Tr�s pertinent, surtout pour ce qui me concerne, les deux derni�res
affirmations..
Bravo et bon no�l..
pc
> J'obligerai les utilisateurs � remplacer leur parc de r�cepteurs...
S'ils en ont les moyens ! La radio deviendra un luxe ; plus question
d'avoir un r�cepteur � la cuisine et un autre � la salle de bain.
Sans parler de l'autonomie tr�s r�duite des r�cepteurs (pr�voir de
changer les piles toutes les 4 heures).
> Il para�t que ma r�ception en voiture n'est pas au top...
Et pas seulement en voiture. Dans beaucoup de foyers, la r�ception sera
impossible sans antenne ext�rieure. Vu le co�t de l'investissement, ce
sera bien le comble !
Cf. l'exp�rience tr�s d�cevante du DAB au Royaume-Uni. Sur le papier,
c'est le r�ve. Dans la r�alit�, un cauchemar.
La radio analogique n'est pas morte !
> Les on-dit on la dent dure...
Vos rᅵflexes conditionnᅵs aussi !
> si je prends le prix des rᅵcepteurs de cuisine FM proposᅵ par un grand
> magasin, ceux-ci varient entre 19ᅵ et 379 ᅵ.
>
> Si maintenant on prends des rᅵcepteurs de la gamme Pure DMB,
> fonctionnant en France et ᅵ l'ᅵtranger, les prix varient entre 79ᅵ et
> 330ᅵ pour le plus sophistiquᅵ.
Merci de me le confirmer : un rᅵcepteur numᅵrique coᅵte grosso modo deux
ᅵ trois fois le prix d'un rᅵcepteur analogique (ᅵ modᅵle comparable).
C'est ce que j'appelle un luxe.
>> Sans parler de l'autonomie trᅵs rᅵduite des rᅵcepteurs (prᅵvoir de
>> changer les piles toutes les 4 heures).
>
> C'ᅵtait le cas en 2000, depuis cela a nettement ᅵvoluᅵ. Le B20 a une
> autonomie pouvant monter ᅵ prᅵs de 8 heures avec son ᅵcran couleur. J'ai
> un vieux Lagio R102 (walkman) qui tiens environ 7 heures et que j'avais
> achetᅵ en 2002.
7 heures ! 8 heures sans changer les piles ! Quel exploit !!
> En angleterre, comme dans beaucoup de pays, la planification avait ᅵtᅵ
> faite pour une rᅵception en voiture. Depuis 2006 et la confᅵrence
> internationale de Genᅵve (GE2006) la planification a ᅵtᅵ modifiᅵe et
> prᅵvue pour une rᅵception indoor (intᅵrieur des bᅵtiments). Depuis les
> rᅵseaux sont en cours de modification pour que cela fonctionne mieux.
"En cours de modification" pour que la rᅵception soit possible ᅵ
domicile... Plus de 5 ans aprᅵs l'introduction du DAB en Angleterre...
Et on s'ᅵtonne que le public soit dᅵᅵu !
> Cela ne veut pas dire que cela ne fonctionnait pas avant, mais
> simplement que la rᅵception ᅵtait parfois dᅵlicate si la presonne ᅵtait
> situᅵe en limite de couverture.
Taratata. En plein centre de Londres, en intᅵrieur, la rᅵception reste
trᅵs alᅵatoire. J'ai fait les essais moi-mᅵme !
>> Cf. l'expᅵrience trᅵs dᅵcevante du DAB au Royaume-Uni. Sur le papier,
>> c'est le rᅵve. Dans la rᅵalitᅵ, un cauchemar.
>
> Ah bon !! Je n'ai pas vraiment les m^mes ᅵchos, les ventes de rᅵcepteurs
> se confirment et augmentent chaque annᅵe, si vraiment c'ᅵtait un
> cauchemer, les rᅵcepteurs ne se vendraient pas.
Les rᅵcepteurs se vendent car la campagne de publicitᅵ est extrᅵmement
agressive... mais ils restent dans des placards.
J'ai ᅵtᅵ dans ce cas ; j'ai vᅵcu ᅵ Londres et j'attendais le DAB avec
beaucoup d'enthousiasme et de curiositᅵ... Espoir dᅵᅵu. Mon rᅵcepteur a
fini au recyclage.
Dans "expᅵrience dᅵcevante", j'incluais aussi l'ᅵpouvantable qualitᅵ
audio (car les radios n'utilisent pas les gros dᅵbits rendus possibles
par la technologie) et la sᅵlection de radios disponibles, qui n'a rien
de rᅵvolutionnaire par rapport ᅵ la FM...
> Les statistiques
> montrent ᅵgalement que la grande majoritᅵ des gens ayant achetᅵ un
> rᅵcepteur DAB complᅵtent leurs ᅵquipements par des rᅵcepteurs DAB
> supplᅵmentaires.
Avez-vous dᅵjᅵ pris un taxi londonien utilisant le DAB ?
Avez-vous dᅵjᅵ vu dans un train de banlieue londonien quelqu'un
utilisant un baladeur DAB ?
L'utilisateur final se fiche bien de la technologie : l'utilisateur
final veut ᅵcouter les nouvelles dans sa salle de bain en se rasant !
Ce qu'il constatera, c'est qu'il n'existe pas de "rᅵcepteur ᅵ aiguille"
(comme vous dites) pour ᅵcouter le numᅵrique - et qu'on lui forcera donc
la main pour acheter du matᅵriel coᅵteux, sans garantie de rᅵception
satisfaisante... (car il faudra que sa salle de bain soit bien exposᅵe)
>> 7 heures ! 8 heures sans changer les piles ! Quel exploit !!
>
> Votre tᅵlᅵphone mobile il tiens combien de temps allumᅵ en permanence ?
Allons bon ! votre comparaison est farfelue. Mes conversations
tᅵlᅵphoniques durent trᅵs rarement plus de quelques minutes... alors que
j'ᅵcoute la radio bien plus longtemps !
Et le public est habituᅵ ᅵ des radios faciles d'emploi, autonomes, sans
alimentation secteur...
> Avec quel modᅵle de rᅵcepteur avez-vous fait les essais ?
Un modᅵle Grundig dont je ne retrouve plus les rᅵfᅵrences ce soir - dᅵsolᅵ.
> Le centre de Londres tombe justement dans le cas limite dont j'ai parlᅵ
> auparavant. Les ᅵmetteurs desservant Londres se trouvent en banlieue et
> donc le centre de Londres ᅵtait limite. Depuis il y a un ᅵmeztteur au
> centre de Londres qui a ᅵtᅵ mis en service pour combler ce dᅵficit.
J'avais l'ᅵmetteur de Crystal Palace quasiment en visᅵe directe... Le
DAB fonctionnait bien dans ma cuisine avec l'antenne dᅵpliᅵe face ᅵ la
fenᅵtre, cᅵtᅵ sud, mais pas du tout (dᅵbit interrompu sans cesse) dans
mon bureau, qui donnait de l'autre cᅵtᅵ de la maison...
> Je reconnais que le signal audio des radios diffusᅵes en Angleterre
> n'est pas top, mais ce n'est pas liᅵ ᅵ la technologie elle mᅵme mais
> surtout au traitement du son qui est abominable.
Eh oui... Et pourtant le marketing DAB en Angleterre parle de "CD
quality" ! Or, il n'y avait que Birdsong, qui diffusait des chants
d'oiseau en boucle de 60 minutes (station disparue depuis), pour avoir
un son ᅵ peu prᅵs potable.
>> Avez-vous dᅵjᅵ pris un taxi londonien utilisant le DAB ?
>
> Oui
Veinard ! Il est plus facile de trouver un taxi dans lequel on peut
fumer qu'un taxi avec auto-radio DAB.
>> Avez-vous dᅵjᅵ vu dans un train de banlieue londonien quelqu'un
>> utilisant un baladeur DAB ?
>
> Je n'ai pris que trᅵs rarement le train de banlieue londonien, ma
> rᅵponse serait statistiquement faussᅵe.
Fort de trois annᅵes de Travelcard zone 1-4, je n'en ai rencontrᅵ aucun
- et pourtant ma curiositᅵ est grande. On rencontre plus souvent des
utilisateurs de Kindle que de baladeurs DAB.
Comprenez moi bien : je n'ai aucune raison de m'arc-bouter contre le
numᅵrique. Au contraire, si cela fonctionnait de maniᅵre satisfaisante,
je serais le premier ᅵ m'en faire le dᅵfenseur - par goᅵt de la radio,
par goᅵt de la nouveautᅵ et par goᅵt du beau son. Mais il ne faut pas
nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
A mon humble avis, l'apport technique du projet initial (eurêka147)
est loin d'avoir été négligeable (bien au delà de la RNT)...
Evidemment... Je suis las de devoir tout justifier...
> En voici un mod�le :
> http://www.pure.com/fr/products/product.asp?Product=VL-61150&PageType=Specification&Category=
�150 pour une radio mono avec un son de cafeti�re ?!
> Ou �tiez-vous situ� plus pr�cis�ment (localit�) et � combien de km de
> Crystal Palace ?
London SE3.
> Je n'ai pas m�moire de ce slogan (sauf au tout d�but (1998 2000) depuis
> le terme "digital quality" est utilis� en Angleterre.
La r�f�rence � "CD quality" �tait encore faite dans un spot publicitaire
qui tournait en boucle sur la d�funte Jazz FM en 2004 - et dans un autre
que l'on entendait sur Heart 106.2 en 2006 ou 2007 (et qui mettait en
sc�ne une dame � la "Hyacinth Bucket" venant acheter une "radio
digitale" dans un magasin o� l'on ne vendait que des radios d�mod�es
(analogiques)).
> Il faut savoir que le canal Birdsong utilisait le m�me d�bit que les
> autres services durant une longue p�riode. Cela confirme qu'avec un m�me
> d�bit on peut faire des choses correctes �galement.
Birdsong �tait � 128 kbps ; c'�tait loin d'�tre le cas de beaucoup
d'autres...
En somme, le num�rique, c'est tr�s bien, � condition que beaucoup de
conditions soient remplies. En labo, c'est probablement super. Dans la
vraie vie, nous allons au devant de grosses d�ceptions. Au moins,
lorsque cela surviendra, vous pourrez dire que vous l'aviez lu ici !
En toute objectivit�, je crois que les �l�ments avanc�s par Sieur
Croiset sont plus parlant que les �l�ments avanc�s par Julius.
D'un c�t� des arguments �toff�s d'explications rationnelles, des
exemples, des rapports techniques, ......
De l'autre, bah ..... rien.
> Principales caract�ristiques : FM/RDS, DAB/DAB+/DMB, batterie int�gr�e,
> caisson en bois.
Disons que l'allure du r�cepteur ne donne pas envie de d�penser �150...
Pour le reste, vos arguments sont excellents et je n'ai qu'un espoir :
que la radio num�rique en France, si elle est un jour lanc�e, ne se
traduise pas par le m�me fiasco qu'en Angleterre.
Je retiens de notre discussion que trois conditions doivent �tre remplies :
1- De bons r�cepteurs,
2- Un bon r�seau d'�metteurs,
3- De bons programmes, avec une plus-value significative par rapport �
la FM, pour susciter l'envie.
La concurrence est tr�s vive : il y a l'analogique, mais aussi la radio
par internet. C'est un rude combat. Mon exp�rience londonienne me rend
sceptique, mais je souhaite que les choses puissent bien se passer en
France. Vous m'avez redonn� un peu d'espoir..!
Bonne fin d'ann�e � vous.
(...)
Je vois que c'est votre premi�re contribution � fr.rec.radio : bienvenue
G�rald.
Puisque vous �tes nouveau, je vous explique : la discussion avait
pr�cis�ment pour objet de comparer mon exp�rience d'utilisateur lambda
dans un pays o� la radio num�rique �tait d�ploy�e depuis de nombreuses
ann�es - et les arguments du lobby de la radio num�rique en France.
L'empirisme face au rationalisme, si vous pr�f�rez.
Mais sur plusieurs volets des affirmations ci-dessus, il y aurait � redire.
En particulier sur la convergence des supports d'�coute des radios, la
r�alit� du renforcement des auditoires par streaming ou par �coute sur
Internet. Cela reste, pour les grands groupes compl�tement marginal...
La question serait : c'est pour le moment en phase de lancement , ou une
r�alit� majoritaire pour l'avenir ?
Et l�, personne ne sait vraiment o� on va.
Sauf que les �tudes prospectives (celles qui sont accessibles et publiques)
comme celle du CREDOC), ne pr�voient pas un avenir radieux pour ce dont on
est en train de d�battre.
Et chacun sait que la technique prime sur les applications. On ne sait pas
ce que seront les nouvelles applications qui apparaissent. Pour le
photovolta�que, par exemple, les lancements de grands champs qui ne verront
le jour que dans quelques ann�es, sont des techniques d�j� obsol�tes en
rendement, en maintenances en d�rive par rapport � l'environnement.. Alors
la radio num�rique en bande III, les postes multibandes et la volont�
politique d'appliquer une technique d�pass�e avant d'exister...
Allons, restons optimistes :-))
pc
C'est oublier le DRM.
Si l'expression à la mode est la "convergence des médias", c'est
plutôt d'une dispersion des supports d'écoute qu'il conviendrait de
parler pour la radio.
La question, à mon sens, ne se limite pas à une histoire de lancement.
Si l'audience web est marginale pour les grands groupes, n'est-ce pas
aussi lié à un simple problème d'offre ? A partir du moment ou un
auditeur se tourne vers l'écoute en streaming, va-t-il vouloir écouter
ce qu'il écoutait en FM ? Au moment ou j'écris ce message,
shoutcast.com liste 32819 flux, dont beaucoup sans aucune pub. Au delà
des problèmes (déjà largement abordés) de gratuité, de couts de bande
passante, de dimensionnement des réseaux, d'indépendance des éditeurs
vis-à-vis des FAI, le streaming pose aussi la question de la dilution
à l'extrême de l'audience, et du modèle économique de la radio, en
particulier lorsqu'il s'agit de formats plus couteux à produire que de
simples jukebox ultra formatés. La webradio, pour l'instant, n'offre
aucun modèle économique suffisamment solide pour financer autre chose
que des robinets à musique.
A mon sens, un des enjeux de la RNT est d'élargir l'offre,
principalement là ou celle-ci est trop limitée, sans pour autant
diluer l'audience à l'extrême. Les grands groupes, en faisant obstacle
à la RNT, souhaitent préserver l'avantage que leur confère un nombre
important d'émetteurs FM (et les marges confortables qui vont avec),
sans mesurer le risque que les auditeurs se détournent de la radio
(c'est déjà le cas des jeunes), risque qui pourrait être réduit si une
offre diversifiée de programmes de qualité était disponible en
broadcast. Un marché partagé entre une quarantaine d'opérateurs est
moins confortable qu'un marché partagé entre 5 groupes totalisant une
bonne douzaine de radios. Mais plus confortable qu'un marché
inexistant dans lequel l'audience serait un concept abstrait,
éparpillé, l'auditeur ayant déserté faute d'offre satisfaisante en
broadcast.
Si l'expression � la mode est la "convergence des m�dias", c'est
plut�t d'une dispersion des supports d'�coute qu'il conviendrait de
parler pour la radio.
La question, � mon sens, ne se limite pas � une histoire de lancement.
Si l'audience web est marginale pour les grands groupes, n'est-ce pas
aussi li� � un simple probl�me d'offre ? A partir du moment ou un
auditeur se tourne vers l'�coute en streaming, va-t-il vouloir �couter
ce qu'il �coutait en FM ? Au moment ou j'�cris ce message,
shoutcast.com liste 32819 flux, dont beaucoup sans aucune pub. Au del�
des probl�mes (d�j� largement abord�s) de gratuit�, de couts de bande
passante, de dimensionnement des r�seaux, d'ind�pendance des �diteurs
vis-�-vis des FAI, le streaming pose aussi la question de la dilution
� l'extr�me de l'audience, et du mod�le �conomique de la radio, en
particulier lorsqu'il s'agit de formats plus couteux � produire que de
simples jukebox ultra format�s. La webradio, pour l'instant, n'offre
aucun mod�le �conomique suffisamment solide pour financer autre chose
que des robinets � musique.
A mon sens, un des enjeux de la RNT est d'�largir l'offre,
principalement l� ou celle-ci est trop limit�e, sans pour autant
diluer l'audience � l'extr�me. Les grands groupes, en faisant obstacle
� la RNT, souhaitent pr�server l'avantage que leur conf�re un nombre
important d'�metteurs FM (et les marges confortables qui vont avec),
sans mesurer le risque que les auditeurs se d�tournent de la radio
(c'est d�j� le cas des jeunes), risque qui pourrait �tre r�duit si une
offre diversifi�e de programmes de qualit� �tait disponible en
broadcast. Un march� partag� entre une quarantaine d'op�rateurs est
moins confortable qu'un march� partag� entre 5 groupes totalisant une
bonne douzaine de radios. Mais plus confortable qu'un march�
inexistant dans lequel l'audience serait un concept abstrait,
�parpill�, l'auditeur ayant d�sert� faute d'offre satisfaisante en
broadcast.
Un seul mot pour qualifier ton analyse, : remarquable.
Il y a bien une crise larv�e et les op�rateurs qui ont compris et analys� la
d�sertion du public jeune et la recherche de nouveaux formats pour remplacer
le music and news, sont aussi persuad�s qu'il va falloir changer son fusil
d'�paule. Mais ils sont comme tous les marchands pr�occup�s par les prises
de risque et face aux contraintes de la recherche et du d�veloppement :
Pourquoi l�cher la proie pour l'ombre ?
Reste le fantasme dominant dans un monde concurrentiel pour les politiques
et les tutelles : comment concentrer les m�dias....
pc
C'est comme de dire que l'eau de pluie est gratuite. Ce n'est pas cela qui
fera que m�me pour arroser les plantes vertes, je ne prendrai pas celle du
robinet.
Aujourd'hui la majorit� des gens ont un acc�s Internet comme ils ont l'eau
courante. La "gratuit�" de la radio hertzienne n'est plus un argument contre
la "radio" par Internet (sauf encore, et de moins en moins, en condition de
mobilit�).
Franᅵois Guillet a pensᅵ trᅵs fort :
> "Nicolas Croiset" <nicolas...@brume.org> a ᅵcrit dans le message de
> news: lgscj5t1dq4cpo2et...@4ax.com...
> ...
>> Une seconde diffᅵrence essentielle, la rᅵception du programme (FM ou
>> RNT) totalement gratuite et sans aucun abonnement pour les auditeurs.
>
> C'est comme de dire que l'eau de pluie est gratuite. Ce n'est pas cela qui
> fera que mᅵme pour arroser les plantes vertes, je ne prendrai pas celle du
> robinet.
> Aujourd'hui la majoritᅵ des gens ont un accᅵs Internet comme ils ont l'eau
> courante. La "gratuitᅵ" de la radio hertzienne n'est plus un argument contre
> la "radio" par Internet (sauf encore, et de moins en moins, en condition de
> mobilitᅵ).
Mais oui on fait comment ?!!!
Eh bien ceux qui n'ont pas le r�cepteur satellite sur batterie ou panneaux
solaires ressortent le vieux transistor � piles de papa pour �couter la
radio de secours (si on le retrouve dans les d�combres suite au tremblement
de terre).
| Installer un �metteur radio de secours cela prends quelques heures,
| r�tablir l'�lectricit� ou l'internet cela peut prendre des semaines
| (voir ce qui s'est pass� dans une partie du 77 apr�s la temp�te de
| 1999).
| Daniel
Il y a une r�gle g�n�rale de la soci�t�, li�e � un simple souci pragmatique
bien compr�hensible, c'est qu'on ne conditionne ni ne dimensionne une
activit� ou un service sur la base d'�v�nements exceptionnels. Par exemple
on ne dimensionne pas une installation de chauffage � Vannes comme on le
fait � Colmar, m�me si certains hivers tr�s exceptionnels, les temp�ratures
� Vannes peuvent descendre aux valeurs habituelles de Colmar. L'argument de
la situation exceptionnelle pour justifier l'utilisation de tous les jours
d'une technologie plut�t qu'une autre ne tient pas. A situation
exceptionnelle, moyens exceptionnels.
A ce jour tout les franᅵais n'ont pas accᅵs ᅵ l'internet haut dᅵbits et
cela risque de durer encore quelques annᅵes... en vertu des principes,
que semblent soutenir F. G., comme quoi c'est pas rentable pour Orange,
Free et compagnie d'aller installer le haut dᅵbit au fin fond des
campagnes. Ce qui compte pour eux ce sont les profits des actionnaires
pas l'accᅵs au haut dᅵbit pour tous.
Daniel
palmerclaude a ᅵcrit :
> "F1TAY" <antispamF1TAYenleve...@wanadoo.fr> a ᅵcrit dans le
> message de news: mn.f4a67d9ca...@wanadoo.fr...
>> Et le jour oᅵ il y a un tremblement de terre ou une tempᅵte et que
>> l'internet ne fonctionne plus (cᅵbles coupᅵs, plus d'ᅵlectricitᅵ...)... ont
>> fait comment pour donner les consignes de secours ᅵ la population ?
>> Installer un ᅵmetteur radio de secours cela prends quelques heures,
>> rᅵtablir l'ᅵlectricitᅵ ou l'internet cela peut prendre des semaines (voir
>> ce qui s'est passᅵ dans une partie du 77 aprᅵs la tempᅵte de 1999).
>> Daniel
>>
> Tiens je croyais qu'ᅵ l'origine Internet et les ᅵtudes militaires liᅵes aux
> universitᅵs amᅵricaines avec Arpanet, l'avaient conᅵu pour ce genre de
> situation, les paquets d'information passant par d'autres canaux en cas de
> destruction de rᅵpartiteurs ?
> Non ?
> pc
'Lut,
> Tiens je croyais qu'� l'origine Internet et les �tudes militaires li�es aux
> universit�s am�ricaines avec Arpanet, l'avaient con�u pour ce genre de
> situation, les paquets d'information passant par d'autres canaux en cas de
> destruction de r�partiteurs ?
> Non ?
Je suppose que tu as chez toi n connexions avec n>1 reli�es � des
concentrateurs distincts et ind�pendants et que tu es certain � 100%
qu'au moins une des dites connexions sera toujours op�rationnelle ?
Si c'est le cas, bravo, parce que dans la pratique, le coeur de r�seau
est redondant, mais les connexions des �quipements terminaux ne le sont
pas sauf pr�cautions exceptionnelles (et tr�s couteuses, vu qu'il y a
souvent du g�nie civil � pr�voir pour atteindre le r�sultat).
--
Quel est le MEILLEUR SITE avec une tonne de Javascript's que vous
connaissez ??
-+- Titeuf in GNU : C'est fou ce qu'on s'oxymore ici -+-
Tu m�nes un combat d'arri�re-garde. Vois plut�t la tendance.
C'�tait pareil au d�but de l'�lectrification du pays, il y en avait s�rement
� pr�coniser la lampe � p�trole pour s'�clairer : pas cher, on la met o� on
veut, pas d'abonnement, en cas de temp�te et de r�seau EDF d�truit on a
toujours de la lumi�re etc etc...
M�me remarque qu'� Daniel, c'est un combat d'arri�re-garde.
On voit d�j� avec les radios wi-fi, que la facilit� d'emploi, on y vient.
Mais bon on ne va pas refaire ce d�bat qu'on a d�j� eu. Ce que je constate,
c'est qu'actuellement le nombre de connexions sur les radios Internet
augmente r�guli�rement. Est-ce qu'elles remplaceront les radios hertziennes,
je ne crois pas. Laissons pisser le m�rinos, on verra bien :-).
C'est surtout un débat que nous avons déjà eu ! L'aspect "facilité
d'emploi" est effectivement de plus en plus secondaire avec le
développement des ventes de hardwares assez faciles à utiliser. Mais
cela n'enlève rien aux aux autres arguments, qu'ils soient techniques
ou stratégiques, en particulier celui de l'indépendance des éditeurs
de contenus à l'égard des 3 FAI dominant le marché (cf. discussions
précédentes sur ce sujet). Si Orange monte un bouquet TV pour emm*****
Canal Sat, ils peuvent aussi monter des radios, et faire en sorte de
"dégrader" l'accès aux concurrents pour les couler. On a déjà pu voir
ce genre de pratiques. Il ne s'agit donc pas d'être rétrograde et
cracher sur un support de diffusion, mais rappeler que la diversité
des supports est aussi une garantie de pluralité des opérateurs sur le
long terme. Et heureusement, le CSA semble bien conscient de cet
aspect des choses, M.Boyon l'ayant évoqué dans une réunion récente sur
la RNT.
Nicolas Croiset vient de nous annoncer :
>>>
>>> une technologie (routeur, pc, wifi, etc...) pour simplement ᅵcouter de
>>> la radio.
>>>
>>> Si en plus tu dᅵcides d'ᅵcouter la radio que par internet, ce n'est plus
>>> un abonnement mais plusieurs qu'il va falloir payer et cela reviens vite
>>> trᅵs cher.
>>>
Daniel doit avoir son brevet de secouriste :-)))
C'est surtout un d�bat que nous avons d�j� eu ! L'aspect "facilit�
d'emploi" est effectivement de plus en plus secondaire avec le
d�veloppement des ventes de hardwares assez faciles � utiliser. Mais
cela n'enl�ve rien aux aux autres arguments, qu'ils soient techniques
ou strat�giques, en particulier celui de l'ind�pendance des �diteurs
de contenus � l'�gard des 3 FAI dominant le march� (cf. discussions
pr�c�dentes sur ce sujet). Si Orange monte un bouquet TV pour emm*****
Canal Sat, ils peuvent aussi monter des radios, et faire en sorte de
"d�grader" l'acc�s aux concurrents pour les couler. On a d�j� pu voir
ce genre de pratiques. Il ne s'agit donc pas d'�tre r�trograde et
cracher sur un support de diffusion, mais rappeler que la diversit�
des supports est aussi une garantie de pluralit� des op�rateurs sur le
long terme. Et heureusement, le CSA semble bien conscient de cet
aspect des choses, M.Boyon l'ayant �voqu� dans une r�union r�cente sur
la RNT.
Il est vrai que la diversit� des supports est une vision techniciste, mais
que la pluralit� des op�rateurs, induit pas forc�ment la diversit� des
contenus et la libert� d'expression. Non ?
Ets bien Boyon et le CSA majoritairement qui sont pour le renforcement des
concentrations. On est dans le m�me cas d'�cole que le d�veloppement des
hypermarch�s. Ayant atteint leurs limites et ruin�s le petit commerce, ils
cr�ent maintenant des mini markets diversifi�s pour �couler leurs produits
dans les agglom�rations. Et comme ils tentent aussi de contr�ler les
industriels et agriculteurs en amont, on va quand m�me vers une
concentration des types de produits.
pc
Je dis que les radios hertziennes ne sont pas justifi�es seulement par les
possibles catastrophes, qu'elles ont le vent en poupe mais que je ne crois
pas qu'elles remplaceront les radios hertziennes, que leur co�t n'est pas un
argument � long terme, ni m�me � moyen terme, et TAY en d�duit que je suis
pour le retour � 1914...
Comprendra qui pourra. Puisse 2010 lui permettre de voir autre chose que
midi � sa porte.
Quand je parlais d'opérateurs, je parlais des radios, pas des
opérateurs télécom.
Il faut considérer les problèmes dans l'ordre. Si les radios
deviennent totalement dépendantes du bon vouloir des FAI fixes ou
mobiles, alors la pluralité des radios sera clairement menacée. Et
sans pluralité, on peut douter de la diversité et de l'originalité des
contenus, et de la liberté d'expression. Les matheux vous diront
qu'une condition peut être nécessaire sans pour autant être
suffisante.
> Ets bien Boyon et le CSA majoritairement qui sont pour le renforcement des
> concentrations. On est dans le même cas d'école que le développement des
> hypermarchés.
Dans ce domaine, certaines actions du CSA peuvent aussi être vues
comme un moindre mal (le moindre mal peut évidement demeurer assez
éloigné de nos aspirations). Et le fait qu'un peu de bon sens
parvienne encore parfois jusqu'au 12eme étage de la Tour Mirabeau
laisse un peu d'espoir.
Hors sujet: puisque vous aimez les images, à propos de la grande
distribution, on pourrait aussi parler de l'industrie du disque, qui
voulait développer ses ventes via les grandes surfaces, et n'ont fait
que banaliser leurs produits. Ce sont eux (et non la grande
distribution) qui ont fait tout le travail pour tuer les petits
disquaires (ces gens qui avaient le temps d'écouter les "produits"
pour pouvoir apporter une "valeur ajoutée": le conseil). On voit le
résultat 20 ans plus tard: cette industrie s'est tirée une balle dans
le pied, car la politique des grandes surfaces est de ne mettre en
rayon que les produits phares. Finalement, la dématérialisation de la
musique et la remise en question des modes de distribution/
consommation profitent en premier lieu aux petits labels qui étaient
ignorés des têtes de gondoles des hypers...
Je voulais dire, les radios Internet.