Bon, donc aujourd'hui, balade dans la forᅵt de Verriᅵres.
Je prends Guitoune, au hasard, et je constate aussitᅵt avec horreur
qu'elle a ᅵtᅵ tondue !
Tondue !
Incroyable, il fait 2ᅵC dehors et elles ont tondu Guitoune !
N'importe quoi !
Les palefreniᅵres n'ont pas encore compris que si les poils des chevaux
poussent en hiver, c'est pour les protᅵger du froid.
Non, il faut qu'elles tondent les chevaux ! C'est plus fort qu'elles,
comme cette manie des femmes d'aller tout le temps chez le coiffeur.
Moi, d'abord, je n'y vais jamais, chez le coiffeur. Je coupe mes cheveux
moi-mᅵme. A 20 ou 25 euros ᅵconomisᅵs chaque mois, dans 10 ans, j'aurai
de quoi m'acheter un cheval. Je coupe surtout devant, parce que ᅵa se
voit. Derriᅵre, je n'y touche que tous les 6 mois environ, parce que je
ne vois pas l'arriᅵre de ma tᅵte, contrairement aux chevaux et que c'est
difficile de couper les cheveux derriᅵre : une main avec les ciseaux,
une autre main pour prendre la mᅵche et la troisiᅵme main pour tenir le
miroir. Comme je ne suis nᅵ qu'avec deux mains, je ne peux pas utiliser
un miroir, alors, je coupe au jugᅵ, d'aprᅵs la longueur. Au bout de 6
mois, y'a assez de longueur pour couper sans trop se planter. En y
allant progressivement, j'arrive ᅵ faire les deux cᅵtᅵs ᅵ peu prᅵs pareils.
Bien, ces divagations capillaires accomplies, revenons ᅵ nos chevaux
tondus comme des moutons.
Comme Guitoune va avoir froid, je lui mets le superbe couvre-reins que
j'ai achetᅵ il y a bien longtemps dᅵjᅵ chez Dᅵcathlon et direction la
carriᅵre couverte pour la "dᅵtente" prᅵ-baladique.
Mais alors lᅵ, Guitoune est pire que d'habitude : impossible de la faire
obᅵir, elle refuse catᅵgoriquement d'avancer droit. Je la roue de coups
de cravache mais mes coups ne portent pas ᅵ cause du couvre-reins.
Voilᅵ, soyez gentil avec les chevaux, mettez-leur un couvre-reins bien
chaud et voyez comme ils vous remercient !
On part quand mᅵme et Guitoune fait des siennes, change d'allure, se
tortille. On la met en second, mais elle continue ses simagrᅵes. Mais
qu'est-ce qu'elle a ᅵ la fin ?
Au trot, c'est pareil, et dᅵs le premier galop, elle fonce vers la
barriᅵre, s'arrᅵte, repart. Derriᅵre, les nanas gueulent avec ᅵlᅵgance :
"Alors Alain, t'as pas fini tes conneries ? Nous on veut galoper, merde !"
Au deuxiᅵme galop, ᅵa empire, elle fait des coups de cul tant et plus si
bien que mᅵme Extra, ce fonctionnaire qui fait son boulot mais jamais
plus, prend la main de son cavalier et dᅵpasse Xavier le mono sur sa
jument de polo en balanᅵant ses postᅵrieurs vers le ciel.
Ah ben dis donc ! Ils sont excitᅵs ce matin !
Au bout du galop, on dᅵcide d'agir et on enlᅵve le couvre-reins de
Guitoune, et alors lᅵ, miracle, elle redevient tout d'un coup sage comme
une image.
Voilᅵ, il faut user de fine psychologie avec les juments, ce sont des
femmes aprᅵs tout !
La balade se poursuit et on va rentrer, mais alors lᅵ, drame ! Dans le
dernier galop, sur une belle piste en cendrᅵe oᅵ on lᅵche les chevaux,
d'un seul coup, des cris derriᅵre ! Kawa vient de balancer sa cavaliᅵre
et pas qu'un peu. Elle reste allongᅵe, inanimᅵe, les yeux dans le vague
et ne rᅵpond plus. Elle se rᅵveille peu ᅵ peu mais a pris un sacrᅵ coup
sur la tᅵte. On appelle le club et une voiture vient la chercher car la
route est au bout de l'allᅵe. On rentre au pas, songeurs (non, en fait,
on trotte, on est vraiment sans coeur).
La suite est connue : le mari de la cavaliᅵre vient avec son fils
rᅵcupᅵrer sa femme et la voiture d'icelle et les nouvelles rassurantes
arrivent en fin d'aprᅵs midi : scanner nᅵgatif, gros mal de tᅵte, mais
elle revient samedi prochain.
Je lui maile de ne pas oublier le gᅵteau, on a eu peur ᅵ cause d'elle,
faudrait voir ᅵ pas l'oublier !
--
Ghost Rider
"Aimez-vous les uns les autres".
Jᅵsus-Christ
Voir l'image jointe sur "7 mois"
Ca se pratique beaucoup en CE ...
C'est la version "fainᅵant" du bon vieux bouchonnage ᅵ l'ancienne.
Dans le temps, le cheval qui travaillait "sᅵrieusement" en hiver
transpirait et mouillait son poil long, d'oᅵ risque de pneumonie et
autres joyeusetᅵs, donc le paleu, passait le "bouchon", d'oᅵ le verbe
dᅵrivᅵ : bouchonner. Le bouchon ᅵtait fait de paille. Autant dire que
bouchonner, ᅵa prend du temps jusqu'ᅵ ce que le cheval soit vraiment
"sec". Dans le temps, on avait le temps ... et ᅵa rᅵchauffait aussi le
paleu, qui aprᅵs, se dirigeait par atavisme vers l'alambic :)
Maintenant, dans les ᅵcuries dites "modernes", on tond, et on met le
couvre-rein le temps d'ᅵchauffer, on l'enlᅵve ensuite. Le cheval, il n'y
a plus qu'ᅵ passer un coup de chiffon et il peut repartir pour la
reprise suivante.
Plus personne ne veut se prendre la tᅵte ᅵ bouchonner, alors que cela
renforce sacrᅵment le lien avec le soigneur (le cheval sent bien que
l'on s'occupe de son bien-ᅵtre).
L'autre solution est de ne pas faire transpirer excessivement (perte
d'ᅵlectrolytes), mais l'hiver n'ᅵtant plus une pᅵriode de repos de nos
jours, les chevaux bossent. Les chevaux doivent ᅵtre dispos pour la
reprise suivante, le cavalier de concours ne veut pas non plus passer 1
heure ᅵ sᅵcher le cheval, il a peu de temps, le cavalier traditionnel
aussi ...
Une astuce consiste ᅵ mettre de la paille sous la couverture pour
absorber, et enlever la paille ensuite.
Les plus chanceux auront des lampes sᅵchantes :)
Je ne tond pas, elle est au prᅵ.
Quand on se ballade, je ne la pousse pas jusqu'ᅵ la transpiration
excessive, dᅵjᅵ, comme pour nous, c'est dᅵsagrᅵable et elle risquerait
d'attraper froid. Si elle rentre humide, je la met dans un box paillᅵ,
je lui donne ᅵ manger et je bouchonne, en gᅵnᅵral en chantant :)
Elle adooooore, sauf, que pour moi, y'a pas d'alambic dans l'ᅵcurie,
mais toujours une boite de chocolats (sont sympas chez-nous).
Pat, anti-tonte.
>
Je crois que c'est un comportement innᅵ chez le genre fᅵminin consistant
ᅵ nᅵgliger son apparence pour ᅵviter l'approche des mᅵles pendant la
grossesse, ce qui n'est pas souhaitable.
Aussitᅵt aprᅵs la dᅵlivrance, les femmes se refont une beautᅵ.
Facile de dire ᅵa !
Poulinage dᅵbut Avril, il n'y aura plus de boue !
Et chez la femelle humaine, il n'y a aucun effet nᅵfaste ᅵ ce que le
mᅵle approche mᅵme de trᅵs trᅵs prᅵs :-Z
Tondue, d'accord. Et elle vit oᅵ ? Cheval de club, donc en box,
j'imagine. Elle a une couverture en permanence ( enfin, dᅵs qu'elle
n'est pas montᅵe, quoi ! ) depuis qu'elle est tondue ?
Oui, elle vit en box, la pauvre, loin de l'herbe grasse et de ses
copines, cloᅵtrᅵe dans une cellule bien verrouillᅵe, sans espoir d'en
sortir si ce n'est pour ᅵtre montᅵe par des dᅵbutants qui ne savent mᅵme
pas laver son mors et s'assoient sur elle comme sur une mobylette, ou
par ton serviteur qui peine le samedi ᅵ lui enlever les mauvaises
habitudes acquises la semaine.
Oui, pauvre Guitoune, qu'on a mᅵme rebaptisᅵe de ce nom ridicule (encore
un coup de ces palefreniᅵres incultes).
Et oui, elle a une couverture, mais je dois insister auprᅵs de la
cavaliᅵre qui la monte aprᅵs moi (une dᅵbutante qui se dit "cavaliᅵre
d'extᅵrieur", mouarf, elle n'y connait rien de rien, mᅵme moi, j'en suis
gᅵnᅵ), pour qu'elle la lui remette car un jour, j'ai vu que sa
couverture traᅵnait par terre dans le box depuis la veille.
Ce qui est triste, dans tout ᅵa, c'est qu'ᅵ 4 ans Guitoune ne sait ᅵ peu
prᅵs rien faire et n'est donc guᅵre apprᅵciᅵe en reprise. Total, elle
travaille peu et toujours ᅵ bas niveau et je la fatigue juste un peu le
samedi. Elle ne risque pas d'attraper une pneumonie en restant mouillᅵe
aprᅵs quelques efforts.
Pauvre, pauvre Guitoune... :-(
Et pourtant, elle rᅵve de bien faire, elle est mignonne comme tout,
galope quand il faut avec tout son coeur, il ne lui faut qu'un bon maᅵtre.
Tiens, t'as pas cent balles ? Je vais la racheter.
J'avais reteu d'une prᅵcᅵdente discussion que tu ne tenais pas ᅵ
devenir propriᅵtaire ...
He he... quelle mᅵmoire ;-)
Au fait, comment va ton chat ?
--
Didine
Je viens d'aller donner des nouvelles ...
J'avais expliquᅵ pourquoi : les proprios qui achᅵtent sur un coup de
foudre un cheval adorable et surtout pas cher avec juste un petit
problᅵme de rien du tout hᅵritent gᅵnᅵralement d'une usine ᅵ
embᅵtements. Quand c'est pas le mal de dos, c'est les pieds pourris,
quand c'est pas l'arthrose, c'est les tics, bref, une rente ᅵ vie pour
les vᅵtos, ostᅵos, marᅵchaux etc...
Comme dit le proverbe arabe : "Ruinᅵ, fils de ruinᅵ, celui qui achᅵte
pour guᅵrir".
Il y a eu des exemples ici, que j'ai vus de mes yeux.
Bon, mais pour Guitoune, je ferais une exception, encore que, non tu as
raison, il faudrait que je la dresse, et faire du dressage, mon Dieu,
quelle horreur...
...et ᅵa ne saignera pas !
Il va bien, mange et ne vomit plus :')