En même temps, j'avais aussi intégralement défolié et taillé un groupe
de 3 acer palmatum et un zelkova.
Quand je dis et redis qu'il n'y a pas une règle unique mais que tout
dépend de chaque arbre et ses réactions ... j'ai fait des photos
dimanche et voilà ce que sont devenus ces arbres :
- le ficus :
http://cjoint.com/?hwsRZRnpNh
qui commence à sortir quelques peittes feuilles et a plein de bourgeons
bien verts
- les 3 érables :
http://cjoint.com/?hwsSQ8zo6S
http://cjoint.com/?hwsTUFG8Km
http://cjoint.com/?hwsUoNZi2J
... sans commentaires mais dans une semaine, va y avoir de nettoyage à
faire !
- le zelkova :
http://cjoint.com/?hwsUXoxPEk
déjà des branches à tailler !
--
Michèle
==>Putainggg que c'est beau !!!!
Bon, moi j'ai repoussé, repoussé la défolition, j'ai eu
peur, ce ficus revient de tellement loin...
Du coup, j'ose plus, il fait des feuilles de plus en plus
grandes, il est en train de redevenir un ficus normal...
Merdoun.
Je ne sais plus quoi faire.
--
<|[;o)) METIS
http://www.graphM.com
Pour m'écrire en privé, mettez-moi des oranges...
> dans une semaine, va y avoir de nettoyage à faire
et
> déjà des branches à tailler !
Lorsque tu parles de nettoyage à venir et de branches à tailler, je ne
comprends pas très bien. Pourrais-tu expliquer quel nettoyage il va
falloir faire dans le cas des acers, et pourquoi tu vas tailler le
zelkova ?
Merci
--
Michel 59
>> Au début du mois, METIS avait demandé s'il pouvait
>> défolier son ficus et j'avais répondu oui en montrant une
>> photo d'un des miens que j'avais taillé et par suite
>> défolié quelques jours auparavant. - le ficus :
>> http://cjoint.com/?hwsRZRnpNh
>> - les 3 érables :
>> http://cjoint.com/?hwsSQ8zo6S
>> http://cjoint.com/?hwsTUFG8Km
>> http://cjoint.com/?hwsUoNZi2J
>> - le zelkova :
>> http://cjoint.com/?hwsUXoxPEk
>
> ==>Putainggg que c'est beau !!!!
mouais, le crépi et les plantes à l'intérieur
c'est renversant
(chouette ! si les bonsaïeux reviennent, on va recommencer à rigoler)
--
amicalement, Arboretum du Chêne-Vert,
http://www.arboretum-chene-vert.fr,
et plein d'autres histoires de plantes
le crépi, c'est celui du mur du garage, que j'ai utilisé comme fond
pour faire la photo.
Mais TOUS mes arbres sont dehors toute l'année sauf les 2 ficus et le
portulaccaria qui ne supportent pas le gel.
--
Michèle
Le zelkova ! Il pète la forme !!!
Ses branches nouvelles ont déjà en moyenne 5 ou 6 feuilles (et les
dernières sont déjà grandes !) mais aucune de ces branches n'est
ramifiée. Je vais donc tailler en laissant 2 ou 3 feuilles pour
provoquer cette ramification avec en plus des feulles plus petites.
Les acer : beaucoup trop de bourgeons ont démarré un peu n'importe où.
En les supprimant, de plus, je favorise la pousse des autres
branchettes.
Voilà une petite branche bien démarrée et, à condition qu'elle reste
telle qu'elle est actuellement,il n'y aura rien à supprimer :
http://cjoint.com/?hxoBQNgYau
Par contre sur les 2 photos suivantes, j'ai marqué d'une flèche bleue
un certain nombre de bourgeons à supprimer sur un tronc ou une branche
principale :
http://cjoint.com/?hxoDquKotJ
http://cjoint.com/?hxoDXRwIoY
--
Michèle
Non ! Rouge !!!
--
Michèle
OK !
Pour le zelkova, je comprends le principe de la ramification.
Et pour les Acer, ton but est donc de privilégier les extrémités en
supprimant tout ce qui pousse directement sur le tronc ou les
maîtresses. Enfin, j'ai cru comprendre celà.
Pour en revenir à la défoliation, je n'ai pas retrouvé ton post
précédent qui parle de la période optimale. Pourrais-tu nous le
rappeler?
Merci beaucoup
--
Michel 59
> - les 3 érables :
> http://cjoint.com/?hwsSQ8zo6S
> http://cjoint.com/?hwsTUFG8Km
> http://cjoint.com/?hwsUoNZi2J
> ... sans commentaires mais dans une semaine, va y avoir de nettoyage à faire
> !
Sont beaux...fabrication maison ?
J'ai une tournée d'érables de toutes sortes partout autour de chez moi.
Je peux obtenir un beau petit arbre de ce genre en prélevant un petit
issu de semis naturel ?
Aurais tu un titre de bouquin, un site ou un forum pour me documenter ?
Merci
--
Tinus
Donne Power Mac 6100/66 complet
A prendre à la déchetterie...
> Sont beaux...fabrication maison ?
là, t'es insultant pour la demoiselle
Mais nan....C'est de l'admiration.
Un point d'interrogation exclamatif ! Il suffit d'y mettre le ton en
lisant.
J'espère que la branche est solide.
Au départ, "non" car j'ai acheté ce groupe de 3 érables en 1993 chez
Rémy Samson. Ils avaient entre 12 et 15 ans. Mais, pour ce qu'ils sont
devenus 15 ans plus tard, c'est "oui"
>
> J'ai une tournée d'érables de toutes sortes partout autour de chez moi. Je
> peux obtenir un beau petit arbre de ce genre en prélevant un petit issu de
> semis naturel ?
Dans ... un certain temps à condition que le "petit" soit déjà
naturellement prometteur.
>
> Aurais tu un titre de bouquin, un site ou un forum pour me documenter ?
Tu as de la chance car un tout nouveau petit livre vient de sortir,
écrit part Rémy et isabelle Samson à la demande de Larousse et
Truffaut, très somplet et pas cher puisqu'il vaut moins de 10 €.
Plus de détail là :
http://minilien.com/?m5BySz1DzF
Pour les sites, tu y verras de beaux arbres mais n'y apprendra pas
grand chose. Quant aux forums .... à part les news qui sont totalement
libres ... mais ce n'est que mon avis !
>
> Merci
De rien !
--
Michèle
demoiselle .... je me sens toute rajeunie d'un coup !!!
:-)
--
Michèle
> Au début du mois, METIS avait demandé s'il pouvait défolier son ficus
> et j'avais répondu oui
On trouve même de très bons produits, mais c'est difficile de limiter
les dégâts.
> - le ficus :
> http://cjoint.com/?hwsRZRnpNh
> qui commence à sortir quelques peittes feuilles et a plein de bourgeons
> bien verts
Oui, c'est raté, quoi, il a survécu.
> - les 3 érables :
> http://cjoint.com/?hwsSQ8zo6S
Sauvage! :o)
Greg
--
There's no indication of what we were meant to be
Sucking up to strangers, throwing wishes to the sea
[No ficus = no spam]
Bravo....
>> J'ai une tournée d'érables de toutes sortes partout autour de chez moi. Je
>> peux obtenir un beau petit arbre de ce genre en prélevant un petit issu de
>> semis naturel ?
>
> Dans ... un certain temps à condition que le "petit" soit déjà naturellement
> prometteur.
Faut que je commence à le faire souffrir ?
>> Aurais tu un titre de bouquin, un site ou un forum pour me documenter ?
>
> Tu as de la chance car un tout nouveau petit livre vient de sortir, écrit
> part Rémy et isabelle Samson à la demande de Larousse et Truffaut, très
> somplet et pas cher puisqu'il vaut moins de 10 €.
> Plus de détail là :
> http://minilien.com/?m5BySz1DzF
Merci, vais commander ça si je trouve le temps.
> Pour les sites, tu y verras de beaux arbres mais n'y apprendra pas grand
> chose. Quant aux forums .... à part les news qui sont totalement libres ...
> mais ce n'est que mon avis !
>>
>> Merci
>
> De rien !
Mais si !
--
Tinus
Vends Power Mac 6100/66 complet
>> - le ficus :
ah ben je me demandais si tu avais finalement vu un psy ? !!
Françoise.
Pourquoi souffrir ?
Considères-tu que qu'on fait souffrir les fruitiers qui sont taillés et
palissés ?
Et les buis et autres persistants à petites feuilles taillés dans les
jardins à la française ou en "art" topiaire ?
--
Michèle
> Sauvage! :o)
;->
--
Michèle
>> Aurais tu un titre de bouquin, un site ou un forum pour me documenter ?
> Tu as de la chance car un tout nouveau petit livre vient de sortir, écrit
> part Rémy et isabelle Samson à la demande de Larousse et Truffaut, très
> *somplet* et pas cher puisqu'il vaut moins de 10 €.
> Plus de détail là :
> http://minilien.com/?m5BySz1DzF
Il est super !
Pas simplet et complet ;o)
Très riches en illustrations (photos et dessins) qui permettent une
compréhension parfaite des gestes et méthodes.
Et la présentation sous forme d'agenda est vraiment bien pensée.
Acheté ce matin, il ne m'a pas quitté de la journée.
C'est un bouquin qui donne envie de réaliser plein de bonsais, mais qui
donne conscience que ce sera long, patient et minutieux.
--
Michel 59
Zen, restons zen (Zazie)
C'est le principe du bonzaï, non ?
> Considères-tu que qu'on fait souffrir les fruitiers qui sont taillés et
> palissés ?
Oui. Mais j'aime les fruits, donc ça ne me gène pas plus que ça.
> Et les buis et autres persistants à petites feuilles taillés dans les jardins
> à la française ou en "art" topiaire ?
Ça j'aime pas....et on fait souffrir les plantes...
Après, ça dépend aussi de ce qu'on appelle faire souffrir.
> Après, ça dépend aussi de ce qu'on appelle faire souffrir.
C'est pas *après*, c'est avant.
Souffrir quand il n'y a pas de neurone...
--
Michel 59
mon corps est un jardin, ma volonté son jardinier
J'ai rien compris !
> J'ai rien compris !
Où se situe le système nerveux central dans une plante ?
--
Michel 59
bon, je mimi sse
>> Pourquoi souffrir ?
> C'est le principe du bonzaï, non ?
même une quasi définition
quasi, puisque c'est se faire souffrir aussi
pour le plaisir
>> Considères-tu que qu'on fait souffrir les fruitiers qui sont taillés
>> et palissés ?
> Oui. Mais j'aime les fruits, donc ça ne me gène pas plus que ça.
ça, s'appelle assumer
mais bon, on peut aussi faire souffrir moins et avoir assez à manger
>> Et les buis et autres persistants à petites feuilles taillés dans les
>> jardins à la française ou en "art" topiaire ?
> Ça j'aime pas....et on fait souffrir les plantes...
gratuitement ; pour rien
c'est ça qui coince
en plus que donc, ça peut pas être de l'art
> Après, ça dépend aussi de ce qu'on appelle faire souffrir.
ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
* au jardin, le nom commun est "engrais"
Ah, parce qu'il faut forcément un système nerveux central pour qu'il y
ait souffrance...
Pour les maladies, c'est pareil ?
Aïe.
>>> Considères-tu que qu'on fait souffrir les fruitiers qui sont taillés et
>>> palissés ?
>
>> Oui. Mais j'aime les fruits, donc ça ne me gène pas plus que ça.
>
> ça, s'appelle assumer
> mais bon, on peut aussi faire souffrir moins et avoir assez à manger
Effectivement, de toute façon, je ne trouve pas les arbres palissés
spécialement beau, je laisse ça aux professionnels de la production à
grande échelle.
>>> Et les buis et autres persistants à petites feuilles taillés dans les
>>> jardins à la française ou en "art" topiaire ?
>
>> Ça j'aime pas....et on fait souffrir les plantes...
>
> gratuitement ; pour rien
> c'est ça qui coince
> en plus que donc, ça peut pas être de l'art
Voilà, mais je vais quand même continuer à tailler ma haie mono
spécifique...parce que je n'aime pas le voisin qui vie derrière.
>> Après, ça dépend aussi de ce qu'on appelle faire souffrir.
>
> ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
> * au jardin, le nom commun est "engrais"
On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
Ça m'arrangerais, j'ai un sac de superphosphate de chaux qui traine
depuis trois ans et je ne sais pas quoi en faire...
Une bombe peut être...
> Pour les maladies, c'est pareil ?
Les plantes souffrent parfois de maladies.
Certains humains se refusent à les soigner, préférant pour elles une
mort naturelle à une survie artificielle. Est-ce un traitement aussi
inhumain que cela ?
* Prière de lire: aux formes torturées ;-)
--
Denis
In science, beauty. In beauty, science. Daily.
http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/
> Ah, parce qu'il faut forcément un système nerveux central pour qu'il y
> ait souffrance...
Bonne question; la souffrance, personne ne sait clairement ce que c'est,
où elle commence et où elle s'arrête... Le plus rationnel, c'est
peut-être de postuler qu'elle fait partie de la vie et que tout ce qui
vit peut souffrir.
Il a toujours été facile de trouver des raisons pour dénier la
souffrance aux "pas-comme-nous", bébés, animaux, plantes : langage,
conscience, système nerveux, etc.
--
jean
C'est là tout l'art du camouflage ;-)
>>> Après, ça dépend aussi de ce qu'on appelle faire souffrir.
>>
>> ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
>> * au jardin, le nom commun est "engrais"
>
> On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
Un alicament comme on dit de nos jours.
Comme ce client qui venait à la pharmacie acheter des vitamines pour sa
femme, parce qu'il n'avait pas assez d'argent pour acheter de la viande ...
> Ça m'arrangerais, j'ai un sac de superphosphate de chaux qui traine
> depuis trois ans et je ne sais pas quoi en faire...
En incorporer dans la terre, si besoin établi.
> Une bombe peut être...
Même pas un pétard mouillé.
> Il a toujours été facile de trouver des raisons pour dénier la
> souffrance aux "pas-comme-nous", bébés, animaux, plantes : langage,
> conscience, système nerveux, etc.
>
La facilité ... Où est-elle vraiment ?
Ça viendra, une fois que les garants des droits des animaux auront
réussi à faire respecter les droits de ces derniers, ils se pencheront
sur les droits des plantes...Pour peu que les droits des uns aillent de
paire avec les droits des autres, il y ara moins de travail.
>> Pour les maladies, c'est pareil ?
> Les plantes souffrent parfois de maladies.
> Certains humains se refusent à les soigner, préférant pour elles une mort
> naturelle à une survie artificielle. Est-ce un traitement aussi inhumain que
> cela ?
Ça dépend, si c'est l'érable qui fait de l'ombre à ma terrasse, je
préfère le soigner...
> * Prière de lire: aux formes torturées ;-)
J'ai déjà entendu un bonzaï crier !
C'est là le problème, je suis incapable de diagnostiquer ce besoin...
Et j'avoue que je ne trouve pas le courage de chercher. Vais garder mon
sac, comme ça je pourrais reposer la question de son utilisation, pas
du sac, du superphosphate de chaux.
>> Une bombe peut être...
>
> Même pas un pétard mouillé.
Je peux le jeter n'importe où alors !! ;-)
C'est peut être une façon efficace, à défaut de rationalité, pour ne
pas faire souffrir inutilement.
>> Il a toujours été facile de trouver des raisons pour dénier la souffrance
>> aux "pas-comme-nous", bébés, animaux, plantes : langage, conscience,
>> système nerveux, etc.
>>
> La facilité ... Où est-elle vraiment ?
Dans le manque d'empathie.
>>> Ça m'arrangerais, j'ai un sac de superphosphate de chaux qui traine
>>> depuis trois ans et je ne sais pas quoi en faire...
>>> Une bombe peut être...
>>
>> Même pas un pétard mouillé.
>
> Je peux le jeter n'importe où alors !! ;-)
>
Tout étant relatif, ce n'est que très légèrement radioactif. ;-)
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=605
http://www.cndp.fr/Themadoc/radioactivite/expositionhumaine.htm
Je vais le mettre au jardin finalement...et je boirai un Chinon avec
mes potées.
Totalement faux.
Le principe du bonsaï, c'est de donner à un arbre cultivé dans un pot
les meilleures conditions afin qu'il soit et reste en bonne santé et se
développe le plus harmonieusement possible.
Un arbre qui "souffre" est un arbre qui meurt de pas assez ou trop
d'eau, de trop de soleil, de pas assez de lumière, de trop d'engrais
...
--
Michèle
Compte-tenu de notre ignorance et si on veut prendre en considération
les êtres vivants non-humains, c'est effectivement un postulat et un
parti-pris, ce qui ne l'empêche pas d'être rationnel.
Par contre, et toujours compte-tenu de notre ignorance de ce qu'est la
souffrance, l'équation "système nerveux=souffrance" est un postulat
irrationnel, ou tautologique, si tu préfères.
--
jean
Tu as raison à mon avis de ne pas te laisser enfermer dans ces
enfantillages.
Bonne culture de bonsaïs !
--
w.cryzbag@benatr
http://www.premiumorange.com/jpelmont/
====================================
Bonjour (formule de politesse relativement gratuite, même sur usenet),
Le 26/07/2008, Michele Morin avait fortement pensé :
> Le principe du bonsaï, c'est de donner à un arbre cultivé dans un
> pot les meilleures conditions afin qu'il soit et reste en bonne
> santé et se développe le plus harmonieusement possible.
Comme avec un,des cosmonaute,s dans ISS [International Space Station],
il,s elle,s se développerait,ent harmonieusement, à l'intérieur
celle-ci ?
Appellerait-on cela : des expérimentation,s souvent militaire,s ?
> Un arbre qui "souffre" est un arbre qui meurt de pas assez
> ou trop d'eau, de trop de soleil, de pas assez de lumière,
> de trop d'engrais ...
Comme des humains qui consomment, boivent et,ou bronzent trop ?
Pensez-vous *être apte à éduquer*, le monde végétal et animal ?
Cordialement (et, merci de la réponse éventuelle), to one fu2 on
fr.sci.psychologie and by setting value, of course.
--
Usenet : chacun veillera donc à la qualité des échanges et
gardera à l'esprit qu'en postant, il deviendra un éditeur dont-il
sera très facile de retrouver la trace de sa politique éditoriale,
pour le meilleur... ou, comme pour le pire..., bien entendu ?
> Je m'apitoie moins sur une fleur
Donc un peu quand même? Mais pourquoi? elle n'a pas de
système-nerveux-central©
--
jean
> Et les douleurs de l'accouchement d'une capsule d'eschscholtzia qui
> s'éclate en donnant la vie ... une souffrance utile ?
>
Qu'on pourrait lui éviter avec une péridurale...
--
jean
> Comme avec un,des cosmonaute,s dans ISS [International Space Station], il,s
> elle,s se développerait,ent harmonieusement, à l'intérieur celle-ci ?
>
> Appellerait-on cela : des expérimentation,s souvent militaire,s ?
J'appellerai surtout cela un texte illisible ;o)
Il faudrait peut-être qu'un jour vous choisissiez d'écrire correctement
en décidant du masculin, féminin, singulier et pluriel de vos propos.
Et quant à renvoyer systématiquement sur fr.sci.psychologie, c'est NON.
--
Michèle
Tu as raison, on ne parlera jamais assez de la souffrance de l'amibe.
--
Michel 59
La science se distingue de tous les autres modes de transmission des
connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les
experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent
contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
Donc, tu crois que le système nerveux peut aider dans le fait qu'on
soulage la douleur ?
> ====================================
> Bonjour (formule de politesse relativement gratuite, même sur usenet),
> Le 26/07/2008, Michele Morin avait fortement pensé :
>> Le principe du bonsaï, c'est de donner à un arbre cultivé dans un
>> pot les meilleures conditions afin qu'il soit et reste en bonne
>> santé et se développe le plus harmonieusement possible.
> Comme avec un,des cosmonaute,s dans ISS [International Space Station], il,s
> elle,s se développerait,ent harmonieusement, à l'intérieur celle-ci ?
> Appellerait-on cela : des expérimentation,s souvent militaire,s ?
??? je ne vois pas bien le rapport, mais bon...
>> Un arbre qui "souffre" est un arbre qui meurt de pas assez
>> ou trop d'eau, de trop de soleil, de pas assez de lumière,
>> de trop d'engrais ...
> Comme des humains qui consomment, boivent et,ou bronzent trop ?
> Pensez-vous *être apte à éduquer*, le monde végétal et animal ?
Pensez vous *être apte à juger* celui qui entretient un végétal ?
--
Michel 59
Moi, je mets, la veille, un coup de Glyphosate sur chaque légume que
j'ai prévu de rammasser le lendemain.
> Bah, ça fera encore des phytosanitaires en
> plus ! Peut-être que Monsanto devrait plus se pencher sur la souffrance
> végétale ?
Les OGM ne souffrent pas, c'est pour ça qu'on modifie les plantes.
Enfin, le cri de la carotte du jardin sous l'économe ou le couteau
office, c'est pas désagréable à entendre. Comme celui de la pomme sous
les incisives.
> Donc, tu crois que le système nerveux peut aider dans le fait qu'on
> soulage la douleur ?
>
Le système nerveux est utile pour plein de choses; en tout cas je ne
pourrais pas me passer du mien!
Ceci dit, la douleur n'est qu'une genre particulier de souffrance, il y
en a d'autres... mais on s'éloigne un peu du jardinage, non?
--
jean
Excusez-les, les arbres ne savent ce qu'ils font.
>>>> Il a toujours été facile de trouver des raisons pour dénier la souffrance
>>>> aux "pas-comme-nous", bébés, animaux, plantes : langage, conscience,
>>>> système nerveux, etc.
>>>>
>>> La facilité ... Où est-elle vraiment ?
>>
>> Dans le manque d'empathie.
>>
> Je préfère la ressentir par ordre de ce qui me paraît important.
> C'est certes très subjectif et d'une banalité affligeante, mais ... Humains,
> animaux, végétaux, objets et minéraux n'ont pas pour moi la même valeur.
> Je m'apitoie moins sur une fleur qui n'a pas choisit d'avorter, que sur la
> jeune fille qu'une détresse psychologique (quoique surtout sociale) contraint
> de choisir la mort sans souffrance à la place d'un embryon en parfaite santé.
Et heureusement, nous sommes nombreux à partager ce point de vue...mais
il ne reste néanmoins aucune raison, sous prétexte que l'homme a une
capacité ordinaire à faire souffrir les autres hommes, à laisser faire
n'importe quoi autour de nous.
On peut aussi raisonner en global et se dire que tout se paye, on ne
peut pas impunément polluer, détruire et pleurer sur les dérèglements
climatiques et sociaux.
Plus que le mal fait à la fleur, dans les cas de cueilleurs du
Dimanche, c'est le non respect de la propriété du semeur qui me
dérange. Si tous les enfants qui passent auprès d'un champ se prennent
d'envie d'offrir un bouquet de tournesols à mamie ou une grappe de
raisin à tonton....
>> en plus que donc, ça peut pas être de l'art
> Voilà, mais je vais quand même continuer à tailler ma haie mono
> spécifique...parce que je n'aime pas le voisin qui vie derrière.
ça s'appelle entretenir la maladie (!)
>> ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
>> * au jardin, le nom commun est "engrais"
> On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
"un organisme en bonne santé ne tombe jamais malade"
engrais, c'est par définition "en plus"
--
amicalement, Arboretum du Chêne-Vert,
http://www.arboretum-chene-vert.fr,
et plein d'autres histoires de plantes
Ah ! tu crois aussi ?
--
Michel 59
> Et quant à renvoyer systématiquement sur fr.sci.psychologie, c'est NON.
d'accord, ma grande !
le renvoi, c'est pour ceux qu'ont pas digéré
ceux-là, ils ratent leurs bonsaïs
--
très amicalement, Arboretum du Chêne-Vert,
>>> en plus que donc, ça peut pas être de l'art
>> Voilà, mais je vais quand même continuer à tailler ma haie mono
>> spécifique...parce que je n'aime pas le voisin qui vie derrière.
> ça s'appelle entretenir la maladie (!)
>>> ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
>>> * au jardin, le nom commun est "engrais"
>> On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
> "un organisme en bonne santé ne tombe jamais malade"
À force, elle va être usée, celle-là
> engrais, c'est par définition "en plus"
Ou "égal" si "en moins" auparavant
"C'est une question d'équilibre" FC
> Tu as raison, on ne parlera jamais assez de la souffrance de l'amibe.
>
Là tu es hors-charte; moi je parlais encore des plantes, inclusivement.
--
jean
>> Par contre, et toujours compte-tenu de notre ignorance de ce qu'est la
>> souffrance, l'équation "système nerveux=souffrance" est un postulat
>> irrationnel, ou tautologique, si tu préfères.
>
> Tu as raison, on ne parlera jamais assez de la souffrance de l'amibe.
>
En plus elle, quand elle accouche, elle se coupe en deux par le milieu !
Quelle mère admirable, quel sens du sacrifice ! Elle pousse l'abnégation
jusqu'à disparaître au profit de deux filles. Et ça c'est seulement
quand elle ne souffre pas, quand le milieu où elle vit lui est
favorable. Ce n'est que lorsqu'elle souffre de conditions défavorables
qu'elle pense à s'envoyer en l'air avec un partenaire !!!
B'in quoi ? Y'a bien des amibes dans le sol ou la moindre flaque du
jardin ... et sûrement aussi dans le pot d'un bonsaï.
> Je m'apitoie moins sur une fleur qui n'a pas choisit d'avorter, que
> sur la jeune fille qu'une détresse psychologique (quoique surtout
> sociale) contraint de choisir la mort sans souffrance à la place d'un
> embryon en parfaite santé.
Tu t'apitoies sur qui ?
la jeune fille ou l'embryon ?
On parle des plantes, là.
Claire
Ah, je pensais que le principe même était de faire pousser un arbre
dans un espace trop petit pour lui et quelque part de l'empêcher de
s'en échapper à grands coups de tailles aériennes et de tailles
souterraines. Et je dis ça sans aucun jugement de valeur sur les
cultivateurs de bonsaïs, même si j'utilisais volontairement la
caricature.
> Le principe du bonsaï, c'est de donner à un arbre cultivé dans un pot les
> meilleures conditions afin qu'il soit et reste en bonne santé et se développe
> le plus harmonieusement possible.
C'est là où je ne suis pas d'accord, et toujours sans jugement de
valeur ou attaque personnelle, le bonsaï se développe harmonieusemnt
pour celui qui le regarde ou le "fabrique", mais pas pour lui même qui
fait des efforts démesurés pour sortir de cette situation d'arbre nain.
C'est d'ailleurs la performance du créateur de bonsaï que de contrôler
et contenir ces efforts.
Et même si dans l'esprit on n'est pas d'accord, ça ne m'empêche pas de
trouver vos bonsaïs très beaux et de vous jalouser de les posséder et
de les avoir créer.
> Un arbre qui "souffre" est un arbre qui meurt de pas assez ou trop d'eau, de
> trop de soleil, de pas assez de lumière, de trop d'engrais ...
On en revient au départ de cette conversation, ça dépend de ce que
chacun met derrière le verbe souffrir en matière de végétaux. Et de
l'importance relative qu'on va accorder à cette souffrance, voire à sa
réalité ou non.
Et ce ne sont pas des enfantillages comme semble le penser JRP. Ma
question était réelle, mais je vois que j'aurais dû la formuler comme
ceci:
" Que puis-je faire pour récupérer immédiatement, ou plus tard, un des
érables issus de semis pour le conduire en Bonsaï ?" plutôt que: " Faut
que je commence à le faire souffrir ?"
--
Citation : "Les Protozoaires jouent un rôle écologique important dans
les milieux aquatiques et les sols. Ceux qui font de la photosynthèse
fournissent évidemment le carburant aux niveaux trophiques plus élevés,
cependant leur rôle principal est celui de décomposeurs: ils contribuent
largement à retourner les éléments nutritifs vers les producteurs
primaires."
Les mares, les sols, quelques mousses humides ... Tout ça n'aurait donc
rien à voir avec le *jardinage* ni avec les *bonsaïs* ? Tu préfères
piscines chlorées ou dalles en béton activé ? (l'alternative ne me gêne pas)
>>>> * au jardin, le nom commun est "engrais"
>
>>> On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
>
>> "un organisme en bonne santé ne tombe jamais malade"
>
> À force, elle va être usée, celle-là
>
Quel était l'état de santé d'un organisme malade avant qu'il ne tombe
malade ? Bah ... avec un peu de chance il arrivera à mourir en parfaite
santé et peut-être même sans souffrir !
Mais dans le jardin à neuneu peuplé d'autruches, la maladie, il suffit
de ne pas la voir pour lui échapper, mais la faucheuse, elle, rien ne
l'arrêtera.
> On parle des plantes, là.
Michelo voudrait aussi parler des amibes. C'est possible?
--
jean
(* comme le médecin).
> Tu as raison à mon avis de ne pas te laisser enfermer dans ces
> enfantillages.
Toujours le même mépris et condescendance pour les contributeurs.
Il me semble que Michèle ne se laisse enfermer dans rien du tout.
Il n'y a pas de réponses tant qu'il n'y a pas de questions. Et les
enfantillages, c'est à elle d'en juger.
> Bonne culture de bonsaïs !
C'est le mot de la fin.
Claire
ben tu fais ça comment si elle pas de système nerveux central ?
µ
En fait c'est surtout qu'on ne sais pas si elle en a un, vu qu'on ne l'a
jamais trouvé. Le plus rationnel serait de postuler qu'elle en possède
un, vu que tout ça c'est du vivant.
et celui qu'a mal à la plante des pieds, il peut se soigner? lol
ben non, c'est de la prevention. Tu fais d'ailleurs de même en
construisant des haies virtuelles avec ceux que tu n'aimes pas
>
>>> ben, le bonheur*, si tu l'imposes, c'est aussi une souffrance
>>> * au jardin, le nom commun est "engrais"
>
>> On peut pas voir l'engrais comme un "médicaments" parfois ?
>
> "un organisme en bonne santé ne tombe jamais malade"
ben si, c'est l'organisme en mauvaise santé qui ne tombe pas malade
(puisqu'il l'est )
> engrais, c'est par définition "en plus"
non engrais c'est le nom de la nourriture, les plantes ne vivent pas de
spirituel et d'eau fraiche
> enfantillages, c'est à elle d'en juger.
>
pourquoi uniquement elle? d'autres aussi savent lire
>> Bonne culture de bonsaïs !
>
> C'est le mot de la fin.
tu ne voulais pas dire de l'afin?
c'est vrai , quand on a besoin d'un psy on ne peut pas faire pousser un
arbre correctement. D'autant plus que l'arbre il se fout de savoir
qu'un humain le regarde, il sait même pas que ça existe.
voir l'autre coté de la chose pour mieux la comprendre ;-)
!!! t'as décidé d'être drôle ??? n'oublie pas les smileys....
Claire
> >
> > ben tu fais ça comment si elle pas de système nerveux central ?
> >
>
> En fait c'est surtout qu'on ne sais pas si elle en a un, vu qu'on ne l'a
> jamais trouvé. Le plus rationnel serait de postuler qu'elle en possède
> un, vu que tout ça c'est du vivant.
Bonsoir. Puisque la question de la sensibilité chez les plantes et du
vivant en général, on peut faire les commentaires suivants, connus par
Denis et d'autres. Sinon accrochez vous :-))) Ce sera un peu long.
1) Toutes les cellules vivantes, isolées (bactérie, paramécie...) ou
dans un tissu, a une sensibilité pour des stimuli extérieurs. Leurs
membranes portent des protéines agissant comme récepteurs ou comme
canaux d'entrée et de sortie pour des ions ou des substances organiques
(qui sans cela ne traverseraient pas la membrane). Ce sont des outils
universels du monde vivant.
2) Les récepteurs captent spécifiquement un signal extérieur (nutriment,
ion, hormone, lumière ...) et réagissent en lançant vers d'autres
parties de la cellule un signal qui va modifier son comportement. La
transmission des signaux internes est une trame compliquée mettant en
jeu des protéines, des phosphorylations, des ions calcium, etc).
3) Les transporteurs servent de "passeurs" à travers la membrane.
Celle-ci est polarisée, positivement à la surface extérieure,
négativement sur la face interne. Un petit condensateur qui accumule en
permanence une énergie qui est contrôlée, utilisée ou rechargée comme
une batterie. Les canaux ioniques font passer des ions tels que le
sodium, le potassium, le calcium. Le passage est réglé par l'ouverture
et la fermeture du canal, et par la différence de potentiel des deux
côtés. L'existence d'un potentiel ne concerne pas que les membranes
périphériques, mais aussi les membranes qui entourent les organelles
internes de la cellule : chloroplastes; vacuoles, etc.
4) Le calcium estun acteur essentiel de la vie cellulaire, car son taux
interne est régulé et sert de déclencheur pour des activités variées.
Chez les plantes, les vacuoles servent de réservoir de calcium et
relâchent celui-ci dans le cytoplasme en réponse à tel ou tel stimulus.
5) Des canaux ioniques qui s'ouvrent et se ferment sont responsables du
fonctionnement du système nerveux animal. Un signal nerveux engendre ce
qu'on appelle un "potentiel d'action": il est dû à une variation rapide
de la perméabilité membranaire aux ions Na+ et K+. Il y à une entrée
massive d'ions Na+ et un sortie d'ions K+ . Le résultat est une chute
locale du potentiel de la membrane, qui tend même à s'inverser. Ce
phénomène est une perturbation locale et temporaire, qui va se propager
comme une onde le long du neurone, le long de son axone jusqu'au neurone
suivant. La jonction de deux neurones est appelée synapse. Quand la
perturbation le long du neurone amont atteint la synapse, il y a
sécrétion dans celle-ci d'un produit organique appelé médiateur, par
exemple l'acétylcholine. Le médiateur est reconnu par le neurone aval et
déclenche aussitôt dans celui-ci une chute de potentiel qui va se
propager plus loin, et ainsi de suite. Le cheminement de cette
perturbation correspond à l'influx nerveux. Le réseau de neurones, le
fonctionnement de leurs synapses avec des médiateurs variés est à la
base du fonctionnement de notre cerveau.
6) Et les PLANTES ? Elles n'ont pas de système nerveux répondant à ce
mode d'action, mais elles ont aussi des canaux ioniques, un potentiel de
membrane, etc. Les transports d'ions sont à la base de divers
mécanismes, comme l'ouverture et la fermeture des stomates. L'ouverture
se traduit par une chute de potentiel de 150 à 50 millivolts, une sortie
d'ions potassium et chlorure, une entrée d'eau qui fait gonfler les deux
cellules stomatiques appelées cellules de garde. Des systèmes similaires
s'observent dans différents mouvements : bascule des étamines dans
certaines fleurs à la suite d'un contact (Berberis, Kalmia, certaines
orchidées...), mouvements des feuilles (Dionnea, Mimosa pudica dite
sensitive) **. La lumière perçue par une batterie de récepteurs
(cryptochromes, phytochromes, phototropines) règle la floraison, le
phototropisme, la germination, le repliment ou l'écartement des folioles
(Acacia, Albizia), etc. Pour les échanges à distance, les plantes ont
davantage recours à l'émission d'hormones, qui seront captées plus loin
par des récepteurs.
7) Les cellules végétales sont capables de communiquer entre elles en
échangeant des signaux. Ont-elles pour autant une sensibilité rappelant
un système nerveux ? Oui parce que les mécanismes moléculaires de base
sont très similaires, non parce qu'elles n'ont pas de réseaux de
neurones spécialisés dans la conductance nerveuse qu'on observe chez les
animaux. Elles n'ont pas de conscience, ont des réponses automatiques
(que nous jugeons compliquées du fait de notre ignorance), obéissent à
un réseau extrêmement sophistiqué de régulations et d'adaptations, que
la recherche actuelle commence à percer de mieux en mieux par la
"génomique". Matériaux de base : Arabidopsis thaliana, Maïs, Blé, Riz,
et une demi-douzaine d'autres.
Bonne soirée
_____
** Tous les mouvements chez les végétaux ne résultent pas forcément de
mouvements d'ions et d'eau. Certaines plantes projettent leurs graines à
distance par dessication de certaines parties, qui acquièrent des
contraintes purement mécaniques. Une rupture finit par se produire,
projettant au loin les graines. Il y a des exemples célèbres, mais zut,
je n'arrive pas à me les rappeler.
--
w.cryzbag@benatr
http://www.premiumorange.com/jpelmont/
(...)
>
> 7) Les cellules végétales sont capables de communiquer entre elles en
> échangeant des signaux. Ont-elles pour autant une sensibilité rappelant
> un système nerveux ? Oui parce que les mécanismes moléculaires de base
> sont très similaires, non parce qu'elles n'ont pas de réseaux de
> neurones spécialisés dans la conductance nerveuse qu'on observe chez les
> animaux. Elles n'ont pas de conscience, ont des réponses automatiques
> (que nous jugeons compliquées du fait de notre ignorance), obéissent à
> un réseau extrêmement sophistiqué de régulations et d'adaptations, que
> la recherche actuelle commence à percer de mieux en mieux par la
> "génomique". Matériaux de base : Arabidopsis thaliana, Maïs, Blé, Riz,
> et une demi-douzaine d'autres.
Merci de toutes ces précisions. Sur la sensibilité des plantes, je
signale les travaux de A. Tronchet, qui sont passionnants; les résultats
de certaines de ses expériences sur les plantes volubiles sont très
étonnants. Un compte-rendu:
http://www.photologie.fr/biologieforestiere/mouvementvegetaux.html
> _____
> ** Tous les mouvements chez les végétaux ne résultent pas forcément de
> mouvements d'ions et d'eau. Certaines plantes projettent leurs graines à
> distance par dessication de certaines parties, qui acquièrent des
> contraintes purement mécaniques. Une rupture finit par se produire,
> projettant au loin les graines. Il y a des exemples célèbres, mais zut,
> je n'arrive pas à me les rappeler.
Les gousses des impatientes, les catapultes des géraniums/erodiums, les
blagues de certains contributeurs de frj...
--
jean
> Ah, parce qu'il faut forcément un système nerveux central pour qu'il y
> ait souffrance...
Surtout pour la souffrance morale.
> non engrais c'est le nom de la nourriture, les plantes ne vivent pas de
> spirituel et d'eau fraiche
Déjà, si tu n'enlèves rien (par exemple, tu laisses les débris de taille au
pied de la plante que tu viens de tailler - dans le cas d'une culture
alimentaire où tu ôtes forcément de la matière organique, tu compenses
avec du fumier, du compost, etc), tu ajoutes là-dessus les légumineuses qui
sont capables de fabriquer de l'azote assimilable à partir de l'azote de
l'air, les particules en suspension dans l'air, dans l'eau de pluie, la
nourriture devenue assimilable par délitage de la roche-mère, et tu
obtienns un sol où les plantes peuvent pousser sans béquille chimique.
--
Pascale
www.valinfo.org - Calendrier et annuaire de la vie associative locale
Le début de ta phrase est exact. Les bonsaï naturels existent dans les
poches de terre au milieu de rochers par exemple et là, nul besoin de
taille pour qu'ils vivent et bien. L'arbre s'adapte en équilibrant
racines et feuillage au volume de terre et aux nutriments dont il
dispose.
>
>> Le principe du bonsaï, c'est de donner à un arbre cultivé dans un pot les
>> meilleures conditions afin qu'il soit et reste en bonne santé et se
>> développe le plus harmonieusement possible.
>
> C'est là où je ne suis pas d'accord, et toujours sans jugement de valeur ou
> attaque personnelle, le bonsaï se développe harmonieusemnt pour celui qui
> le regarde ou le "fabrique", mais pas pour lui même qui fait des efforts
> démesurés pour sortir de cette situation d'arbre nain.
Mais non ! Comme dans la nature, l'arbre s'adapte à son contenant et
aux réserves qu'il lui procure.
La meilleure preuve en est que si tu replantes un bonsaï en pleine
terre Il va grandir et grossir au prorata de l'espace que ses racines
vont "coloniser".
> C'est d'ailleurs la performance du créateur de bonsaï que de contrôler et
> contenir ces efforts.
On ne contrôle pas vraiment, on gère ce que l'arbre fait pousser en
supprimant d'abord ce qui n'a pas d'intérêt pour sa bonne croissance :
si j'ai parler de "nettoyer" les érables, c'est parce énormément de
bourgeons dormants se sont réveillés. Ils ont poussé partout car toute
la ramure était en pleine lumière puisqu'il n'y avait plus de feuilles.
Mais ces démarrages sur le tronc et les plus grosses branches vont se
retrouver très vite totalement à l'ombre du feuillage extérieure et
sans lumière ... donc les enlever très vite permet à l'arbre de ne pas
perdre inutilement de la sève. Ensuite, pour favoriser la ramification,
sur les érables comme sur les autres arbres, on coupe le bout d'une
tige au-dessus d'1 bourgeon.
--
Michèle
> Déjà, si tu n'enlèves rien (par exemple, tu laisses les débris de taille au
> pied de la plante que tu viens de tailler - dans le cas d'une culture
> alimentaire où tu ôtes forcément de la matière organique, tu compenses
> avec du fumier, du compost, etc), tu ajoutes là-dessus les légumineuses qui
> sont capables de fabriquer de l'azote assimilable à partir de l'azote de
> l'air, les particules en suspension dans l'air, dans l'eau de pluie, la
> nourriture devenue assimilable par délitage de la roche-mère, et tu
> obtiens un sol où les plantes peuvent pousser sans béquille chimique.
d'autant que, naturellement, une plante apporte plus au sol qu'elle n'en prend
(sinon, dès la deuxième, elle aurait déjà eu du mal à survivre)
--
amicalement, Arboretum du Chêne-Vert,
http://www.arboretum-chene-vert.fr,
et plein d'autres histoires de plantes
>
> Merci de toutes ces précisions. Sur la sensibilité des plantes, je
> signale les travaux de A. Tronchet, qui sont passionnants; les résultats
> de certaines de ses expériences sur les plantes volubiles sont très
> étonnants. Un compte-rendu:
>
> http://www.photologie.fr/biologieforestiere/mouvementvegetaux.html
> ..........
Bonjour, intéressante référence, merci. Du coup j'ai essayé de trouver
des articles scientifiques récents sur l'hélicité déployée par les
plantes, arrangement des pétales de fleurs en hélice de ventilateur
(Datura stramonium, Spiranthus australis), positionnement des feuilles
(la phyllotaxie), enroulement en hélice des tiges (circumnutation). Pas
facile, mais ces questions sont travaillées depuis longtemps et
s'avèrent très complexes. J'ai regardé surtout la question de l'hélicité
de tiges. Elle est déterminée génétiquement. Dès que l'allongement
cellulaire le long d'une génératrice de la tige diffère même légèrement
de celui des cellules situées de l'autre côté, il y a enroulement en
hélice.
Voici une photoprise dans mon jardin : un jasmin s'enroule en hélice
droite autour du tronc d'un érable, mais certaines tiges, qui ont "perdu
le contact" s'élancent toutes droites. Il semble donc y avoir une
sensibilité de contact, propriété évoquée dans l'article que tu as cité.
Des expériences ont été faites en station spatiale dans les années 80
(Spacelab1) ont montré que des hypocotyles de tournesol continuaient à
s'orienter malgré l'absence de pesanteur. Donc le géotropisme est
indépendant, au moins pour cette plante. Un article japonais (Hashimoto,
1992) n'est pas tout récent mais fait le point des recherches qui ont
été faites alors sur Arabidopsis thaliana. Ces recherches se sont
développées depuis. Le développement cellulaire de l'épithélium végétal
est commandé par les protéines du cytosquelette, les tubulines. C'est un
mécanisme fascinant sur le plan moléculaire mais ne peut être décrit ici
(les microtubules sont expliqués dans les manuels de Biologie
cellulaire). Ces microtubules sont associés à des protéines, et ce petit
arsenal est commandé par des gènes. les chercheurs ont sélectionné une
foule de mutants, dont les noms peuvent être retrouvés sur Google: spr1,
spr2 (leur mutation déclenche un vrillage à droite), lefty1, lefty2
(dans l'autre sens) avec des effets de dominance et de récessivité. La
littérature mondiale semble exploser quelque peu sur ces phénomènes, et
des Arabidopsis génétiquement modifiés ont été créés par dizaines,
montrant des comportements parfois étranges.
Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais je ne veux pas
prolonger. En tout cas la beauté de la nature révélée par le spectacle
du jardin ou d'ailleurs, est aussi cause d'émerveillement par les
mécanismes très sophistiqués qui animent tout cela. Enfin quand on aime
comprendre, au moins essayer de comprendre. :-)
Bonne journée
--
w.cryzbag@benatr
http://www.premiumorange.com/jpelmont/
>>
>> Merci de toutes ces précisions. Sur la sensibilité des plantes, je
>> signale les travaux de A. Tronchet, qui sont passionnants; les résultats
>> de certaines de ses expériences sur les plantes volubiles sont très
>> étonnants. Un compte-rendu:
>>
>> http://www.photologie.fr/biologieforestiere/mouvementvegetaux.html
>> ..........
> Bonjour, intéressante référence, merci. Du coup j'ai essayé de trouver
> des articles scientifiques récents sur l'hélicité déployée par les
> plantes, arrangement des pétales de fleurs en hélice de ventilateur
> (Datura stramonium, Spiranthus australis), positionnement des feuilles
> (la phyllotaxie), enroulement en hélice des tiges (circumnutation). Pas
> facile, mais ces questions sont travaillées depuis longtemps et
> s'avèrent très complexes. J'ai regardé surtout la question de l'hélicité
> de tiges. Elle est déterminée génétiquement. Dès que l'allongement
> cellulaire le long d'une génératrice de la tige diffère même légèrement
> de celui des cellules situées de l'autre côté, il y a enroulement en
> hélice.
> Voici une photoprise dans mon jardin : un jasmin s'enroule en hélice
> droite autour du tronc d'un érable, mais certaines tiges, qui ont "perdu
> le contact" s'élancent toutes droites. Il semble donc y avoir une
> sensibilité de contact, propriété évoquée dans l'article que tu as cité.
> http://cjoint.com/?hBqdHCPbLl
J'ai coupé le reste (qui est cependant très interessant et documenté).
J'ai parlé, récemment, de l'évolution du liseron lorsqu'on le coupe au
ras du sol sans enlever la racine : la tige volubile unique coupée va
donner ensuite plusieurs petites plantules volubiles qui, si elles sont
elles-mêmes coupées, vont laisser place à une tige rampante et
rectiligne, comme si l'évolution défensive amenait à explorer diverses
solutions
--
Michel 59
On peut aussi voir ça avec l'eccremocarpus, une bignoniacée chilienne;
les vrilles s'enroulent complêtement en quelques heures autour d'un
support s'il y a le moindre contact, et sinon, elles restent étendues
plusieurs jours et s'enroulent lentement sur elles-mêmes.
Des photos prises dans mes jardinières il y a quelques années:
Une vrille qui a touché une ficelle et qui commence à se recourber (les
autres restent droites):
http://cjoint.com/?hBtbqlFgyn
Une vrille qui a touché le rebord d'un volet:
http://cjoint.com/?hBtcKR73eE
Le détail, où on voit les papilles qui font office d'organes de la
sensibilité, d'après les expériences de Tronchet.
http://cjoint.com/?hBtdstp4de
La vrille qui a fini d'accrocher le volet:
http://cjoint.com/?hBtecFvHfu
Souvent les plantes grimpantes sont plus réactives, adaptation oblige.
--
jean
> Gregoire Kretz a écrit :
>
> >> - le ficus :
>
> ah ben je me demandais si tu avais finalement vu un psy ? !!
Presque: c'est lui qui me voit. :)
Greg
--
There's no indication of what we were meant to be
Sucking up to strangers, throwing wishes to the sea
[No ficus = no spam]
==>Très bien ces photos !!!
--
<|[;o)) METIS
http://www.graphM.com
Pour m'écrire en privé, mettez-moi des oranges...