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'L' Esprit Français" dans l'air vichyste et versaillaise de Nicolas Sarkozy ;

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Malatesta

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Jul 26, 2008, 9:23:53 AM7/26/08
to
Si l'esprit français c'es être pétainiste , lepéniste , sarkozyste ,
Ténardier , Bushiste et Mac Cain ... , alors *je ne suis PAS
Français !
Lauzerte : l'action directe paye !


Jeudi 24, une salariée passe à midi à l'Espace-Co pour nous informer
qu'elle "était victime d'un licenciement abusif".

Après l'avoir écouté, et constaté qu'il s'agit effectivement d'une
négation totale des droits et de la dignité de cette salariée, nous
décidons de nous rendre à 13h30 à une douzaine pour occuper le bureau
du
patron et exiger le respect et le paiement du mois travaillé.


Là nous avons le droit à un festival d'injures de la part du patron
qui nous lâchait des « vous êtes qui ? » « vous parlez au nom de qui
? » « vous n'êtes même pas avocats » « vous n'êtes qu'une bande de
Rmistes, une bande de rigolos », espérant masquer de la sorte son
impéritie. Il appelle même les gendarmes à la rescousse, espérant
ainsi mettre la force publique de son côté.

Notre détermination restait intacte et continuions l'occupation du
bureau. Après 2 heures d'occupation et de nombreuses discutions avec
les habitants du village alertés, le comité de soutien se consulte et
décide de se retirer en un autre lieu pour élaborer la suite de la
lutte :

nous nous donnons rendez vous le lendemain matin pour distribution de
tract et barrage filtrant devant l'entreprise. A l'embauche à 8h30, et
pendant 1h30, nous diffusons le texte suivant devant l'entreprise en
plein
coeur du village :

*NON AU LICENCIEMENT ABUSIF !*

Ici, comme ailleurs, un patron utilise le coup classique des "48
heures
d'absence non justifiées":

Le patron qui veut virer rapidement un travailleur sans aucune
raison valable commence par le renvoyer verbalement de l'entreprise.
Le travailleur surpris et anéanti par la brutalité de l'annonce
obtempère et se retire : il s'absente alors de son lieu de travail.
Passent alors 48 heures pendant lesquelles le travailleur anéanti et
culpabilisé ne justifie pas légalement son absence et offre ainsi au
patron sur un plateau en or la cause officielle du licenciement : 48
heures d'absence du travailleur non justifiées ...

*Y'en a marre !
Non à l'Exploitation !

Les travailleurs ne sont pas jetables.

Les patrons ne peuvent pas se passer des travailleurs.

Par contre les travailleurs eux peuvent se passer des patrons !
*

Comité de soutien en lutte !


Un heure après, qu'elle n'est pas notre surprise de voir débarquer
penaud comme un chien la queue entre les jambes le dit patron. Fini
les "rmistes", les "vous êtes des rigolos", bonjours les "monsieur",
il tentait même des sourires le bougre. Voilà notre "bon patron" qui
vient nous annoncer... ce que nous lui annoncions depuis le début, à
savoir qu'il ne pouvait pas renvoyer Mme X sans préavis et qu'il
devait lui payer tout le moi de juillet.

Et oui : les Rmistes ne sont pas tout juste bon à se faire exploiter
et virer gentiment et le tout surtout sans rien dire. Hé bé non
c'est loupé pas cette fois-ci ! On a vu qui sont ceux qui rigoleront
les derniers...

Une victoire donc, une dignité retrouvé surtout (une perdue de
l'autre coté, nyark nyark).

On maintient la pression jusqu'à ce que la lettre de préavis soit
entre les mains de Mme X.

Vive la solidarité !
Vive l'action directe !
Vive l'anarchie !

(d'après des infos publiées sur le forum rouge et noir
http://cnt.ait.caen.free.fr/forum)

_______________________________________________
Actualité de l'Anarcho-syndicalisme

http://cnt-ait.info

Reproduction, diffusion et traductions encouragées

Malatesta

unread,
Jul 26, 2008, 9:35:30 AM7/26/08
to
> (d'après des infos publiées sur le forum rouge et noirhttp://cnt.ait.caen.free.fr/forum)

>
> _______________________________________________
> Actualité de l'Anarcho-syndicalisme
>
> http://cnt-ait.info
>
> Reproduction, diffusion et traductions encouragées


Aujourd'hui, jeudi 24 juillet 2008, action Anarchosyndicaliste à
Lauzerte.

Une personne est venu à midi à l'Espace-Co pour nous informer qu'elle
"était victime d'un licenciement abusif. A 13h30 nous étions une
douzaine
de personne à occuper le bureau du patron !

C'est le coup classique des "48 heures d'absence non justifiées".
Le patron qui veut virer rapidement un travailleur sans raison
valable, le
renvoie verbalement de l'entreprise. Celui-ci surpris et anéanti par
la
brutalité de l'annonce obtempère et s'absente de son lieu de travail.


Passent alors 48 heures pendant lesquelles le travailleur anéanti et
culpabilisé ne justifie pas légalement son absence et offre ainsi au
patron sur un plateau en or la cause officielle du licenciement : 48
heures d'absence du travailleur non justifiées ...

A 13h30, Madame"X" arrive à son lieu de travail accompagnée de son
comité
de soutien constitué d'une douzaine de personne. Le patron si mal à
l'aise
de se voir découvert avoue devant les personnes du comité de soutien
qu'il
a signé le contrat sans les lire. Il appelle le cabinet conseil qui
lui a
fourni ses contrats. Les "conseillers" mal à l'aise à leur tour
finissent
par admettre en fin de communication que le patron aurait du envoyer
un
préavis de licenciement. Le patron de plus en plus coincé finit par
dire
qu'il règlera le salaire de madame "X" jusqu'à la fin du mois comme
stipulé par le contrat, puis il se rétracte et évoque alors une
soudaine
faute grave que madame « X » aurait commise. Nous n'avons pas voulu le
laisser continuer de noyer le poisson et avons continuer d'exiger de
sa
part des garanties quant au paiement du salaire de madame "X" jusqu'à
la
fin du mois comme stipulé par le contrat.

Le patron choisit finalement l'option du conflit ouvert en appelant
les
gendarmes qui arrivent.

Nous avions aussi prévu cette possibilité. Les gendarmes constatent
tout
comme les personnes du comité de soutien que madame "X" est bien sur
les
lieux de son travail. Après ce constat collectif (si l'on rajoute en
plus
tous les passants et commerçants du village...) qui permettent à
madame
"X" de ne pas être licenciée abusivement pour les raisons fallacieuses
évoquées plus haut, le comité de soutien se consulte et décide de se


retirer en un autre lieu pour élaborer la suite de la lutte :

Demain vendredi 25 juillet distribution de tract et barrage filtrant
devant l'entreprise à l'heure de l'embauche à 8h30.

Solidairement,

Salutations Anarchosyndicalistes

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