Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Un dimanche pas comme les autres.

7 views
Skip to first unread message

Olivier B.

unread,
Mar 18, 2013, 2:31:22 AM3/18/13
to
Ce dimanche nous sommes en selle � dix heures, la coll�gue de mes
d�but � choisi son pr�f�r�, Johnny, pour moi la question du choix ne
se pose pas.

Nous montons en libre, �changeons quelques paroles au pas, puis nous
amor�ons la d�tente au trot, au passage Laurence s'adresse � Laure qui
stoppe pr�s d'elle, de loin je comprend qu'elle lui donne quelques
conseils, les sachant fort avis�s je me rapproche, elle explique
comment se tenir et g�rer l'allure, �a se prolonge un peu et
finalement elle nous propose un exercice, alors que nous la suivons
vers le fond de la carri�re je lance sur un ton aussi joyeux que
faussement discret ��on a cours on a cours�!��

Laurence dispose deux barres au sol, l'objectif est de faire un huit
dont elle nous pr�cise qu'il faut le voir comme deux cercles qui se
touchent, on ne doit donc pas faire des diagonales qui se croisent,
pour changer de main il faut repasser au trot avant les barres dans
lesquelles on y arriver ��droits�� aussi bien concernant la direction
que dans notre posture, puis on doit demander le galop � l'autre main
en posant la main ext�rieure et en �cartant l'int�rieure, on ne doit
surtout pas pencher pour ne pas les ��affaler��, bref tout un arsenal
� mettre en pratique.

Alors que j'ai fait un premier passage elle me d�crit les mouvement de
mes mains alors que je voulais prendre le galop � main droite,
m'explique pourquoi ils m'ont fait partir � faux.

Pluie battante, on se met � l�abri d'un mimosa en fleur, on en profite
pour la remercier pour ce cours gratuitement improvis�, elle nous
explique que ce n'est pas que pour nous, mais aussi pour les chevaux
pour lesquels il est important que l'on soit clairs, que l'on se fasse
bien comprendre, et que cela la chagrine parfois de voir combien ce
qui est fait doit �tre incompr�hensible ou brouillon pour les
montures. Elle nous cite une gamine qu'elle a repris l'autre jour,
elle avait fait une saute de ses main afin de d�gager le flot des
r�nes pris dans la crini�re, �imaginez ce que son cheval � du
comprendre lorsque sa bouche � ressenti ce mouvement soudain�! Il faut
l�cher le contact traiter cela sans aucun impact sur sa bouche, et si
n�cessaire s'arr�ter pour y arriver.��

C'est une difficult� pour une gamine plus exp�rimente que nous, alors
je me dis que je suis loin de cela, un foss� se dessine, ce cours me
fait comprendre en gros que, aujourd'hui et apr�s nos trois ans de
pratiques, nous ne sommes que des brutes, oui bien sur on sait qu'il y
a la bouche au bout, mais cette belle �vidence est si vite oubli�e
lorsque l'on est dans la difficult�.

Elle nous pr�cise aussi que pour les retenir on peut simplement avoir
les doigts fermes car ��ils le sentent��, mais pour autant cela ne
veut pas dire �tre brutal, il faut rester souple dans les bras, plier
ses coudes, dit-elle en me regardant moi qui ait tendance � �tre en
d�faut sur ce point.

La pluie nous laisse un petit r�pit, je fais l'exercice mais apr�s
deux tentatives pour partir � juste Sophie s�impatiente un peu et j'ai
du mal � la garder au trot, Laurence me demande de l'arr�ter ce qui
n�cessite une certaine insistance de ma part, elle me corrige
alors���non il faut que tu t'asseyes, que tu fasses comme si tu �tais
tr�s lourd dans ta selle��. Plus tard je lui expliquerais que je reste
� l'�quilibre lorsque je r�duit l'allure afin de m�nager mon dos
durant les transitions, elle me r�pond qu'il va falloir trouve autre
chose pour m�nager mon dos, pas �vident...

Apr�s une vingtaine de minutes o� nous multiplions les huit la pluie
est de nouveau battante, Laure est d�j� � l'attache mais je continue �
galoper un petit peu car j'ai vraiment envie de progresser sur le
contact, h�las � trop faire attention � une chose je laisse �chapper
un autre d�mon et Laurence me demande de ne pas pencher lorsque je
tourne, j'explique que j'ai gard� ce r�flexe de la moto, que j'ai ��un
mal de chien�� � m'en d�barrasser, l� aussi il faudra travailler
encore et encore jusqu'� ce que cela devienne un acquis.

Nous avons pans� nos bestioles, Laure vient de ramener la sienne au
champ, je discute avec elle de ce cours, de ce qu'il nous a apport�,
une petite exp�rience de plus, oui bien sur, mais surtout une autre
approche, et la prise de conscience que nos presque trois ans
d'�quitation ne sont m�me pas un d�but, que le v�ritable commencement
ce sera lorsque l'on sera assez � l'aise pour ne plus penser � nous
mais � eux.

Le silence se fait, on observe un hongre en train de travailler en
carri�re, chacun dans nos pens�s, je me dit que oui �a doit �tre �a,
le v�ritable d�but sera lorsque l'on arrivera � nous observer au
travers de notre monture, et au final ne plus faire un geste, adopter
une posture parce qu�il le faut, qu'on nous l'a dit que c'�tait "comme
�a", mais parce qu'on sait que notre monture est, sur l'instant, en
mesure de le comprendre et d'y r�pondre.

Pour obtenir ce que je veut il faudra donc que je consid�re en
premier lieu l'animal qui me tol�re sur son dos, comment est elle
dispos�e, comment doit-elle me percevoir dans ce que je fais
maintenant, dois-je corriger quelque chose avant d'agir, puis-je
demander ce que je voulais ...

... ou pas.

--
pas de turlututu. apres l'@robase

Colibri

unread,
Mar 21, 2013, 10:50:54 AM3/21/13
to
Olivier B. avait ᅵcrit le 18/03/2013 :
> Ce dimanche nous sommes en selle ᅵ dix heures, la collᅵgue de mes
> dᅵbut ᅵ choisi son prᅵfᅵrᅵ, Johnny, pour moi la question du choix ne
> se pose pas.
>
> Nous montons en libre, ᅵchangeons quelques paroles au pas, puis nous
> amorᅵons la dᅵtente au trot, au passage Laurence s'adresse ᅵ Laure qui
> stoppe prᅵs d'elle, de loin je comprend qu'elle lui donne quelques
> conseils, les sachant fort avisᅵs je me rapproche, elle explique
> comment se tenir et gᅵrer l'allure, ᅵa se prolonge un peu et
> finalement elle nous propose un exercice, alors que nous la suivons
> vers le fond de la carriᅵre je lance sur un ton aussi joyeux que
> faussement discret ᅵᅵon a cours on a coursᅵ!ᅵᅵ
>
> Laurence dispose deux barres au sol, l'objectif est de faire un huit
> dont elle nous prᅵcise qu'il faut le voir comme deux cercles qui se
> touchent, on ne doit donc pas faire des diagonales qui se croisent,
> pour changer de main il faut repasser au trot avant les barres dans
> lesquelles on y arriver ᅵᅵdroitsᅵᅵ aussi bien concernant la direction
> que dans notre posture, puis on doit demander le galop ᅵ l'autre main
> en posant la main extᅵrieure et en ᅵcartant l'intᅵrieure, on ne doit
> surtout pas pencher pour ne pas les ᅵᅵaffalerᅵᅵ, bref tout un arsenal
> ᅵ mettre en pratique.
>
> Alors que j'ai fait un premier passage elle me dᅵcrit les mouvement de
> mes mains alors que je voulais prendre le galop ᅵ main droite,
> m'explique pourquoi ils m'ont fait partir ᅵ faux.
>
> Pluie battante, on se met ᅵ lᅵabri d'un mimosa en fleur, on en profite
> pour la remercier pour ce cours gratuitement improvisᅵ, elle nous
> explique que ce n'est pas que pour nous, mais aussi pour les chevaux
> pour lesquels il est important que l'on soit clairs, que l'on se fasse
> bien comprendre, et que cela la chagrine parfois de voir combien ce
> qui est fait doit ᅵtre incomprᅵhensible ou brouillon pour les
> montures. Elle nous cite une gamine qu'elle a repris l'autre jour,
> elle avait fait une saute de ses main afin de dᅵgager le flot des
> rᅵnes pris dans la criniᅵre, ᅵimaginez ce que son cheval ᅵ du
> comprendre lorsque sa bouche ᅵ ressenti ce mouvement soudainᅵ! Il faut
> lᅵcher le contact traiter cela sans aucun impact sur sa bouche, et si
> nᅵcessaire s'arrᅵter pour y arriver.ᅵᅵ
>
> C'est une difficultᅵ pour une gamine plus expᅵrimente que nous, alors
> je me dis que je suis loin de cela, un fossᅵ se dessine, ce cours me
> fait comprendre en gros que, aujourd'hui et aprᅵs nos trois ans de
> pratiques, nous ne sommes que des brutes, oui bien sur on sait qu'il y
> a la bouche au bout, mais cette belle ᅵvidence est si vite oubliᅵe
> lorsque l'on est dans la difficultᅵ.
>
> Elle nous prᅵcise aussi que pour les retenir on peut simplement avoir
> les doigts fermes car ᅵᅵils le sententᅵᅵ, mais pour autant cela ne
> veut pas dire ᅵtre brutal, il faut rester souple dans les bras, plier
> ses coudes, dit-elle en me regardant moi qui ait tendance ᅵ ᅵtre en
> dᅵfaut sur ce point.
>
> La pluie nous laisse un petit rᅵpit, je fais l'exercice mais aprᅵs
> deux tentatives pour partir ᅵ juste Sophie sᅵimpatiente un peu et j'ai
> du mal ᅵ la garder au trot, Laurence me demande de l'arrᅵter ce qui
> nᅵcessite une certaine insistance de ma part, elle me corrige
> alorsᅵᅵᅵnon il faut que tu t'asseyes, que tu fasses comme si tu ᅵtais
> trᅵs lourd dans ta selleᅵᅵ. Plus tard je lui expliquerais que je reste
> ᅵ l'ᅵquilibre lorsque je rᅵduit l'allure afin de mᅵnager mon dos
> durant les transitions, elle me rᅵpond qu'il va falloir trouve autre
> chose pour mᅵnager mon dos, pas ᅵvident...

Oui, enfin, ᅵa dᅵpend aussi un peu beaucoup de dressage du cheval et de
son tempᅵrament.
Tu as le vieux cheval de club devenu complᅵtement insensible.
Tu as la carne qui de toute faᅵon ne veut jamais.
Tu as le TDHA ( Trouble Dᅵficitaire de l'Attention avec Hyperactivitᅵ,
dᅵnommᅵ "hyperactif" en langage populaire ) qui est toujours branchᅵ
sur un autre problᅵme que toi.
>
> Aprᅵs une vingtaine de minutes oᅵ nous multiplions les huit la pluie
> est de nouveau battante, Laure est dᅵjᅵ ᅵ l'attache mais je continue ᅵ
> galoper un petit peu car j'ai vraiment envie de progresser sur le
> contact, hᅵlas ᅵ trop faire attention ᅵ une chose je laisse ᅵchapper
> un autre dᅵmon et Laurence me demande de ne pas pencher lorsque je
> tourne, j'explique que j'ai gardᅵ ce rᅵflexe de la moto, que j'ai ᅵᅵun
> mal de chienᅵᅵ ᅵ m'en dᅵbarrasser, lᅵ aussi il faudra travailler
> encore et encore jusqu'ᅵ ce que cela devienne un acquis.
>
> Nous avons pansᅵ nos bestioles, Laure vient de ramener la sienne au
> champ, je discute avec elle de ce cours, de ce qu'il nous a apportᅵ,
> une petite expᅵrience de plus, oui bien sur, mais surtout une autre
> approche, et la prise de conscience que nos presque trois ans
> d'ᅵquitation ne sont mᅵme pas un dᅵbut, que le vᅵritable commencement
> ce sera lorsque l'on sera assez ᅵ l'aise pour ne plus penser ᅵ nous
> mais ᅵ eux.

Le dᅵbut de quoi ?
Pour moi, le dᅵbut c'est dᅵjᅵ quand on regarde avec bonheur un cheval (
cf GG ). Aprᅵs, tout est toujours un peu le dᅵbut de quelque chose.
Que ce soit dans la relation avec le cheval (comme dans la relation
avec l'humain, d'ailleurs), ou dans la pratique de l'ᅵquitation, tu es
toujours plus ou moins au dᅵbut, et certainement jamais ᅵ la fin, sauf
fin de vie de l'un des protagonistes.
>
> Le silence se fait, on observe un hongre en train de travailler en
> carriᅵre, chacun dans nos pensᅵs, je me dit que oui ᅵa doit ᅵtre ᅵa,
> le vᅵritable dᅵbut sera lorsque l'on arrivera ᅵ nous observer au
> travers de notre monture, et au final ne plus faire un geste, adopter
> une posture parce quᅵil le faut, qu'on nous l'a dit que c'ᅵtait "comme
> ᅵa", mais parce qu'on sait que notre monture est, sur l'instant, en
> mesure de le comprendre et d'y rᅵpondre.

C'est pour ᅵa que je ne me fais pas coacher, alors que j'en aurais
besoin en technique d'ᅵquitation. Le prof m'obligerait ᅵ imposer des
choses ᅵ mon cheval, et ᅵa gᅵcherait la confiance mutuelle que l'on a
l'un dans l'autre.
Ce WE, Tiloup sans faute dans une Prᅵpa 95 sur un terrain non connu, et
sans faute le lendemain dans le grand prix 105. Et pas grᅵce ᅵ moi :
je me contente de lui dire lequel on saute, et ᅵ ne pas gᅵner !
>
> Pour obtenir ce que je veut il faudra donc que je considᅵre en
> premier lieu l'animal qui me tolᅵre sur son dos, comment est elle
> disposᅵe, comment doit-elle me percevoir dans ce que je fais
> maintenant, dois-je corriger quelque chose avant d'agir, puis-je
> demander ce que je voulais ...

Faut pas se poser trop de questions non plus. L'idᅵal est quand on se
connait suffisamment pour qu'il y ait une sorte d'osmose de l'ᅵtat
ᅵmotionnel. C'est l'empathie ...
>
> ... ou pas.


Ghost-Rider

unread,
Mar 21, 2013, 12:01:16 PM3/21/13
to
Le 18/03/2013 07:31, Olivier B. a écrit :
> Ce dimanche nous sommes en selle à dix heures, la collègue de mes
> début à choisi son préféré, Johnny, pour moi la question du choix ne
> se pose pas.
.....
> Pour obtenir ce que je veut il faudra donc que je considère en
> premier lieu l'animal qui me tolère sur son dos, comment est elle
> disposée, comment doit-elle me percevoir dans ce que je fais
> maintenant, dois-je corriger quelque chose avant d'agir, puis-je
> demander ce que je voulais ...
>
> ... ou pas.

Tiens, comme par hasard, nous avons fait des huit ce mardi, alors voilà
le compte-rendu que j'ai fait le soir même.

"Rattrapage ce mardi matin et comme ça roule bien, j'arrive une
demi-heure en avance ce qui me laisse tout le loisir de faire le tour
des box et des cahiers pour choisir ma monture à l'abri des jalouses
velléités outrecuidantes des autres cavaliers.
La pauvre Querida a le garrot vraiment mal en point, Imprévisible aussi,
Jean-Claude va prendre Extra alors il ne reste plus qu'Igor le mordeur
ou Hardy le trotteur.
Je prends Hardy parce que j'estime que chacun et chacune doit apprendre
à mettre le mors d'Igor en prévoyant pour les éviter ses coups de dents
imprévisibles. C'est par l'expérience, même douloureuse, et surtout
douloureuse, qu'on apprend.

Tiens, voilà Xavier qui me serre longuement la main puis qui m'apprend
qu'il a une gastro ! HORREUR ! Je passe 10 minutes à me laver longuement
la main au savon et à la brosse en priant le Bon Dieu que la maladie
m'épargne.
Les autres du mardi arrivent : Isabelle qui prend Gus, Monique qui prend
Cookies, Jean-Claude qui prend Extra, vous savez ce cheval désobéissant
alors Jean-Claude n'arrête pas de l'engueuler alors ils désobéit plus
encore, Patricia prend Igor, bien forcée, et une nouvelle arrive aussi,
Élise que Xavier met sur Kali.

Surprise, comme Xavier ne peut pas monter, on va, tenez-vous bien, on va
SAUTER !
A ces mots, Monique pâlit, verdit et passe par toutes les couleurs de
l'arc-en-ciel. Pourtant elle va monter Cookies, valeur super-sûre, mais
Monique a horreur de sauter, on se demande bien pourquoi. J'ai le
souvenir de sorties où, sur Lastella, elle a brillamment sauté du dos de
cette dernière, il y a quelque temps.
Mais en attendant, on passe un bon moment à attendre que José ait fini
de passer la balayeuse, car elle effraie les chevaux et particulièrement
Hardy qui fait de brusques sauts de côté comme s'il avait vu un serpent
à sonnettes. Non, Hardy, pas encore, attends un peu. Tu sauteras, mais
plus tard.

Xavier dispose maintenant deux obstacles à 120° au milieu de la
carrière. Le but est de démarrer au galop sur une longueur, de tourner
au bout, de prendre la diagonale, de sauter l'obstacle placé au milieu,
de rejoindre la piste au bout après avoir changé de pied, de tourner, de
reprendre l'autre diagonale, de sauter le deuxième obstacle au milieu,
de rejoindre la piste et de recommencer en faisant en tout deux grands
huit avec en tout 4 sauts avec 4 changements de pied, le tout au galop !
Vous avez compris ? Vraiment ? Pour ceux qui n'auraient pas compris, je
ferai un dessin (contre un gâteau).

Bon, on va y aller et seconde HORREUR de la journée, c'est moi qui
commence !
Là, il faut que je vous fasse un aveu, même s'il m'en coûte : je suis
incapable, mais alors là, complètement INCAPABLE de me souvenir du
moindre parcours !
Quand je faisais régulièrement du saut, à peine passé le premier
obstacle j'étais déjà perdu et tout le monde me criait les obstacles à
franchir : celui-làààà, NON, pas celui-là ! L'AUTRE ! NNNNOOOONNNNN !!
etc... etc.. Et je faisais le désespoir de Xavier.
C'est un vrai handicap, quand on veut faire les Jeux Olympiques de CSO,
de ne pas savoir mémoriser le parcours ! Du reste, c'est bien pour ça
que je n'y suis pas allé, aux jeux ! Autrement, vous pensez bien!

Bon, je me lance, Hardy prend un bon galop à droite, je tourne à droite
au bout, je prends la diagonale, je saute, Hardy se réceptionne sur le
même pied, termine la diagonale et entame le virage à gauche à faux !
Xavier me hurle : "il est à faux, change de pied !" Je fais ni une ni
deux, j'inverse mes aides, Hardy change de pied, je reprends l'autre
diagonale, je saute, Hardy reste sur le même pied et Xavier me hurle :
"il est à faux, change de pied !" Je fais ni une ni deux, j'inverse mes
aides, Hardy change de pied, je reprends la diagonale, je saute, Hardy
reste sur le même pied, je tourne à faux, Xavier me hurle : "il est à
faux, change de pied..." etc.. etc.. vous connaissez la suite.
Après 4 sauts et 4 virage à faux, je suis très satisfait de ma
performance, on voit que j'ai fait une année de galop 6 pendant laquelle
j'ai bien appris à bien galoper à faux, ça sert, la preuve !
Et tout ceci sous les yeux de Monique qui a décidé de ne pas se risquer
et qui regarde mes exploits de galop 6 depuis la barrière.

On enchaîne, chaque cavalier y va à la suite, fait ses 4 sauts et là, je
comprends en regardant Igor qu'en fait, c'est le cheval qui fait tout.
Parce que tenez-vous bien, Igor le mordeur change de pied tout seul
AVANT l'obstacle !
Comme quoi, c'est injuste tout ça, je l'ai toujours dit. Igor connaît
tellement bien son boulot qu'il n'y a plus qu'à se laisser porter, il
fait tout. Alors la prochaine fois, j'arriverai encore plus tôt et je
prendrai Igor, rien que pour montrer à Monique comment on fait pour
faire changer de pied au cheval avant l'obstacle.

Bon, mais, me direz-vous, il y a saut et saut ! Parce que j'ai vu des
petits sourires en coin sur les lèvres de nos galopes 7 quand on leur
parle de notre "tronc d'arbre" en forêt, comme si c'était un petit tronc
d’arbre de rien du tout.
Alors là, je décide d'en avoir le cœur net : après la reprise, je mesure
la hauteur de l'obstacle : 3 mains déployées entre l'extrémité du pouce
et celle du petit doigt, et, de retour à la maison, je mesure cette
distance : 25 cm !!
Vous vous rendez compte, les galopes 7 ? On a sauté 75 cm !!
Soixante-et-quinze centimètres !! C'est presque un mètre ! Si ce n'est
pas un exploit ça ! Je m'en étonne moi-même. Peut-être que si j'arrive à
mémoriser ce parcours en deux huit, le club m'enverra aux Jeux Olympiques !
Du reste, non, on ira tous, avec un billet de groupe ça reviendra moins
cher à la la fédération...."







Olivier B.

unread,
Mar 22, 2013, 7:20:44 PM3/22/13
to
On Thu, 21 Mar 2013 15:50:54 +0100, Colibri <o...@oo.fr> wrote:

>> La pluie nous laisse un petit r�pit, je fais l'exercice mais apr�s
>> deux tentatives pour partir � juste Sophie s�impatiente un peu et j'ai
>> du mal � la garder au trot, Laurence me demande de l'arr�ter ce qui
>> n�cessite une certaine insistance de ma part, elle me corrige
>> alors���non il faut que tu t'asseyes, que tu fasses comme si tu �tais
>> tr�s lourd dans ta selle��. Plus tard je lui expliquerais que je reste
>> � l'�quilibre lorsque je r�duit l'allure afin de m�nager mon dos
>> durant les transitions, elle me r�pond qu'il va falloir trouve autre
>> chose pour m�nager mon dos, pas �vident...
>
>Oui, enfin, �a d�pend aussi un peu beaucoup de dressage du cheval et de
>son temp�rament.
>Tu as le vieux cheval de club devenu compl�tement insensible.
>Tu as la carne qui de toute fa�on ne veut jamais.
>Tu as le TDHA ( Trouble D�ficitaire de l'Attention avec Hyperactivit�,
>d�nomm� "hyperactif" en langage populaire ) qui est toujours branch�
>sur un autre probl�me que toi.
>
oui certes, mais cela change quoi � la dynamique per�ue ? Je reste en
equlibre lors des changements d'allure descendants afin d'en subir le
moins possible les secousses, je ne m'assois que sur la fin, pour le
pas --> arr�t.
>
>> Nous avons pans� nos bestioles, Laure vient de ramener la sienne au
>> champ, je discute avec elle de ce cours, de ce qu'il nous a apport�,
>> une petite exp�rience de plus, oui bien sur, mais surtout une autre
>> approche, et la prise de conscience que nos presque trois ans
>> d'�quitation ne sont m�me pas un d�but, que le v�ritable commencement
>> ce sera lorsque l'on sera assez � l'aise pour ne plus penser � nous
>> mais � eux.
>
>Le d�but de quoi ?
>
D'un travail accomplie en me reflettant dans ma monture, c'est assez
vague comme id�e, rien de simple, d'�vident, comme beaucops de choses
en �quitation en somme, mais �a me plait, alors ...
>
>Pour moi, le d�but c'est d�j� quand on regarde avec bonheur un cheval (
>cf GG ). Apr�s, tout est toujours un peu le d�but de quelque chose.
>Que ce soit dans la relation avec le cheval (comme dans la relation
>avec l'humain, d'ailleurs), ou dans la pratique de l'�quitation, tu es
>toujours plus ou moins au d�but, et certainement jamais � la fin, sauf
>fin de vie de l'un des protagonistes.
>
la fin, c'est ce que je redoute le plus aujourd'hui, pourtant il
faudra bien qu'il y en est une, mais avec mes petits moyens je fais ce
que je peu, j'ai amen� du sandclear, on a entam� un premier
traitement, un deuxieme viendra le mois d'apr�s, ensuite Laurence m'a
conseill� d'en faire un tout les trois mois, c'est idiot mais ce soir
l� quand je suis arriv� avec le pot, que Sophie l'a mang� directement
sans avoir � le m�langer avec sa ration alors que d'autres font des
histoire, j'�tais fier d'elle, et surtout heureux d'avoir fait �a pour
elle.
>
>>
>> Le silence se fait, on observe un hongre en train de travailler en
>> carri�re, chacun dans nos pens�s, je me dit que oui �a doit �tre �a,
>> le v�ritable d�but sera lorsque l'on arrivera � nous observer au
>> travers de notre monture, et au final ne plus faire un geste, adopter
>> une posture parce qu�il le faut, qu'on nous l'a dit que c'�tait "comme
>> �a", mais parce qu'on sait que notre monture est, sur l'instant, en
>> mesure de le comprendre et d'y r�pondre.
>
>C'est pour �a que je ne me fais pas coacher, alors que j'en aurais
>besoin en technique d'�quitation. Le prof m'obligerait � imposer des
>choses � mon cheval, et �a g�cherait la confiance mutuelle que l'on a
>l'un dans l'autre.
>
Laurence (en l'occurence notre monitrice improvis�e) nous a expliqu�
l'importance du coaching, du fait que l'oeil exterieur est
irremplacable meme pour un excelent cavalier, alors quand on monte en
libre avec ma collegue on se filme mutuellement, c'est terrible la
diff�rence qu'il peut y avoir entre ce que l'on a l'impression de
faire et ce que l'on voit � l'image :-)
>
>Ce WE, Tiloup sans faute dans une Pr�pa 95 sur un terrain non connu, et
>sans faute le lendemain dans le grand prix 105. Et pas gr�ce � moi :
>je me contente de lui dire lequel on saute, et � ne pas g�ner !
>
il te donne d�j� beaucoups alors :-)
>
>> Pour obtenir ce que je veut il faudra donc que je consid�re en
>> premier lieu l'animal qui me tol�re sur son dos, comment est elle
>> dispos�e, comment doit-elle me percevoir dans ce que je fais
>> maintenant, dois-je corriger quelque chose avant d'agir, puis-je
>> demander ce que je voulais ...
>
>Faut pas se poser trop de questions non plus. L'id�al est quand on se
>connait suffisamment pour qu'il y ait une sorte d'osmose de l'�tat
>�motionnel. C'est l'empathie ...
>
c'est ce que je pense, et finalement savoir travailler en osmose
illustre un peut le d�but dont je parlais, il ne faut pas oublier la
difficult� que cela peut repr�senter pour moi qui n'ait pas encore
trois ans d'exp�rience, je ne fais qu'en saisir le concept, �couter
les explications, j'essaie de ne pas l'oublier une fois dans
l'exercice ou j'ai d�j� tant de choses � corriger.

aujourd'hui on a fait une petite heure au pas, tranquillement, � cru,
quelques exercices pour diriger sans les mains, faudra qu'on commence
� le faire au trot, mais mon dos risque de ne pas �tre d'accord...
0 new messages