est ce que la cendre vaut mieux la mettre au compost ou est ce qu'on peux la
mettre au pied des légumes directement
> est ce que la cendre vaut mieux la mettre au compost ou est ce qu'on peux la
> mettre au pied des légumes directement
Inutile de composter ce qui est directement utilisable par les plantes.
Donc, directement sur la terre, mais pas trop au pied des plantes pour
ne pas occasionner de brûlure. Et ne pas en mettre trop.
Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
--
Michel 59
oui de barbecue, pourquoi il en existe d'autre des cendres
> yoyo ą l'adresse 78.238.236.121 et dont l'identifiant est
> <4c7a4397$0$2882$426a...@news.free.fr> a écrit :
> > est ce que la cendre vaut mieux la mettre au compost ou est ce qu'on peux
> > la mettre au pied des légumes directement
>
> Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
Celle de la belle-mčre, on la laisse dans l'urne sur la cheminée, non ?
--
Jean-Pierre Kuypers
Veuillez laisser les phrases dans leur con-
texte avant de mettre sciemment.
parce que cela brule les plantes
>>> est ce que la cendre vaut mieux la mettre au compost ou est ce qu'on peux
>>> la mettre au pied des légumes directement
>> Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
> Celle de la belle-mčre, on la laisse dans l'urne sur la cheminée, non ?
Flūte ! pour une fois qu'elle aurait été utile ą quelque chose...
--
Le Loup Théātre - www.lelouptheatre.fr
et trois sont les vaisseaux... - www.3vaisseaux.fr
Picardie Théātre - www.picardietheatre.fr
>> Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
> oui de barbecue, pourquoi il en existe d'autre des cendres
On ne brûle pas de charbon, dans ton coin ?
--
Michel 59
bonjour;
et elle est où la diffèrence pour la plante ou le compost entre les
cendres de la belle mère, du bois du barbe cul ou du charbon de son
coin?
> et elle est où la diffèrence pour la plante ou le compost entre les
> cendres de la belle mère, du bois du barbe cul ou du charbon de son
> coin?
Dans la composition !
<http://fr.wikipedia.org/wiki/Cendre>
--
Jean-Pierre Kuypers
Veuillez brûler les phrases dans leur con-
texte avant de différencier sciemment.
tu veux dire du charbon de chauffage ou du charbon de bois du commerce
> et elle est où la diffèrence pour la plante ou le compost entre les
> cendres de la belle mère, du bois du barbe cul ou du charbon de son
> coin?
Mon pôôôvre...
--
Michel 59
>> yoyo à l'adresse 78.238.236.121 et dont l'identifiant est
>> <4c7a4767$0$31714$426a...@news.free.fr> a écrit :
>>> Michel HONORE wrote:
>>
>>>> Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
>>> oui de barbecue, pourquoi il en existe d'autre des cendres
>> On ne brûle pas de charbon, dans ton coin ?
>>
> tu veux dire du charbon de chauffage ou du charbon de bois du commerce
Ben, pour moi, oui, le charbon de chauffage, la houille, donne aussi
des cendres, et celles là, il vaut mieux ne pas les mettre sur la
terre, sauf pour créer un chemin où ne poussera rien.
--
Michel 59
> yoyo à l'adresse 78.238.236.121 et dont l'identifiant est
> <4c7a93b4$0$17109$426a...@news.free.fr> a écrit :
>> Michel HONORE wrote:
>
>>> yoyo à l'adresse 78.238.236.121 et dont l'identifiant est
>>> <4c7a4767$0$31714$426a...@news.free.fr> a écrit :
>>>> Michel HONORE wrote:
>>>
>>>>> Nous parlons bien de cendre de bois, n'est-ce pas ?
>>>> oui de barbecue, pourquoi il en existe d'autre des cendres
>>> On ne brûle pas de charbon, dans ton coin ?
>>>
>> tu veux dire du charbon de chauffage ou du charbon de bois du commerce
>
> Ben, pour moi, oui, le charbon de chauffage, la houille, donne aussi
> des cendres, et celles là, il vaut mieux ne pas les mettre sur la
> terre, sauf pour créer un chemin où ne poussera rien.
>
ok merci
bonjour;
=====================================
le charbon ... hormis le graphite , le diamant et quelques anthracites
c'est très complet comme composition :
cinabre ( sulfure de mercure), arsenic sous diverses formes, métaux lourds
et pas mal de produits radioactifs dont l'iode, dont naturellement toute la
série qui se décompose à partir de l'U 235 et l'U 238 .....pour aboutir aux
différentes formes de plomb ...
--
Lucien COSTE
Bonjour.
Déjà dans sont encyclopédie Diderot préconisait l'utilisation des
cendres de charbon (houille) comme fertilisant et amendement
agricole.
Puis sont venus les crassiers de la révolution industrielle, les
doutes légitimes des écologistes sur leur utilisation dans le BTP et
dans la foulée par amalgame la demande des écolos de ne pas se servir
des cendres de charbon (houille) comme fertilisant ou amendement;
(souffre, dioxines, métaux lourd, radioactivité et autres peurs)
Mais comme l'écologie c'est compliquée, les agronomes ont commencé des
études un peu partout dans le monde, pour en revenir aux
préconisations de Diderot.
Un exemple australien, il y en a d'autres.
Les cendres résultant de la combustion du charbon dans les centrales
thermiques sont notamment utilisées pour fabriquer des ciments
composites et du béton.Cependant les deux-tiers des 13 millions de
tonnes de cendres produites annuellement en Australie ne sont pas
utilisées mais sont entreposées sur les sites de production.
En collaboration avec l'Ash Development Association of Australia,
l'Université de Technologie de Sydney est en train d'évaluer l'usage
des cendres pour l'amendement des sols afin de remédier à des
déficiences structurales et chimiques.
Les cultures expérimentales en serres réalisées sur des sols enrichis
en cendres ont montré qu'elles peuvent augmenter la vigueur de la
croissance et le rendement de la semence de colza d'environ 20%.
En outre, les cendres ne semblent pas avoir d'effet sur la population
de vers de terre dans les sols amendés. Les études conduites sur de
l'herbe de pelouse ont indiqué qu'il n'y a pas d'accumulation
d'éléments lourds dans les plantes.
L'utilisation de ces résidus en agriculture contribuerait non
seulement à réduire les problèmes de stockage mais posséderait
également l'avantage de réduire le coût associé à l'achat d'engrais
pour les exploitants agricoles.
En effet, les cendres de charbon possèdent la plupart des propriétés
du gypse et de la chaux et seraient donc une alternative bon marché,
d'autant plus que les réserves en gypse connues du pays pourraient
être épuisées d'ici 50 ans.
Cette information est un extrait du BE Australie numero 45 du
2/05/2006 redige par l'Ambassade de France en Australie. Les Bulletins
Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles
gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com
http://www.bulletins-electroniques....
Bonjour.
Mais qu'en sais tu?
Grand couillon va.
> Mais qu'en sais tu?
Simplement c'est une tradition dans le Nord que d'épandre les cendres
des feux de houille sur les allées. Antidérapant, compacté facilement,
inutile de désherber.
Lorsque je suis arrivé dans la maison que j'occupe actuellement, j'ai
dû évacuer plus de 3 m3 de scories compactées que le précédent
propriétaire avait épandu au fil du temps pour créer les allées de son
potager (sans compter les bouteilles qui les bordaient...). Il a fallu
y aller au marteau piqueur tellement c'était compacté. Un vrai béton.
Risquait pas de pousser quelque chose au travers.
--
Michel 59
En cette veille de rentrée scolaire, tout le temps qu'ils ne répandent
pas le feux des couilles sur les cahiers...
>> et elle est où la diffèrence pour la plante ou le compost entre les
>> cendres de la belle mère, du bois du barbe cul ou du charbon de son
>> coin?
>> =====================================
>> le charbon ... hormis le graphite , le diamant et quelques anthracites
>> c'est très complet comme composition :
>> cinabre ( sulfure de mercure), arsenic sous diverses formes, métaux lourds
>> et pas mal de produits radioactifs dont l'iode, dont naturellement toute la
>> série qui se décompose à partir de l'U 235 et l'U 238 .....pour aboutir aux
>> différentes formes de plomb ...
> Déjà dans sont encyclopédie Diderot préconisait l'utilisation des
> http://www.bulletins-electroniques....
Tu connais la différence de combustion de la houille dans une centrale
thermique et dans un foyer domestique ?
Sinon, un conseil, n'approche pas les mains du foyer pour te
réchauffer.
--
Michel 59
dans les deux cas passe un scintillomètre sur les cendres et donne moi les
résultats ....
Dans mon énumération j'ai oublié le soufre ... pas mal le soufre ..où que ce
soit il brûle donnant du SO2 qui part dans l' atmosphère et, réagissant avec
l'ozone ça donne du SO3 .... c'est très très sain... le SO2 et le SO3 ...
pas besoin de javelliser ....ça assainit tout ..; gratuitement ...!
ne pas oublier non plus que certaines espèces, dont les brassicaées,
concentre les métaux lourds ... on a même tenté de les utiliser pour
dépolluer certains anciens terrains industriels ....
--
Lucien COSTE
bonjour.
Bel exemple d'une rèponse de diseur de rien.
Grand couillon va.
> En cette veille de rentrée scolaire, tout le temps qu'ils ne répandent pas
> le feux des couilles sur les cahiers...
tu peux parler de couilles, ogm enculé, tu n'en a plus depuis longtemps
> Simplement c'est une tradition dans le Nord que d'épandre les cendres des
> feux de houille sur les allées. Antidérapant, compacté facilement, inutile de
> désherber.
A Lillers in appelot cha des groges.
--
GD
Pour moi, le grand couillon confond les résidus des mines de charbon,
(terril, groge, groise) avec la crasse des crassiers qui sont les
cendres de houille de la sidérurgies.
Ce n'est pas tout à fait la même chose, les terrils du nord ne sont
pas des tas de cendres de charbon. ces terrils sont naturellement
fertiles, ils abritent toutes une population de plantes.
Les crassiers lorrains, si. Mais eux ne sont pas très fertiles et
doivent être utilisé avec précaution bécause le machefer issu de la
distillation de la houille. (coke) La il y a de la pollution.
Ou tout simplement il tente vainement de se racrocher aux branches en
disant qu'il a acheté une maison dans le nord dont les allées étaient
recouvertes de groge ce qui n'a rien à voir avec les cendres de
houille répendues par des générations de jardiniers dans leur jardin
ou leur compost.
Mais peut-être un spécialiste du nord ou lorrain, saurait nous en dire
plus.
"ddd" a écrit :
> Ce n'est pas tout à fait la même chose, les terrils du nord ne sont
> pas des tas de cendres de charbon. ces terrils sont naturellement
> fertiles,
Heu...
Naturellement ????
Les terrils sont le résultat de l'accumulation des "stériles".
pas d'humus dans les "stériles"
Schistes et grès étaient associés au charbon, et une fois extrait et triés, ces
résidus encombrants trouvaient places à proximité immédiate de la fosse
> ils abritent toutes une population de plantes.
plantes pionnières...
On trouve sur la surface des terrils des espèces végétales inhabituelles sous
ces latitudes et provenant pour certaines de régions du bassin méditerranéen,
des variétés de pommiers par exemple. Ces espèces sont arrivées via un processus
de propagation naturel, grâce aux vents, mais aussi par l'action des hommes.
L'immigration, provenant au fil du temps de Belgique, d'Italie, de Pologne puis
d'Afrique du Nord, a vu les humains apporter des fruits, comme les pommes citées
plus haut, et quelques trognons ont fini leurs périples dans les berlines de
stériles de partance pour les terrils. Certaines graines ont trouvé là un
terrain convenable.
> Mais peut-être un spécialiste du nord ou lorrain, saurait nous en dire
> plus.
http://blog.pastoutafait.org/billets/Les-terrils-du-Nord-Pas-de-Calais
http://livre.fnac.com/a1878987/Emmanuel-Bosteels-Terrils-de-l-or-noir-a-l-or-vert
> Pour moi, le grand couillon confond les résidus des mines de charbon,
> (terril, groge, groise) avec la crasse des crassiers qui sont les
> cendres de houille de la sidérurgies.
Je ne confond rien du tout
> Ce n'est pas tout à fait la même chose, les terrils du nord ne sont
> pas des tas de cendres de charbon. ces terrils sont naturellement
> fertiles, ils abritent toutes une population de plantes.
Mouarffff !
Les terrils naturellement fertiles ! Ma parole, t'as jamais vu de
terril.
Viens une fois, tu constateras par toi-même qu'ici les dahuts n'ont pas
de végétation luxuriante pour se cacher des chasseurs.
Quand je pense à l'énergie et au pognon qu'il a fallu pour végétaliser
certains terrils, y'a de quoi être mort de rire.
> Les crassiers lorrains, si. Mais eux ne sont pas très fertiles et
> doivent être utilisé avec précaution bécause le machefer issu de la
> distillation de la houille. (coke) La il y a de la pollution.
Ben voilà mieux, le mâchefer est issu de la fabrication du coke,
maintenant ! Plus incohérent tu meurs.
> Ou tout simplement il tente vainement de se racrocher aux branches en
> disant qu'il a acheté une maison dans le nord dont les allées étaient
> recouvertes de groge ce qui n'a rien à voir avec les cendres de
> houille répendues par des générations de jardiniers dans leur jardin
> ou leur compost.
Oui, c'est ça, pendues et répendues.
Je sais distinguer des cendres du schiste.
Jamais un jardinier sensé n'épandrait des cendres de houille venant
d'un foyer domestique sur la terre de son jardin pour la fertiliser.
Les cendres dans les allées, j'ai commencé à en voir dans le jardin de
mon arrière grand mère, puis dans les jardins de mes grands parents,
puis dans le mien, mais ça, faut être né dans le Nord pour le savoir.
> Mais peut-être un spécialiste du nord ou lorrain, saurait nous en dire
> plus.
Oui, vaudrait mieux, puisque tu n'es spécialiste de rien.
--
Michel 59
>
> ......................
> Les terrils sont le résultat de l'accumulation des "stériles". pas d'humus
> dans les "stériles" Schistes et grès étaient associés au charbon, et une
> fois extrait et triés, ces résidus encombrants trouvaient places à
> proximité immédiate de la fosse
>
> > ils abritent toutes une population de plantes.
> plantes pionnières... On trouve sur la surface des terrils des espèces
> végétales inhabituelles sous ces latitudes et provenant pour certaines de
> régions du bassin méditerranéen, des variétés de pommiers par exemple. Ces
> espèces sont arrivées via un processus de propagation naturel, grâce aux
> vents, mais aussi par l'action des hommes. L'immigration, provenant au fil
> du temps de Belgique, d'Italie, de Pologne puis d'Afrique du Nord, a vu
> les humains apporter des fruits, comme les pommes citées plus haut, et
> quelques trognons ont fini leurs périples dans les berlines de stériles de
> partance pour les terrils. Certaines graines ont trouvé là un terrain
> convenable.
>
> > Mais peut-être un spécialiste du nord ou lorrain, saurait nous en dire
> > plus.
>
> http://blog.pastoutafait.org/billets/Les-terrils-du-Nord-Pas-de-Calais
> http://livre.fnac.com/a1878987/Emmanuel-Bosteels-Terrils-de-l-or-noir
> -a-l-or-vert
Le premier lien donne d'emblée les notions essentielles sur ces fameux
terrils. Intéressant et merci.
Appremment un biotope spécial créé sur ces rejets de l'activité humaine.
Une ancienne émission de télé montrait même qu'on y faisait du ski en
hiver !
--
JRP
> ddd à l'adresse 88.141.39.177 et dont l'identifiant est
> <54d22c0d-1b5a-4345...@m1g2000yqo.googlegroups.com> a
> écrit :
> .........
> Ben voilà mieux, le mâchefer est issu de la fabrication du coke,
> maintenant ! Plus incohérent tu meurs.
>
Le terme de mâchefer semble avoir été utilisé avec beaucoup
d'imprécisions. D'après :
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2chefer
"Le mâchefer est le résidu solide de la combustion du charbon ou du coke
dans les fours industriels ou bien encore de celle des déchets urbains
dans les usines d'incinération."
Comme chacun sait, un site internet n'est pas une source infaillible.
Cependant on retire l'impression dans tous les cas que le mâchefer peut
contenir des résidus polluants ou toxiques, et que son usage n'est pas
bien recommandé pour un jardin, en effet.
--
JRP
"JRP" <jaky.p...@agrume.fr> a écrit .
> Une ancienne émission de télé montrait même qu'on y faisait du ski en
> hiver !
en toute saisons !!!
http://www.youtube.com/watch?v=r829EjoHKPg
http://www.noeux-les-mines.fr/Stade_de_Glisse.html
http://www.noeux-les-mines.fr/videos.html
> http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2chefer
C'est le moins qu'on puisse dire, d'autant que le mâchefer lorrain est
le résidu des hauts fourneaux et qu'il contient, outre les résidus
incombustibles de coke, les résidus calcinés et vitrifiés du minerai de
fer.
Dire qu'il fut un temps où on fabriquait des parpaings "économiques"
avec ces résidus.
--
Michel 59
Bonjour ducon.
Les terrils sont naturellement fertiles puisqu'une végétation
spontannée diffèrente de la végétation indigène ou importée lors des
réalisations paysagère y prospère.
Je confirme et maintiens que dans les terrils lorrain il n'y a pas de
cendre de charbon, mais des cendre de haut fourneau et des machefers
qui sont issus de la distillation de la houille, pas de sa combustion.
Coke.
Pour les reste ce n'est pas lton grand père nordiste qui t'empêchera
d'êtr con.
Tu aurais dû lui demander ce qu'il faisait de ses cendres de houille
quand il avait terminé ses allées.
Grand couillon, va.
bonjour.
encore un bel exemple d'une réponse de diseur de rien.
et que je blablate bêtement.
Grand couillon, va
> Les terrils sont naturellement fertiles puisqu'une végétation
> spontannée diffèrente de la végétation indigène ou importée lors des
> réalisations paysagère y prospère.
Ne parle pas de ce que tu ne connais pas.
Pendant plus de 30 ans, il n'a quasiment rien poussé sur les terrils de
ma région. Il a fallu l'énergie et la volonté de certains politiques et
d'associations comme la Chaîne des terrils pour que la végétalisation
soit envisagé et effectuée. Va lire l'histoire des terrils du Borinage
et de La Louvière, tu auras une chance de comprendre le problème. Va
visiter le grand terril de Lambrechies, tu auras une idée de la
fragilité de cet écosystème et du fait qu'il est loin d'être
"naturellement fertile". Mais les Wallons avaient pris de l'avance sur
nous : alors que nous demandions ce qu'il convenait de faire de ces
cônes de schiste, il ont répondu par la végétalisation à grande
échelle. Nous en sommes encore aux balbutiements.
> Je confirme et maintiens que dans les terrils lorrain il n'y a pas de
> cendre de charbon, mais des cendre de haut fourneau et des machefers
> qui sont issus de la distillation de la houille, pas de sa combustion.
> Coke.
Une bêtise de plus. Tu confonds mâchefer et coke. Les produits de la
distillation de la houille sont des essences volatiles, des goudrons et
du coke. Tout est réutilisé, et le coke est le carburant des hauts
fourneaux. Sortant d'une cokerie, il n'y a pratiquement pas de déchet.
--
Michel 59
> ddd à l'adresse 88.141.39.177 et dont l'identifiant est
> <7468e46f-3eb0-41d6...@f42g2000yqn.googlegroups.com> a
> écrit :
>
> > Les terrils sont naturellement fertiles puisqu'une végétation
> > spontannée diffèrente de la végétation indigène ou importée lors des
> > réalisations paysagère y prospère.
>
> Ne parle pas de ce que tu ne connais pas.
> Pendant plus de 30 ans, il n'a quasiment rien poussé sur les terrils de
> ma région. Il a fallu l'énergie et la volonté de certains politiques et
> d'associations comme la Chaîne des terrils pour que la végétalisation
> soit envisagé et effectuée. Va lire l'histoire des terrils du Borinage
> et de La Louvière, tu auras une chance de comprendre le problème. Va
> visiter le grand terril de Lambrechies, tu auras une idée de la
> fragilité de cet écosystème et du fait qu'il est loin d'être
> "naturellement fertile". Mais les Wallons avaient pris de l'avance sur
> nous : alors que nous demandions ce qu'il convenait de faire de ces
> cônes de schiste, il ont répondu par la végétalisation à grande
> échelle. Nous en sommes encore aux balbutiements.
>
Il faudrait accorder vos violons, je ne sais qu'en penser. Je ne suis
jamais allé voir les terrils, je ne suis presque jamais allé dans le
Nord, et d'ailleurs pas envie d'y aller, aussi n'ai-je pas vu les
terrils "végétalisés". Je me doute bien qu'ils ne sont pas couverts de
forêts, mais vu tout de même des photos et lu épisodiquement des
articles. Si je lis ce site :
http://chaine.des.terrils.free.fr/faune-flore.htm
il y aurait une flore spontanée, avec citation d'un certain nombre
d'espèces sauvages dont certaines très communes, des champignons, une
faune. Il y a aussi des essais de plantation. Peut-être sur certains
terrils seulement, ce n'est pas clair. Mais cet article se réfère à des
études d'un professeur de l'Université des Sciences et Technologies de
Lille.
On ne s'attend pas à ce que ces montagnes de cailloux schisteux et de
scories plus ou moins polluées soient couvertes d'une végétation
verdoyante. Mais la colonisation spontanée sur sol très ingrat est un
phénomène biologique passionnant, qui a été suivi déjà danns diverses
parties du monde. Un exemple fameux est celui de la surrection de l'île
volcanique de Surtsey, au large de l'Islande, en 1967. Cette île de
laves, au début biologiquement vierge, a été colonisée peu à peu par des
petites plantes, des mousses, des plantes plus grandes, etc, des espèces
résistantes au sel des embruns. Les oiseaux auraient contribué à
l'ensemencement, ainsi que des algues flottantes. L'île est classée au
patrimoine de l'Unesco et constitue une réserve naturelle interdite,
sauf aux chercheurs.
http://www.toutelislande.fr/Surtsey.html
L'établissement d'une flore dans des conditions aussi difficiles suppose
la possibilité de tirer des roches les minéraux essenteils d'assimiler
l'azote atmosphérique par bactéries, de constituer des chaînes
trophiques ou des commensalismes. Le sujet intéresse particulièrement
les spécialistes de l'histoire de la vie, de la colonisation végétale
des continents...Donc pour votre problème de terrils, je veux bien
rester interrogatif sans idée préconçue, mais ne suis encore convaincu
ni dans un sens ni dans l'autre.
Quant à la puissance de la vie pour s'installer sur des milieux
surprenants, elle est énorme. Des algues vertes monocellulaires se
développent dans les bidons d'eau distillée des labos, des
cyanobactéries se développent sur des milieux incroyables. En
particulier des champignons, en l'absence d'eau visible, ou en solution.
J'ai observé à l'occasion une solution de chlorure de potassium 0,5 M
acidifiée à pH2 qui m'a fait une magnifique touffe de champignons dans
un flacon oublié sur une étagère. Les micro-organismes dans la nature
préparent le terrain pour les plantes en attaquant les roches, en
constituant des films et tapis qui retiennent l'eau. La vie se développe
dans la glace et jusqu'à 110° environ (bactéries hyperthermophiles).
Mais il y a aussi des choses extraordinaires dans nos jardins, si on y
regarde bien, parfois sur des sites a priori saugrenus ! ;-)
--
JRP
bonjour ducon;
tu prends un bon livre et tu lis.
je ne suis pas chargé de répondre a ta connerie. et a tes gogolinades
incomprises.
T'es con et tu crois que tu sais, qui puis-je?
Grand couillon, va.
Va voir là:
http://www.terrils.be/fr/Terrils/Nature/index.php
Ecosystème - Terrils, faune et flore
...et le reste du site si affinités.
--
Dan
(Ôtez "-laMerveilleuse" et ".invalid" de ma bal pour m'envoyer un
message.)
je suis très réservé sur la revégétalisation des terrils avec la très
mauvaise expérience de Rochebelle à Alès :
le terril a été recolonisé artificiellement par des résineux ...et un jour
récent ( moins de dix ans) un coup de foudre a mis le feu ... on a frisé
l'évacuation du quartier en raison des dégagements toxiques , et pas
seulement CO et CO2 .... j'ai fait quelques photos très parlantes du
phénomène qui m'a semblé se calmer comme je l'ai vu lors de mon dernier
passage mais c'est une impression, pas une certitude ...
En outre même s'il n'y a pas combustion, les stériles contenant des
substances nocives sont lessivés et les sédiments à l'aval deviennent des
pièges .... le problème des terrils n'est pas simple...outre le risque
d'effondrement ( voir ce qui se passa il y a une vingtaine d'années au Pays
de Galles)
--
Lucien COSTE
> Il faudrait accorder vos violons, je ne sais qu'en penser.
//
> il y aurait une flore spontanée, avec citation d'un certain nombre
> d'espèces sauvages dont certaines très communes, des champignons, une
> faune.
Un terril de zone d'extraction du charbon est constitué de schistes
feuilletés et, pour les plus anciens, de résidus de houille non triés.
En général, il brûle doucement de l'intérieur. Ces roches (des vases
argileuses sédimentaires) n'ont aucune chance d'être "naturellement
fertile". Mais la nature alvéolaire de ces amas permet de stabiliser
des apports externes, soit naturels (poussières, graines, débris
végétaux et minéraux transportés par le vent et la pluie, déjections
animales), soit artificiels (mise en place d'une couche de terre
arable). La végétalisation naturelle est très lente et hétéroclite.
Modeste a parlé des anecdotiques pommiers et des plantes de zones
chaudes. Olivier Gaubert avait, il y a quelques années parlé des
bouleaux qui poussent naturellement à la base des terrils, permettant,
au fil des années, la stabilisation d'un maigre humus.
> Il y a aussi des essais de plantation. Peut-être sur certains
> terrils seulement, ce n'est pas clair.
//
> On ne s'attend pas à ce que ces montagnes de cailloux schisteux et de
> scories plus ou moins polluées soient couvertes d'une végétation
> verdoyante.
Pourtant, il y a, en Wallonie, des expériences tout à fait
spectaculaires. Tu as donné le lien de l'association "la Chaîne des
terrils". C'est l'exemple le plus probant, avec une véritable promenade
parmi les cêdres à Lambrechies que j'ai déjà cité.
http://www.terrils.be/fr/Tourisme/Randos/Topoguide/chainecouchant/chaineboraine/terrilfief/photosterrilfief.php
Mais l'implantation est réalisée sur un sol apporté, avec une sélection
de graines et de plants pour laquelle l'INRA avait collaboré avec
l'Université de La Louvière. Le GNIS a d'ailleurs récemment approuvé
des mélanges de semences destinées spécifiquement à ce type de
végétalisation.
Certains terrils très anciens, que la combustion interne a vitrifié,
sont exploités pour réaliser des infrastructures routières (matériaux
de stabilisation). Ce fut le cas du site de Dourges, dont le terril
tabulaire presque entièrement rasé a beaucoup contribué à la
construction de l'autoroute A1 et, plus récemment, de la voie du TGV
Nord. C'est encore le cas pour une partie du 11/19.
> Mais la colonisation spontanée sur sol très ingrat est un
> phénomène biologique passionnant, qui a été suivi déjà danns diverses
> parties du monde. Un exemple fameux est celui de la surrection de l'île
> volcanique de Surtsey, au large de l'Islande, en 1967. Cette île de
> laves, au début biologiquement vierge, a été colonisée peu à peu par des
> petites plantes, des mousses, des plantes plus grandes, etc, des espèces
> résistantes au sel des embruns. Les oiseaux auraient contribué à
> l'ensemencement, ainsi que des algues flottantes. L'île est classée au
> patrimoine de l'Unesco et constitue une réserve naturelle interdite,
> sauf aux chercheurs.
> http://www.toutelislande.fr/Surtsey.html
Ne pas confondre, néanmoins, les émergences volcaniques et les terrils.
La houille et le schiste houiller ne sont pas la lave.
À Courrières, Leforest, sur le site du 11/19 et dans nombre d'autres
zones de terrils, la végétalisation naturelle a mis près de 20 ans pour
démarrer. On est loin du "naturellement fertile".
--
Michel 59
bonjour a tous;
Le coco tarbais du nord, grand diseur de rien de ce forum, tente de
pirouetter en consultant au fur et à mesure des interventions des
forumeurs les gogolinades habituelles.
Ce qui lui fait écrire sans se rendre compte de l'énormité;
"Ne pas confondre, néanmoins, les émergences volcaniques et les
terrils.
La houille et le schiste houiller ne sont pas la lave.
À Courrières, Leforest, sur le site du 11/19 et dans nombre d'autres
zones de terrils, la végétalisation naturelle a mis près de 20 ans
pour
démarrer. On est loin du "naturellement fertile". "
Depuis quand grand couillon le naturelle serait soumis au temps?
Les terrils sont naturellement fertile, pas besoin de guillemet, la
cendre de houille peut être recyclé en engrais et le coke, distilla de
houille après combustion donne du mâchefer, infertile et très souvent
polluant;
Inutile de noyer le poisson et de ramer, tu es con naturellement. mdr
ce ne serait pas trop grave pour nous tes lecteurs involontaires, si
en plus tu ne cachais ton ignorance par ton esprit malsain et puant.
> Le Mon, 30 Aug 2010 22:36:51 +0200, JRP a écrit :
> > Si je lis ce site :
> > http://chaine.des.terrils.free.fr/faune-flore.htm
> > il y aurait une flore spontanée, avec citation d'un certain nombre
> > d'espèces sauvages dont certaines très communes, des champignons, une
> > faune. Il y a aussi des essais de plantation. Peut-être sur certains
> > terrils seulement, ce n'est pas clair. Mais cet article se réfère à des
> > études d'un professeur de l'Université des Sciences et Technologies de
> > Lille.
>
> Va voir là:
> http://www.terrils.be/fr/Terrils/Nature/index.php
> Ecosystème - Terrils, faune et flore
> ...et le reste du site si affinités.
Intéressant document, je suis fixé, après avoir failli être induit en
erreur. Merci pour le renseignement. Comme c'est proche de chez toi, je
suppose que tu as eu l'occasion de te promener parmi ces terrils. Donc
même si la végétalisation de ces biotopes particuliers peut être
"aidée", il y a aussi une flore spontanée à partir de graines souvent
transportées. Et la frontière ne doit pas séparer deux types de terrils
! ;-)
Une question que je me pose, c'est comment une combustion de résidus
charbonneux mal triés peut perdurer à ce point en profondeur. Le milieu
étant apparemment poreux, l'oxygène peut pénétrer. Le feu a peut-être
été provoqué accidentellement il y a longtemps et a couvé sans pouvoir
s'éteindre. Car normalement un tas de charbon ne peut pas s'enflammer
tout seul à l'air ! L'explication donnée par le site est autre: une
oxydation du sulfure de fer, provoquant une forte élévation de
température, sans donner de détails.
Le sulfure de fer naturel est présent le plus souvent sous forme de
pyrite et de marcassite (FeS2) qui sont des minéraux cristallisés très
stables. Néanmoins il y a là une chimie assez compliquée. Une
explication est la présence dans les déblais de sulfure ferreux (de
formule moyenne FeS) plus ou pulvérulent qui s'enflamme spontanément à
l'air. En surfant sur ce sujet je trouve ce site comportant plusieurs
pages, qui concerne les drainages miniers et les problèmes
environementaux:
http://www2.brgm.fr/dma/Chapitres/1RisqueEnviron/2Origine/Origine.html
On réalise alors que ces terrils sont des milieux réactifs en évolution
continuelle, qui les fait comparer à de petits volcans. Bon, un sujet
vite passionnant, mais qui nous éloignerait du jardinage.
--
JRP
> bonjour a tous;
> Le coco tarbais du nord, grand diseur de rien de ce forum, tente de
> pirouetter en consultant au fur et à mesure des interventions des
> forumeurs les gogolinades habituelles.
Mais mon pôôôôvre, tu ne polluais pas encore ce forum qu'il y avait
déjà un fil, intitulé "cèdre", le 13 août 2008, où nous faisions un
point sur la végétalisation des terrils. Alors je peux te dire que ce
n'est pas d'aujourd'hui que je m'interesse aux terrils et que les
anecdotes dont je parlais à l'époque n'avaient rien à voir avec Google,
mais qu'elles devaient tout à l'expérience directe.
Mais tu ne peux pas comprendre ça, toi qui avoues ne pas avoir la
passion du jardinage mais ne rates pas une occasion de blablater sur le
sujet en te parant de titres que tu n'as jamais eu.
Pour le reste de ton intervention, pardonne moi de ne pas recopier,
mais comme il y a une connerie par ligne, je ne veux pas t'enfoncer
davantage.
--
Michel 59
> Une question que je me pose, c'est comment une combustion de résidus
> charbonneux mal triés peut perdurer à ce point en profondeur.
Quelques précisions intéressantes :
http://mineur62.free.fr/Histoire/texte/terrilsrisque.html
> On réalise alors que ces terrils sont des milieux réactifs en évolution
> continuelle, qui les fait comparer à de petits volcans. Bon, un sujet
> vite passionnant, mais qui nous éloignerait du jardinage.
Je me souviens avoir vu à l'époque de l'exploitation certains terrils
en combustion permanente. Tant que l'on y touchait pas ce n'était pas
inquiétant.
Mais le danger peut se manifester à long terme, ce fut le cas du terril
de Calonne-Ricouart en 1975. Des années après la fermeture de la fosse,
le manque de précautions lors de l'exploitation des marériaux pour
remblayer les autoroutes provoqua l'explosion de ce terril, qui fit une
dizaine de victimes dans le voisinage :
http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto36.html
http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto37.html
http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto38.html
--
G.D
http://tinyurl.com/chansons-gd
> Pourtant, il y a, en Wallonie, des expériences tout à fait
> spectaculaires. Tu as donné le lien de l'association "la Chaîne des
> terrils". C'est l'exemple le plus probant, avec une véritable promenade
> parmi les cêdres à Lambrechies que j'ai déjà cité.
> http://www.terrils.be/fr/Tourisme/Randos/Topoguide/chainecouchant/
chaineboraine/terrilfief/photosterrilfief.php
> Mais l'implantation est réalisée sur un sol apporté, avec une sélection
> de graines et de plants pour laquelle l'INRA avait collaboré avec
> l'Université de La Louvière. Le GNIS a d'ailleurs récemment approuvé des
> mélanges de semences destinées spécifiquement à ce type de
> végétalisation.
D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière, et ce que je
peux trouver sur le net indique que les cèdres ont été plantés par les
propriétaires du terrain avant le rachat par les pouvoirs publics.
> Pourtant, il y a, en Wallonie, des expériences tout à fait
> spectaculaires. Tu as donné le lien de l'association "la Chaîne des
> terrils". C'est l'exemple le plus probant, avec une véritable promenade
> parmi les cêdres à Lambrechies que j'ai déjà cité.
> http://www.terrils.be/fr/Tourisme/Randos/Topoguide/chainecouchant/
chaineboraine/terrilfief/photosterrilfief.php
> Mais l'implantation est réalisée sur un sol apporté, avec une sélection
> de graines et de plants pour laquelle l'INRA avait collaboré avec
> l'Université de La Louvière. Le GNIS a d'ailleurs récemment approuvé des
> mélanges de semences destinées spécifiquement à ce type de
> végétalisation.
D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
être?), et ce que je peux trouver sur le net indique que les cèdres ont
>> Le Mon, 30 Aug 2010 22:36:51 +0200, JRP a écrit :
>>> Si je lis ce site :
>>> http://chaine.des.terrils.free.fr/faune-flore.htm
>>> il y aurait une flore spontanée, avec citation d'un certain nombre
>>> d'espèces sauvages dont certaines très communes, des champignons, une
>>> faune. Il y a aussi des essais de plantation. Peut-être sur certains
>>> terrils seulement, ce n'est pas clair. Mais cet article se réfère à des
>>> études d'un professeur de l'Université des Sciences et Technologies de
>>> Lille.
>>
>> Va voir là:
>> http://www.terrils.be/fr/Terrils/Nature/index.php
>> Ecosystème - Terrils, faune et flore
>> ...et le reste du site si affinités.
> Intéressant document, je suis fixé, après avoir failli être induit en
> erreur. Merci pour le renseignement. Comme c'est proche de chez toi, je
> suppose que tu as eu l'occasion de te promener parmi ces terrils. Donc
> même si la végétalisation de ces biotopes particuliers peut être
> "aidée", il y a aussi une flore spontanée à partir de graines souvent
> transportées. Et la frontière ne doit pas séparer deux types de terrils
> ! ;-)
Certes, reste que sur les sites wallons, la végétalisation artificielle
a commencé très tôt après la fermeture des mines. Ce qui a aidé
fortement la végétalisation spontanée. Dans le Nord-Pas de Calais, les
Houillères, propriétaires des sites, ont laissé en l'état, comptant
surtout sur une valorisation des déchets plutôt que sur leur
intégration dans le paysage.
Il n'y avait bien qu'Edmond Tanières pour imaginer d'y faire du camping
http://www.youtube.com/watch?v=9NOBm8Jcl0U
Il a fallu l'intervention de l'état et de la région qui ont racheté les
lieux près de 30 ans après la fin des mines, pour voir apparaître une
valorisation naturelle qui n'a commencé qu'il y a une quinzaine
d'années.
> Une question que je me pose, c'est comment une combustion de résidus
> charbonneux mal triés peut perdurer à ce point en profondeur. Le milieu
> étant apparemment poreux, l'oxygène peut pénétrer. Le feu a peut-être
> été provoqué accidentellement il y a longtemps et a couvé sans pouvoir
> s'éteindre. Car normalement un tas de charbon ne peut pas s'enflammer
> tout seul à l'air ! L'explication donnée par le site est autre: une
> oxydation du sulfure de fer, provoquant une forte élévation de
> température, sans donner de détails.
> Le sulfure de fer naturel est présent le plus souvent sous forme de
> pyrite et de marcassite (FeS2) qui sont des minéraux cristallisés très
> stables. Néanmoins il y a là une chimie assez compliquée. Une
> explication est la présence dans les déblais de sulfure ferreux (de
> formule moyenne FeS) plus ou pulvérulent qui s'enflamme spontanément à
> l'air.
Cette explication est interessante, mais celle communément admise est
l'inflammation du poussier, très facilement inflammable, souvent même
détonnant, lors des opérations de mise en tas, au tout début des
stockages, dans les années 1870. Le feu, recouvert journellement par de
nouveau déchets, manque d'oxygène pour se développer, mais perdure,
gagnant de proche en proche en vitrifiant les schistes houillers (et on
retrouve à ce moment le début de l'explication donnée par terrils.be).
Des témoignages de l'époque indiquent aussi que les ingénieurs de
surface cherchaient, par cette combustion lente, à réduire le volume
des déchets à stocker. Ce sont ces schistes vitrifiés qui sont
exploités dans les terrils démantelés.
On n'est pas loin, dans ce processus, de la gazéification de la houille
in situ. Cette gazéification, essayée en toute fin d'exploitation des
puits, n'a jamais donné les résultats escomptés, mais les veines qui
ont subi ce processus industriel continuent de brûler, lentement, et de
manière incontrôlée. Nous en avions parlé sur ce groupe, il y a
quelques années, car les entrées de puits de gazéification sont des
zones fermées, laissées en friche et ne voyant pratiquement jamais un
être humain. Ces zones sont de véritables niches écologiques, avec une
flore tout à fait inhabituelle pour la latitude (comme je le dis
parfois à propos du jardin de Modeste : c'est chauffé par le plancher)
et nous avions fait le parallèle avec la zone de Tchernobyl, certes
avec moins d'ampleur, mais avec les mêmes résultats pratiques pour la
faune et la flore.
--
Michel 59
jaky.pelmont a écrit
> Une question que je me pose, c'est comment une combustion de résidus
> charbonneux mal triés peut perdurer à ce point en profondeur. Le milieu
> étant apparemment poreux, l'oxygène peut pénétrer.
L'explication donnée par le site est autre: une oxydation du sulfure de fer,
une des caractéristiques des gisements de ces régions est en effet d'etre
sulfureux
mais également phosphoreux.
le phosphore réagit naturellement en présence des infiltrations dues à la pluie,
réaction très exothermique.
les schistes rouges sont le résultats de cette combustion entretenue par les
résidus de charbons et est symptomatiques des terrils dit "éteints".
sur le terril plat de Rieulay (terril ancien), après retriage pour récupérer les
parties combustibles, les résidus remis en tas se sont parfois (suite à
l'aération) spontanément remis en combustion.
http://ecoleslanoy.free.fr/Annee07_08/Activites/Rieulay.htm
http://communerieulay.free.fr/village%20terril.htm
Au temps où j'y enseignais, l'ULB avait des locaux à la Louvière, et
j'avais pu visiter les labo de sélection des semences destinées à la
végétalisation des milieux difficiles, qui étaient testées en
collaboration avec l'INRA sur les terrils de La Louvière et de
Frameries. Je ne sais pas qui a été à l'origine des plantations, mais
je sais de manière directe que les lieux ont aussi servi à cette
expérimentation, dans les années 90, ce qui a permis de prolonger et
structurer le projet originel et de l'étendre à d'autres terrils..
--
Michel 59
>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
>> être?), et ce que je peux trouver sur le net indique que les cèdres
>> ont été plantés par les propriétaires du terrain avant le rachat par
>> les pouvoirs publics.
>
> Au temps où j'y enseignais,
!!! tiens, vla autre chose (!!!)
> l'ULB avait des locaux à la Louvière, et
> j'avais pu visiter les labo de sélection des semences destinées à la
> végétalisation des milieux difficiles, qui étaient testées en
> collaboration avec l'INRA sur les terrils de La Louvière et de
> Frameries. Je ne sais pas qui a été à l'origine des plantations, mais je
> sais de manière directe...
etc.
Claire
>>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
>>> être?),
>> Au temps où j'y enseignais,
> !!! tiens, vla autre chose (!!!)
De 1993 à 1996 j'ai donné des cours de technique de théâtre à des
étudiants de l'ULB, oui, et alors ?
Peut-être faut-il que je fournisse mes feuilles de paye ?
--
Michel 59
Et au passage, je donnais également des cours au Grand Hornu, près de
St Ghislain. Mais bon, tu en penses ce que tu veux.
Etonnant quand même cette réaction à propos d'un truc qui ne te
concerne pas.
--
Michel 59
> caryl13 à l'adresse 92.150.11.92 et dont l'identifiant est
> <4c7d0510$0$10207$ba4a...@reader.news.orange.fr> a écrit :
> > Le 31/08/2010 15:20, Michel HONORE a écrit :
> >> Dan à l'adresse et dont l'identifiant est
>
> >>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
> >>> être?),
> >> Au temps où j'y enseignais,
>
> > !!! tiens, vla autre chose (!!!)
>
> De 1993 à 1996 j'ai donné des cours de technique de théâtre à des
> étudiants de l'ULB, oui, et alors ?
> ......
Montage des décors ou art dramatique ?
C'est bien, mais en te lisant j'avais cru que tu avais eu une activité
dans la culture sur terril (d'ailleurs pourquoi pas). ;-)
--
JRP
> Certes, reste que sur les sites wallons, la végétalisation artificielle
> a commencé très tôt après la fermeture des mines. Ce qui a aidé
> fortement la végétalisation spontanée.
De nouveau : d'où tiens-tu ça??? J'ai joué sur des terrils, je m'y suis
promenée adulte, de la famille vivait à proximité de certains, j'ai vécu
avec d'autres en point de mire, je n'ai jamais vu de végétalisation
volontaire. Il y a peut-être un ou l'autre cas que tu mentionnes par
ailleurs et que je ne connais pas, mais de là à en faire généralisation
sur l'ensemble des terrils wallons... D'après ce que j'ai pu lire la
chaîne des terrils n'a pas de frontière marquée, alors prétendre qu'il y
a eu des traitements à ce point différents de part ou d'autre de la
frontière me semble plutôt hasardeux.
Le dernier terril sur lequel je me suis promenée était dans la région
liégeoise: des bouleaux, rien que des bouleaux, et peu de plantes
apparentes au sol, sol cédant sous les pas vers le sommet, comme du
poussier (que c'est sans doute).
Je me souviens avoir vu un documentaire où il était expliqué que le
bouleau pionnier s'y semait facilement à cause de la pente faisant
barrière si des graines étaient transportées par les vents (en plus du
type de sol, évidemment).
> Dan à l'adresse et dont l'identifiant est
> <8e4bbv...@mid.individual.net> a écrit :
>> Le Tue, 31 Aug 2010 12:17:38 +0200, Michel HONORE a écrit :
[végétalisation des terrils en wallonie]
>>> Mais l'implantation est
>>> réalisée sur un sol apporté, avec une sélection de graines et de
>>> plants pour laquelle l'INRA avait collaboré avec l'Université de La
>>> Louvière.
>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
>> être?), et ce que je peux trouver sur le net indique que les cèdres ont
>> été plantés par les propriétaires du terrain avant le rachat par les
>> pouvoirs publics.
> Au temps où j'y enseignais, l'ULB avait des locaux à la Louvière,
...tu as une façon de dire les choses qui te propulse prof d'unif en
quelques mots... ne t'étonne donc pas qu'on s'exclame à ce point d'orgue,
dans une carrière aussi éclectique que bien fournie distillée au fur et à
mesure de tes récits depuis quelques années sur ce forum :-)
> et
> j'avais pu visiter les labo de sélection des semences destinées à la
> végétalisation des milieux difficiles, qui étaient testées en
> collaboration avec l'INRA sur les terrils de La Louvière et de
> Frameries. Je ne sais pas qui a été à l'origine des plantations, mais je
> sais de manière directe que les lieux ont aussi servi à cette
> expérimentation, dans les années 90, ce qui a permis de prolonger et
> structurer le projet originel et de l'étendre à d'autres terrils..
Si tu trouves de la doc sur le sujet je serais curieuse de la voir, parce
que la végétalisation des terrils par l'ULB et l'INRA ça m'en bouche un
coin. De la recherche et une expérience in situ sur l'un ou l'autre lieu
("milieu difficile"), peut-être, mais au-delà de la recherche (destinée à
quoi et à qui vu que c'est pas les pouvoirs publics wallons qui vont
payer la végétalisation des terrils ni la recherche qui l'accompagne) et
de tests expérimentaux, quelle suite sur des terrils?
> Et au passage, je donnais également des cours au Grand Hornu, près de St
> Ghislain. Mais bon, tu en penses ce que tu veux. Etonnant quand même
> cette réaction à propos d'un truc qui ne te concerne pas.
Le Grand Hornu, ancien site minier avec des structures sociale et
architecturale particulières, est devenu un centre culturel depuis un
certain temps, on y avait fait une ballade avec quelques participants
(pour la plupart belges) de frj il y a quelques années.
> Mais le danger peut se manifester à long terme, ce fut le cas du terril
> de Calonne-Ricouart en 1975. Des années après la fermeture de la fosse,
> le manque de précautions lors de l'exploitation des marériaux pour
> remblayer les autoroutes provoqua l'explosion de ce terril, qui fit une
> dizaine de victimes dans le voisinage :
>
> http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto36.html
> http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto37.html
> http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto38.html
Un coup de grisou? On n'a pas su ce que c'était?
> Le Tue, 31 Aug 2010 14:45:08 +0200, Michel HONORE a écrit :
>
> > Certes, reste que sur les sites wallons, la végétalisation artificielle
> > a commencé très tôt après la fermeture des mines. Ce qui a aidé
> > fortement la végétalisation spontanée.
>
> De nouveau : d'où tiens-tu ça??? J'ai joué sur des terrils, je m'y suis
> promenée adulte, de la famille vivait à proximité de certains, j'ai vécu
> avec d'autres en point de mire, je n'ai jamais vu de végétalisation
> volontaire. Il y a peut-être un ou l'autre cas que tu mentionnes par
> ailleurs et que je ne connais pas, mais de là à en faire généralisation
> sur l'ensemble des terrils wallons... D'après ce que j'ai pu lire la
> chaîne des terrils n'a pas de frontière marquée, alors prétendre qu'il y
> a eu des traitements à ce point différents de part ou d'autre de la
> frontière me semble plutôt hasardeux.
>
> .....................
> Je me souviens avoir vu un documentaire où il était expliqué que le
> bouleau pionnier s'y semait facilement à cause de la pente faisant
> barrière si des graines étaient transportées par les vents (en plus du
> type de sol, évidemment).
Un témoignage fiable qui montre bien que la végétalisation volontaire
n'a pas été une généralité, loin de là, et que des plantes variées se
sont installées spontanément, même si cela a pris beaucoup de temps
(comme sur l'île de Surtzey sur les laves, que j'ai citée). En fait cela
correspond bien à ce que j'avais lu par ailleurs, même si je n'y suis
jamais allé.
Bonne soirée.
--
JRP
> Le Tue, 31 Aug 2010 14:09:26 +0200, Gerardel a écrit :
>
>
> > Mais le danger peut se manifester à long terme, ce fut le cas du terril
> > de Calonne-Ricouart en 1975. Des années après la fermeture de la fosse,
> > le manque de précautions lors de l'exploitation des marériaux pour
> > remblayer les autoroutes provoqua l'explosion de ce terril, qui fit une
> > dizaine de victimes dans le voisinage :
> >
> > http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto36.html
> > http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto37.html
> > http://www.sapeurspompiers-auchel.fr/Auchel%202/images/foto38.html
>
>
> Un coup de grisou? On n'a pas su ce que c'était?
Plausible. Les explosions des coups de grisou sont causées croit-on par
les émanations de méthane et de phosphine (hydrure de phosphore PH4). Ce
dernier hydrure est responsable en partie de la lumière des feux follets
(par oxydation à l'air ou par phosphorescence). L'hydrure peut se former
par activité bactérienne dans les conditions de la méthanogénè!se, à
l'abri de l'air, à partir des formes répandues du phosphore dans la
nature qui sont des phosphates. L'hydrure de phosphore est présent dans
les émanations des terrils. Des conditions particulières ont peut-être
été rersponsables de l'accident signalé par Girardel, je ne sais pas si
cela a été prouvé ou non.
--
JRP
>> Certes, reste que sur les sites wallons, la végétalisation artificielle
>> a commencé très tôt après la fermeture des mines. Ce qui a aidé
>> fortement la végétalisation spontanée.
> De nouveau : d'où tiens-tu ça??? J'ai joué sur des terrils, je m'y suis
> promenée adulte, de la famille vivait à proximité de certains, j'ai vécu
> avec d'autres en point de mire, je n'ai jamais vu de végétalisation
> volontaire. Il y a peut-être un ou l'autre cas que tu mentionnes par
> ailleurs et que je ne connais pas, mais de là à en faire généralisation
> sur l'ensemble des terrils wallons...
Je n'ai jamais prétendu qu'il y avait une généralisation de la
végétalisation sur tous les terrils belges. Je prétends simplement que
de nombreux sites wallons ont bénéficié d'une végétalisation précoce
par le fait qu'ils ont été peu exploité en temps que matériaux et que
des initiatives privées ont permis de commencer cette végétalisation.
Il m'avait d'ailleurs semblé que tu étais d'accord sur ce point dans un
autre post. Depuis le début, je parle essentiellement de Lambrechies
qui fut un site pionnier et que j'avais pris plaisir à visiter.
> D'après ce que j'ai pu lire la
> chaîne des terrils n'a pas de frontière marquée, alors prétendre qu'il y
> a eu des traitements à ce point différents de part ou d'autre de la
> frontière me semble plutôt hasardeux.
En France, le fait que les Houillères étaient propriétaires de tous les
sites et qu'elles tentaient de les exploiter au maximum, a fortement
retardé les initiatives. Il a fallu le rachat par l'état et la région
pour que des initiatives de valorisation soient prises par les communes
et des associations. Il n'y a que depuis 15 ans que les sites français
sont préservés
> Le dernier terril sur lequel je me suis promenée était dans la région
> liégeoise: des bouleaux, rien que des bouleaux, et peu de plantes
> apparentes au sol, sol cédant sous les pas vers le sommet, comme du
> poussier (que c'est sans doute).
> Je me souviens avoir vu un documentaire où il était expliqué que le
> bouleau pionnier s'y semait facilement à cause de la pente faisant
> barrière si des graines étaient transportées par les vents (en plus du
> type de sol, évidemment).
Si tu t'en souviens, c'est déjà ce qu'avait dit Olivier Gaubert il y a
deux ans
--
Michel 59
>> Dan à l'adresse et dont l'identifiant est
>> <8e4bbv...@mid.individual.net> a écrit :
>>> Le Tue, 31 Aug 2010 12:17:38 +0200, Michel HONORE a écrit :
> [végétalisation des terrils en wallonie]
>>>> Mais l'implantation est
>>>> réalisée sur un sol apporté, avec une sélection de graines et de
>>>> plants pour laquelle l'INRA avait collaboré avec l'Université de La
>>>> Louvière.
>>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
>>> être?), et ce que je peux trouver sur le net indique que les cèdres ont
>>> été plantés par les propriétaires du terrain avant le rachat par les
>>> pouvoirs publics.
>> Au temps où j'y enseignais, l'ULB avait des locaux à la Louvière,
> ...tu as une façon de dire les choses qui te propulse prof d'unif en
> quelques mots... ne t'étonne donc pas qu'on s'exclame à ce point d'orgue,
> dans une carrière aussi éclectique que bien fournie distillée au fur et à
> mesure de tes récits depuis quelques années sur ce forum :-)
Mais je pense que tu sais que l'Université Libre a une section
formation en alternance et qu'elle est ouverte à des formations
techniques. C'est dans ce cadre que j'ai enseigné ce qui constitue mon
métier, tout comme je l'ai fait pendant 6 ans en France, dans d'autres
organismes de formation et dans le cadre des formations nouvelles
qualifications.
En définitive j'ai changé 4 fois de métier dans ma vie, ce qui ne me
semble pas énorme. Et encore, pendant que j'enseignais, j'ai continué
d'être technicien du spectacle. Je ne faisais que retransmettre à
d'autres ce qui était toujours mon métier.
>> et
>> j'avais pu visiter les labo de sélection des semences destinées à la
>> végétalisation des milieux difficiles, qui étaient testées en
>> collaboration avec l'INRA sur les terrils de La Louvière et de
>> Frameries. Je ne sais pas qui a été à l'origine des plantations, mais je
>> sais de manière directe que les lieux ont aussi servi à cette
>> expérimentation, dans les années 90, ce qui a permis de prolonger et
>> structurer le projet originel et de l'étendre à d'autres terrils..
> Si tu trouves de la doc sur le sujet je serais curieuse de la voir, parce
> que la végétalisation des terrils par l'ULB et l'INRA ça m'en bouche un
> coin.
Ce n'est pas ce que j'ai dit. Relis ma phrase et tu constateras que
l'extrapolation que tu en fais est abusive. C'est sur une proposition
de l'INRA que les locaux de l'Université ont été utilisés pour cette
expérimentation, en raison des végétalisations proches déjà en place et
de la possibilité d'expérimenter de nouvelles végétalisations dans les
sites à immédiate proximité. Le but était de sélectionner des semences
pour milieux difficiles. Cette expérimentation in situ, qui a duré plus
de dix ans, est bien entendu restée en place.
> De la recherche et une expérience in situ sur l'un ou l'autre lieu
> ("milieu difficile"), peut-être,
C'est exactement cela et non pas l'interprétation de ta phrase
précédente
> mais au-delà de la recherche (destinée à
> quoi et à qui vu que c'est pas les pouvoirs publics wallons qui vont
> payer la végétalisation des terrils ni la recherche qui l'accompagne) et
> de tests expérimentaux, quelle suite sur des terrils?
La suite a été donnée sur les terrils français, avec des
végétalisations à grande échelle, comme à Noeux les Mines et à Bruay.
La suite, c'est aussi la diffusion de mélanges de semences adaptés à
divers milieux difficiles voire pollués (y compris pour revégétaliser
des portions abandonnées de route macadamisées sans enlèvement du
revêtement). Les premiers grands chantiers de végétalisation difficile
dans la région Nord ont été celui du site du TGV, pour garnir la butte
artificielle sur laquelle il circule, et la végétalisation des craies
extraites du tunnel sous la Manche. Inutile de dire qu'avec de tels
chantiers, la recherche a été rapidement rentabilisée.
--
Michel 59
>> Et au passage, je donnais également des cours au Grand Hornu, près de St
>> Ghislain. Mais bon, tu en penses ce que tu veux. Etonnant quand même
>> cette réaction à propos d'un truc qui ne te concerne pas.
> Le Grand Hornu, ancien site minier avec des structures sociale et
> architecturale particulières, est devenu un centre culturel depuis un
> certain temps,
Oui, c'est dans ce Centre Culturel, alors à l'état embryonnaire, que se
faisait la partie pratique des cours que je donnais.
--
Michel 59
La commission d'enquête a effectivement conclu à un coup de grisou,
l'apport brutal d'oxygène dû à une mise en exploitation menée très
rapidement pouvant expliquer la violence de l'explosion. En fait, les
buldozers avaient attaqué la base du terril, assez profondément, avant
que de fortes pluies n'interrompent les travaux. La reprise d'activité,
avec le retour du beau temps, a amené la catastrophe. Des signes avant
coureurs (plusieurs petites explosions) avaient déjà été ressentis 6
mois avant, en début d'exploitation.
--
Michel 59
>> caryl13 à l'adresse 92.150.11.92 et dont l'identifiant est
>> <4c7d0510$0$10207$ba4a...@reader.news.orange.fr> a écrit :
>>> Le 31/08/2010 15:20, Michel HONORE a écrit :
>>>> Dan à l'adresse et dont l'identifiant est
>>>>> D'où tiens-tu ça? Il n'y a pas d'université à La Louvière (Mons peut-
>>>>> être?),
>>>> Au temps où j'y enseignais,
>>
>>> !!! tiens, vla autre chose (!!!)
>>
>> De 1993 à 1996 j'ai donné des cours de technique de théâtre à des
>> étudiants de l'ULB, oui, et alors ?
>> ......
> Montage des décors ou art dramatique ?
Plus largement, la technique de spectacle et un cours spécifique
portant sur la machinerie de théâtre et le rigging.
Je me garderais bien de donner un cours d'art dramatique. Chacun son
domaine d'enseignement. Je ne suis pas Stanilavski.
> C'est bien, mais en te lisant j'avais cru que tu avais eu une activité
> dans la culture sur terril (d'ailleurs pourquoi pas). ;-)
Il n'est pas besoin que ce soit un métier pour s'interesser à ce qui
fait le paysage de sa région. Il se trouve simplement, et j'en ai déjà
parlé, que j'ai un ami qui fut responsable de projets à la DDE, et
qu'il a longuement travaillé sur les végétalisations diverses et
variées, en particulier des délaissés d'autoroute, mais qu'il a aussi
été consultant sur les chantiers des terrils, de la ligne TGV et du
Tunnel sous la Manche. C'est un homme passionnant et passionné, et j'ai
beaucoup appris avec lui. Il n'y a aucun mystère là dessous : je suis
curieux, j'apprends vite lorsque l'objet me passionne et j'ai une bonne
mémoire. C'est tout.
--
Michel 59
bonjour ducon.
bref t'es l'homme qui a vu l'ours qui a vu gogole.
Grand couillon va.
Quel humour Michel Honoré !
Le jour où tu te prendras un peu moins au sérieux et que tu réaliseras
peut-être que tes discours ronflants en lassent plus d'un, ce forum s'en
trouvera sacrément allégé... mais il est vain d'espérer ;)
Je ne lis ici que ce qui m'intéresse, or la végétalisation des terrils
("crassiers" on dit ici près de Gardanne) m'intéresse, j'en vois un de
ma fenêtre. Ce que j'ai à en dire ne tient qu'en une seule phrase : les
pins l'Alep ont colonisé les anciens terrils de Gardanne de façon tout
ce qu'il y a de plus naturelle. Et sur tes interminables discours sur la
question et tes recherches frénétiques sur le net, permet que je puisse
réagir sur une seule phrase : celle une fois de plus parlant de toi ta
vie ton oeuvre (!)
Claire
"caryl13" a écrit
> les pins l'Alep ont colonisé les anciens terrils de Gardanne de façon tout ce
> qu'il y a de plus naturelle.
;o)))
Colonisé est un bien grand mot !!!
http://provence.aparcourir.com/c_media/visionneuse.php?mediaID=&ordre=qlast&mot=AnciensTerrils&tmot=id0&qual=-1&ind=2
http://www.photoblot.info/zoom_photo.php?id=7617
> Le jour où tu te prendras un peu moins au sérieux et que tu réaliseras
> peut-être que tes discours ronflants en lassent plus d'un, ce forum s'en
> trouvera sacrément allégé... mais il est vain d'espérer ;)
Mais bon sang, c'est pourtant simple : arrête de me lire, tu en seras
sérieusement allégée. Rien ni personne ne t'oblige.
--
Michel 59
Je ne sais ni quand ni d'où cette photo a été prise (j'avoue ne pas me
précipiter sur internet chaque fois que je parle ou que quelqu'un dit
quelque chose, histoire de "vérifier"), mais quoique je doute que ça
passionne grand monde, je pourrais faire une photo qui montre que vu de
mon hameau le terril n'a pas (ou plus) cet aspect dénudé.
Claire
>
Admets que pour celles qui ne connaissent comme sources que leurs
propres recherches internet ,leurs souvenirs et la Parole JLVeuse, c'est
difficile à imaginer avant même de croire . Tu "devrais" adapter ton
discours pour être compris des ésotériques présentes. Non ? ;-)
--
Marie-Hélène
Rigolo de lire frj en raccourci sur un bon laps de temps
Citation :
................
> tellement complexe que je me suis pris la tête pendant des heures pour essayer de démêler l'écheveau de ce que j'ai comme littérature et ce que je peux lire sur internet.
> j'en avais fait un petit condensé avec des liens sur des sites de référence, mais là... je fatigue (!)
> J'ai fini par commander le n° 81 de la Garance Voyageuse sur le site de Télébotanica :
.................
Enfin bon bref n'y connaissant rien il est bon de se documenter ;-)
Mais c'est bête de pérorer avant d'avoir tout assimilé
> mais quoique je doute que ça
> passionne grand monde, je pourrais faire une photo qui montre que vu de
> mon hameau le terril n'a pas (ou plus) cet aspect dénudé.
>
> Claire
>
NON !Surtout pas . Merci
--
Marie-Hélène
> Tu "devrais" adapter ton discours pour être compris des ésotériques
> présentes. Non ? ;-)
Oh non, justement. Je crois fermement qu'il faut garder sa
personnalité, rester honnête, ne pas varier de discours selon
l'interlocuteur.
Au moins ça évite de se prendre les pieds dans ses propres variations
(doux euphémisme) ou de débiter des propos qui viennent d'un autre (ou
d'un livre, ou d'internet) et auxquels on ne comprend rien.
--
Michel 59
puisse appliquer cette règle à toi. mdr