Tant de catégories et leur infinie complexité, un seul esprit de
division où l'image sépare de la chose. Oui, la "marguerite" empêche
d'aimer la fleur...
La réalité est autre...
Comment allez-vous jmB? La routine?
> On nous a divisé [...]
Qui ça « on » ?
C'est vous qui rejettez la responsabilité de
cette division hors de vous ?
Donc vous utilisez cet outil de division.
Excellent. Continuez.
Quelle division proposez-vous, comme
pertinente ?
Quelles divisions acceptez-vous, comme
non critiques, et donc indignes de notre
attention discriminatrice ?
Marc
mais effectivement on nous plante le clou . au lieu de nous les enlever . ce
qui signifie quoi ? que nous avons des clous � oter partout ? c'est mon
opinion . On a un Karma , n'est ce pas ?
Amicalement
E.
* chance de la chute? on a touch� un plancher , ce qui est mieux que rien .
une chute sans fin, ce n'est pas une chute , je me demande si ce n'est pas
une descente aux enfers.
"jh" <jh7...@gmail.com> a �crit dans le message de news:
9182e816-4491-4aa3...@m26g2000yqb.googlegroups.com...
Cette division nul ne la choisit. On nous plante le clou incessamment
jusqu'� ce qu'on s'en montre partisan. Nous sommes victimes de la plus
vile mascarade qui se puisse possible. D'une facilit� de langage fut
�difi� un monstre. Fallait-il emmurer l'homme juste pour qu'il se
puisse communiquer?
un choix a moins de potentiel d'�volution que le pur hasard qui essaye
TOUTES les combinaisons possibles.
( il a quand m�me mis quelque milliard d'ann�es)
et ne reste donc que les combinaisons, stables ( thermodynamiquement et
oui...hasard MAIS thermodynamique oblige).
nous sommes le fruit du hasard, et heureusement.
Imaginez un Hitler, un Staline, voire un Sarkosy d�cidant de qui est qui...
il est bien le hasard ?
mais bon, je me le figure comme je veux .
non, s�rieux, je pensais, si je pense , que ce qui compte c'est de
reconnaitre en soi le chemin .
comme on veut . mais on ne le peut que si on reconnait aussi le chemin en
l'autre .
bref, si on ne se bafoue pas .
le reste, avec ou sans dieu, qu'est ce que �a change ?
si quand m�me, quelque chose dans les textes .
et �a d�pend comment on prend tout r�cit . ce qu'il donne comme regard sur
la vie .
Bon, je vais simplifier: les encyclopédistes.
Y croire, c'est le créer, à mon avis. Après tout penser, c'est créer.
Même le plus banal imitateur impose son style.
> * chance de la chute? on a touché un plancher , ce qui est mieux que rien .
> une chute sans fin, ce n'est pas une chute , je me demande si ce n'est pas
> une descente aux enfers.
C'est l'enfer selon E. Ça doit grouiller là-dedans! (Je blague.)
On peut se communiquer soi-même, il me semble.
qu'un m�chant paie ses dettes , �a se con�oit , vis � vis des victimes qui
appellent une r�paration . c'est la seule fa�on pour les victimes de trouver
une justice ,- un ordre juste qui recouvre le monde , au del� de l'ordre du
monde- , et une consolation . d�finitive, cette fois .
�a signifie aussi que l'enfer n'est pas �ternel .
parce que nous sommes tous enchain�s les uns aux autres , en m�moire . avec
une possibilit� de rachat , donc .
mais tout a un prix , c'est ce qui est le plus difficile � admettre , c'est
forc�ment douloureux .
sinon, tout, univers et notre esprit , sont totalement vains .
vous le savez aussi bien que moi . ce qui donne de l"'importance" � toute
existence , incrite dans sa continuit� .
(c'�tait pour r�pondre � jmB ainsi qu'� vous)
"jh" <jh7...@gmail.com> a �crit dans le message de news:
c69c057f-538f-4bdc...@m38g2000yqd.googlegroups.com...
On 20 nov, 04:09, "E." <l@orang> wrote:
>
> mais effectivement on nous plante le clou . au lieu de nous les enlever .
> ce
> qui signifie quoi ? que nous avons des clous � oter partout ? c'est mon
> opinion . On a un Karma , n'est ce pas ?
> Amicalement
Y croire, c'est le cr�er, � mon avis. Apr�s tout penser, c'est cr�er.
M�me le plus banal imitateur impose son style.
> * chance de la chute? on a touch� un plancher , ce qui est mieux que rien
> .
> une chute sans fin, ce n'est pas une chute , je me demande si ce n'est pas
> une descente aux enfers.
C'est l'enfer selon E. �a doit grouiller l�-dedans! (Je blague.)
Nous avons cru pouvoir représenter le monde et communiquer cette
représentation. Or, penser demeure un acte créatif. Même lire le
dictionnaire consiste à produire cette image unique selon Marc Girod,
ce sens nouveau dont vous seul êtes capable. Nous nous sommes
déresponsabiliser pour ainsi nous croire simples héritiers d'un
domaine du savoir particulier, nous pensions défendre une tradition
alors que nous nous battions par lâcheté, par incapacité à assumer
l'oeuvre de sa propre vie. Ce mensonge nous a conduit à la guerre.
la r�alit� ne s'approche que par une infinit� de point d'observation.
ce rond, c'est un cercle, un cylindre, une sph�re.
justement les encyclop�diste sont l� pour compiler, sans filtre la
pluralit� des informations.
Communiquer n'a-t-il pas aussi le sens de partage?
Je songeais à Diderot et sa bande...
On ne compile pas, on crée. Songez au téléphone arabe: il y a chaque
fois l'information selon untel, jamais un simple contenu détaché du
locuteur. Le moine-copiste est derrière le geste, la forme de son
manuscrit, le contexte qui l'a vu naître. Lui-même est créateur de
sens. Ne préfère-t-on pas certains traducteurs d'une oeuvre à certains
autres?
Pourquoi l'enfer nous dérangerait-il? Comprenons-en les rouages, et
éventuellement cessons d'alimenter ses flammes avec le charbon de
l'esprit. Nous avons imaginé le mot paradis, il a bien fallu inventer
son contraire infernal. Après tout n'est-il qu'un simple mot, mais
autour duquel nous avons longtemps divagué au cours de l'histoire.
La peur est le propre du langage, uniquement. (Les mots sont porteurs
d'une charge émotive.) Le réel ça-même fait partie des concepts
imaginés par l'homme. Nous vivons aujourd'hui excessivement dans nos
représentations. Je lisais un précis de philosophie qui, somme toute,
consistait en un ensemble de définitions toujours plus précises de
quelques concepts de départ. Personne n'ose assumer l'oeuvre
incessante de sa propre vie.
"jh" <jh7...@gmail.com> a �crit dans le message de news:
a7d23836-636c-4cbe...@g23g2000yqh.googlegroups.com...
On 20 nov, 06:15, "E." <l@orang> wrote:
>
> �a signifie aussi que l'enfer n'est pas �ternel .
> parce que nous sommes tous enchain�s les uns aux autres , en m�moire .
> avec
> une possibilit� de rachat , donc .
> mais tout a un prix , c'est ce qui est le plus difficile � admettre ,
> c'est
> forc�ment douloureux .
Pourquoi l'enfer nous d�rangerait-il? Comprenons-en les rouages, et
�ventuellement cessons d'alimenter ses flammes avec le charbon de
l'esprit. Nous avons imagin� le mot paradis, il a bien fallu inventer
son contraire infernal. Apr�s tout n'est-il qu'un simple mot, mais
autour duquel nous avons longtemps divagu� au cours de l'histoire.
La peur est le propre du langage, uniquement. (Les mots sont porteurs
d'une charge �motive.) Le r�el �a-m�me fait partie des concepts
imagin�s par l'homme. Nous vivons aujourd'hui excessivement dans nos
repr�sentations. Je lisais un pr�cis de philosophie qui, somme toute,
consistait en un ensemble de d�finitions toujours plus pr�cises de
quelques concepts de d�part. Personne n'ose assumer l'oeuvre
Tout part du mot. Il est effectivement un support pour l'image et
l'émotion, un motif à l'action. À la base, nous sommes probablement un
certain nombre de vocables: énergique, gentil, etc. Si je dis
"philosophie", tout un ensemble de choses, et désormais
d'institutions, peuvent s'envisager. Nous avons créé des cadres et
milieux de vie à partir de ce terme. Des gens vont à la guerre pour
défendre quoi? Canada, France, liberté, etc. Et nos politiques savent
en user.
On crée des mondes autour d'un mot. Dire qu'il n'était qu'un
convention! Un objet différent du réel et qu'on a accepté comme son
équivalent, communication oblige... Tout nous rappelle à lui parce
qu'émanant de lui dans nos sociétés modernes. Or, tout y est division
et structure. Nous avons tout séparé pour lui convenir.
Dans ce morcellement existentiel, l'homme cherche un sens; il veut
retrouver son unité, sa globalité, son étincelle de vie.