
Crié par une foule : “Nous voulons enfin vivre” !

Oui, c’est une histoire qui ressemble à celle
que tu m’avais contée…
Me serais-je éveillé, moins aveugle et moins sourd ?
je vois une lumière sur le noir qui m’entoure…

http://perso.wanadoo.fr/grande.releve

Malatesta

unread,
Jul 25, 2008, 12:17:48 PM7/25/08
to
On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...@gmail.com> wrote:
> Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est

> monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?


Réflexion

Définition extraite du dictionnaire Larousse :
oraison : « Prière mentale sous forme de méditation, dans laquelle le
cœur a plus de part que l’esprit. »

Le mois dernier (GR 1027, p.9), Roland Poquet a dressé la liste de ce
que les opposants à l’économie capitaliste de marché reprochent à ce
système. À ces litanies font suite ici des oraisons, à propos
desquelles l’auteur demande aux chrétiens catholiques de le pardonner
en ces termes : « Force m’est donnée, dans les propos qui vont suivre,
d’attribuer un sens laïque à cette admirable définition et de
célébrer, dans une même offrande et à parts égales, le cœur et
l’esprit. »

II. ORAISONS.

par R. POQUET
Première oraison : Méditons, mes frères
- Le capitalisme actionnarial - nouvel avatar de l’économie de marché
- apporte, à ceux qui peuvent se procurer en abondance biens et
services ou qui jouissent d’un relatif confort, une raison valable de
vouloir le préserver.

Requiem aeternam dona eis, Domine. Seigneur, donnez-leur le repos
éternel.

- L’économie capitaliste de marché est dominée, comme chacun sait, par
les puissances financières qui soumettent à leurs diktats le
politique, le social et le culturel. Les partisans d’un « réformisme
radical » - admirable oxymore [1] - ceux-là pensent que l’on peut
encore « arracher le pouvoir aux puissances financières et transformer
ainsi la logique du système ».

Ostende eis, Domine, misericordiam tuam. Montrez-leur, Seigneur, votre
miséricorde.

- Le capitalisme défigure le marché, creuse les inégalités, entretient
le chômage et la misère, accroît les conditions de l’insécurité, broie
les corps et les âmes… bref, est à l’origine de mille maux dont nous
n’avons extrait que la “substantifique moëlle” dans l’article
précédent I. “Litanies”. Cela nous suffit pour lui envisager une vraie
sortie.

Domine, libera nos a malo. Seigneur, délivrez-nous du mal.

Deuxième oraison : Libéralisme ou Totalitarisme ?
- Le totalitarisme rassemble en un bloc unique tous les citoyens au
service d’un État autoritaire ; à ce titre, les régimes fasciste,
national-socialiste et soviétique étaient totalitaires. Précisons que
ce totalitarisme est, avant tout, d’ordre politique et qu’il s’est
exercé dans des pays aux structures économiques fortement contrastées.

Gott mit uns ! Dieu avec nous ! (Introuvable dans la liturgie
chrétienne).

Le libéralisme est un nouveau totalitarisme car il rassemble les
citoyens autour d’une pensée unique. Les témoignages abondent. « Le
pouvoir d’un particulier expressément repérable - d’un tyran - devient
très vite haïssable, et certainement beaucoup plus insupportable que
les pressions exercées par une entité anonyme et non localisée, une
opinion publique ou un marché » [2]. Le marché, un totalitarisme ?
Non, mais ce qui l’étouffe, à savoir l’économie capitaliste et
actionnariale de marché, oui. « En détruisant les valeurs, le
capitalisme s’auto-détruit » [3].

« Le principal ennemi de cette société n’est plus la menace du
communisme mais bel et bien celle du capitalisme » [4]. « Le
libéralisme, doctrine totalisante rêvant de tout mesurer à l’aune de
l’échange, de la productivité, de l’efficacité et de l’argent, est
bien prétentieux de croire son règne arrivé… Cette doctrine passera,
comme tous les totalitarismes. Le libéralisme a trois siècles. C’est
peu dans l’histoire de l’humanité. Il ne sera bientôt qu’un cauchemar
» [5]. « Il faut oser rompre avec cette société qui meurt » (André
Gorz).

Domine, exaudi orationem meam. Seigneur, exaucez ma prière.

- Certains pensent de bonne foi que les perspectives distributistes
induisent le totalitarisme car elles ne laisseraient plus au marché sa
totale liberté d’intervention. Sans doute sont-ils persuadés que le
libéralisme préserve les libertés puisqu’il est “la liberté” par
définition (racine latine liber=libre) - habile glissement
sémantique !

Et ne nos inducas in tentationem. Et ne nous laissez pas succomber à
la tentation.

Troisième oraison : Totalitarisme ou Perspectives distributistes ?
- L’économie de marché est parvenue à nous faire admettre que
l’argent est la richesse, alors qu’il en est le frein : il fait
obstacle à son développement et à sa distribution. La richesse
potentielle se traduit dans les équipements utilisés aux trois-quarts
de leurs capacités, dans les déperditions d’énergies, les gaspillages,
le volume des stocks, le malthusianisme agricole et industriel, dans
le chômage, la non-culture généralisée des cerveaux… Le capitalisme
serait le meilleur système pour favoriser l’initiative individuelle ?
Faut-il rappeler que, dans ce système, toute initiative est soumise à
un strict visa bancaire de rentabilité et que l’innovation s’applique,
en priorité, aux biens et aux services capables de dégager un profit
et, très secondairement, aux facteurs du développement de la personne
humaine ? Le système capitaliste : un système moins performant qu’on
veut bien nous le laisser entendre.

Ora pro nobis. Priez pour nous.

- À l’opposé, les perspectives distributistes (rupture du lien entre
revenu et durée du travail, abandon de la monnaie circulante,
capitalisable et spéculative, au profit d’une monnaie spécifique non
thésaurisable, non spéculative) nous permettent d’envisager la
suppression de la misère et du chômage en accordant un revenu et un
emploi à chacun et empêchent la finance internationale d’exercer ses
méfaits (spéculation éhontée, blanchiment d’argent sale, fortunes
scandaleuses, peuples assujettis…). Dans le domaine politique, les
perspectives distributistes offrent aux instances démocratiques la
possibilité de jouer pleinement leur rôle, en accordant aux trois
étages de décision - État, Régions et Communautés d’agglomération - le
plein exercice de leurs prérogatives selon le principe de subsidiarité
et en donnant aux usagers les plus larges possibilités de
participation aux affaires communes.

Dissoluta terrestris hujus incolatus domo, aeterna in coelis habitatio
comparatur, Domine. Vous préparez dans les Cieux une demeure
éternelle, Seigneur, après que la maison de leur séjour s’est
écroulée.

- En supprimant les contraintes de la concurrence, de la rentabilité
et du profit, les perspectives distributistes entraînent l’abandon des
« modes de domination dans la tête et l’âme des individus » [6] et
ouvrent à ces derniers le vaste champ, aujourd’hui bafoué, de
l’accomplissement du corps et de l’esprit.

En plaçant l’homme au centre de l’économie, elles revalorisent des
secteurs à forte implication humaine, jusqu’à présent négligés,
parfois au bord de l’asphyxie : santé, recherche, éducation,
expression artistique, justice…

En abolissant le pouvoir de domination (“pouvoir sur”), elles libèrent
le pouvoir de création (“pouvoir de”) [7], conjuguant harmonieusement
transformation personnelle et transformation sociale.

Et in terra pax hominus bonae voluntatis. Et paix sur la terre aux
hommes de bonne volonté.

Amen. Ainsi soit-il.

–––––––
[1] figure de style qui allie deux mots de sens contraires.

[2] Friedrich A. von Hayek, La route de la servitude, éd. P.U.F.

[3] Jean Baudrillard, France Inter le 23.11.02.

[4] George Soros, La crise du capitalisme mondial, éd. Plon.

[5] Philippe Labarde et Bernard Maris, Ah Dieu, que la guerre
économique est jolie !, éd. Albin Michel.

[6] Philippe Merlant, Transversales Science Culture, 1er trimestre
2002

[7] Nous empruntons ces deux formules à Patrick Viveret, ancien
rédacteur en chef de Transversales Science Culture.


--------------------------------------------------------------------------------

La fin du chômage ?
D’ici à 2010, si l’on en croit les prévisions du Commissariat général
du Plan [1], les employeurs du privé et du public devront pourvoir
entre 6,8 et 8,4 millions de postes supplémentaires, selon les
hypothèses de croissance retenues (2,4% ou 3%). Les difficultés de
recrutement vont s’aggraver : les salariés vont devenir une espèce
rare et, en conséquence, en position de force pour négocier avec leurs
employeurs. Ce qui explique, sans doute, la volonté du Medef de
reculer l’âge de départ en retraite, de façon à conserver un volant
suffisant de main d’œuvre pour continuer à peser sur les salaires. Les
experts du Plan prévoit qu’à cause du “choc démographique” de
2005-2006, le volume de la population active devrait diminuer et «
risque de devenir problématique au regard des besoins en main-d’œuvre
du système productif ». (Au passage, admirez le style !). C’est tout
de même extraordinaire : pas plus au Commissariat au Plan qu’à l’OCDE,
on ne parle d’augmentation de la productivité ; c’est pourtant une
donnée fondamentale pour évaluer les capacités du système productif.

Mais, non ! Apparemment, ils n’ont jamais entendu parler de progrès
technique.

–––––––
[1] Le Monde, 07/12/2002.


jorisa

unread,
Jul 25, 2008, 11:50:48 PM7/25/08
to
Beaucoup de terme sans même attendre la réponse au premier post !
Mais avant toutes choses quelles sont les croyances ? quels sont les
mythes et quels sont les sacrés ?
Vous êtes en plein mythe et le mythe n'aboutit qu'à Staline qui
envoyait des trains entier ramasser des corps morts de faim.
Voyez-vous quand dans une europe l'esprit qui unit est le droit du sol
et de croyances comme celle cité en exemple sur la vidéo, nous
obtenons comme en Italie des vacanciers qui bronzent à deux pas de
deux petites filles mortes. Et bien voyez-vous en cette France qui
unit les hommes par une idée du respect du sacré, cela n'est ni
concevable, ni acceptable car c'est une atteinte à la dignité humaine,
c'est comme s'il pouvait exiser quelque chose de plus important que
les actes principaux d'une vie comme ici la mort. Dans ces conditions,
noyer l'esprit français dans un esprit europpeen n'est qu'un abandon
de ce qui nous unit pour retourner dans un état de barbarie unit par
je ne sais quels croyances "un coup la mondialisation, un coup que
l'argent est supérieur à l'homme car il ferait soit disant avancer le
monde, un coup ..." croyances, croyances, croyances, la destruction de
l'esprit français comme l'avait fait miterand en voulant créer un
mythe que nous n'avions plus à produire de richesses car il était là.

On 25 juil, 18:17, Malatesta <frederic.so...@wanadoo.fr> wrote:
> On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...@gmail.com> wrote:
>
> > Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> > exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> > fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> > européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> > icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est
> > monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> > européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> > qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> > qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?
>
> Réflexion
>
> Définition extraite du dictionnaire Larousse :
> oraison : « Prière mentale sous forme de méditation, dans laquelle le
> cœur a plus de part que l’esprit. »
>

Avez-vous entendue parler des sophismes de soumissions ? Prendre une
définition de dictionnaire au pied de la lettre en est un selon les
philosophes du siècle des lumières sur laquelle la Nation française
c'est construite. C'est l'esprit du terme qui compte, sa raison d'être
et non point l'idée ou la perception particulière d'un érudit.

La suite n'est que mots, qui me font penser à cette femme qui venait
d'écraser un vélo par négligence et qui essayait d'écarter les témoins
en criant quelle s'occupait de tout et quand je lui ai fait remarquer
qu'on ne pouvait lui faire confiance au vue de ses actes "écraser un
vélo" elle a répondu en criant qu'elle avait écrasé personne ! Des
mots qui ne traduisent que croyances et en oubli les faits. Son seul
but était d'éloigner les témoins et de faire relever et partir une
jeune fille couchée par terre qui se tordait de douleurs en se
présentant comme responsable et compétente par autorité.

jorisa

unread,
Jul 26, 2008, 2:25:08 PM7/26/08
to
En d'autres mots, il faut comprendre ce que signifie le terme
démocratie, il faut bien comprendre que la particularité de la France
est d'avoir été la première Nation à dire c'est l'idée du sacré
(humanisme) qui unit les hommes et non pas les croyances seraient-ce
celles nommées de droit de sol. La particularité de l'esprit français
c'est d'avoir identifier les sophismes, les folies, comme celui de
soumission que j'ai déja nommé mais encore le sophisme d'intérêt qui
est pourtant la base du capitalisme anglo-saxon. Il suffit de faire
une recherche sur google vidéo à sophismes pour trouver Malebranche,
Port-royal, et autres présentations sur les sophismes. Vous
comprendrez que le Nationalisme à la française est loin de votre
présentation particulière.

jorisa

unread,
Jul 28, 2008, 12:04:53 AM7/28/08
to
Nous pourrions résumer ce fil en notant que la destruction de la
culture française (en modifiant l'éducation) a pour but réel de nous
faire oublier nos pensées communes, le lien indispensable qui donne
cette forte cohérence à notre société. Car sinon comment voulez-vous
qu'un français de raison puisse vouloir rejoindre une europe composée
de lois barbares ? Une telle régression n'est pas concevable en une
seule génération.
Comment concevoir un droit du sol, ou même un droit financier
supérieur au droit humain qui a construit notre constitution ? C'est
comme vouloir remplacer l'infini par un nombre fini, et pas besoin
d'avoir un Q.I. d'alien pour s'en apercevoir.
La démarche semble évidente en premier faire passer la Nation
française pour ce qu'elle n'est pas "adoratrice du droit du sol", en
second lui présenter un monde idéal "l'amérique" ou oubliant de dire
que c'est le rève américain et que c'est quelque chose qui n'existe
pas, en troisième présenter l'europe comme solution à des problèmes
volontairement créés à l'aide de la corruption des plus faibles. Mais
au bout du rouleau les français s'aperçoivent que l'europe est loin
d'être une solution puisque notre niveau de vie est inférieur à celui
de 1929 qui n'était vraiment pas brillant ! Et commencent à se
souvenir du lien qui nous unit par nécessité, et commencent à
ressortir les devises des philosophes du siècle des lumières pour
faire la part du vrai et du faux.

christian g

unread,
Sep 16, 2008, 2:27:13 AM9/16/08
to
Bonjour,

Malatesta me réponds:


> Mais vos merdes capitalistes et fascistes mènent à celà
> inéxorablement , c'est terrifiant , regarde donc les mécanismes du
> capitalisme qui repose sur le rapport Dominants/dominés - Voleurs/
> volés et esclavagés , c'est le principe du salariat aussi !

Premièrement tu ne réponds pas à ce que je te dis. C'est sur que c'est
plus difficile car personnel. C'est très humain de caché ses
sentiments personnel derrière de "belle" causes. Et j'en arrive au
deuxièmement, ta mauvaise connaissance de l'homme. Le capitalisme
n'est que le resultat des penchant naturel de l'homme (tout l'opposé
du bon sauvage mythique de Rousseau). L'homme cherche avant tout son
profit personnel, et pour laplupart c'est l'argent. Et cela donne le
monde dans lequel nous vivons. Si des esclaves existent c'est qu'ils
ont accepté de l'être. Mais ne te croit pas libre parce que tu dénonce
ce système, car cela aussi fait parti du système (il vit aussi de la
haine qu'il engendre: "voyez nous avons des ennemis").

> Ce qui s'est passé dans la Yougoslavie post-"communiste" et devenue
> nationaliste ainsi que ce qui se passe toujours en Tchetchénie et son
> génocide et ailleurs , regarde aussi la régression toute azimut en
> France et l'ambiance qui y règne de plus en plus qui pue l'ambiance
> que nous faisait subir ces fascistes pendant mon adolescence , c'est
> la même et elle est tout autant empirique et oppressante comme la
> grenouille qui bout dans la marmitte . C'est pas pour rien que je mets
> ce que j'ai subi car c'est ça qui nous pend au nez à terme et je vous
> assure que vous le regretterez mais alors , il sera trop tard , vous
> n'aurez pas l'âge adulte qui vous tirera des griffes de ces rapaces
> vichystes et ténardières ! Prenez bien garde car tout y est SOURNOIS
> et PERVERS dans une ambiance "pue la mort" !

Mes grands-parent ont connu l'annexion (de l'Alsace) par les Nazi. Ca
c'était du fascisme. Dans un tel système tu aurais déja été envoyé au
front russe et tu y serait resté, à moins que ca aurait été le
Struthof.

Le pb avec bcp de personne, c'est qu'elles n'arrivent pas à apprécier
ce qu'elles ont. Plus tj plus.

A+

Christian

Christian Navis

unread,
Sep 16, 2008, 3:50:35 AM9/16/08
to
"christian g" <christi...@caramail.com> a écrit dans le message de
news:1da48d62-5788-4487...@59g2000hsb.googlegroups.com...

> Mais ne te croit pas libre parce que tu dénonce
> ce système, car cela aussi fait parti du système (il vit aussi de la
> haine qu'il engendre: "voyez nous avons des ennemis").

Remarque ô combien juste !
La haine est plus fédératrice que l'amour, l'exclusion des autres
renforce l'instinct grégaire, la névrose obsidionale accroît l'agrégation
au groupe jusqu'au fanatisme parfois.
Il suffit d'observer, des sociétés archaïques contemporaines
aux états modernes, toutes idéologies confondues, comment
les pouvoirs en place, ceux qui aspirent à les déloger, et les
thuriféraires des uns et des autres, utilisent l'anathème,
l'ostracisme et la fausse vertu dans une habile perversion
de la dynamique de groupe... Dont, la finalité première,
indispensable à nos ancêtres des âges farouches, était de créer
des liens sociaux, des solidarités et un partage des tâches.

> Mes grands-parent ont connu l'annexion (de l'Alsace) par les Nazi. Ca
> c'était du fascisme.

Non, c'était du nazisme.
Le fascisme, c'est la doctrine sociale de Mussolini, qui a parfaitement
réalisé l'état totalitaire avec ses faisceaux, mais c'est moins pire.
La liberté fut malmenée, mais on n'y massacrait pas à tours de bras.

--
http://christian.navis.free.fr/


christian g

unread,
Sep 16, 2008, 6:16:24 AM9/16/08
to
Bonjour,
Christian Navis me réponds:

> > Mes grands-parent ont connu l'annexion (de l'Alsace) par les Nazi. Ca
> > c'était du fascisme.
>
> Non, c'était du nazisme.
> Le fascisme, c'est la doctrine sociale de Mussolini, qui a parfaitement
> réalisé l'état totalitaire avec ses faisceaux, mais c'est moins pire.
> La liberté fut malmenée, mais on n'y massacrait pas à tours de bras.

Au sens strict, c'est vrai, le fascisme est la doctrine de Mussolini,
mais dans un sens large il englobe aussi le nazisme et le franquisme.
Voir:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme
C'est le sens large que j'ai employé car correspondant plus au sens
qu'utilise Malatesta auquel je répondais. Il me semble même qu'il
l'emplois dans son sens le plus large.

A+

Christian

Christian Navis

unread,
Sep 16, 2008, 7:06:46 AM9/16/08
to
"christian g" <christi...@caramail.com> a écrit dans le message de
news:6904d066-952a-4da8...@a70g2000hsh.googlegroups.com...

> Au sens strict, c'est vrai, le fascisme est la doctrine de Mussolini,
> mais dans un sens large il englobe aussi le nazisme et le franquisme.
> Voir:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme

Oui, je suis d'accord, chez les politiciens, le terme "fasciste"
est devenu une injure, sans rapport avec le sens d'origine.
Seulement, voilà...
Ici, nous sommes supposés être entre philosophes, c'est
à dire entre gens sérieux, posés et cultivés. ;-)
Le moins qu'on puisse attendre de la philo est l'exactitude
du concept et la précision de la définition, sinon peut-on
débattre en profondeur d'idées à géométrie variable
et des mots à multiples sens sans se perdre dans
les arguties les plus fragiles ?

--
http://christian.navis.free.fr/

christian g

unread,
Sep 16, 2008, 10:36:50 AM9/16/08
to
Bonjour,

Christian Navis me réponds:


> Oui, je suis d'accord, chez les politiciens, le terme "fasciste"
> est devenu une injure, sans rapport avec le sens d'origine.
> Seulement, voilà...
> Ici, nous sommes supposés être entre philosophes, c'est
> à dire entre gens sérieux, posés et cultivés.   ;-)
> Le moins qu'on puisse attendre de la philo est l'exactitude
> du concept et la précision de la définition, sinon peut-on
> débattre en profondeur d'idées à géométrie variable
> et des mots à multiples sens sans se perdre dans
> les arguties les plus fragiles ?

Tout a fait d'accord, mais il faut également s'adapter à celui auquel
on réponds. Et lorsque qq1 dit que notre système démocratique est
fasciste, je lui ai proposé cet exemple car il fait parti de notre
histoire et que j'en ai des témoignages de première mains. Faire
ensuite la différence entre Nazisme et Faschisme Mussolinien, ce sera
pour une étape ultérieure (si possible :-) ).

A+

Christian

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