Jpthebox, Alf et Salvaatorrre Bien sur nous nous sommes levés plus tard, bien sur nous ne sommes pas partis à 6h00, bien sur il pleuvait un petit peu, mais nous savions que nous partions pour une grande aventure. Nous devions faire Lyon Chamonix par l’autoroute, 250 km de purge puis descendre vers contamines pour de la piste. Ce que je ne savais pas, c’était que l’ami Alf est allergique à l’autoroute, une véritable allergie. Elles sont pourtant confortables nos brèles, rien à voir avec un vieux 600 klr, ou autre tromblon. Bin non ça l’a pas fait, obliger de s’arrêter sur une air au bout de 50 bornes, et obligé de sortir au bout d’une centaine de kilomètres. C’est pas grave, j’expérimente les réglages de mon GPS. Il est vachement bien, pas du genre GPS en Sylex d’Aschem. Enfin, il est vrai qu’il a désormais investit dans la modernité, cependant parce qu’il a voulu faire une « bonne affaire », il avait pas prévu que son nouveau- GPS EVADEO (retour de garantie tout même, gonflé le garçon), n’accepterai jamais le code officiel. Bref il a été obligé de le renvoyer, et d’ici qu’ils lui livrent un nouveau, nous aurons traversé la Papouasie Orientale. Ou en étais je ? Ah oui, les digressions me font perdre le fil. Bon c’est de la nationale, mais ensuite nous arrivons à la montagne. La ça commence à être plus sympa. Alf ne se traine pas la bite, c’est le premier jour il veut m’impressionner. Les contamines, joli petit village, niché dans une rigole géante similaire à celle de Loulou . Nous partons à la recherche de la piste qui mène au col du joli. Zut j’arrive plus à me rappeler de l’endroit. Il faut dire, qu’a cette époque, des cohortes de vieux montaient en haut du col, en chaises roulantes ou en déambulateurs. Ils savaient tous que Charly Oleg donnait un concert. Mais au mois de juin, pas un vieux, enfin sans compter celui qu’Alf avait écrasé, mais il sentait le formol. « comment veux tu qui parle maintenant bougre de con !!! » Bon c’est pas grave, finalement nous trouvons la piste. Bien sympa cette petite piste qui mène au col du Joly, le panorama est sympa. Nous redescendons par l’autre versant chercher le cormet. Passage pres du barrage de St Guerin, merde je me rappelle encore plus du chemin. « c’est par là » je lance à l’ami Alf, en fait je m’engage sur une mini piste qui fait le tour du lac, elle est référencée sur le GPS, mais très vite nous nous apercevons que c’est un sentier pédestre, sur lequel nous sommes coincés, petitesse du sentier, petitesse de nos anus… Bref obligés de faire une marche arrière avec des brèles de 300 kilos. Heureusement, l’ami Alf tira promptement nos véhicules de ce mauvais pas. Bien nous atteignons tout de même le cormet, Alf commençait à douter de mes capacités de guidage. Nous commençons à descendre par diverses pistes, c’est la période de montée en alpage, il y a de nombreuses grosses vaches (mais non pas sur ce forum), que nous faisons attention, à ne pas culbuter. A chaque fois nous sommes respectueux, nous coupons les moteurs, pendant que les gros mammifères s’éloignent. Pour signaler le passage des betes, ils ont rien trouvé de mieux que de tendre des cordelettes au milieu des pistes. C’est au détour d’une d’entre elles que nous avons trouvé « Saalvatorre ». (veuillez vous reporter au film Il nombre de la rosa) Bref je pile a la sortie d’un virage car il y a une cordelette. Une silouhette se dégage, pour venir nous ouvrir. C’est un mixte entre une taupe et un marcassin, ce qu’il y a de sur c’est qu’il à une posture en L, sa tete touche quasiment par terre : « ahh les motards, les motards » « Oui mais nous nous sommes gentils et courtois » « ahh huuff grree » « bin oui vous voyez on coupe les moteurs, c’est pas comme les crétins de motards qui .. » « CRETINS, CRETINS, HuuuM, AROORFF, GREE, Saalvatorrre , CRETINS,, AHHHA » Oula, la consanguinité à fait des ravages dans ces contrées reculées, le mot cretins a vexer « non les motards, je veux dire les motards » « ahh, hurf,,hurf, ahh » Et l’homme nous laissa passer. Souvenir sonore, à vie, « Saalvatorree » bercé nos conversations jusqu'à la fin du voyage. Nous arrivons bientôt à la fameuse pancarte qui borde une piste : « DANGER DE MORT CHAMP DE TIR » « AUTORISATION LE LUNDI DE 12 à 16h00 » Alf est impressionné, « tu le savais, t’avais prévu t’es fort » « bien sur que je le savais, aussi surement que je sais que mon gros piston va coulisser dans ton cul » Naturellement, je vous le confie cher lecteur, j’en savais rien du tout. Charmante piste, longue et dure, qui nous mènera au fort de la Platte, ou Alf démontrera ses inerets culturels. En effet pas le droit de se garer devant le fort, il faut faire 100 metres à pied, de la haut belle vue sur bourg saint maurice. « vas y toi moi j’ai déjà vu » « non chier, trop loin, si c’était plus pres… » Et voila pourquoi l’ami Alf, restera à vie le gros ignare qu’il est maintenant. C’est pas tout ça mais il se fait tard, nous arrivons vite à Bourg, au grand camping. La nous croisons Gunthar et ses potes en BM flat twin . Gunthar est prussien avec une belle moustache. Il est embeté car son cardan fuit deversant son huile sur son pneu. Pas grave Gunthar penchera juste à doite. L’ami Aschem, dit Mr Ingalls, alias Hervé, connu en Afrique son le nom de « Niocolobaé » ou l’arbre à branlette, m’a genereusement préter une tente. Elle est de forme trapezoidale, et est fournit avec un manuel de 120 pages en croate. Bon pas grave, je la monte à l’arrache. Y fait faim, direction le fournil. La vision de reve, une nana de magazine vient nous servir. Ses cheveux tombent en cascade sur ces épaules dénudées, ses seins lourds et fermes balottent sous sa chemisette entrouverte, tel la promesse d’un jour nouveau.(euh qu’est ce que je dis moi) J’apprends (car Alf est un grand timide) qu’elle est Slovene de Slovaquie et vient perfectioner sa langue par des stages en France. JE lui fais remqrquer que son accent est charmant, elle me repond que mon accent est charmant également. Ou j’habite à Paris, je suis impressario de films à gros, budget ; elle me dis soudain « fais mon amourrr, fais mon amourrr, fais mon amourrr » « Monsieur, MONSIEUR, « « oui quoi, pardon » « voulez un café ? » « euh oui merci » J’etais perdu dans mes pensées. Nous rentrons vite au camping, ou je m’endort en écoutant la douce musique du Alf flatulant discretement. Il faut dire qu’il bosse dans le transport de Gaz, je crois que c’était une epreuve de recrutement la bio-masse
> Jpthebox, Alf et Salvaatorrre > Bien sur nous nous sommes levés plus tard, bien sur nous ne sommes pas > partis à 6h00, bien sur il pleuvait un petit peu, mais nous savions > que nous partions pour une grande aventure.
<Gros Couic>
Arf, ça me remémore pas mal de bon souvenirs de quand où j'avais le temps de montrer la voie du planter de cylindre aux t'gristes de la Transalpie...
jpthebox wrote: > Jpthebox, Alf et Salvaatorrre > Bien sur nous nous sommes levés plus tard, bien sur nous ne sommes pas > partis à 6h00, bien sur il pleuvait un petit peu, mais nous savions > que nous partions pour une grande aventure.
<megasnip>
> Il faut dire qu’il bosse dans le transport de Gaz, je crois que > c’était une epreuve de recrutement la bio-masse
haaaa, que j'aime ce CR plein de poesie et de tendresse :-) bref, LA SUITE !
-- Guillaume, en Honda Ni Trop Voyante, Ni Trop Veloce
> Arf, ça me remémore pas mal de bon souvenirs de quand où j'avais le > temps de montrer la voie du planter de cylindre aux t'gristes de la > Transalpie...