Les niais ne savent même pas sur qui pomper. En général il se pompent entre
eux, car le niais qui découvre le texte d'un autre niais est tout étonné de
le comprendre. Il s'y reconnait, s'en réjouit et propage ainsi la bouillie
pour chat.
Un niais ne pompera pas l'avis d'un prix Nobel , sauf si la citation est
courte et se retrouve déjà sur les sites de citations ; on ne peut pas
imaginer qu'il l'aurait lue dans le texte et saisit que le passage était
particulièrement significatif.
Si la science académique renferme peu d'esprits novateurs et beaucoup de
besogneux peu inspirés et marchant dans les traces des plus réputés, on ne
leur otera quand même pas d'avoir su en général, contrairement à la
catégorie précédente, suivre des voies pertinentes, car même si les plus
réputés ne sont pas forcément les meilleurs, leur réputation vient quand
même majoritairement d'une reconnaissance par leur pairs d'avoir ouvert ces
voies prometteuses. La technologie qui suit montre quand même un résultat
certain de la recherche appliquée (pour la recherche fondamentale, c'est
bien moins net)
De plus la science académique renferme encore un très grand nombre d'esprits
indociles, desquels n'émanent pas forcément des résultats concrets mais qui
ont au moins le mérite d'essayer des alternatives. Il suffit de lire les
publications sur arXiv pour s'en rendre compte, pas un seul jour sans que
des papiers proposent des corrections aux théories les mieux établies, voire
de nouvelles théories radicalement différentes. On voit par exemple que la
très controversée théorie de la "fusion froide" initiée par Pons et
Fleishman en 1989, a toujours eu des émules depuis cette date parmi les
universitaires, même si c'était avec peu de moyens et au prix de leur
carrière. L'étincelle est donc toujours là.
La situation aujourd'hui est moins le problème d'une science phagocytée par
des béni-oui-ouis, même si c'en est un, que le problème d'une science
rejetée par les non-scientifiques, niais inclus, pour cause d'une part de
totale incompréhension du sujet (même les "élites" politiques sont de
complets ignares en sciences), et d'autre part d'amalgame avec la
technologie et ses risques, avec la vache folle, le sang contaminé,
l'amiante et j'en passe... S'il y a besoin de "sociologues, de psychologues
et d'anthropologues", ce serait bien pour leur expliquer la différence.
Les scientifiques savent bien que "l'homme ne se réduit pas à une suite
d'équations", mais ce qu'on leur demande, ce sont entre autres ces
équations. De la même façon qu'un scientifique, croyant, laisse sa foi au
vestiaire quand il entre au labo, il devrait aussi y laisser sa philosophie
de la vie. C'est d'imagination échevelée à partir d'observations, mais
ensuite passée au crible de la raison, dont on a besoin en science, pas de
morale ni même d'humanisme. Là où il faudra mettre morale et humanisme,
c'est ensuite, dans l'utilisation de la connaissance scientifique. Comment
Darwin aurait-il pu découvrir le principe de l'évolutionisme, s'il était
resté prisonnier du carcan idéologique des sciences "humaines" de son époque
?
cc fsd
C'est probable en effet.
> Tes soi-disant incapables, tu aurais voulu qu'ils soient motiv�s pour
> r�soudre des petits probl�mes mat�riels et existentiels ? A leur place,
> aucune raison d'aller au-del� de ce que tu r�clamais : tu as mang�, dormi,
> dans le confort occidental, regard� la t�l�, achet� ton PC, install� ton
> Windows de chez Microsoft...
Tu sais tr�s bien que je suis sous Linux...
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Sedenion . 42