Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

La nature humaine

0 views
Skip to first unread message

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 2:57:38 AM5/24/12
to
La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,

Toute ces choses ont été exclues depuis plus de deux millénaires, comme
étant des tares auxquelles on se devait d'être comme étranger (le "mal"
qu'il faut chasser hors de ce corps possédé par "Satan" :o) : tout ceci
n'est cependant que de la pure démagogie issue des plus religieuses
tartufferies qui soient, et ce à toutes les époques et pour l'ensemble
des continents et des civilisations.

Le rôle du philosphe n'étant pas de se voiler la face, mais tout au
contraire, celui de révéler ce qui Est au grand-jour et en pleine
lumière.
Or, à mon sens, ce n'est pas là le "mal" : le mal étant de se détourner
de ce qui Est en lui substiuant des valeurs purement idéalisées, au
point de parvenir à ne plus même pouvoir en remarquer la supercherie
délétaire.

--
http://www.stirn-her.net
"Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise: " Sale blanc!"" (Léo Ferré)


Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 3:03:18 AM5/24/12
to
Stirn Her a utilisé son clavier pour écrire :
> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,
>
> Toute ces choses ont été exclues depuis plus de deux millénaires, comme étant
> des tares auxquelles on se devait d'être comme étranger (le "mal" qu'il faut
> chasser hors de ce corps possédé par "Satan" :o) : tout ceci n'est cependant
> que de la pure démagogie issue des plus religieuses tartufferies qui soient,
> et ce à toutes les époques et pour l'ensemble des continents et des
> civilisations.
>
> Le rôle du philosphe n'étant pas de se voiler la face, mais tout au
> contraire, celui de révéler ce qui Est au grand-jour et en pleine lumière.
> Or, à mon sens, ce n'est pas là le "mal" : le mal étant de se détourner de ce
> qui Est en lui substiuant des valeurs purement idéalisées, au point de
> parvenir à ne plus même pouvoir en remarquer la supercherie délétaire.

NDLR : Il y a bien une nature humaine, laquelle découle de la nature
animale, végétale et même minérale : mais à la différence de ces
dernières, il y a dans la nature humaine autant d'espèces humaines
qu'il existe d'indidividus.

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 3:13:27 AM5/24/12
to
Stirn Her vient de nous annoncer :
> Stirn Her a utilisé son clavier pour écrire :
>> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
>> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,
>>
>> Toute ces choses ont été exclues depuis plus de deux millénaires, comme
>> étant des tares auxquelles on se devait d'être comme étranger (le "mal"
>> qu'il faut chasser hors de ce corps possédé par "Satan" :o) : tout ceci
>> n'est cependant que de la pure démagogie issue des plus religieuses
>> tartufferies qui soient, et ce à toutes les époques et pour l'ensemble des
>> continents et des civilisations.
>>
>> Le rôle du philosphe n'étant pas de se voiler la face, mais tout au
>> contraire, celui de révéler ce qui Est au grand-jour et en pleine lumière.
>> Or, à mon sens, ce n'est pas là le "mal" : le mal étant de se détourner de
>> ce qui Est en lui substiuant des valeurs purement idéalisées, au point de
>> parvenir à ne plus même pouvoir en remarquer la supercherie délétaire.
>
> NDLR : Il y a bien une nature humaine, laquelle découle de la nature animale,
> végétale et même minérale : mais à la différence de ces dernières, il y a
> dans la nature humaine autant d'espèces humaines qu'il existe d'indidividus.

N.B : Ce n'est pas du racisme, mais de l'individualisme : terme oh
combien mal-vu, surtout ces derniers temps, où même parmi les plus
ultra des libéralistes, nombreux sont ceux qui y voient eux-mêmes comme
une sorte de tare qu'il conviendrait de se défaire au profit du
collectivisme, voire encore du comunautarisme. Tout cela n'est que pure
démagogie hypocrite dont savent fort bien tirer profit à leur compte,
ceux-là-mêmes qui prêchent la solidarité et l'esprit d'humanisme.

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 3:22:32 AM5/24/12
to
Stirn Her a exposé le 24/05/2012 :
P.S : Tout cela "pue le certificat d'études et le catéchisme
ombilical." :

Léo Ferré
IL N'Y A PLUS RIEN



Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un
balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui
se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau,
qui tirent la couverture.

Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle.
C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la
vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la
bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons
pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des
chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de
nerfs...
Tu pourras lui dire: "T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta
liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de
fleurs?
Espèce de conne!
Et barre-toi!
Divorce-la
Te marie pas!
Tu peux tout faire:
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du
titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir!

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise: " Sale blanc!"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Était bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs!

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen!

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr!
Citoyens! Aux armes!
Aux pépées, Citoyens! A l'Amour, Citoyens!
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos
ainés!
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau
ne les entame même pas... C'est vous dire!

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes!
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça!

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages
reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas
risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi!
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots!
Et nous partons avec nos cris!
Et voilà!

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien?
Perhaps!
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête
des gens:
"Apprends donc à te coucher tout nu!
"Fous en l'air tes pantoufles!
"Renverse tes chaises!
"Mange debout!
"Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre
en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une
habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de
l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit!
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur
inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant
le certificat d'études et le catéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innommé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot
ponctuel!

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs
abdominaux, comme à l'atterrissage: on rote et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours
un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons!
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais?

Heureusement il y a le lit: un parking!
Tu viens, mon amour?
Et puis, c'est comme à la roulette: on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait!
Je comprends les joueurs: ils ont trente-cinq chances de ne pas se
faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
Dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit!

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la
frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche!

- Vous n'avez rien à déclarer?
- Non.
- Comment vous nommez-vous?
- Karl Marx.
- Allez, passez!

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets
d'imagination dans le passé
Écoutez-les... Écoutez-les...
Ça rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlote ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges!
Écoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient?
Hein?

Nous étions combien?
Ça ira!

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire:

Monsieur!
Madame!

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller
gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous?
Pardon.... LEURS sous!

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et
nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions
de l'anonymat.

Les révolutions? Parlons-en!
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en
prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une
place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous
dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer
au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent
aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez
les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras!
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous
montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise:
"Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles! Pour la reptation, vous êtes imbattables; seulement,
vous ne vous la concédez que dans la métaphore...
Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes
jamais décidé à empourprer votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est
sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de
prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse!
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez!

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous
léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.

sedenion

unread,
May 24, 2012, 4:16:32 AM5/24/12
to
Le 24/05/2012 09:13, Stirn Her a écrit :
> N.B : Ce n'est pas du racisme, mais de l'individualisme : terme oh
> combien mal-vu, surtout ces derniers temps, où même parmi les plus ultra
> des libéralistes, nombreux sont ceux qui y voient eux-mêmes comme une
> sorte de tare qu'il conviendrait de se défaire au profit du
> collectivisme, voire encore du comunautarisme. Tout cela n'est que pure
> démagogie hypocrite dont savent fort bien tirer profit à leur compte,
> ceux-là-mêmes qui prêchent la solidarité et l'esprit d'humanisme.

Non, non... c'est parce qu’en fait, (je vais dire un truc affreux),
disons que tous les êtres humains ne sont pas égaux dans leur "moi".
Ainsi, certains ont dépassés le stade de l’embryon, et envisagent
naturellement l'individualisme comme une saine manière de vivre, seul ou
en communauté, sans exclure le respect d'autrui, dans ses spécificités
et de ses différences *individuelles*. D'autres, plus nombreux, en sont
encore à un stade embryonnaire, et ici, ce n'est pas tant l’individu que
l’ego qui dirige la barque. Et là, les perspectives sont très
différentes, car un ego ne perçois pas le monde - et tout
particulièrement les interaction sociales - du tout de la même manière
qu'un individu.

C'est pourquoi on remarquera notamment des paradoxes étranges, comme une
farouche volonté de se "démarquer" du reste du groupe (être original),
tout en craignant fébrilement d'en être exclu et rejeté. Certains même,
craignent tout simplement d'en être rejetés et le conformisme dont il
font preuve, qu'on pourrait prendre pour pathologique, est en réalité un
mode de fonctionnement grégaire tout à fait classique. C'est pour ça que
les stratégies de "démarcation" du groupe, passeront en fait par
l'adoption d’attributs de valorisation sociales assez primaires. On
remarquera le plus souvent que les individus "embryonnaires" craignent
instinctivement l'individu "formé", et y voient la marque d'un ego
démesuré. L’ego ne comprenant pas comment "un individu" peut faire
preuve d'une telle "affirmation", qu'il prends comme une sorte de
"déclaration de guerre" et une tentative de l'annihiler (c'est à dire,
de le faire retourner au néant, dans le tout indifférencié). L'ego est
en concurrence constante pour sa survie avec tout ce qu'il l'entour sur
le plan de l'image sociale (existence social + intégration au groupe).
Les spécificités de l'individu, seront également généralement niés, tout
sera tenté de la part de "l'individu embryonnaire" pour que "l'individu
formé" soit amené à avouer qu'il est "normal", "comme tout le monde",
"pas différent", afin qu'il ne représente plus un danger pour l'ego. Ce,
parce que l'ego perçois toute différence trop marqué et affirmé, non pas
pour ce qu'elle est (une différence), mais comme une marque de
supériorité et de domination. Car l'ego pense en terme "vertical", tout
est soit "au dessus" soit "en dessous" de lui, le mode horizontal lui
est difficilement inaccessible.

--
Usenet, demain j'arrête.

sedenion

unread,
May 24, 2012, 4:17:07 AM5/24/12
to
Le 24/05/2012 10:16, sedenion a écrit :
> est difficilement inaccessible.

*Difficilement accessible...

cyrano

unread,
May 24, 2012, 6:40:05 AM5/24/12
to

"Stirn Her" <Aime...@ou-plonke.moi.net.invalid> a écrit dans le message de
news: mn.c2197dc50...@ou-plonke.moi.net.invalid...
> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,

et l'érotisme ?


Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 8:38:15 AM5/24/12
to
Après mûre réflexion, sedenion a écrit :
Je suis plutôt d'accord avec ça (et même avec toi, en général : bien
que j'ai crû comprendre que tu gérais mal les bouquets de fleurs :-) :
mais tout dépend de ce que l'on entend par "ego". Pour ma par je ne
vois pas de différence notable avec ce que l'on entend généralement par
"moi".

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 8:39:19 AM5/24/12
to
Aussi, comme biens d'autres choses, encore : c'est bien pour ça, que
j'ai mis un "etc.,".

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 8:41:16 AM5/24/12
to
Stirn Her a exprimé avec précision :
> cyrano avait écrit le 24/05/2012 :
>> "Stirn Her" <Aime...@ou-plonke.moi.net.invalid> a écrit dans le message de
>> news: mn.c2197dc50...@ou-plonke.moi.net.invalid...
>>> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
>>> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,
>>
>> et l'érotisme ?
>
> Aussi, comme biens d'autres choses, encore : c'est bien pour ça, que j'ai mis
> un "etc.,".

N.B : J'irais même beaucoup plus loin : la pédophilie, le sadisme, le
masochisme, et là encore, etc., etc.,

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 8:44:24 AM5/24/12
to
Stirn Her a exprimé avec précision :
> Stirn Her a exprimé avec précision :
>> cyrano avait écrit le 24/05/2012 :
>>> "Stirn Her" <Aime...@ou-plonke.moi.net.invalid> a écrit dans le message
>>> de news: mn.c2197dc50...@ou-plonke.moi.net.invalid...
>>>> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
>>>> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,
>>>
>>> et l'érotisme ?
>>
>> Aussi, comme biens d'autres choses, encore : c'est bien pour ça, que j'ai
>> mis un "etc.,".
>
> N.B : J'irais même beaucoup plus loin : la pédophilie, le sadisme, le
> masochisme, et là encore, etc., etc.,

BDLR : La nature humaine et son intellect, par lequel elle se
caractérise, est si complexe... et comme on dit : "Qui peut le plus,
peut le moins".

sedenion

unread,
May 24, 2012, 10:26:55 AM5/24/12
to
Le 24/05/2012 14:38, Stirn Her a écrit :
> mais
> tout dépend de ce que l'on entend par "ego". Pour ma par je ne vois pas
> de différence notable avec ce que l'on entend généralement par "moi".

Il y'en a une... Pour simplifier, l'ego est un organe de survie. Le
"moi" c'est autre chose. Il est intéressant de noter qu'un "moi" peut
manquer "d'ego", et se faire bouffer par d'autres ego. L'ego détecte la
menace instinctivement et déclencha les processus de défenses
instantanément. Le "moi" ignore tout de cette pratique "guerrière" (et
des peurs qui agitent l'ego) et ne voit rien venir, si l'ego (qui
l'accompagne) ne l'alerte pas.

Stirn Her

unread,
May 24, 2012, 5:36:29 PM5/24/12
to
sedenion avait prétendu :
C'est peut-être que mon ego est quasi insignifiant, mais pour moi
personnellement, je ne me sens guère concernép ar ce genre de phénomène :
j'ai certes des intuitions, ça oui,, mais c'est toujours "moi".
Ego, moi... : connais pas :-)

Stirn Her

unread,
May 25, 2012, 12:50:13 AM5/25/12
to
Stirn Her avait soumis l'idée :
> sedenion avait prétendu :
>> Le 24/05/2012 14:38, Stirn Her a écrit :
>>> mais
>>> tout dépend de ce que l'on entend par "ego". Pour ma par je ne vois pas
>>> de différence notable avec ce que l'on entend généralement par "moi".
>>
>> Il y'en a une... Pour simplifier, l'ego est un organe de survie. Le "moi"
>> c'est autre chose. Il est intéressant de noter qu'un "moi" peut manquer
>> "d'ego", et se faire bouffer par d'autres ego. L'ego détecte la menace
>> instinctivement et déclencha les processus de défenses instantanément. Le
>> "moi" ignore tout de cette pratique "guerrière" (et des peurs qui agitent
>> l'ego) et ne voit rien venir, si l'ego (qui l'accompagne) ne l'alerte pas.
>
> C'est peut-être que mon ego est quasi insignifiant, mais pour moi
> personnellement, je ne me sens guère concernép ar ce genre de phénomène :
> j'ai certes des intuitions, ça oui,, mais c'est toujours "moi".
> Ego, moi... : connais pas :-)

N.B : A vrai dire, je ne vois pas bien ce que tu veux dire : l'ego
serait une partie cachée du "moi" à soi-même, une sorte de "bagage"
constitué de toutes sortes de réflexes conditionnés... c'est ce que tu
veux dire ?

sedenion

unread,
May 25, 2012, 5:20:11 AM5/25/12
to
Le 25/05/2012 06:50, Stirn Her a écrit :
> N.B : A vrai dire, je ne vois pas bien ce que tu veux dire : l'ego
> serait une partie cachée du "moi" à soi-même, une sorte de "bagage"
> constitué de toutes sortes de réflexes conditionnés... c'est ce que tu
> veux dire ?

Non, après avoir écris ce que j'ai écris, je me suis rendu compte (avec
un certain agacement) qu'une manière de transcrire ce qu'est l'ego par
rapport au moi, c'est que l’ego est le contenant, la coquille du moi.
l'ego est un bunker fortifié automatisé. Le "Moi" est un "être vivant".

-> Enfin, il me semble... (pour une raison que j’ignore, je préfère
douter de ce que je viens d'expliquer).

François Guillet

unread,
May 25, 2012, 6:26:40 AM5/25/12
to

"Stirn Her" <Aime...@ou-plonke.moi.net.invalid> a écrit dans le message de
news: mn.c36f7dc59...@ou-plonke.moi.net.invalid...
| cyrano avait écrit le 24/05/2012 :
| > "Stirn Her" <Aime...@ou-plonke.moi.net.invalid> a écrit dans le message
de
| > news: mn.c2197dc50...@ou-plonke.moi.net.invalid...
| >> La "modestie", la "connerie"... mais aussi l'envie, la jalousie,
| >> l'hypocrisie, l'égoïsme, etc.,
| >
| > et l'érotisme ?
|
| Aussi, comme biens d'autres choses, encore : c'est bien pour ça, que
| j'ai mis un "etc.,".

Allez, soit honnête et met l'enculade en tête, on sait bien l'ordre de tes
préoccupations.
:-)



Stirn Her

unread,
May 25, 2012, 6:28:41 AM5/25/12
to
François Guillet a utilisé son clavier pour écrire :
PLOUF !!!
0 new messages