Il y a une question que je me pose depuis quelques temps, et que je
n'avais jamais os� poser... (C'est un peu hors-charte, je vous prie de
m'en excuser.)
Il existe de nombreux composants �lectroniques qui existent sous la m�me
r�f�rence chez plusieurs fabricants.
Il me semble avoir lu quelque part que les transistors 2N.... (ainsi que
les diodes 1N....) suivaient une norme am�ricaine, alors que les
transistors BC..., BD..., BF... suivaient une norme europ�enne. Est-ce
exact ?
Est-il possible d'avoir acc�s (gratuitement ?) � ces normes ?
Contiennent-elles des datasheets officielles qui donnent les
caract�ristiques que doit avoir un transistor pour avoir le droit
d'arborer une r�f�rence ?
Qu'en est-il des autres composants... Je pense par exemple aux c�l�bres
555 (timer) et 741 (AO), ou a des transistors comme les MJE15009 ou
IRF840. Est-ce que les fabriquants repompent sans vergogne les
composants et les r�f�rences d'autres fabriquants ? Ils ne s'attaquent
jamais (en contrefa�on) ?
Nicolas
Il existe des listes dites "d'équivalence" pour les
composants similaires fabriqués chez divers constructeurs.
Quand aux références, ce ne sont que des identificateurs
qui renvoient aux spécifications du composant considéré.
Exemple :
Un 2N2222 a des caractéristiques bien définies,
qui sont dans le domaine public (data sheet)
Si un fabricant concurrent veut fabriquer un NPN
de memes caractéristiques, rien ne l'en empeche
du point de vue légal. Il va donc le faire, et donner
à ce composant une référence qui lui sera propre,
et en précisant son équivalence avec le 2N2222.
Beaucoup de fabricants donnent des listes d'équivalences
de leurs propores composants avec ceux d'autres fabricants :
rien d'illégal là-dedans, c'est juste de la concurrence.
> Il existe de nombreux composants électroniques qui existent sous la même
> référence chez plusieurs fabricants.
> Il me semble avoir lu quelque part que les transistors 2N.... (ainsi que
> les diodes 1N....) suivaient une norme américaine, alors que les
> transistors BC..., BD..., BF... suivaient une norme européenne. Est-ce
> exact ?
> Est-il possible d'avoir accès (gratuitement ?) à ces normes ?
> Contiennent-elles des datasheets officielles qui donnent les
> caractéristiques que doit avoir un transistor pour avoir le droit
> d'arborer une référence ?
> Qu'en est-il des autres composants... Je pense par exemple aux célèbres
> 555 (timer) et 741 (AO), ou a des transistors comme les MJE15009 ou
> IRF840. Est-ce que les fabriquants repompent sans vergogne les
> composants et les références d'autres fabriquants ? Ils ne s'attaquent
> jamais (en contrefaçon) ?
Jean-Christophe wrote:
> On Nov 18, 11:42 pm, Nicolas Boullis <nicolas.boul...@free.fr>
>
> Il existe des listes dites "d'�quivalence" pour les
> composants similaires fabriqu�s chez divers constructeurs.
>
> Quand aux r�f�rences, ce ne sont que des identificateurs
> qui renvoient aux sp�cifications du composant consid�r�.
>
> Exemple :
> Un 2N2222 a des caract�ristiques bien d�finies,
> qui sont dans le domaine public (data sheet)
> Si un fabricant concurrent veut fabriquer un NPN
> de memes caract�ristiques, rien ne l'en empeche
> du point de vue l�gal. Il va donc le faire, et donner
> � ce composant une r�f�rence qui lui sera propre,
> et en pr�cisant son �quivalence avec le 2N2222.
>
> Beaucoup de fabricants donnent des listes d'�quivalences
> de leurs propores composants avec ceux d'autres fabricants :
> rien d'ill�gal l�-dedans, c'est juste de la concurrence.
�a n'a rien � voir avec ma question...
Pour l'exemple que vous citez, du 2N2222, il y a bien plusieurs
fabricants qui fabriquent un transistor sous cette r�f�rence (ST,
Fairchild, NXP, entre autres).
Je ne nie pas l'existence d'�quivalence (il existait m�me des livres
enti�rement consacr�s au sujet, j'ignore si �a se fait encore de nos
jours), mais je parle de r�f�rences communes � plusieurs fabricants.
Un autre exemple, le transistor IRF840. Les 3 premi�res lettres me font
penser que la r�f�rence vient de chez International Rectifier, mais on
trouve aussi des transistors sous cette r�f�rence chez ST, Fairchild,
NXP, Freescale ou Vishay, entre autres...
Nicolas
> Ça n'a rien à voir avec ma question...
Ah bon, pardon.
Bonjour,
Il n'y a pas de normes. Les seules normes qui existent dans ce domaine sont
les appellations des boitiers.Sinon il y a qq usages, maispas toujours
respect�s.
L'appellation premiere vient du premier fabriquant a proposer ce composant.
Il y a qq decennies c'etait facile 2N origine premiere USA, Bxnnn , origine
europ�enne, 2Snnnn, origine japonnaise.
Depuis Motorola a commenc� a changer avec les MJ et MPS. Maintenant chacun
fait ce qu'il veut. Aucune norme ou reglementation. La seule chose qui est
admise ( bien que ce ne soit pas une obligation) c'est que un composant d'un
autre fabriquant que l'original qui porte la meme reference ait les memes
caracteristiques.
Pourquoi cela marche, alors que ce n'est pas reglement�?
Parce que les grandes entreprises exigent ( pour des raisons
d'approvisionnement et de competition sur les prix) d'avoir des doubles
sources.
Quand je faisais du developpement electronique, il fallait systematiquement
fournir au moins deux sources possibles pour chaque composant, et si c'etait
impossible, il fallait justifier: exemple chipset de carte mere, ou
processeur graphique.
Donc les fournisseurs ont tout interet a jouer ce jeu si ils veulent vendre
leur produit. Ceci est fait par accord de licences crois�es dans tous les
sens ( surtout avec les rachats, fusions et autres echanges permanent dans
ce monde): tout le monde est marri� avec tout le monde, la seule r�gle est
de produire le moins cher possible pour pouvoir vendre.
Celui qui introduit un nouveau composant n'a en general qu'un creneau de 6
mois max avant d'etre copi�. A lui d'en profiter!
Apres il y a les noms generiques ( comme frigidaire en electromenager): 741,
555, serie 7400 et autres. C'est le premier fabricant qui a donn� le nom.
Ensuite si un autre sort un circuit qui a un fonctionnement equivalent, mais
des specifications differentes il garde le meme suffixe, mais change le
prefixe. Exemple on est pass� du NE555 ( l'original) au TL555, puis TLC555:
meme fonctionnalit� mais reduction de conso grace a la techno CMOS. de meme
dans la serie logique 7400 passage aux series S,LS,F, AC puis HCF et
d'autres.
Tout ceci pour aider le concepteur du circuit electronique qui recherche une
fonction, et pas forcemment un fabricant.
Voila j'ai �t� un peu long, je suis pas sur d'avoir completement r�pondu.
Mais en r�sum� il n'y a pas de normes.
--
Alain
[Tr�s instructif tout le post.]
| Donc les fournisseurs ont tout interet a jouer ce jeu si ils veulent
vendre
| leur produit. Ceci est fait par accord de licences crois�es dans tous les
| sens ( surtout avec les rachats, fusions et autres echanges permanent dans
| ce monde): tout le monde est marri� avec tout le monde, la seule r�gle est
| de produire le moins cher possible pour pouvoir vendre.
| Celui qui introduit un nouveau composant n'a en general qu'un creneau de 6
| mois max avant d'etre copi�. A lui d'en profiter!
Si je comprends bien ce principe pour les transistors et circuits simples
(741, 555...), je suppose que celui qui copirait un Pentium aurait quelque
souci � se faire.
Alors jusqu'� quel degr� de complexit� des circuits l'acceptation de la
copie a lieu ?
Cela depend des brevets et bien sur des interets finaniers en jeu: voir le
combat Intel-AMD il y a une quinzaine d'ann�es.
--
Alain
Dans le monde des circuits intégrés, la "tolérance"
en dehors de la question des brevets, c'est les "masques" :
si tu prends une microphotographie de la puce d'un concurrent
pour la dupliquer, là tu te fais défoncer.
Donc tu es obligé de faire de l'ingénierie inverse
mais sans aller trop loin, et ça commence par le datasheet :
tu pars des specs et tu te fais ta propre tambouille.
Si la question des brevets est OK avec le constructeur
original, ça devrait passer. En plus dans l'analogique,
chaque fabricant a son propre processus de fonte des puces,
donc il faut forcément adapter. En numérique c'est autre
chose, les portes logiques sont standard donc moins
d'efforts d'adaptation technologique.
yg
--
http://ygdes.com / http://yasep.org
| qui a toujours lieu, mais qui vient de se solder par
| encore des accords secrets (hors cour de justice, � coups
| de milliards et d'�changes de licences sur brevets etc.)...
| Dans le monde des circuits int�gr�s, la "tol�rance"
| en dehors de la question des brevets, c'est les "masques" :
| si tu prends une microphotographie de la puce d'un concurrent
| pour la dupliquer, l� tu te fais d�foncer.
| Donc tu es oblig� de faire de l'ing�nierie inverse
| mais sans aller trop loin, et �a commence par le datasheet :
| tu pars des specs et tu te fais ta propre tambouille.
| Si la question des brevets est OK avec le constructeur
| original, �a devrait passer. En plus dans l'analogique,
| chaque fabricant a son propre processus de fonte des puces,
| donc il faut forc�ment adapter. En num�rique c'est autre
| chose, les portes logiques sont standard donc moins
| d'efforts d'adaptation technologique.
Merci � tous les deux pour les pr�cisions.
alain denis wrote:
>
> Voila j'ai �t� un peu long, je suis pas sur d'avoir completement r�pondu.
> Mais en r�sum� il n'y a pas de normes.
�a me semble parfait, comme r�ponse.
Le � d�tail � qui m'avait totalement �chapp�, c'est le fait que les gros
clients veulent des doubles sources. Et si je comprends bien, c'est
cette contrainte qui explique tout...
Merci pour l'explication, et d�sol� d'y r�pondre si tard.
Nicolas