Dans une conférence donnée à l'ENS Lyon, Philippe Huchon rappelle les
méthodes de calcul des vitesses de convergence entre plaques
tectoniques, soit les vitesses à partir desquelles on déduit que des
plaques plongent dans le manteau:
<http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata
/SMIL-SGF-HUCHON.xml>
Il commente abondamment les limites de ces méthodes.
Par exemple, les vitesses de déplacement des plaques des modèles NUVEL
(figure ci dessous) sont déterminées à partir de la vitesse d'accrétion
au niveau des dorsales lors des 3 derniers Millions d'années. Et
uniquement à partir de ces vitesses d'accrétion.
<http://www.seismology.harvard.edu/~becker/igmt/data/nnr_nuvel1.vx.1.-1.
gif>
C'est rappelé sur la vidéo vers 23min 30s.
Les vitesses de convergence sont donc *prédites* à partir des vitesses
d'accrétion en postulant que la terre a une taille fixe et que les
plaques sont rigides (47min45s). Les vitesses de convergence sont
prédites pour compenser exactement les vitesses d'accrétion et les deux
sont donc interdépendants.
Exemple: si on détermine que la vitesse d'accrétion d'une dorsale au
niveau d'un parallèle est de 15 cm/an, et si il n'y a pas d'autre
dorsale le long de ce parallèle, alors on va en déduire qu'il y a
convergence cumulée de 15 cm/an quelque part sur le parallèle. Et on va
imputer les 15 cm/an de convergence à la première zone ou il y a des
chevauchements.
Parfois, plusieurs dorsales se suivent sur un même parallèle sans que
l'on rencontre une seule zone de chevauchement entre les deux.
Impossible alors de faire absorber l'extension entre les deux dorsales,
voire les 3 zones d'extensions comme c'est le cas du schéma ci dessous
pour l'ensemble comprenant, la dorsale atlantique, le rift africain et
la dorsale indienne:
<http://nachon.free.fr/geodynamics/convergences.gif>
Peu importe, il est conclu que les dorsales "migrent", et que l'ensemble
(continent+océan+dorsale) se déplace rigidement sans la moindre
déformation jusqu'à la prochaine zone de chevauchement, en ce souciant
finalement assez peu du réalisme de l'affaire.
Puis, on somme les vitesses d'extension de toutes les dorsales, on met
un signe moins devant, et on obtient une prédiction des vitesses de
convergence cumulées, sur les bords du pacifique dans l'exemple
ci-dessus.
Je simplifie un peu, car on utilise les triples jonctions de dorsales
pour faire les prédictions des vitesses de convergence (30min30s de la
conf d'Huchon). Mais les biais restent les mêmes.
Evidemment, comme la terre croît, cette méthode ne peut pas fonctionner.
Et quiconque brandit les vitesses de convergences prédits par les
modèles NUVEL pour *démontrer* qu'une plaque plonge sous une autre et
qu'il n'y a pas croissance de la terre, ne fait que tomber dans le piège
d'un raisonement circulaire.
Si les chevauchements correspondent bien à des convergences, les
déplacements sont limités à quelques dizaines, voire centaines de km.
Mais ils ne peuvent en aucun cas être utilisés pour justifier un
recyclage complet de lithosphère océanique.
La seule méthode fiable pour déterminer, si il y a par exemple
enfoncement d'une plaque sous une autre ou à l'inverse chevauchement
d'une plaque sur une autre, et d'en déterminer la vitesse est:
(1) Identifier la croûte qui est en mouvement. C'est celle qui est
déformée. Elle forme souventun arc. Comme le front d'un glacier qui
s'écoule:
<http://www.awi.de/fileadmin/user_upload/News/Press_Releases/2006/1._Qua
rter/Glacier2_p.jpg>
(2) Choisir comme référentiel des stations GPS qui sont situés dans la
région mais sur la croûte qui n'est pas déformée et donc pas en
mouvement.
(3) Mesurer les vitesses entre ces stations référentiels et des stations
situés sur la croûte en mouvement.
Une application pour l'arc des Mariannes:
<http://nachon.free.fr/GPS/marianaGPS.png>
La croûte en mouvement est celle ayant la forme d'un arc. Le sens de
courbure de l'arc indique qu'elle est en mouvement d'Ouest en Est avec
compression à l'Est de l'arc et tension à l'Ouest.
If faut donc prendre comme stations GPS de référence celles qui sont
situées à l'Est (à droite) de l'arc, sur la lithosphère pacifique non
défromée. 2 stations réponde à cette description (trunk island pour
l'une des deux).
Servant de référence, leur vecteur de déplacement et quasi nul et je les
ai entouré d'un cercle pour mieux les repérer.
On constate d'abord que les deux stations sont bien immobiles l'une par
rapport à l'autre ce qui est conforme à une absence de déformation de la
lithosphère du pacifique.
Si l'on considère le mouvement relatif entre ces deux stations GPS de
référence et celles situées sur les îles volcaniques en bordure ouest de
l'arc, on met facilement en évidence le déplacement vers l'Est, conforme
à la prédiction des déformations.
De plus, on remarque que les directions et intensités des vecteurs de
déplacement varient le long de l'arc. Ce qui indique que les mouvements
à l'intérieur de l'arc sont hétérogène et ne peuvent pas correspondre à
un mouvement d'une lithopshère rigide.
En bilan, c'est donc bien la croûte qui forme un arc qui chevauche la
lithosphère du pacifique, et pas la lithosphère du pacifique qui plonge
sous l'archipel des Mariannes.
Le même genre d'analyse fonctionne pour le bassin méditerranéen
oriental:
<http://nachon.free.fr/overthrust/GPSaegan.png>
Dans ce cas, on prend les stations GPS d'Egypte et de Lybie comme
référence car la croûte n'y est pas déformée. On constate alors que les
multiples stations des balkans sont également immobiles dans ce
référentiel: Il n'y a donc pas de convergence europe/afrique.
Par contre on constate que l'anatolie et la grèce sont en mouvement
rapide vers le Sud Ouest-Ouest, et chevauchent la méditerranée. Cette
ressemble à s'y méprende à celui d'un glacier qui s'écoule.
Si ce mouvement se poursuit, le bassin oriental va se fermer et la
lithosphère méditerranéenne se fera prise en sandwich entre la
lithosphère grecque et la marge continentale africaine: Il y aura
formation d'ophiolites (<http://fr.wikipedia.org/wiki/Ophiolite>).
--
Florian
"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée.
Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée
comme ayant toujours été une évidence." - Arthur Schopenhauer
Bref : tu t'agites, tu fais des moulinets avec tes bras, mais tu
n'échappes toujours pas au fait que dans ces convergences, du matériau
est enfoui en profondeur, et recyclé de plusieurs façons, via des
différenciations magmatiques.
Dix-huit mois d'argumentation désordonnée pour absolument rien.
Tu n'échappes toujours pas davantage, au fait qu'avant recyclage par
ces convergences, la sédimentation des argiles sur le fond marin,
glauconites et illites par exemple, enrichit cette couche sédimentaire
en potassium, au dépens des solutés des océans. Potassium qui est
ensuite injecté en croûte continentale, sous forme de plutons
granitiques, où on le retrouve en feldspath orthose, en muscovite et
biotite.
Cette sélectivité extrême des argiles micacées et des micas pour le
potassium, est le mécanisme géochimique clé, qui a permis
l'édification des croûtes continentales granitiques, à partir des
croûtes océaniques, et il y a fallu quelques milliards d'années.
Il te manque des connaissances élémentaires en minéralogie, en
pétrologie, et en lithologie, Florian, pour espérer révolutionner la
tectonique terrestre à partir de tes petits découpages grotesques.
Tu crois être un chercheur, alors que tu n'es qu'un militant fou. Tu
n'as jamais eu la chance d'apprendre à être un trouveur.
--
La science se distingue de tous les autres modes de transmission des
connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les
experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent
contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
-- Jacques Lavau (retirer les anti et les spam pour le courriel)
http://lavaujac.club.fr
> > Il y a une différence entre un enfouissement de quelques centaines de km
> > de lithosphère qui vont en effet altérer la composition des matériaux
> > qui montent, et recyclage de 10000 km de lithosphère en moins de 200 Ma.
> >
> bigre ! brutalement la terre est passé de quelques 6000 km à plus de 10000
> de rayon.... pas mal la crôassance, crôa, crôa,
Pffff, quel clown. Même pas capable de comprendre qu'il s'agit d'une
longueur et pas d'une épaisseur.
En tectonique des plaques, il faut postuler 10000 km de lithosphère
recyclée côté Est de l'EPR (Dorsale Est Pacifique),
Et il a encore oublié l'énormité de la différence de composition entre
croûte continentale et croûte océanique (simple basalte, comme sur la
Lune) :
12 % de MgO dans la CO et 3 % dans la CC.
Potassium : 3 % dans la CC, mais 0.1 % dans le manteau.
Un enrichissement de trente fois en potassium, avec des procédés de
faible rendement en séparation magmatique, implique d'avoir recyclé au
moins trente fois plus, et en fait largement davantage, de croûte
océanique vers les profondeurs du manteau, qu'il ne s'en est remonté en
plutons granitiques, et laves de volcans gris, formant les croûtes
continentales.
Fin définitive de la thèse : "Il n'y a pas de subductions" : réfutée
depuis longtemps par les contraintes expérimentales de la géochimie et
de la lithologie.
--
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 GA, et sans
croûte océanique, rien que de la croûte continentale...
> Bref : tu t'agites, tu fais des moulinets avec tes bras, mais tu
> n'échappes toujours pas au fait que dans ces convergences, du matériau
> est enfoui en profondeur, et recyclé de plusieurs façons, via des
> différenciations magmatiques.
Il y a une différence entre un enfouissement de quelques centaines de km
de lithosphère qui vont en effet altérer la composition des matériaux
qui montent, et recyclage de 10000 km de lithosphère en moins de 200 Ma.
--
--
Lucien COSTE
> Et il a encore oublié l'énormité de la différence de composition entre
> croûte continentale et croûte océanique (simple basalte, comme sur la
> Lune) :
>
> 12 % de MgO dans la CO et 3 % dans la CC.
> Potassium : 3 % dans la CC, mais 0.1 % dans le manteau.
Evidemment, la source de la CO et de la CC n'ont rien à voir. L'une se
forme à partir de la peridotite du manteau supérieur, et l'autre à
partir de matériaux montant des profondeurs.
> et sans croûte océanique, rien que de la croûte continentale...
N'importe quoi. Vous n'avez pas fini de vous confondre en excuses.
en matière de clownerie effectivement tu es un fin connaisseur
--
Lucien COSTE
Le délire total.
Alors comme cela, l'origine de la croûte continentale est 100 % magique
selon Florian ?
Explique cela à ton psychiatre ! Ta psychologie des profondeurs à toi
que tu as...
>> et sans croûte océanique, rien que de la croûte continentale...
>
>
> N'importe quoi. Vous n'avez pas fini de vous confondre en excuses.
>
Wiwiwiwi... On a les preuves !
--
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 GA, et sans
>
> > Evidemment, la source de la CO et de la CC n'ont rien à voir. L'une se
> > forme à partir de la peridotite du manteau supérieur, et l'autre à
> > partir de matériaux montant des profondeurs.
>
> Le délire total.
> Alors comme cela, l'origine de la croûte continentale est 100 % magique
> selon Florian ?
Laisse la magie à Gérard Majax.
Non, comme le rappellait JF Moyen, la clé dans la formation de la CC,
c'est l'eau. Dans le paradigme actuel, le manteau supérieur est assez
sec, et la seul hypothèse plausible pour expliquer la formation de CC,
c'est de partir de basaltes hydratés, ceux qui plongent dans les zones
de subduction.
Dans le paradigme que je défends (Et que je continuerai à défendre
malgré les calomnies), il y a production d'eau dans les profondeurs. On
peut donc faire l'hypothèse que des matériaux remontant des profondeurs
seront de compositions propices à la formation de CC, et notamment
riches en eau, au contraire de la CO qui est produite à partir des
magmas issus de la fusion partielle par décompression des péridotites du
manteau supérieur, plutôt sèches.
>
> > Evidemment, la source de la CO et de la CC n'ont rien à voir. L'une se
> > forme à partir de la peridotite du manteau supérieur, et l'autre à
> > partir de matériaux montant des profondeurs.
>
> Le délire total.
> Alors comme cela, l'origine de la croûte continentale est 100 % magique
> selon Florian ?
Laissez la magie à Gérard Majax.
Non, comme le rappellait JF Moyen, la clé dans la formation de la CC,
c'est l'eau. Dans le paradigme actuel, le manteau supérieur est assez
sec, et la seul hypothèse plausible pour expliquer la formation de CC,
c'est de partir de basaltes hydratés, ceux qui plongent dans les zones
de subduction.
Dans le paradigme que je défends (Et que je continuerai à défendre
malgré les calomnies), il y a production d'eau dans les profondeurs. On
peut donc faire l'hypothèse que des matériaux remontant des profondeurs
seront de compositions propices à la formation de CC, et notamment
riches en eau, au contraire de la CO qui est produite à partir des
magmas issus de la fusion partielle par décompression des péridotites du
manteau supérieur, plutôt sèches.
--
> Non, comme le rappellait JF Moyen, la clé dans la formation de la CC,
> c'est l'eau. Dans le paradigme actuel, le manteau supérieur est assez
> sec, et la seul hypothèse plausible pour expliquer la formation de CC,
> c'est de partir de basaltes hydratés, ceux qui plongent dans les zones
> de subduction.
Donc maintenant, les subductions existent.
Je vois que comme la science soviétique auparavant, la science
florianesque avance à pas de géants.
Passons sur les impasses minéralogiques : Florian est nul en minéralogie.
> Dans le paradigme que je défends (Et que je continuerai à défendre
> malgré les calomnies), il y a production d'eau dans les profondeurs. On
> peut donc faire l'hypothèse que des matériaux remontant des profondeurs
> seront de compositions propices à la formation de CC, et notamment
> riches en eau, au contraire de la CO qui est produite à partir des
> magmas issus de la fusion partielle par décompression des péridotites du
> manteau supérieur, plutôt sèches.
Tiens ? La ligne du Parti a encore changé ?
Voilà de magiques et mystiques "matériaux remontant des profondeurs" -
et on ne saura jamais quelles sortes de "profondeurs" -, qui ont
magiquement la composition d'une CC ?
En subduction, ou pas en subduction ? Et quel est le mécanisme spécial
Florian pour cette différenciation chimique majeure ?
Tes clowneries vont durer encore combien de temps ?
Tu ne comprendras donc jamais que les contraintes expérimentales sont
fortes, que les faits connus sont maintenant TRES nombreux, et que tu ne
peux pas tout tordre au gré de tes lubies ?
C'est de la bouillie pour les chats, ce que tu t'imagines, comme
composition miraculeusement propice, etc.
> Dans le paradigme que je défends (Et que je continuerai à défendre
> malgré les calomnies), il y a production d'eau dans les profondeurs.
Etant complètement ignare en géologie et tutti quanti, je me
permets de vous demander s'il vous était possible de présenter
une version vulgarisée de votre théorie (pardonnez-moi de ne
pas avoir le courage de fouiller les archives).
Par ailleurs, puisque, comme dit, je suis un ignare total, je
m'attache plus à la forme de votre argumentaire qu'à son
contenu, et je constate régulièrement, ou du moins en ai-je
l'impression, que vous avez très souvent recours à des
arguments ad hoc. Est-ce une fausse impression ou estimez-vous
ce procédé acceptable ?
--
zpz
Il n'y a d'autres calomnies que les habituels délires du Lavau sur
ta famille, ton enfance, etc. habituels du lascar, qui charlatanise
sur d'autres terres que les tiennes, si l'on puis dire.
Ce n'est pas pour autant correct de qualifier implicitement de
calomnies les autres remarques qu'il t'a fait, ni toutes les autres,
qui n'ont rien à voir avec les calomnies monomaniaques de Lavau,
auquel tu ne réponds rien, sinon (en substance) : "de toute façon
la croissance de la Terre est prouvée", tournant en rond autour
d'un délire complet.
Le truc à Florian est déjà du ramassis de vulgarisations de bric et de
broc, n'est jamais devenu scientifique, et ne le deviendra jamais.
> Florian a écrit :
>
> > Dans le paradigme que je défends (Et que je continuerai à défendre
> > malgré les calomnies), il y a production d'eau dans les profondeurs.
>
> Etant complètement ignare en géologie et tutti quanti, je me
> permets de vous demander s'il vous était possible de présenter
> une version vulgarisée de votre théorie (pardonnez-moi de ne
> pas avoir le courage de fouiller les archives).
Comme je vous comprends... Mais je suis en train de faire une synthèse.
> Par ailleurs, puisque, comme dit, je suis un ignare total, je
> m'attache plus à la forme de votre argumentaire qu'à son
> contenu, et je constate régulièrement, ou du moins en ai-je
> l'impression, que vous avez très souvent recours à des
> arguments ad hoc. Est-ce une fausse impression ou estimez-vous
> ce procédé acceptable ?
Si c'est ad hoc, c'est que ce ne sont pas des arguments ou alors des
hypothèses de travail. A quel argument pensez-vous en particulier?
Un petit résumé des épisodes précédents:
Cette théorie a été avancée au 19ème siècle puis reprise à plusieurs
reprise au siècle dernier. L'un des plus ardents défenseurs en était SW
Carey, un géologue/géophysicien australien de renom. Elle est maintenant
défendue par plusieurs chercheurs qui pensent que la tectonique des
plaques n'est pas une théorie satisfaisante et repose sur des preuves
non conclusives.
Les premiers arguments avancés étaient que tous les continents pouvaient
être recollés sur un globe d'environ 60% de la taille actuelle. Carey,
qui était ironiquement un des pères de la tectonique des plaques,
<http://www.earth-prints.org/handle/2122/2016> s'est par exemple rendu
compte que les marges continentales de l'Amérique du sud et de l'Afrique
ne collaient pas aussi bien sur un globe à taille actuelle, que sur un
globe de taille plus petite. Un bête problème de changement de rayon de
courbure.
Plus tard, dans les années 60, alors que les géophysiciens, surtout les
américains, croyaient dur comme fer que les continents ne se déplaçaient
pas (!), les études des fonds océaniques montrèrent que ceux ci étaient
très jeunes (moins de 200 Ma) et qu'ils se formaient à partir de
dorsales, par accrétion de magma. Il y avait donc en permanence de la
création de nouvelle surface océanique. Cependant, comme on ne pouvait
imaginer que la surface de la terre grandissait, il a fallu trouver un
pendant aux dorsales. Ce furent naturellement Les zones de Wadati
Benioff définies par une forte sismicité qui est pour l'essentielle est
due à un chevauchement de lithosphère.
On ne peut pas à priori déterminer quel est le mouvement absolu à partir
des données sismiques ou géochimiques, mais on s'est empressé de voir
dans ce chevauchement, que la lithosphère océanique plongeait dans le
manteau. C'est ainsi que naquit le concept de subduction: la lithosphère
océanique plonge dans le manteau et y est recyclée en permanence. Le
bilan en terme de surface entre subduction et accrétion devient nul et
la terre reste de taille constante (ouf!).
Le problème est que Carey et quelques autres on rapidement compris que
cette plongée dans le manteau était une hypothèse ad hoc, et qu'il n'y
avait pas de preuves conclusives. Toutes les "preuves" rapportés de
subduction ne permettent pas de déterminer si il y a enfoncement de
lithosphère dans le manteau, où si il y a au contraire intrusion et
débordement sur la lithosphère.
J'ai exposé dans un récent message comment on pouvait montrer que la
lithosphère ne plonge pas dans le manteau, mais qu'elle y est "enfouit"
par des débordements:
<news:1ijp6pq.nt2m3ms74dnoN%auxotectonics_deletethis@nachon_andthis.net>
Si la lithosphère océanique ne plonge pas dans le manteau, il ne peut y
avoir qu'une faible surface de lithopshère qui est enfouie et
l'hypothèse du recyclage tombe. Sans recyclage, la balance avec
l'accrétion au niveau des dorsales est rompue et on est obligé de
constater que la terre augmente en surface et donc en volume. Les larges
océans *modernes* n'existaient pas il y a 200 Ma et les masses
continentales actuelles étaient *presque* toutes jointives, avec
quelques océans à plancher basaltique et étroits (un peu comme
l'actuelle mer rouge) et de vastes mers épicontinentales (sur les
continents, comme la mer du Nord).
Je m'arrête là, mais sachez qu'il y a de multiples autres preuves d'une
croissance du globe.
> Florian a écrit :
>
> > Non, comme le rappellait JF Moyen, la clé dans la formation de la CC,
> > c'est l'eau. Dans le paradigme actuel, le manteau supérieur est assez
> > sec, et la seul hypothèse plausible pour expliquer la formation de CC,
> > c'est de partir de basaltes hydratés, ceux qui plongent dans les zones
> > de subduction.
>
> Donc maintenant, les subductions existent.
"dans le paradigme actuel".
Cela vous aura sans doute échappé, comme le reste...
On t'a déjà rappelé (message de J.F. Moyen) que ton scénario est
incompatible avec les compositions chimiques moyennes et de la croûte
continentale, et de la croûte océanique. Selon ton scénario délirant, la
croûte continentale est justement impossible à obtenir.
Tu ne sais même pas de quoi tu discours, tellement tu es nul en
lithologie, et ne soupçonnes même pas l'immensité de ta présomptueuse
ignorance.
> ... Les larges
> océans *modernes* n'existaient pas il y a 200 Ma et les masses
> continentales actuelles étaient *presque* toutes jointives, avec
> quelques océans à plancher basaltique et étroits (un peu comme
> l'actuelle mer rouge) et de vastes mers épicontinentales (sur les
> continents, comme la mer du Nord).
Merci de cet aveu.
Ta paléogéographie délirante est en contradiction totale avec toutes les
données stratigraphiques et paléotologiques marines. Tu prétends à des
mers étroites et cloisonnées au Trias. Or dès l'Eocambrien, les traces
paléontologiques prouvent le non-cloisonnement marin, des flores et
faunes répandues à l'océan entier.
Mais tu t'en fous, car tu es nul en paléontologie, et ne soupçonnes pas
l'immensité de ta présomptueuse ignorance.
> Florian a écrit :
> >
> > Si la lithosphère océanique ne plonge pas dans le manteau, il ne peut y
> > avoir qu'une faible surface de lithopshère qui est enfouie et
> > l'hypothèse du recyclage tombe. Sans recyclage, ...
>
> On t'a déjà rappelé (message de J.F. Moyen) que ton scénario est
> incompatible avec les compositions chimiques moyennes et de la croûte
> continentale, et de la croûte océanique.
Non.
> Selon ton scénario délirant, la
> croûte continentale est justement impossible à obtenir.
Non plus.
> Tu ne sais même pas de quoi tu discours, tellement tu es nul en
> lithologie, et ne soupçonnes même pas l'immensité de ta présomptueuse
> ignorance.
C'est celà.. ouiiii.
> > ... Les larges
> > océans *modernes* n'existaient pas il y a 200 Ma et les masses
> > continentales actuelles étaient *presque* toutes jointives, avec
> > quelques océans à plancher basaltique et étroits (un peu comme
> > l'actuelle mer rouge) et de vastes mers épicontinentales (sur les
> > continents, comme la mer du Nord).
>
> Merci de cet aveu.
> Ta paléogéographie délirante est en contradiction totale avec toutes les
> données stratigraphiques et paléotologiques marines. Tu prétends à des
> mers étroites et cloisonnées au Trias.
"Vastes mers épicontinentales" vous aura sans doute échappé, comme tout
le reste...
Alors prouve-le !
>>Selon ton scénario délirant, la
>>croûte continentale est justement impossible à obtenir.
>
> Non plus.
Alors prouve-le !
>>Tu ne sais même pas de quoi tu discours, tellement tu es nul en
>>lithologie, et ne soupçonnes même pas l'immensité de ta présomptueuse
>>ignorance.
>
>
>>>... Les larges
>>>océans *modernes* n'existaient pas il y a 200 Ma et les masses
>>>continentales actuelles étaient *presque* toutes jointives, avec
>>>quelques océans à plancher basaltique et étroits (un peu comme
>>>l'actuelle mer rouge) et de vastes mers épicontinentales (sur les
>>>continents, comme la mer du Nord).
>>
>>Merci de cet aveu.
>>Ta paléogéographie délirante est en contradiction totale avec toutes les
>>données stratigraphiques et paléotologiques marines. Tu prétends à des
>>mers étroites et cloisonnées au Trias.
>
>
> "Vastes mers épicontinentales" vous aura sans doute échappé, comme tout
> le reste...
Alors ta grammaire dit le contraire de la sémantique que tu imaginais.
Tu as écrit toi-même "océans ... étroitS".
Et tu voudrais qu'on prenne au sérieux un pareil Jean-foutre ?
Tu n'as d'ailleurs pas le moindre début de commencement de preuve de ta
prétendue paléogéographie du Trias supérieur.
La chimie et la stratigraphie de la craie, des couches jurassiques et
crétacées en général contredisent à 100% ta prétendue paléogéographie
sur prétendu gonflement. Les remaniements intenses du rayon de courbure
des continents, obligeraient à de la fissuration et de fortes reprises
d'érosion consécutives à l'orogenèse, avec grabens, sans même parler du
volcanisme de fissuration. Soit le contraire de ce qui s'est produit -
très rares exceptions, telles que les coulées de basalte d'Ollioules et
de la Pointe Nègre en bordure du massif des Maures -. Jurassique et
Crétacé sont des périodes de relief continental déjà raboté en
pénéplaines, avec couvertures végétales très efficaces, biostasie
parfaite, rivières parfaitement claires, ne charriant que des cations et
de la silice monomère. La contrepartie continentale de cette biostasie :
les bauxites de Provence, la kaolinite sidérolithique gibbsiteuse de
Clérac, sont des témoins éloquents de l'énormité des couvertures
ferrallitiques de l'actuel Massif Central durant le Crétacé, qui n'ont
été disloquées et emportées par l'érosion qu'au Paléocène et à l'Eocène.
Que tu te dissimules à toi-même l'immensité de ton ignorance en faits
géologiques, passe encore, mais que tu t'imagines que tu vas bluffer les
autres, tous les autres, c'est monumental, pyramidal d'outrecuidance.
--
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 MA, et sans
> Alors prouve-le !
J'ai formulé une hyptohèse à ce sujet il y a à peine deux jours.
> > "Vastes mers épicontinentales" vous aura sans doute échappé, comme tout
> > le reste...
>
> Alors ta grammaire dit le contraire de la sémantique que tu imaginais.
> Tu as écrit toi-même "océans ... étroitS".
Indice: un océan n'est pas une mer épicontinentale.
Voyons voir si vous avez compris.
La mer rouge est elle une mer ou un océan d'un point de vue géologique?
Et la mer méditerranée?
On n'en a rien à branler de tes échafaudages d'hypothèses ne reposant
sur rien. Je t'ai demandé des preuves.
> On t'a déjà rappelé (message de J.F. Moyen) que ton scénario est
> incompatible avec les compositions chimiques moyennes et de la croûte
> continentale, et de la croûte océanique.
> Selon ton scénario délirant, la
> croûte continentale est justement impossible à obtenir.
--
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 Ma, et sans
> Je t'ai demandé des preuves.
J'ai apporté la preuve dans le premier message de cette enfilade que le
phénomène ne peut qu'être relatif à une masse montante le long du plan
de Benioff, ce que Carey avait déjà démontré il y a plus de 50 ans:
<news:1ijp6pq.nt2m3ms74dnoN%auxotectonics_deletethis@nachon_andthis.net>
Comme vous avez démontré par ailleurs que vous ne savez pas lire, c-à-d
que votre cerveau transforme les mots qui viennent à lui, il y a zéro
chance pour que vous le compreniez.
Je vous suggère donc de laisser tomber et de retourner cultiver votre
jardin.
Wi, c'est celaaa...
Dans une convergence (prouvée en surface), le phénomène dominant selon
Saint-Florian, évangéliste de NS Carey, serait "une masse montante le
long du plan de Benioff"...
Hé bien mon gars, il faut te plaindre amèrement à ton psychiatre :
"Y a Jacques et pis les géologues et pis les physiciens, ils font rien
que de rigoler de moi, et de se tamponner la tempe avec l'index !
Pourtant moi je sais bien que j'aurai la gloire posthume avec ma
théorie de l'enflure terrestre !"
Remarque que selon Saint Claude Blot, déjà invoqué par Saint-Florian,
la "masse montante" serait juste de l'immatérielle "transmigration
d'énergie", de vagues mofettes. Ce qui lui permet de dénier la
subduction, et prétendre que les tremblements de Terre asiatiques sont
sans cisaillements, juste des pets entre couches immobiles...
Il faudrait convoquer un synode, pour réunifier les fidèles sous un
seul Credo, et biffer les évangiles et autres versions du Coran non
conformes...
> Comme vous avez démontré par ailleurs que vous ne savez pas lire, c-à-d
> que votre cerveau transforme les mots qui viennent à lui, il y a zéro
> chance pour que vous le compreniez.
>
> Je vous suggère donc de laisser tomber et de retourner cultiver votre
> jardin.
Un peu de documentation pour tous, pour remédier à l'intox par un fou :
Une sérieuse révision lithologique des roches ignées :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html
Autres sources bibliographiques à consulter en ligne :
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/
http://infotrek.er.usgs.gov/pubs/
http://www.geopolis-fr.com/art31-volcan-volcans.html
Paléogéographie du Cambrien à la Pangée (250 Ma) :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s4/cambrien.pangee.html
Le démembrement de la Pangée : du Jurassique à nos jours :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s4/pangee.auj.html
Un récif et une stratigraphie de l'éocambrien :
http://www.palaeos.com/Paleozoic/Cambrian/Terreneuvian.1.html
Fouillez largement autour de cette page, cela en vaut la peine !
http://www.palaeos.com/Paleozoic/Paleozoic.htm#Geography
http://www.palaeos.com/Timescale/Phanerozoic.htm
http://www.palaeos.com/Proterozoic/Neoproterozoic/Ediacaran/Ediacaran.4.html
http://www.palaeos.com/Proterozoic/Neoproterozoic/Neoproterozoic.html ...
Géographie probable de la Rodinia, formée à 1,1 Ga BP, et qui s'est
disloquée vers 750 Ma BP :
http://www.scotese.com/Rodinia3.htm
Sa rupture lors d'une grande glaciation :
http://www.scotese.com/precambr.htm
Synoptique historique du Précambrien :
http://www.scotese.com/precamb_chart.htm
Index par périodes : http://www.scotese.com/earth.htm
Un aperçu de l’histoire géologique de la France :
http://www.prepasvt.uhp-nancy.fr/France.pdf
> Florian wrote:
> > Jacques Lavau <Nolavauspamjac@klube_internaite.effaire> wrote:
> >
> >> Je t'ai demandé des preuves.
> >
> > J'ai apporté la preuve dans le premier message de cette enfilade que le
> > phénomène ne peut qu'être relatif à une masse montante le long du plan
> > de Benioff, ce que Carey avait déjà démontré il y a plus de 50 ans:
> >
> > <news:1ijp6pq.nt2m3ms74dnoN%auxotectonics_deletethis@nachon_andthis.net>
>
> Wi, c'est celaaa...
> Dans une convergence (prouvée en surface), [...]
Lorsqu'il y a un chevauchement résultant de la poussée d'une masse, on
mesure forcément une convergence en surface entre la lithosphère
chevauchée et la lithosphère chevauchante.
[snip charabia]
Rappel :
Wi, c'est celaaa...
Suite de la recherche de références en paléogéographie :
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/topic,101.msg175.html#msg175
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/topic,101.msg176.html#msg176
La moisson est plutôt riche.
--
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 GA, et sans
> Jacques Lavau <Nolavauspamjac@klube_internaite.effaire> wrote:
>
> > Bref : tu t'agites, tu fais des moulinets avec tes bras, mais tu
> > n'échappes toujours pas au fait que dans ces convergences, du matériau
> > est enfoui en profondeur, et recyclé de plusieurs façons, via des
> > différenciations magmatiques.
>
> Il y a une différence entre un enfouissement de quelques centaines de km
> de lithosphère qui vont en effet altérer la composition des matériaux
> qui montent, et recyclage de 10000 km de lithosphère en moins de 200 Ma.
Aucune différence à part la duré considérée.
Quelques centaines de km en quelques Ma, cela correspond à quelques
dizaines de Mm (milliers de km) en 200 Ma.
--
« attendez-vous à me voir rappliquer à chaque fois que
vous tenterez de répandre des contre-vérités. »