> Galvaudé, trituré, haché menu, reconstitué, ce mot "amitié", pot pourri,
> auberge espagnole où se côtoient pèle mêle le bon,la brute et le truand.
> Comment pourrais-je me satisfaire de tes impuretés sémantiques.
> Amitié, je ne suis peu calé pour pouvoir te définir par la simple parole,
> néanmoins si je devais partir au combat, je saurais à cet instant choisir
> l'être qui m'accompagnerai dans cette aventure.
L'amitié est une bien belle chose - Épicure en affirmait les vertus -
cependant que la solitude soit également naturelle à l'être humain,
qu'elle recèle un avantage de liberté. Mais nos institutions en ont
fait un ennemi à vaincre, cette solitude associée au désespoir, aucun
accueil lui est réservé, sinon pour se fondre à nouveau, et souvent y
perdre sa dignité.
Le social se devait être une commodité pour l'homme, on a placé
l'homme à son service. Tous sont réduits à faire avancer un tout
fictif appelé France, Canada, taux de croissance, etc. Nous sommes
bien plus que cela. Nous sommes chacun la seule chance qui nous
reste...
L'homme n'a pas d'autre ami que le Soi.
--
Jazz up your life!
Jazzez-vous la vie!
http://rvgmusic.bandcamp.com/
http://rvgjazznstuff.jamendo.net/
"La premi�re arme de la R�sistance c'est l'information." Lucie Aubrac
Vous avez un ami imaginaire?
(Je blague.)
L'imagination est une illusion d'illusion.
Ama cousin, c'est l'ami qui choisit. T'aurais seulement le droit de
l'interdire.
Qu'en sais-je ;) Au fait. C'est quoi ce combat ?
oui, le verbe choisir ne colle pas bien � la pens�e exprim�e :
".... je saurai "reconnaitre" dans l'instant l'�tre, l'alter ego
bienveillant, le compagnon d�vou�, l'intime, le collegue de la route, le
fr�re le plus pr�dispos� � m'accompagner � la guerre". C'est mieux. :)
jh a �crit :
> On 24 nov, 10:30, "Chaouen"
> <parlemoipropre@�pic�tou.barre> wrote:
>
> > Galvaud�, tritur�, hach� menu, reconstitu�, ce mot
> > "amiti�", pot pourri, auberge espagnole o� se c�toient
> > p�le m�le le bon,la brute et le truand. Comment
> > pourrais-je me satisfaire de tes impuret�s s�mantiques.
> > Amiti�, je ne suis peu cal� pour pouvoir te d�finir par
> > la simple parole, n�anmoins si je devais partir au
> > combat, je saurais � cet instant choisir l'�tre qui
> > m'accompagnerai dans cette aventure.
>
> L'amiti� est une bien belle chose - �picure en affirmait
> les vertus - cependant que la solitude soit �galement
> naturelle � l'�tre humain, qu'elle rec�le un avantage de
> libert�. Mais nos institutions en ont fait un ennemi �
> vaincre, cette solitude associ�e au d�sespoir, aucun
> accueil lui est r�serv�, sinon pour se fondre � nouveau,
> et souvent y perdre sa dignit�.
>
> Le social se devait �tre une commodit� pour l'homme, on a
> plac� l'homme � son service. Tous sont r�duits � faire
> avancer un tout fictif appel� France, Canada, taux de
> croissance, etc. Nous sommes bien plus que cela. Nous
> sommes chacun la seule chance qui nous reste...
Tr�s juste!
Pour le dire autrement, il y a la solitude-isolement, et la
solitude-unit�. La solitude d'un objet (en r�alit�, d'un sujet se
croyant � tort objet) confront� � la menace que repr�sente le monde pour
sa propre survie, puis la solitude du sujet qui se d�couvre �tre tout,
donc espace de pure relation. La solitude-isolement est une angoisse qui
proc�de de la temporalisation de la solitude-unit� qui fonde notre
existence. Une fois objectiv�, notre vide fondamental devient un manque,
qui motivera d�s lors notre qu�te fr�n�tique pour remplir ce vide sans
fond.
C'est toujours la m�me rengaine!
Eh, Chaouen en premi�re ligne ? C'est rare.
Mais bien vu. Dans les coups durs, restent les vrais (amis), c'est
l'hypoth�se � faire pour la s�lection.
Cependant, si tu pars au combat et tiens � ton ami, �vite de l'emmener :-)
Il faut bien reconna�tre que c'est surtout sur celui-l� qu'on peut compter
(si l'on s'aime bien cela va de soi).
Il faut faire confiance aux autres.
d'ailleurs � qui d'autres faire confiance?
Le Soi est un et le m�me dans tous les �tres. Celui qui le trouve en
lui-m�me et s'y �tablit fermement aime son prochain comme soi-m�me.
Ah bon ?
M�me pas comme �claireur de... conscience ?
> Galvaud�, tritur�, hach� menu, reconstitu�, ce mot "amiti�", pot pourri,
> auberge espagnole o� se c�toient p�le m�le le bon,la brute et le truand.
> Comment pourrais-je me satisfaire de tes impuret�s s�mantiques.
> Amiti�, je ne suis peu cal� pour pouvoir te d�finir par la simple parole,
> n�anmoins si je devais partir au combat, je saurais � cet instant choisir
> l'�tre qui m'accompagnerai dans cette aventure.
L'amiti� est une bien belle chose - �picure en affirmait les vertus -
cependant que la solitude soit �galement naturelle � l'�tre humain,
qu'elle rec�le un avantage de libert�. Mais nos institutions en ont
fait un ennemi � vaincre, cette solitude associ�e au d�sespoir, aucun
accueil lui est r�serv�, sinon pour se fondre � nouveau, et souvent y
perdre sa dignit�.
Le social se devait �tre une commodit� pour l'homme, on a plac�
l'homme � son service. Tous sont r�duits � faire avancer un tout
fictif appel� France, Canada, taux de croissance, etc. Nous sommes
bien plus que cela. Nous sommes chacun la seule chance qui nous
reste...
*** :)
Je suis mon meilleur ami, en somme.
"jh" <jh7...@gmail.com> a �crit dans le message de
news:854adc73-f3c6-45fb...@m13g2000vbf.googlegroups.com...
Suis je r�ellement mon meilleur ami ?
Je partage cette pens�e spirituelle.
>Celui qui le trouve en lui-m�me et s'y �tablit fermement aime son prochain
>comme soi-m�me.
Oui encore, sauf que...:)
Si j'ai choisi cette m�taphore :" obligation de partir au combat" comme une
"obligation de partir � la
guerre", en r�gle g�n�rale on y va pas seul � la guerre on y va en �quipe, �
moins d'�tre soudain illumin� par une intensive �mission de rayons gamma en
provenance directe de la Constellation d'Orion :)
Et s'il t'�tait donn� de pouvoir choisir � l'heure du d�part vers cet
inconnu, ticket d'invitation pour le royaume d'Had�s en poche, l'ami(e),
le(la) collegue de la route ? T'es tu d�j� pos� cette question ?
Moi oui, quand j'ai voulu comprendre ce que signifiait pour moi le mot ami,
je me suis pos� cette question, �a ma vachement limiter la gamberge sur le
mot "amiti�". Pour de bon cousin. :)
erratum. Je voulais dire :
"... �a m'a vachement facilit� la gamberge sur le mot "amiti�".
Qui est le "je" qui pose la question ? Quelle est sa source ?
C'est cette source qui est l'Ami ind�fectible, pr�sent en "moi" et en
"toi" �galement.
Oui.
J'aime bien les derniers mots de Ramana Maharshi:
"Je suis ici. O� donc irais-je ?"
> Moi oui, quand j'ai voulu comprendre ce que signifiait pour moi le mot
> ami, je me suis pos� cette question, �a ma vachement limiter la gamberge
> sur le mot "amiti�". Pour de bon cousin. :)
>
>
L'ami existe devant nous et en nous. Devant nous, c'est un alter ego. En
nous, c'est un autre visage du Soi.
Lorsque le Soi (unique et sans second) s'oublie (ce qui est dans la
nature de l'Etre, lorsqu'il repose dans son unit� sans l'interm�diaire
du mental) il s'identifie � un ego, un corps. Mais tout ce qui n'est pas
Soi n'est pas Un, mais multiple.
L'ego illusoire se manifeste donc comme une multiplicit� d'egos
(n�cessaires par ailleurs pour l'apprentissage du langage). M� par le
seul app�tit (eros), l'ego infantile s'�crie "MA" pour d�signer la perte
de son unit�, la condition de la satisfaction (partielle) de cette perte
par le sein maternel, et sa propre indentification (Me, Moi) au seul
corps dont le d�sir et la souffrance cr�ent l'illusion de la s�paration
d'avec l'Un et le Tout, ce sentiment de s�paration g�n�rant l'angoisse.
A une �poque fort lointaine, les hommes ont formul� le retour � l'unit�
primordiale sous la forme d'un retournement du cri primal: OM ou AUM.
Cette syllabe figure, au sens strict, l'in-spiration, le retour de soi
au Soi. Elle est pass�e dans l'h�breu "amen", mais aussi, au Moyen Age,
dans les �vang�liaires et les libres de pri�res des moines latins en
tant qu'abr�viation d'Ava Maria: AVM.
Quand on sait que St J�r�me a traduit parfaitement "Ehyeh asher Ehyeh"
par "Ego sum qui sum" ou "Sum qui ? Qui sum" (l� o� la Septante, plus
philosophique, traduisait par "Ego eimi o �n"), et que cette traduction,
sous cette forme, est tr�s exactement le mantra "So ham ? - hamsa".
On peut penser que les moines de cette �poque pratiquaient des formes de
m�ditation tr�s proche de celle du jn�na-yoga avec l'uage du AVM et la
r�p�tition "sum qui sum qui sum..." correspondant au mantra sanskrit
"sohamsohamsoham..." Suis qui suis qui suis qui suis...
Cette pratique permettant de dissocier le mental (l'ego) de toute
repr�sentation et de l'identifier � l'Etre, au Soi, ou au Christ
int�rieur dans la doctrine paulinienne. Il est possible que cette
pratique ait �t� r�prouv�e par le clerg� institu�, dont la papaut�, ce
que semble confirmer l'excommunication *criminelle* de Ma�tre Eckhardt,
dont les �crits attestent d'une r�alisation spirituelle non-dualiste
�vidente.
Dans l'Eglise Orthodoxe, l'h�sychasme et sa r�alisation visible, les
Anciens, a toujours �t� tol�r�, bon an mal an, par la hi�rarchie
institu�e, du fait notamment du caract�re d'autorit� de son plus c�l�bre
d�fenseur St Gr�goire Palamas, p�re du 8�me Concile Oecum�nique, admis
comme P�re de l'Eglise dont la doctrine est de ce fait canonique et
intouchable.
--
Oui.
J'aime bien les derniers mots de Ramana Maharshi:
"Je suis ici. O� donc irais-je ?"
> Moi oui, quand j'ai voulu comprendre ce que signifiait pour moi le mot
> ami, je me suis pos� cette question, �a ma vachement limiter la gamberge
> sur le mot "amiti�". Pour de bon cousin. :)
>
>
L'ami existe devant nous et en nous. Devant nous, c'est un alter ego. En
nous, c'est un autre visage du Soi.
Lorsque le Soi (unique et sans second) s'oublie (ce qui est dans la
nature de l'Etre, lorsqu'il repose dans son unit� sans l'interm�diaire
du mental) il s'identifie � un ego, un corps. Mais tout ce qui n'est pas
Soi n'est pas Un, mais multiple.
L'ego illusoire se manifeste donc comme une multiplicit� d'egos
(n�cessaires par ailleurs pour l'apprentissage du langage). M� par le
seul app�tit (eros), l'ego infantile s'�crie "MA" pour d�signer la perte
de son unit�, la condition de la satisfaction (partielle) de cette perte
par le sein maternel, et sa propre indentification (Me, Moi) au seul
corps dont le d�sir et la souffrance cr�ent l'illusion de la s�paration
d'avec l'Un et le Tout, ce sentiment de s�paration g�n�rant l'angoisse.
A une �poque fort lointaine, les hommes ont formul� le retour � l'unit�
primordiale sous la forme d'un retournement du cri primal: OM ou AUM.
Cette syllabe figure, au sens strict, l'in-spiration, le retour de soi
au Soi. Elle est pass�e dans l'h�breu "amen", mais aussi, au Moyen Age,
dans les �vang�liaires et les livres de pri�res des moines latins en
tant qu'abr�viation d'Ave Maria: AVM.
Quand on sait que St J�r�me a traduit parfaitement "Ehyeh asher Ehyeh"
par "Ego sum qui sum" ou "Sum qui ? Qui sum" (l� o� la Septante, plus
conceptualiste, traduisait par "Ego eimi o �n"), et que cette
traduction, sous cette forme, est tr�s exactement le mantra "So ham ? -
hamsa", on peut penser que les moines de cette �poque pratiquaient des
formes de m�ditation tr�s proche de celle du jn�na-yoga avec l'uage du
AVM et la r�p�tition "sum qui sum qui sum..." correspondant au mantra
sanskrit "sohamsohamsoham..." Suis qui suis qui suis qui suis...
Cette pratique permettant de dissocier le mental (l'ego) de toute
repr�sentation et de l'identifier � l'Etre, au Soi, ou au Christ
int�rieur dans la doctrine paulinienne.
Il est possible que cette pratique ait �t� r�prouv�e par le clerg�
institu�, dont la papaut�, ce que semble confirmer l'excommunication
*criminelle* de Ma�tre Eckhardt, dont les �crits attestent d'une
r�alisation spirituelle non-dualiste �vidente.
Dans l'Eglise Orthodoxe, l'h�sychasme et sa r�alisation visible, les
Anciens, a toujours �t� tol�r�, bon an mal an, par la hi�rarchie
institu�e, du fait notamment du caract�re d'autorit� de son plus c�l�bre
d�fenseur St Gr�goire Palamas, p�re du 8�me Concile Oecum�nique, admis
comme P�re de l'Eglise dont la doctrine est de ce fait canonique et
intouchable.
--
| > Le Soi est un et le m�me dans tous les �tres.
| Je partage cette pens�e spirituelle.
Moi pas. Cette "pens�e" est compl�tement infond�e, c'est une vue id�ologique
d�connect�e des r�alit�s, un voeux pieu sans aucune spirituali�, une
n�gation du jugement qui peut aboutir � consid�rer que finalement, le "soi"
d'une m�re Th�r�sa ou d'un Pol Pot, c'est kif-kif, juste une question de
mise en oeuvre...
Or c'est justement dans la mise en oeuvre que ce se r�v�le le "soi", et
c'est uniquement � ses actes qu'on peut le cerner. Le reste est intime, et
pr�tendre que c'est la m�me chose chez chacun est une affirmation aussi
absurde qu'arbitraire et irr�futable.
Le "soi" est multiple, et heureusement ; nous sommes tous diff�rents malgr�
nos points communs.
Prends ton portable, alors. Ca lui �vitera d'�tre � la port�e des pruneaux.
En effet: le Soi n'est ni individuel, ni pyschologique. Il est un et le
m�me dans tous les �tres pass�s, pr�sents et � venir.
> Or c'est justement dans la mise en oeuvre que ce se r�v�le le "soi", et
> c'est uniquement � ses actes qu'on peut le cerner.
Le Soi n'agit pas, mais il est la lumi�re dans laquelle ont lieu tous
les actes.
> Le reste est intime, et
> pr�tendre que c'est la m�me chose chez chacun est une affirmation aussi
> absurde qu'arbitraire et irr�futable.
> Le "soi" est multiple, et heureusement ; nous sommes tous diff�rents malgr�
> nos points communs.
Vous confondez le Soi et l'ego.
--
Tu crois que r�p�ter sans arr�t la m�me chose transformerait en v�rit� une
assertion gratuite et une pure profession de foi ?!
La r�ponse est en vous, ce que vous percevez de moi n'est que le produit
de votre mental.
et re.... Psssssss
A moi bien sur ! ! ! !
Bon d'accord, mais c'est toi qui marche devant ;)
Le produit du mental (et de l'intellect) est ce qui nous permet de
communiquer. Si vous �tes capable de communiquer aux autres quelque chose
d'intelligible, sur lequel la discussion soit possible, alors vous �tes bien
en philosophie.
Mais si soliloquer chacun de son c�t� en �talant ses �tats d'�me, sans
aucune rigueur intellectuelle, est votre conception de la philosophie et
d'un forum de discussion, il est clair que vous vous trompez.