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La fin du 35 mm en France ?

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Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 2, 2011, 1:32:38 PM11/2/11
to
Selon le CNC
(<URL:http://www.cnc.fr/web/fr/dernieres-actualites/-/liste/18/691704>
p. 6), toutes les salles devraient être équipées du numérique d'ici fin
2012.

Autre manière de voir : à partir de 2013, les distributeurs ne tireront
plus de copie pellicule, ceux qui n'auront pas fourni l'effort
d'investissement pourront mettre la clef sous la porte...

Les multiplexes se frottent les mains...

--
Christophe Dang Ngoc Chan
cd...@wanadoo.fr

robby

unread,
Nov 2, 2011, 4:09:50 PM11/2/11
to
Le 02/11/2011 18:32, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :
> Selon le CNC
> (<URL:http://www.cnc.fr/web/fr/dernieres-actualites/-/liste/18/691704>
> p. 6), toutes les salles devraient être équipées du numérique d'ici fin
> 2012.
>
> Autre manière de voir : à partir de 2013, les distributeurs ne tireront
> plus de copie pellicule, ceux qui n'auront pas fourni l'effort
> d'investissement pourront mettre la clef sous la porte...

et quid hors du riche occident ?

--
Fabrice

Adama

unread,
Nov 2, 2011, 6:57:13 PM11/2/11
to
Le 02/11/2011 18:32, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :
> Selon le CNC
> (<URL:http://www.cnc.fr/web/fr/dernieres-actualites/-/liste/18/691704>
> p. 6), toutes les salles devraient être équipées du numérique d'ici fin
> 2012.

Concernant la fin du support film en exploitation, cette analyse est
nettement plus pertinente
http://www.manice.org/joom2011/index.php?option=com_content&view=article&id=303:la-fin-du-35mm-pour-quand-lanalyse-de-screen-digest&catid=14:news-display

Sinon, questions chiffres, on est à 61% des salles françaises équipées
en numérique.
Sur le premier semestre 2011, on est à une centaine de salle équipée en
numérique par mois et en maintenant le rythme (qu'il me semble difficile
d’accélérer, voire même de maintenir car ça sature un peu au niveau des
installateurs et qu'installer 5 projos serveurs dans un multiplexe, ça
prend 3 jours alors qu'en installer 5 sur 4 ou 5 sites différents, ça
prend 10 jours), la transition serait terminée (100% des salles) en
septembre 2013.


Jean-Marc Desperrier

unread,
Nov 3, 2011, 10:11:52 AM11/3/11
to
Adama a écrit :
> Concernant la fin du support film en exploitation, cette analyse est
> nettement plus pertinente
> http://www.manice.org/joom2011/index.php?option=com_content&view=article&id=303:la-fin-du-35mm-pour-quand-lanalyse-de-screen-digest&catid=14:news-display

Le site ne répond pas pour l'instant.

En tout cas, j'étais au festival franco-coréen du film il y a quelques
semaines, et visiblement c'est des mp4 qu'ils projetaient pour la
majorité des films.
En d'autres termes, pour les blockbuster les studio vont tenir à
utiliser leur gros matos hyper-protégé et coûteux, mais pour toutes les
productions plus indépendantes, le numérique c'est une nouvelle ère qui
s'ouvre, infiniment avantageuse, plus de frais prohibitif de copie 35
mm, qui en plus s'abîme au bout de quelques mois laissant le choix entre
plus de frais ou des copies pourries pour la salle mineure qui reçoit la
copie en fin de cycle, plus de difficulté pour transférer le film, ni
sur le nombre de salle qui projettent en même temps si c'est cela qui
les arrange au niveau de leur planning.
On peut par exemple imaginer que si par exemple il n'y que 40 salles sur
toute la France qui sont intéressée par le film, elles peuvent quand
même s'arranger pour le projeter la même semaine, et donc rendre une pub
sur un média papier ou radio national, bien ciblé en fonction du public
du film, rentable, alors que ce ne serait pas le cas si l'unique copie
en 35 mm se baladait sur tout le territoire pendant 40 semaines.

Adama

unread,
Nov 3, 2011, 6:29:59 PM11/3/11
to
Le 03/11/2011 15:11, Jean-Marc Desperrier a �crit :
> Adama a �crit :
>> Concernant la fin du support film en exploitation, cette analyse est
>> nettement plus pertinente
>> http://www.manice.org/joom2011/index.php?option=com_content&view=article&id=303:la-fin-du-35mm-pour-quand-lanalyse-de-screen-digest&catid=14:news-display
>>
>
> Le site ne r�pond pas pour l'instant.

Ah ? chez moi �a marche tr�s bien.
L'article propose une analyse �conomique bas�e sur le cout de la
pellicule qui est en train d'exploser � cause de la rar�faction de la
demande et du prix de l'argent (utilis� dans la fabrication de la
pellicule) en hausse.

> En tout cas, j'�tais au festival franco-cor�en du film il y a quelques
> semaines, et visiblement c'est des mp4 qu'ils projetaient pour la
> majorit� des films.

Je ne connais absolument pas ce festival, mais � mon avis, ils ont ripp�
les blu rays, sous-titr�s eux m�me les films (j'ai pass� 30 secondes sur
le site du festival et j'ai pas l'impression que les films qu'ils ont
diffus� b�n�ficiaient de sous-titres fran�ais) et r�encod� �a en DCP (le
format des serveurs de cin�ma num�rique)
Donc, la qualit�, c'est blu ray, peut �tre upscal�.

Enfin, c'est probablement ce que je ferais si je n'arrivais � pas �
obtenir les DCP cor�ens. (ce qui a du se passer si la qualit� �tait
visiblement mauvaise)

> En d'autres termes, pour les blockbuster les studio vont tenir �
> utiliser leur gros matos hyper-prot�g� et co�teux, mais pour toutes les
> productions plus ind�pendantes, le num�rique c'est une nouvelle �re qui
> s'ouvre, infiniment avantageuse, plus de frais prohibitif de copie 35
> mm, qui en plus s'ab�me au bout de quelques mois laissant le choix entre
> plus de frais ou des copies pourries pour la salle mineure qui re�oit la
> copie en fin de cycle, plus de difficult� pour transf�rer le film, ni
> sur le nombre de salle qui projettent en m�me temps si c'est cela qui
> les arrange au niveau de leur planning.

> On peut par exemple imaginer que si par exemple il n'y que 40 salles sur
> toute la France qui sont int�ress�e par le film, elles peuvent quand
> m�me s'arranger pour le projeter la m�me semaine, et donc rendre une pub
> sur un m�dia papier ou radio national, bien cibl� en fonction du public
> du film, rentable, alors que ce ne serait pas le cas si l'unique copie
> en 35 mm se baladait sur tout le territoire pendant 40 semaines.


Ca c'est un peu la th�orie. Dans la pratique pour le moment, il n'y a
pas grand chose de chang�. L'acc�s aux gros films est toujours aussi
difficile pour les petits exploitants
.
Quand le circuit Art et Essai sera enti�rement �quip�, on y verra plus
clair.

Quand il n'y aura plus de VPF � payer aussi. Les VPF (Virtual Print Fee)
sont une contribution que les distributeurs doivent verser aux
exploitants qui diffusent leurs films en 1�re et 2e semaine. Ca
correspond � l'�conomie que fait le distributeur en diffusant une copie
num�rique et c'est destin� � aider les exploitants � s'�quiper en
mat�riel de projection num�rique. La loi a pr�vu de les arreter en 2013
je crois.
Ce syst�me, qui est directement pomp� sur le syst�me de ce pays
sovi�tique que sont les Etats Unis vise � �liminer avec un paradoxe : le
cin�ma paradoxe, c'est un cout pour les exploitants et des �conomies
pour les distributeurs. Mais en attendant, les distributeurs aiment pas
filer leurs sous aux bouseux.
Quand il n'auront vraiment plus rien � perdre sauf le cout du transport,
sauf le cout du transport, l� le march� devrait �voluer.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 3, 2011, 7:59:33 PM11/3/11
to
Le 02/11/11 23:57, Adama a écrit :
> Le 02/11/2011 18:32, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :
>> Selon le CNC
>> (<URL:http://www.cnc.fr/web/fr/dernieres-actualites/-/liste/18/691704>
>> p. 6), toutes les salles devraient être équipées du numérique d'ici fin
>> 2012.
>
> Concernant la fin du support film en exploitation, cette analyse est
> nettement plus pertinente
> http://www.manice.org/joom2011/index.php?option=com_content&view=article&id=303:la-fin-du-35mm-pour-quand-lanalyse-de-screen-digest&catid=14:news-display

Mouaif, Screen Digest regarde la chaîne économiue, l'article a donc une
certaine pertinence, mais :

1 - le prix de la pelloche n'a jamais été significatif dans le coût d'un
film, et à peine dans son exploitation ;

2 - l'article ne regarde pas l'impact sur le raport de force
multiplexes/cinés indés, qui est pourtant un élément capital de la
liberté de création et donc de la variété

3 - il ne regarde pas non plus l'aspect conservation

Donc "nettement plus pertinent", bof...

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 3, 2011, 8:03:07 PM11/3/11
to
Le 03/11/11 15:11, Jean-Marc Desperrier a écrit :

> En d'autres termes, pour les blockbuster les studio vont tenir à
> utiliser leur gros matos hyper-protégé et coûteux, mais pour toutes les
> productions plus indépendantes, le numérique c'est une nouvelle ère qui
> s'ouvre, infiniment avantageuse,

C'est sûr que ça abaisse les coût de distribution, mais rappelons quand
même qu'il y avait aussi la vidéo qui permettait de projeter sur grand
écran à moindre coû de prod.

> plus de frais prohibitif de copie 35
> mm, qui en plus s'abîme au bout de quelques mois laissant le choix entre
> plus de frais ou des copies pourries pour la salle mineure qui reçoit la
> copie en fin de cycle,

C'est une vision largement erronée, les seuls problèmes des copies, ce
sont les projectionnistes indélicats -- et certes, il y en a --, surtout
depuis l'arrivée des copies en polypropylène.

> plus de difficulté pour transférer le film, ni
> sur le nombre de salle qui projettent en même temps si c'est cela qui
> les arrange au niveau de leur planning.

Oui.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 3, 2011, 8:11:18 PM11/3/11
to
Le 03/11/11 23:29, Adama a écrit :

> Ca c'est un peu la théorie. Dans la pratique pour le moment, il n'y a
> pas grand chose de changé. L'accès aux gros films est toujours aussi
> difficile pour les petits exploitants

Rappelons les enjeux :

1 - un film en sortie, c'était à mon époque (-> 1996) 50 % du prix du
billet qui allait au distributeur ; certains distributeurs refusaient
des films si les tarifs n'étaient pas assez élevé (cas par exemple de
Walt Disney), donc exit les salles qui pratiquent des tarifs attractifs

Là, le support (pelloche ou num) ne change rien

2 - l'élimination de la concurrence permet une situation de monopole et
donc une maximisation des profits, aux dépens des spectateurs ; j'ai vu
ça à Angoulême en 1999 et depuis quelques années à La Rochelle, où CGR a
tout trusté mise à part la salle municipale

Les intérêts des majors rejoignent ceux des multiplexes, je vous laisse
imaginer la suite...

Adama

unread,
Nov 4, 2011, 12:25:01 AM11/4/11
to
Le 04/11/2011 00:59, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :

> 1 - le prix de la pelloche n'a jamais été significatif dans le coût d'un
> film, et à peine dans son exploitation ;

C'est à cause du coup de la pelloche que le 70mm ne s'est jamais
véritablement imposé et à même fini par disparaitre. Que les
distributeurs limitent le nombre de copies par film et qu'on se retrouve
avec des cinémas incapables d'avoir des films avant la 4e, 5e ou 6e semaine.

Pourtant le 70mm, c'était bien. C'est même encore inégalé par les
projecteurs numériques. Et je parle même pas de l'IMAX (le vrai, le 70mm
16 perfos, pas l'IMAX numérique qui n'est que de la double projection 2k
standard avec le logo Imax au début du film et un bon service marketing).

Donc bon, le "à peine dans son exploitation", c'est quand même un peu
simpliste. Le cout de la pellicule a imposé le standard actuel ou plutôt
il a maintenu le standard actuel en éliminant un concurrent plus performant.

Le 70mm reste le top, donc ça a été encore été utilisé marginalement
cependant. Les resorties prestigieuses bénéficiaient d'une copie 70mm.
Par exemple, pour la retrospective Kubrick, Spartacus était projeté en
70mm. 2001 était prévu en 70mm aussi, mais la copie neuve tirée en 2001
et passée par le Gaumont Italie et le Grand Action est déjà jugée bonne
pour le recyclage vu son état)



> 2 - l'article ne regarde pas l'impact sur le raport de force
> multiplexes/cinés indés, qui est pourtant un élément capital de la
> liberté de création et donc de la variété


Actuellement, les multiplexes ont fini leur transition ou sont sur le
point de la finir. Pourtant, les cinémas situés en bout de chaine
trouvent toujours des copies, donc les distributeurs tirent encore
suffisamment de copies pour eux. Mais jusqu'à quand ?
A l'apogée du 35mm, une copie c'était environ 1500 euros. Si le prix
augmente considérablement, il ne sera tout simplement plus suffisamment
rentable pour le distributeur de tirer ces copies.



> 3 - il ne regarde pas non plus l'aspect conservation


L'exploitation et la conservation sont deux sujets complétement différents.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 6, 2011, 2:42:01 AM11/6/11
to
Le 04/11/11 05:25, Adama a écrit :
> Le 04/11/2011 00:59, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :
>
>> 1 - le prix de la pelloche n'a jamais été significatif dans le coût d'un
>> film, et à peine dans son exploitation ;
>
> C'est à cause du coup de la pelloche que le 70mm ne s'est jamais
> véritablement imposé et à même fini par disparaitre. Que les
> distributeurs limitent le nombre de copies par film et qu'on se retrouve
> avec des cinémas incapables d'avoir des films avant la 4e, 5e ou 6e
> semaine.

Oui, le 70 coûte plus cher à distribuer que le 35, et le 35 que le num,
et oui les distributeurs sont des entreprises commerciales qui cherchent
à minimiser leurs coûts pour maximiser leurs marges bénéficiaires.

On enfonce un peu des portes ouvertes là, non ?

Mais quand on voit qu'un film indé petit budget coûte déjà 2 M$, et
qu'un gros budget dépasse allégrement les 100 M$ (cf.
<URL:http://en.wikipedia.org/wiki/Film_budgeting>), je persiste et signe :

le prix de la pelloche n'a jamais été significatif dans le coût d'un film

(tu dis toi-même "> A l'apogée du 35mm, une copie c'était environ 1500
euros.")

>> 3 - il ne regarde pas non plus l'aspect conservation
>
> L'exploitation et la conservation sont deux sujets complétement différents.

L'exploitation n'est pas le sujet de mon message.

Le sujet est : l'impact du passage au tout num, avec le discours d'Eric
Garandeau
(<URL:http://www.cnc.fr/web/fr/dernieres-actualites/-/liste/18/691704>),
qui parle lui de la conservation, et l'impact sur les indépendants et
donc sur la liberté de création.

Les changements techniques induisent toujours des changement de société,
le 1er exemple connu est la révolution agricole au Néolithique -- dans
le cas qui nous occupe, "société" réduit aux acteurs de la chaîne
cinématographique incluant les spectateurs.

Tu as par exemple noté toi-même le transfert des coûts du distributeur
vers l'exploitant, ce que tu appelles le "cinéma paradoxe", et que je
notais moi-même sur Wikipédia en 2004
<URL:http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cin%C3%A9ma&diff=291942&oldid=291794>

On pourra aussi noter le passage au num crée une dépendance des salles
envers les fabricants de projo, similaire à la dépendance des garagiste
avec l'arrivée de l'électronique dans les bagnoles :

comme l'évoquait Robby, un Kinoton peut être réparé par n'importe quel
garagiste mécanicien au fin fond de l'Afrique. Pour changer une carte
électronique, on ne peut que passer par le fabricant, le technicien
d'entretien, qui est souvent un indépendant, perd de la marge au profit
du fabricant.

Donc, pas forcément disparition mis marginalisation des indépendants,
tant des exploitants de salle que des techniciens de maintenance, et
donc par ricochet des créateurs ; si tout le monde peut faire un film
avec son téléphone, le monter sur son ordinateur personnel et le
diffuser sur le net, en reanche, toucher le "grand public" avec les
salles ou la VOD, c'est un autre sujet.

Que serait devenu /Pas vu, pas pris/ de Patrice Carle dans ce contexte ?

Pour parler de la conservation, je cite Garandeau (p. 11)

"Lorsqu’au CNC nous conservons précieusement des négatifs nitrate de la
fin du XIXe et début XXe siècle, nous surveillons régulièrement la lente
apparition de signes annonciateurs d’une décomposition ou de
moisissures. Rien de tel avec le numérique, un fichier ne se décompose
pas ou ne moisit pas, il disparait, là, tout de suite, immédiatement. Et
alors que la pellicule, matière vivante, « prévient » et nous permet
d’agir de matière curative, le fichier numérique ne prévient pas et sa
disparition peut intervenir à n’importe quel moment et le plus souvent
de manière irréversible.
[...]
Les
douloureuses restructurations qu’ont vécues les laboratoires ces
dernières années ont entrainé une valse des stocks qui aurait pu être
très préjudiciable à l’ensemble du secteur. La catastrophe a été évitée
grâce à la responsabilité dont ont fait preuve la plupart des différents
responsables de ces laboratoires, les négatifs et éléments de
tirage sont, dans leur très grande majorité, physiquement présents.
[...] Mais qu’en aurait il été si tous ces films s’étaient
trouvés stockés sur des disques durs, des bandes LTO, des serveurs
délocalisés ?"

Il ne s'agit pas de faire un combat d'arrière garde sur "comme
l'argentique 'était bien", mais bien d'essayer de voir les impacts
secondaires et pourtant profonds que peut avoir le passage au tout num.

Vincent Lefevre

unread,
Nov 6, 2011, 6:39:45 PM11/6/11
to
In article <4eb63a49$0$30763$ba4a...@reader.news.orange.fr>,
Il suffit de conserver plusieurs exemplaires (ne serait-ce d'ailleurs
que parce qu'un local peut prendre feu...). Avec le numérique, ça ne
coûte pas grand chose et les copies sont équivalentes à la source.
Bref, aucun inconvénient.

Je pense que le principal problème concernant la multiplication des
copies numériques est la volonté de limiter le risque de piratage,
sinon les exploitants pourraient aussi avoir leurs propres copies
(et non plus seulement de manière volatile).

--
Vincent Lefèvre <vin...@vinc17.net> - Web: <http://www.vinc17.net/>
100% accessible validated (X)HTML - Blog: <http://www.vinc17.net/blog/>
Ciné: <http://www.vinc17.net/cine/>

robby

unread,
Nov 7, 2011, 3:08:58 AM11/7/11
to
Le 06/11/2011 08:42, Christophe Dang Ngoc Chan a écrit :
> comme l'évoquait Robby, un Kinoton peut être réparé par n'importe quel
> garagiste mécanicien au fin fond de l'Afrique. Pour changer une carte
> électronique, on ne peut que passer par le fabricant, le technicien
> d'entretien, qui est souvent un indépendant, perd de la marge au profit
> du fabricant.

ceci touche autant le tiers monde que les tiers quartiers (et les petits
cineclubs, sauf a passer des DVD - on voit souvent maintenant défiler le
texte "interdit à la diffusion publique" :-) ).

au dela du prix de l'equipement, par le systeme de crypto + controle
total des droits incorporé au dispositif on casse toute la souplesse que
permettait le fait d'accéder a des copies amorties voires usées, les
petits arrangements entre gros cinoche et micro ciné de quartier, et
idem en général pour l'alimentation des quartiers et pays moins riches
(façon "marché de l'occasion", copies usées, copies de copies).
Ok, c'etait soit une forme de "seconde-zone", soit une forme de "zone
grise (ou +) du droit", mais maintenant c'est totalement vérouillé: paye
plein pot ou passe t'en. (et pour le coup, l'alternative viable est plus
franchement illégale).


--
Fabrice

romain

unread,
Nov 7, 2011, 12:24:07 PM11/7/11
to
On 6 nov, 08:42, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:

> On pourra aussi noter le passage au num crée une dépendance des salles
> envers les fabricants de projo, similaire à la dépendance des garagiste
> avec l'arrivée de l'électronique dans les bagnoles :

Cette "dépendance" n'est guère différente de celle existante avec les
projos 35 mm.
Très peu de petits exploitants sont capables d'entretenir et/ou
réparer correctement leur projos, pour les grands groupes ce problème
n'existe pas, c'est un coût marginal dans leur bilan.
Les garagistes n'ont aucune dépendance avec l'arrivée de
l'électronique dans les bagnoles, cette évolution à été très
progressive, leur formation est correcte.
Le seul point faible des garagistes est leur isolement et leur manque
de solidarité car un petit groupement d'une dizaine de garagistes
indépendants permet d'acheter en commun le matériel de test et de
résolution de pannes pour traiter la totalité des véhicules circulant
sur le territoire.
Pour les exploitants indépendants c'est la même logique.
>
> comme l'évoquait Robby, un Kinoton peut être réparé par n'importe quel
> garagiste mécanicien au fin fond de l'Afrique.

Je demande à voir ...

> Pour changer une carte électronique, on ne peut que passer par le fabricant, le
> technicien d'entretien, qui est souvent un indépendant, perd de la marge au profit
> du fabricant.

Comment éviter le fabricant pour changer une carte ?
Ça n'existe pratiquement dans aucun domaine ...
Le technicien d'entretien, par exemple ... CTS (au hasard, je n'ai
rien contre eux) est loin de perdre sa marge, ils ne bossent pas pour
des nèfles les gars ...

> Pour parler de la conservation, je cite Garandeau (p. 11)
>
> "Lorsqu’au CNC nous conservons précieusement des négatifs nitrate de la
> fin du XIXe et début XXe siècle, nous surveillons régulièrement la lente
> apparition de signes annonciateurs d’une décomposition ou de
> moisissures. Rien de tel avec le numérique, un fichier ne se décompose
> pas ou ne moisit pas, il disparait, là, tout de suite, immédiatement. Et
> alors que la pellicule, matière vivante, « prévient » et nous permet
> d’agir de matière curative, le fichier numérique ne prévient pas et sa
> disparition peut intervenir à n’importe quel moment et le plus souvent
> de manière irréversible.

Garandeau ne sait pas de quoi il parle en matière de fichiers
numériques.

> [...]
> Les
> douloureuses restructurations qu’ont vécues les laboratoires ces
> dernières années ont entrainé une valse des stocks qui aurait pu être
> très préjudiciable à l’ensemble du secteur. La catastrophe a été évitée
> grâce à la responsabilité dont ont fait preuve la plupart des différents
> responsables de ces laboratoires, les négatifs et éléments de
> tirage sont, dans leur très grande majorité, physiquement présents.
> [...] Mais qu’en aurait il été si tous ces films s’étaient
> trouvés stockés sur des disques durs, des bandes LTO, des serveurs
> délocalisés ?"

Aucun problème avec les disques durs, rien à dire avec les bandes LTO
(si l'on respecte les règles d'utilisation), aucune inquiétude
concernant les serveurs délocalisés ... bien au contraire.
Et c'est loin d'être une liste exhaustive des solutions informatiques
de sauvegarde et conservation des œuvres artistiques.

>
> Il ne s'agit pas de faire un combat d'arrière garde sur "comme
> l'argentique 'était bien", mais bien d'essayer de voir les impacts
> secondaires et pourtant profonds que peut avoir le passage au tout num.

L'anticipation, la formation, l'éducation, la solidarité entre les
"petits" intervenants et le passage au tout numérique se fera comme
une lettre à la poste mais tant que les divers intervenants, pas tous
(petits ou grands), considéreront l'activité comme une rente ... la
pilule risque d'être dure à avaler pour un certain nombre d'entre eux.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 8, 2011, 4:04:01 PM11/8/11
to
Le 07/11/11 00:39, Vincent Lefevre a écrit :

> Il suffit de conserver plusieurs exemplaires (ne serait-ce d'ailleurs
> que parce qu'un local peut prendre feu...). Avec le numérique, ça ne
> coûte pas grand chose et les copies sont équivalentes à la source.
> Bref, aucun inconvénient.

Je pense que c'est une vision un peu simpliste de la notion de sauvegarde.
Le yaka ne marche pas mieux avec le numérique qu'avec l'argentique.

Et un des problèmes évoqué est : une boîte ferme sans être rachetée, on
coupe les serveurs, que reste-t-il des films ?

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 8, 2011, 4:14:27 PM11/8/11
to
Le 07/11/11 18:24, romain a écrit :
> On 6 nov, 08:42, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:
>
>> On pourra aussi noter le passage au num crée une dépendance des salles
>> envers les fabricants de projo, similaire à la dépendance des garagiste
>> avec l'arrivée de l'électronique dans les bagnoles :
>
> Cette "dépendance" n'est guère différente de celle existante avec les
> projos 35 mm.
> Très peu de petits exploitants sont capables d'entretenir et/ou
> réparer correctement leur projos, pour les grands groupes ce problème
> n'existe pas, c'est un coût marginal dans leur bilan.

Je n'ai pas écrit que les salles avaient des techniciens, j'ai écrit
qu'il y avait des boîtes indépendantes assurant la maintenance.
(Et heureusement que toutes les salles assurent la maintenance, il ne
suffit pas de changer la lampe de temps en temps...).

> Les garagistes n'ont aucune dépendance avec l'arrivée de
> l'électronique dans les bagnoles,

Nan, c'est sûr, les mallettes électroniques sont offertes, et n'importe
quel garagiste peut réparer n'importe quel modèle électroniqué de
n'importe quelle marque comme avant, c'est bien connu.

> car un petit groupement d'une dizaine de garagistes
> indépendants permet d'acheter en commun le matériel de test et de
> résolution de pannes

C'est une vision assez poétique.

Ce n'est valable que dans une zone géographique donnée (on ne va pas
balader les mallettes à travers la France), donc pour des entreprises
qui sont précisément en concurrence...

Et il faut espérer qu'il n'y a qu'une seule voiture de la marque X en
réparation sur l'ensemble des garages associés...

Ceci dit, cela ne change rien a fait que si on peut commander une pièce
"standard" chez un fournisseur lambda, une carte électronique ne se
trouve que chez le fabricant d'origine.

>> comme l'évoquait Robby, un Kinoton peut être réparé par n'importe quel
>> garagiste mécanicien au fin fond de l'Afrique.
>
> Je demande à voir ...

Il suffit de voir les Buisse Botazzi, des merveilles fabriquées par un
papy dans don garage...

> Comment éviter le fabricant pour changer une carte ?
> Ça n'existe pratiquement dans aucun domaine ...

D'où l'intérêt de ne pas avoir d'électronique (tu suis ?).

> Aucun problème avec les disques durs,

Non, c'est sûr, il n'y a jamais aucun problème avec les disques durs.

> mais tant que les divers intervenants, pas tous
> (petits ou grands), considéreront l'activité comme une rente ... la
> pilule risque d'être dure à avaler pour un certain nombre d'entre eux.

Une rente ?
Une rente, c'est de l'argent qui rentre tout seul, trouve moi un seul
ciné indé qui ne mouille pas sa chemise...

efji

unread,
Nov 9, 2011, 2:20:15 AM11/9/11
to
On 11/08/2011 10:04 PM, Christophe Dang Ngoc Chan wrote:

> Je pense que c'est une vision un peu simpliste de la notion de sauvegarde.
> Le yaka ne marche pas mieux avec le numérique qu'avec l'argentique.

C'est bien évident. Cliquer sur "copy" pour copier un film sur un
support qui coûte quelques euros, c'est bien aussi contraignant
que de faire une copie argentique et la stocker correctement.
C'est même plus difficile je dirais :)

--
F.J.

robby

unread,
Nov 9, 2011, 3:57:52 AM11/9/11
to
euh....
pour l'archivage "qualité et sécurité d'archive historique", tu le
stocke sur quoi ? un DVD ? :-)
tu as une idee de combien ça dure, un DVD ? ou, de sur 100 DVD, combien
deviennent en partie illisibles au bout de 5 ans ?
et ce que te dis Christophe, c'est que là la perte est quasi en tout ou
rien (c'est pas une degradation progressive).

donc soit pour chaque film tu stocke plusieurs DVD dans plusieurs sites
ET du reduplique tous les DVD tous les quelques annees,
soit tu stocke dans un data center (RAID5+replication), et non seulement
la place est bien plus importante par film, mais aussi, le cout a
l'octet est largement au dessus du cout à l'octet du disque de ton PC
(parcequ'un data center, c'est loin d'etre juste un disque).
-> a voir combien coute (en investissement, et en
fonctionnement/maintenancce) un data center (comme celui de google,
youtube, free ou megaupload).

en passant, ne pas oublier de garder aussi tous les codecs et tous les
logiciels de lecture (et ev les OS qui vont avec). contrairement a ce
qu'on croit, ça n'est pas incremental:
les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
(94-96) ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
malgré l'usage exclusivement de formats standards.
Mais bon, c'est aspect se retrouve tout autant avec les bandes. Juste,
il ne faut pas croire qu'il disparait avec le numerique.


--
Fabrice

efji

unread,
Nov 9, 2011, 8:20:30 AM11/9/11
to
Le 11/09/2011 09:57 AM, robby a écrit :
> Le 09/11/2011 08:20, efji a écrit :
>> On 11/08/2011 10:04 PM, Christophe Dang Ngoc Chan wrote:
>>
>>> Je pense que c'est une vision un peu simpliste de la notion de
>>> sauvegarde.
>>> Le yaka ne marche pas mieux avec le numérique qu'avec l'argentique.
>
>> C'est bien évident. Cliquer sur "copy" pour copier un film sur un
>> support qui coûte quelques euros, c'est bien aussi contraignant
>> que de faire une copie argentique et la stocker correctement.
>> C'est même plus difficile je dirais :)
>
> euh....
> pour l'archivage "qualité et sécurité d'archive historique", tu le
> stocke sur quoi ? un DVD ? :-)
> tu as une idee de combien ça dure, un DVD ? ou, de sur 100 DVD, combien
> deviennent en partie illisibles au bout de 5 ans ?
> et ce que te dis Christophe, c'est que là la perte est quasi en tout ou
> rien (c'est pas une degradation progressive).

Soyons sérieux !
On stocke sur une unité de stockage (DD) sécurisée avec redondance.
Et en plusieurs endroits. C'est quand même plus sûr et simple
et économique que de stocker des armoires de bobines.
En effet il faut mettre les codec avec mais ce n'est pas un problème.

--
F.J.

romain

unread,
Nov 9, 2011, 10:53:52 AM11/9/11
to
On 8 nov, 22:04, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Et un des problèmes évoqué est : une boîte ferme sans être rachetée, on
> coupe les serveurs, que reste-t-il des films ?
Les serveurs et leur contenu font partie des actifs de la boite.
La responsabilité du propriétaire des serveurs est engagé de manière
contractuelle avec le (ou les) vrai(s) propriétaire(s) du(es) film(s).
Une copie d'origine (au moins) est toujours stocké dans des conditions
optimales par le propriétaire du film.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 9, 2011, 11:54:31 AM11/9/11
to
Le 09/11/11 14:20, efji a écrit :

> Soyons sérieux !

Oui.

> On stocke sur une unité de stockage (DD) sécurisée avec redondance.
> Et en plusieurs endroits. C'est quand même plus sûr et simple
> et économique que de stocker des armoires de bobines.

Moi, je veux bien un calcul qui me prouve que des serveurs sur onduleur
dans un endroit climatisé et à hygrométrie contrôlée, ça coûte moins
cher et ça prend moins de place (et ça a un impact environnemental et
social plus réduit*) que des bobines dans une salle climatisée et à
hygrométrie contrôlée.

*combien de travailleurs forcés pour produire des km de polypropylène
vs. des kg semi-cons et des disques durs...

romain

unread,
Nov 9, 2011, 11:54:06 AM11/9/11
to
On 8 nov, 22:14, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Je n'ai pas écrit que les salles avaient des techniciens,

moi non plus

> j'ai écrit qu'il y avait des boîtes indépendantes assurant la maintenance.

moi aussi

> (Et heureusement que toutes les salles assurent la maintenance, il ne
> suffit pas de changer la lampe de temps en temps...).

La maintenance c'est un vrai métier, la "maintenance" dont tu parles
est une forme très allégée de ce métier.

> Nan, c'est sûr, les mallettes électroniques sont offertes, et n'importe
> quel garagiste peut réparer n'importe quel modèle électroniqué de
> n'importe quelle marque comme avant, c'est bien connu.

C'est presque ça ...
Un nombre très important de calculateurs sont disponibles, en dehors
des circuits commerciaux des constructeurs, via des prestataires
spécialisés à un prix nettement inférieur à celui pratiqué par les
constructeurs.

Concernant le diagnostic, les terminaux permettant de faire le travail
sont abordables pour un garagiste seul.
Pour reprogrammer un calculateur c'est moins accessible mais pas
impossible.

> > car un petit groupement d'une dizaine de garagistes
> > indépendants permet d'acheter en commun le matériel de test et de
> > résolution de pannes
>
> C'est une vision assez poétique.

Pas tant que ça, quand les ciné indé se passent les copies entre eux
pour se dépanner 1 jours ou 2, ce n'est pas de la poésie c'est de
l'intelligence, de même pour 2 électriciens-électroniciens qui se
prêtent 1 oscillo etc etc ...

> Ce n'est valable que dans une zone géographique donnée (on ne va pas
> balader les mallettes à travers la France), donc pour des entreprises
> qui sont précisément en concurrence...

Où veux tu en venir, je te parle d'arrangements de grès à grès entre
petits professionnels ?

> Et il faut espérer qu'il n'y a qu'une seule voiture de la marque X en
> réparation sur l'ensemble des garages associés...

Encore une fois, c'est l'intelligence qui prédomine, plus tu as de
garagistes dans le coup plus le nombre de terminaux doit augmenter
sans jamais atteindre le nombre de garagistes ...

De toute façon, les garagistes ont eu 40 ans pour s'adapter.
Si aujourd'hui leur disparition est programmée ce sera en grande
partie du à un manque de volonté d'adaptation, la formation n'est pas
en cause.

> Ceci dit, cela ne change rien a fait que si on peut commander une pièce
> "standard" chez un fournisseur lambda, une carte électronique ne se
> trouve que chez le fabricant d'origine.

Ta pièce standard, ce ne serai pas de "l'adaptable" par hasard ?
Les pièces détachées sur les projos 35 ... y en a t-il beaucoup qui
peuvent servir pour plusieurs marques ?
Les cartes électroniques des processeurs Dolby, peut-on se fournir
ailleurs que chez eux en cas de besoin ?

> >> comme l'évoquait Robby, un Kinoton peut être réparé par n'importe quel
> >> garagiste mécanicien au fin fond de l'Afrique.
>
> > Je demande à voir ...
>
> Il suffit de voir les Buisse Botazzi, des merveilles fabriquées par un
> papy dans don garage...

Bon exemple.
Pour avoir longtemps travaillé avec du Buisse Botazzi, je vois mal
comment mon garagiste (européen, pas africain, je n'ai rien contre les
africains) aurait pu me réparer un couloir ou me ré-usiner une croix
de malte etc etc ... j'ai toujours du renvoyer le projo à Calluire
pour une révision ou pour un changement de pièce.
>
> > Comment éviter le fabricant pour changer une carte ?
> > Ça n'existe pratiquement dans aucun domaine ...
>
> D'où l'intérêt de ne pas avoir d'électronique (tu suis ?).

Dans ce cas je te conseilles (sans te commander) de prendre un aller
simple pour le Surinam et de t'installer au fin fond de la forêt (avec
une bonne machette et un bon couteau ...), dans ce contexte,
effectivement, l'électronique n'a aucun intérêt.
Sérieusement, ce que tu acceptes pour du matériel grand public
(télévision, dvd etc etc ...), tu le refuses pour du matériel
professionnel, c'est infaisable.
>
> > Aucun problème avec les disques durs,
>
> Non, c'est sûr, il n'y a jamais aucun problème avec les disques durs.

Je te confirme, il n'y a aucun problème avec les disques durs, les
technologies disponibles pour assurer les fonctions de sauvegarde ou
d'archivage ne posent pas de problèmes et les technologies à base de
disques durs ne sont pas les seules technologies disponibles pour
assurer cette fonction.
La sauvegarde et/ou l'archivage informatique de données sont une
industrie de taille mondiale qui ont fait leurs preuves depuis des
décennies, les acteurs de cette filière qui respectent scrupuleusement
les règles sont irréprochables.
>
> > mais tant que les divers intervenants, pas tous
> > (petits ou grands), considéreront l'activité comme une rente ... la
> > pilule risque d'être dure à avaler pour un certain nombre d'entre eux.
>
> Une rente ?
> Une rente, c'est de l'argent qui rentre tout seul, trouve moi un seul
> ciné indé qui ne mouille pas sa chemise...

J'ai malheureusement plus d'un exemple dans ma besace et crois moi, ça
me fait peine, mais c'est un fait, beaucoup, trop à mon avis,
d'acteurs de la filière se comportent comme des rentiers.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 9, 2011, 11:57:29 AM11/9/11
to
Le 09/11/11 16:53, romain a écrit :
> On 8 nov, 22:04, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:
>> Et un des problèmes évoqué est : une boîte ferme sans être rachetée, on
>> coupe les serveurs, que reste-t-il des films ?

> Les serveurs et leur contenu font partie des actifs de la boite.
> La responsabilité du propriétaire des serveurs est engagé de manière
> contractuelle avec le (ou les) vrai(s) propriétaire(s) du(es) film(s).

C'est quoi la responsabilité contractuelle d'une personne morale
insolvable ou qui a disparue ?

> Une copie d'origine (au moins) est toujours stocké dans des conditions
> optimales par le propriétaire du film.

C'est sûr, ça ?
Mise à part une poignée de films que l'on ressort en copie rénovée
(notion caduque avec le num) ou en director's cut, il gagne quoi le
proprio à conserver une copie très haute résolution vs. une version pour
Blu Ray ?

Et puis tous les proprios ont-ils les moyens de cette conservation ?

romain

unread,
Nov 9, 2011, 12:09:29 PM11/9/11
to
On 9 nov, 09:57, robby <m...@pla.net.invalid> wrote:

> tu as une idee de combien ça dure, un DVD ? ou, de sur 100 DVD, combien
> deviennent en partie illisibles au bout de 5 ans ?

tu dois confondre entre un dvd gravé et un dvd pressé.

> soit tu stocke dans un data center (RAID5+replication), et non seulement
> la place est bien plus importante par film, mais aussi, le cout a
> l'octet est largement au dessus du cout à l'octet du disque de ton PC
> (parcequ'un data center, c'est loin d'etre juste un disque).

Un vrai data center c'est un outil industriel.
Le coût du stockage industriel d'une unité d'information est bien
moindre que ce qui pourrai te coûter dans tes locaux sur ton propre
système pour la même durée prévisible de conservation.

> -> a voir combien coute (en investissement, et en
> fonctionnement/maintenancce) un data center (comme celui de google,
> youtube, free ou megaupload).

C'est leur boulot, ce sont des industriels, tes coûts et leur coûts ne
sont pas comparables et ils seront toujours moins chers que toi.

> en passant, ne pas oublier de garder aussi tous les codecs et tous les
> logiciels de lecture (et ev les OS qui vont avec). contrairement a ce
> qu'on croit, ça n'est pas incremental:

Juste les codecs, un OS libre fera l'affaire pour le reste (pour les
codecs propriétaire les licences sont indispensables).

> les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
> (94-96)  ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
> malgré l'usage exclusivement de formats standards.

C'est une erreur de sauvegarde ...

romain

unread,
Nov 9, 2011, 12:25:45 PM11/9/11
to
On 9 nov, 17:57, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> C'est quoi la responsabilité contractuelle d'une personne morale
> insolvable ou qui a disparue ?

Tu es rotor toi ...
Avant d'être insolvable ou de disparaître le propriétaire des copies
des œuvres possède tous les droits de récupération au niveau de la
personne morale, c'est un faux problème que de disserter là-dessus.

>
> > Une copie d'origine (au moins) est toujours stocké dans des conditions
> > optimales par le propriétaire du film.
>
> C'est sûr, ça ?

C'est plus que sûr, le master est toujours entre les mains du proprio
ou ayants droits, bref entre les mains d'un très petit nombre
d'individus et ce dans les meilleures conditions.

> Mise à part une poignée de films que l'on ressort en copie rénovée
> (notion caduque avec le num) ou en director's cut, il gagne quoi le
> proprio à conserver une copie très haute résolution vs. une version pour
> Blu Ray ?

C'est la version d'origine filmée avec le matos d'origine, c'est tout,
c'est archivé en dur une bonne fois pour toute.
Les différentes versions montées sont également archivées en dur dans
le format d'origine, ça ne représente aucune contrainte, c'est un
métier.

> Et puis tous les proprios ont-ils les moyens de cette conservation ?

Les proprios ne sont pas des amateurs au coin de la rue.
De toute façon l'industrie de la sauvegarde informatique est là pour
assurer un service irréprochable.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 9, 2011, 12:33:40 PM11/9/11
to
Le 09/11/11 17:54, romain a écrit :

> La maintenance c'est un vrai métier, la "maintenance" dont tu parles
> est une forme très allégée de ce métier.

Je parle de quelle maintenance selon toi ?

Pour que l'on soit d'accord sur ce que tu penses que je pense (sinon, on
parle dans le vide).

> Pas tant que ça, quand les ciné indé se passent les copies entre eux
> pour se dépanner 1 jours ou 2, ce n'est pas de la poésie c'est de
> l'intelligence,

Oui, ça j'ai fait, mais je ne vois toujours pas le rapport.
Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.
Puis dans cette partie de la discussion, on parlait du dépannage
électronique, pas de la diffusion des copies.

> Ta pièce standard, ce ne serai pas de "l'adaptable" par hasard ?
> Les pièces détachées sur les projos 35 ... y en a t-il beaucoup qui
> peuvent servir pour plusieurs marques ?

Un projo mécanique, c'est de la pignonerie et un peu d'électronique de
puissance (redresseur, éclateur).
Vu le prix de fab' d'un pignon, personne ne s'amuse à faire du non standard.
L'électronique de puissance n'est pas non plus un pb.

Ya bien que la croix de Malte, mais si le niveau d'huile est maintenu,
je ne vois pas ce qui poserait problème avant, mettons, 50 ans de
fonctionnement.
(Ça donne quoi un projo num de 50 ans d'âge ?)

Reste le miroir et le filtre dichroïque ?

> Les cartes électroniques des processeurs Dolby, peut-on se fournir
> ailleurs que chez eux en cas de besoin ?

On ne parle plus du projo mais de l'ampli.
Oui, il y a déjà une dépendance sur les amplis.

Ceci dit, en mode dégradé, on peut encore tourner avec le son optique.
Alors qu'une carte qui dégage sur un num, c'est un arrêt des projections
jusqu'au remplacement.

> Bon exemple.
> Pour avoir longtemps travaillé avec du Buisse Botazzi, je vois mal
> comment mon garagiste (européen, pas africain, je n'ai rien contre les
> africains) aurait pu me réparer un couloir ou me ré-usiner une croix
> de malte etc etc ...

N'importe quel atelier de mécanique (un tour, une fraiseuse), et c'est
vrai qu'il se font rare en France, peut te faire ça.

J'envisage même de filer ça en TP à mes bacs pro Technicien d'usinage
(on a la chance de ne pas dépendre de l'Éducation nationale et donc
d'avoir pu garder les machines conventionnelles).

J'ai un ami qui va faire du dépannage pour les machines de fabrication
de bouteille partout dans le monde y compris hors OCDE, et il a toujours
pu trouver un atelier de mécanique pour se refaire des pièces.

Sinon, les garagistes des pays en voie de développement on des mains
d'or, système D oblige, je ne serai pas étonné qu'il soient capables de
faire une croix de Malte à la lime -- tu serait étonné de ce qu'est
capable de faire un ajusteur "à l'ancienne".

> Dans ce cas je te conseilles (sans te commander) de prendre un aller
> simple pour le Surinam

Et en dehors de la caricature ?
J'ai écrit, et donc je réécrit, qu'
"Il ne s'agit pas de faire un combat d'arrière garde sur "comme
l'argentique c'était bien", mais bien d'essayer de voir les impacts
secondaires et pourtant profonds que peut avoir le passage au tout num."

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 9, 2011, 12:38:58 PM11/9/11
to
Le 09/11/11 18:25, romain a écrit :

> Tu es rotor toi ...

PLutôt stator.

> Avant d'être insolvable ou de disparaître le propriétaire des copies
> des œuvres possède tous les droits de récupération au niveau de la
> personne morale, c'est un faux problème que de disserter là-dessus.

C'est de la théorie. Quand une boîte coule, elle coule, et ça peut aller
largement plus vite que le temps de réaction des ayants droit.

> ça ne représente aucune contrainte, c'est un
> métier.

Celle-là, je vais me l'encadrer.

Jacques Belin

unread,
Nov 9, 2011, 1:01:18 PM11/9/11
to

Le mercredi 9 novembre 2011 17:54:31,
Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> a écrit:

> Moi, je veux bien un calcul qui me prouve que des serveurs sur onduleur

Euh... Puisqu'on parle d'archivage de films, pourquoi aurait t'on besoin
de serveurs protégés par onduleurs ?

Là, c'est comme si on parlait de stocker un film avec son projecteur
35 mm sous tension.... ;)

Bref, un simple support numérique posé sur une étagère fournit
exactement la même fonction que l'archivage d'un film en bobines.
Pas besoin d'en demander plus.

Par ailleurs, on parle du faible durée de vie des donnérs sur les
disques durs, ok, mais il ne faudrait pas oublier qu'il y a d'autres
supports, tels que la mémoire flash, qui ont des durée de rétention des
données supérieures à 100 ans...

Et au niveau des formats, si l'industrie cinématographique s'est bien
contentée du même format de stockage et projection pendant plus d'un
siècle (la pellicule 35 mm est, mise à part une accessoire évolution
dans la forme des perforations, la même que celle inventée par George
Eastman), elle devrait quand même être capable de faire la même chose
pour le numérique... Juste un peu de résist^Winertie à l'évolution
suffit.. ;-)


A+ Jacques.
--
Le dernier Homme connecté sur le Net regardait d'anciens sites Webs.
"Vous avez du courrier" apparut sur l'écran...
--------------------------- adapté d'une courte histoire de Fredric Brown

robby

unread,
Nov 9, 2011, 2:57:14 PM11/9/11
to
Le 09/11/2011 18:09, romain a écrit :
> Un vrai data center c'est un outil industriel.
> Le coût du stockage industriel d'une unité d'information est bien
> moindre que ce qui pourrai te coûter dans tes locaux sur ton propre
> système pour la même durée prévisible de conservation.

il y a un data center pro dans mon institut.
Je peux te dire que le cout à l'octet est un paquets de fois plus cher
que pour un disque de mon ordi (et c'est normal).

>> en passant, ne pas oublier de garder aussi tous les codecs et tous les
>> logiciels de lecture (et ev les OS qui vont avec). contrairement a ce
>> qu'on croit, ça n'est pas incremental:
>
> Juste les codecs, un OS libre fera l'affaire pour le reste (pour les
> codecs propriétaire les licences sont indispensables).

euh.... tu sais vraiment de quoi tu parles, là ?
Dans 20 ans il existera encore, ton OS dans la mouture et la version qui
correspond au codec ?
meme si ça n'est pas insoluble, en pratique, il faut soit stocker bien
plus de choses que tu ne crois, soit trancoder regulierement.


>> les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
>> (94-96) ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
>> malgré l'usage exclusivement de formats standards.

> C'est une erreur de sauvegarde ...

hein ???

--
Fabrice

robby

unread,
Nov 9, 2011, 3:01:20 PM11/9/11
to
Le 09/11/2011 19:01, Jacques Belin a écrit :
> Le mercredi 9 novembre 2011 17:54:31,
> Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> a écrit:
>
>> Moi, je veux bien un calcul qui me prouve que des serveurs sur onduleur
>
> Euh... Puisqu'on parle d'archivage de films, pourquoi aurait t'on besoin
> de serveurs protégés par onduleurs ?

parcequ'un data center de plusieurs centaines de kW qui s'arrête ou
redemarre d'un coup, c'est particulierement destructeur pour pas mal de
composants des ordis.



> Là, c'est comme si on parlait de stocker un film avec son projecteur
> 35 mm sous tension.... ;)

donc on en revient au DVD -> lire mail precedant.

> Bref, un simple support numérique posé sur une étagère fournit
> exactement la même fonction que l'archivage d'un film en bobines.
> Pas besoin d'en demander plus.

a propos, j'ai encore quelques videodisques a la cave. en supposant
qu'ils ne soient pas abimés, je me demande si je peux retrouver un
lecteur. hum mais si j'en retrouve un, a quoi le brancherais-je vu que
ça n'etait pas de l'USB a l'epoque ?
capito ? on parle d'archivage patrimonial, sur le temps long.


--
Fabrice

efji

unread,
Nov 9, 2011, 4:19:59 PM11/9/11
to
On 11/09/2011 08:57 PM, robby wrote:
>
> il y a un data center pro dans mon institut.
> Je peux te dire que le cout à l'octet est un paquets de fois plus cher
> que pour un disque de mon ordi (et c'est normal).
>

Bien sûr. Mais ce n'est pas le problème.
Stocker un long métrage en 4K sur un temps long
avec toute la sécurité nécessaire est infiniment
moins cher que stocker des bobines. Sans parler
de la possibilité de duplication sans perte en
quelques minutes (quelques secondes dans 10 ans).

Il ne fait aucun doute que le cinéma actuel
numérique ne sera jamais perdu comme ont pu l'être
tant de films avant guerre par exemple, dans la mesure
où ils seront recopiés dans de nombreux endroits
du fait même de leur diffusion.

--
F.J.

romain

unread,
Nov 9, 2011, 6:20:10 PM11/9/11
to
On 9 nov, 18:33, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Je parle de quelle maintenance selon toi ?

Je te cite :
"Je n'ai pas écrit que les salles avaient des techniciens, j'ai écrit
qu'il y avait des boîtes indépendantes assurant la maintenance.
(Et heureusement que toutes les salles assurent la maintenance, il ne
suffit pas de changer la lampe de temps en temps...). "
Tu parles donc bien de 2 types de maintenance, une locale assurée par
un proprio indépendant et une autre purement professionnelle
délocalisée.
On peut discuter des deux, c'est comme tu veux.

> Pour que l'on soit d'accord sur ce que tu penses que je pense (sinon, on
> parle dans le vide).

Tu as raison.

> > Pas tant que ça, quand les ciné indé se passent les copies entre eux
> > pour se dépanner 1 jours ou 2, ce n'est pas de la poésie c'est de
> > l'intelligence,
>
> Oui, ça j'ai fait, mais je ne vois toujours pas le rapport.

Ce n'est pas une question de rapport, on discutait mutualisation de
moyens.

> Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.

Techniquement c'est faisable, reste à savoir comment les distributeurs
l'entendent, à mon avis c'est niet !

> Puis dans cette partie de la discussion, on parlait du dépannage
> électronique, pas de la diffusion des copies.

Je ne parlais pas de la diffusion des copies, voir précédemment.

> > Ta pièce standard, ce ne serai pas de "l'adaptable" par hasard ?
> > Les pièces détachées sur les projos 35 ... y en a t-il beaucoup qui
> > peuvent servir pour plusieurs marques ?
>
> Un projo mécanique, c'est de la pignonerie et un peu d'électronique de
> puissance (redresseur, éclateur).
> Vu le prix de fab' d'un pignon, personne ne s'amuse à faire du non standard.
> L'électronique de puissance n'est pas non plus un pb.

Je suis d'accord mais il est irréaliste de penser pouvoir changer tout
la pignonerie de son vieux projo en allant se fournir dans une
boutique référencé chez Direct Industry, ce n'est pas un taf de
débutant, sans compter les adaptations nécessaires, il y en aura c'est
certain.
L'électronique de puissance c'est du gâteau, je te l'accorde mais ça
reste un vrai boulot, ce n'est pas un truc accessible aux bricolos.
Ensuite pour se débrouiller avec des pièces issues d'un constructeur
allemand, italien, français, étatsunien pour réparer sa bécane, si
c'est possible, c'est réservé à une "élite", des gars qui ont un
savoir et une pratique au-delà de la moyenne, bref, c'est loin d'être
simple.

> Ya bien que la croix de Malte, mais si le niveau d'huile est maintenu,
> je ne vois pas ce qui poserait problème avant, mettons, 50 ans de
> fonctionnement.

Ma foi, le taulier aura cassé sa pipe avant ...

> (Ça donne quoi un projo num de 50 ans d'âge ?)

Ça n'arrivera pas, le cycle de vie de ces machines est beaucoup trop
court.
Le marché oriente cette durée, c'est malheureusement ainsi.
Mais aussi, les technologies utilisées sont en constante évolution.
Ceci dit, une conception modulaire est envisageable de manière à
absorber dans la douceur les sauts technologiques.

> Reste le miroir et le filtre dichroïque ?

Pour réparer ça soi-même ou trouver des velus capables de le faire,
c'est ça que tu veux dire ?

> > Les cartes électroniques des processeurs Dolby, peut-on se fournir
> > ailleurs que chez eux en cas de besoin ?

Je n'ai pas dis que c'était possible.
En dehors de la logique programmée et des circuits propriétaires (si
il y en a), un bon technicien peut les dépanner si la panne intervient
en dehors d'un contrat de garantie et/ou de maintenance.
Mais c'est toujours pareil, il faut trouver un gars compétent et
abordable.

> On ne parle plus du projo mais de l'ampli.
> Oui, il y a déjà une dépendance sur les amplis.

Les amplis ? (j'insiste bien les amplis, pas les processeurs).
Je suis catégorique, il n'y a aucune dépendance sur les amplis.
Un exploitant indépendant un temps soit peu cultivé (c'est dur à
trouver) et bien conseillé par un vrai technicien audio fait
entièrement ce qu'il veut au niveau amplis et des enceintes de
surcroît.

> Ceci dit, en mode dégradé, on peut encore tourner avec le son optique.
> Alors qu'une carte qui dégage sur un num, c'est un arrêt des projections
> jusqu'au remplacement.

Une "carte son" ça ne dégage pas comme ça, il faut vraiment le
vouloir, sauf défaut de fabrication avéré ou installation au-dessous
de tout (ça existe ...).
Reste à savoir s'il n'y a pas des constructeurs qui ont prévu une
parade pour fonctionner en mode dégradé, je n'ai pas cherché.
Sinon, tu as raison, c'est la panade et c'est la que la notion de
service entre pros prend toute sa dimension, des gars comme CTS
doivent être capables de dépanner dans les 4 heures dans leur zone
d'influence ... que le tout puissant nous entende !

> > Bon exemple.
> > Pour avoir longtemps travaillé avec du Buisse Botazzi, je vois mal
> > comment mon garagiste (européen, pas africain, je n'ai rien contre les
> > africains) aurait pu me réparer un couloir ou me ré-usiner une croix
> > de malte etc etc ...
>
> N'importe quel atelier de mécanique (un tour, une fraiseuse), et c'est
> vrai qu'il se font rare en France, peut te faire ça.

Tu connais, c'est certain, les tarifs et les délais pratiqués par les
derniers des Mohicans, et je regrette cette situation, mais même dans
la vallée de l'Arve c'est quasiment la croix et la bannière pour
trouver son bonheur, en attendant le projo reste en carafe, c'est
malheureux mais c'est comme ça, j'aimerai bien pouvoir sur un simple
coup de fil obtenir en 24 H une belle croix de malte toute neuve, en
France ce n'est même pas la peine d'y penser.

> J'envisage même de filer ça en TP à mes bacs pro Technicien d'usinage
> (on a la chance de ne pas dépendre de l'Éducation nationale et donc
> d'avoir pu garder les machines conventionnelles).

Tes élèves ont de la chance de pouvoir travailler sur des sujets de ce
genre mais auront-ils plus tard la possibilité d'appliquer ce savoir
dans leur vie professionnelle ?
Je leur souhaite en tout cas.

> J'ai un ami qui va faire du dépannage pour les machines de fabrication
> de bouteille partout dans le monde y compris hors OCDE, et il a toujours
> pu trouver un atelier de mécanique pour se refaire des pièces.

Là ça devient plus flou comme exemple, ce n'est pas très parlant, mais
effectivement si ton ami possède les plans, cahier des charges etc
etc ... il y a des ateliers de fabrication mécanique dans le monde
entier, tout est possible, c'est en France que tout devient
impossible, ça devient interdit de travailler, de bien travailler et
ce n'est pas cette escroquerie du grand emprunt qui va soit-disant
remettre le pays sur les rails de la ré-industrialisation.

> Sinon, les garagistes des pays en voie de développement on des mains
> d'or, système D oblige, je ne serai pas étonné qu'il soient capables de
> faire une croix de Malte à la lime -- tu serait étonné de ce qu'est
> capable de faire un ajusteur "à l'ancienne".

Je sais, ces gars sont des artistes et je vois de temps en temps le
boulot d'anciens bien de chez nous faire des merveilles ... c'est une
perte dramatique à mon avis.

> > Dans ce cas je te conseilles (sans te commander) de prendre un aller
> > simple pour le Surinam
>
> Et en dehors de la caricature ?

Tu as raison, ça peut être pris comme de la caricature mais ça n'en
était pas.

> J'ai écrit, et donc je réécrit, qu'
> "Il ne s'agit pas de faire un combat d'arrière garde sur "comme
> l'argentique c'était bien", mais bien d'essayer de voir les impacts
> secondaires et pourtant profonds que peut avoir le passage au tout num."

Pour moi c'est très simple.
Si les petits exploitants (indépendants, communes, communauté de
communes etc etc ...) ne se mettent pas techniquement et
commercialement à la page, s'ils ne veulent pas comprendre qu'il faut
faire face à la technologie grâce à la culture et à l'éducation et
bien ils seront broyés et finiront sur le tapin.

Les opérateurs projectionnistes sont dans le même cas, s'ils ne se
fédèrent pas pour augmenter considérablement leur niveau de
connaissances et de compétences, ils vont dégager violemment et il ne
restera plus que des pouce bouton sous payés et traité comme des
esclaves.

Jacques Belin

unread,
Nov 9, 2011, 9:13:01 PM11/9/11
to

Le mercredi 9 novembre 2011 21:01:20,
robby <m...@pla.net.invalid> a écrit:

> parcequ'un data center de plusieurs centaines de kW qui s'arrête ou
> redemarre d'un coup, c'est particulierement destructeur pour pas mal de
> composants des ordis.

M'étant déjà trouvé dans le plus grand datacenter parisien après qu'une
fausse manip sur les onduleurs ait coupé les serveurs sur la moitié d'un
étage, je sais très bien ce que ça donne un coupure de jus (enfin non,
nous on avait eu de la chance de ne pas avoir eu de casse, ce qui n'est
pas le cas de pas mal d'autres qui sont venus en même temps...)

Cependant, ça n'a rien à voir avec ma remarque, qui était basée sur le
fait que je ne voyais pas le besoin de faire tourner des serveurs pour
des données qui ne sont pas destinées à être utilisées, mais seulement
stockées. Comme un film sur une étagère.
Pour info, un disque dur ce n'est pas de la RAM, tu peux éteindre l'ordi sans
perdre des données... ;-)


> > Là, c'est comme si on parlait de stocker un film avec son projecteur
> > 35 mm sous tension.... ;)
>
> donc on en revient au DVD -> lire mail precedant.

Lire mon mail précédent, où je t'aprenais qu'il existe d'autres supports
numériques que le DVD, et qui peuvent stocker des données plus longtemps
que le film (ouais, parce que 100 ans, il faut vraiment que les
conditions de stockage et les composants chimiques des émulsions soient
hyper stables, ce qui est loin d'être évident pour les films couleur).


> a propos, j'ai encore quelques videodisques a la cave. en supposant
> qu'ils ne soient pas abimés, je me demande si je peux retrouver un
> lecteur. hum mais si j'en retrouve un, a quoi le brancherais-je vu que
> ça n'etait pas de l'USB a l'epoque ?
> capito ? on parle d'archivage patrimonial, sur le temps long.

C'est quand même bizarre quand même de considérer qu'une technologie
doit être forcément obsolète au bout de deux ans et qu'il faille tout changer
régulièrement...

Donc, on fait comme pour le film : on conserve la même technologie (ou
au moins une technologie qui conserve la compatibilité ascendante)
pendant les cent prochaines années. Et oui.

Pour la compatibilité, il suffit seulement de définir un standard
d'interfaçage physique (un connecteur quoi) pérenne où d'un côté tu as
le support qui peut aussi bien etre de la mémoire Flash d'aujourd'hui
que les prochaines mémoires holo-spatio-temporelles, et d'un autre côté
des lecteurs compatibles avec les dernières normes USB ou autre du
moment.

Pareil pour le logiciel : Il suffit de définir un méta-format de données,
ouvert, qui permette de permette de définir et encapsuler les différents
formats d'image et de son actuels et futurs.
Après, c'est que du soft à mettre à jour.

Bref, la question n'est pas technique, mais la volonté de ne pas se
mettre à changer de standard tous les six ans. Après tout, en dehors de
la pellicule 35 mm, il y a un nombre faramineux de choses qui existent
sans evoluer depuis des dizaines d'années sans qu'ont ait senti le besoin
de tout révolutionner tous les ans (les ampoules à vis, les piles 1.5V
AA, les morceaux de sucre "n°4"....). Et l'industrie du cinéma, même si elle
evolue parfois, finit toujours par se focaliser sur des standards pérennes,
tout simplement parce que les standards, c'est plus simple à gérer dans
le long terme...

robby

unread,
Nov 10, 2011, 3:45:18 AM11/10/11
to
Le 10/11/2011 03:13, Jacques Belin a écrit :
> M'étant déjà trouvé dans le plus grand datacenter parisien

c'est qui, par curiosité ?

> Pour info, un disque dur ce n'est pas de la RAM, tu peux éteindre l'ordi sans
> perdre des données... ;-)

tiens, je n'avais pas pensé à ça.
ça existe, des data center d'archivage, qui n'allument les disques
qu'occasionnellement ?
(l'equivalent disque de feu les storagetech).

cela dit un disque dur eteint, il ne me semble pas que ce soit exempt de
degradation des donnees avec le temps ?
(il me semble que les drivers en permanence lisent les CRC pour
rectifier les erreurs qui surviennent dans les blocs).


> Lire mon mail précédent, où je t'aprenais qu'il existe d'autres supports
> numériques que le DVD, et qui peuvent stocker des données plus longtemps

tu voudra bien convenir que cela reste relativement experimental, qu'il
est bien léger de garantir mordicus qu'un support electronique durera
sans erreur 100 et plus, et que le passé nous apprend que les formats
d'echange soft comme hard (prises+protocoles) ont changés moultes fois
sur des durées de vies largement plus courtes ?


> que le film (ouais, parce que 100 ans, il faut vraiment que les
> conditions de stockage et les composants chimiques des émulsions soient
> hyper stables, ce qui est loin d'être évident pour les films couleur).

oui bien sur, le film pose plein de probleme, et le retranscrire sur
peloche se fait avec des pertes.
je voulais juste souligner que le passage au numérique n'est pas si
simplissime et magique: le faire avec le meme serieux amène a gérer des
problemes d'ordre assez similaire (meme si je suis d'accord qu'au final
c'est probablement un avantage).

>> on parle d'archivage patrimonial, sur le temps long.

> C'est quand même bizarre quand même de considérer qu'une technologie
> doit être forcément obsolète au bout de deux ans et qu'il faille tout changer
> régulièrement...

il suffit de regarder le passé.
J'ai encore des cassettes betamax, BVU, et l'equivalent en stockage
informatique avec toutes formes et tailles, sans parler de mes
disquettes variées depuis 80.
Sans parler du nombre de fois ou on nous a fait le coup du "super
nouveau support qui sera l'avenir" (disques jazz, Syquest, videodisques
1 et 2, et j'en passe).
Il y a le support qui change, le format qui changent, mais aussi les prises:
Quand on a gardé et maintenu ces appareils de lectures, s'ils
communiquaient sur port parallele, bien malin qui arrive a trouver un
ordi pour l'y brancher. je ne sais pas s'il y aura longtemps des ports
series, ou SCSI 1.
Et je te parle pas de tous les matos qui marchait sur ordi SGI, Macs
'vieux standards', etc.
(au fait, firewire est en train de disparaitre, j'ai l'impression).

OUI, les formats, appareils, et connectique du numérique, ça change TOUT
LE TEMPS à l'echelle du temps meme moyen terme !



> Donc, on fait comme pour le film : on conserve la même technologie (ou
> au moins une technologie qui conserve la compatibilité ascendante)
> pendant les cent prochaines années. Et oui.

voila.

> Pour la compatibilité, il suffit seulement de définir un standard
> d'interfaçage physique (un connecteur quoi) pérenne où d'un côté tu as
> le support qui peut aussi bien etre de la mémoire Flash d'aujourd'hui
> que les prochaines mémoires holo-spatio-temporelles, et d'un autre côté
> des lecteurs compatibles avec les dernières normes USB ou autre du
> moment.
>
> Pareil pour le logiciel : Il suffit de définir un méta-format de données,
> ouvert, qui permette de permette de définir et encapsuler les différents
> formats d'image et de son actuels et futurs.
> Après, c'est que du soft à mettre à jour.

voila: il faut developper specifiquement a cet usage du hard, du soft,
et des formats.

ça se fait, bien sur. je voulais juste bien souligner que la
problematique est bien moins simpliste que celle de Mr Michu qui veut
garder ses photos de vacances (et encore, il devrait y reflechir un peu
plus). ça n'est pas la meme informatique, meme si vu de loin ça ressemble.


> Bref, la question n'est pas technique

elle l'est si on se leurre sur le cout et l'effort a faire.
(comme il me semble que c'etait le cas pour certains contributeurs du fil)

--
Fabrice

romain

unread,
Nov 10, 2011, 9:18:13 AM11/10/11
to
On 9 nov, 18:38, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Le 09/11/11 18:25, romain a écrit :
>
> > Tu es rotor toi ...
>
> PLutôt stator.

non, non, je persiste, et même rotor à cage d'écureuil.

>
> > Avant d'être insolvable ou de disparaître le propriétaire des copies
> > des œuvres possède tous les droits de récupération au niveau de la
> > personne morale, c'est un faux problème que de disserter là-dessus.
>
> C'est de la théorie. Quand une boîte coule, elle coule, et ça peut aller
> largement plus vite que le temps de réaction des ayants droit.

Ce n'est pas de la théorie, une boite ne coule pas en quelques jours,
un événement grave peut la planter en 5 mn, oui, mais ensuite il y a
tout le processus de mise en redressement ou pire, si les ayants
droits se dorent la pilule pendant que le "feu" brûle tout chez leur
prestataires ... tant pis pour eux.

>
> >  ça ne représente aucune contrainte, c'est un
> > métier.
>
> Celle-là, je vais me l'encadrer.
Vas-y encadre, c'est la vérité.

romain

unread,
Nov 10, 2011, 9:34:09 AM11/10/11
to
On 9 nov, 20:57, robby <m...@pla.net.invalid> wrote:
> Le 09/11/2011 18:09, romain a écrit :
>
> > Un vrai data center c'est un outil industriel.
> > Le coût du stockage industriel d'une unité d'information est bien
> > moindre que ce qui pourrai te coûter dans tes locaux sur ton propre
> > système pour la même durée prévisible de conservation.
>
> il y a un data center pro dans mon institut.
> Je peux te dire que le cout à l'octet est un paquets de fois plus cher
> que pour un disque de mon ordi (et c'est normal).

Non, je ne parle pas d'un disque sur ton ordi ... si tu veux te doter
d'un système complet de sauvegarde comparable en tous points à ce que
tu peux trouver dans un data center, ça te coûtera beaucoup plus
cher.

>
> >> en passant, ne pas oublier de garder aussi tous les codecs et tous les
> >> logiciels de lecture (et ev les OS qui vont avec). contrairement a ce
> >> qu'on croit, ça n'est pas incremental:
>
> > Juste les codecs, un OS libre fera l'affaire pour le reste (pour les
> > codecs propriétaire les licences sont indispensables).
>
> euh.... tu sais vraiment de quoi tu parles, là ?

un peu mon n'veu.

> Dans 20 ans il existera encore, ton OS dans la mouture et la version qui
> correspond au codec ?

tu imagines un lien entre un codec et la version d'un OS, c'est bien
ça ?

> meme si ça n'est pas insoluble, en pratique, il faut  soit stocker bien
> plus de choses que tu ne crois, soit trancoder regulierement.

le fichier (le film) et son ou ses codecs d'origine suffisent, rien
d'autre.
en cas de besoin, x années plus tard ou 10 x années plus tard on a
tous les éléments pour lire à nouveau le fichier et / ou le
transcoder.

>
> >> les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
> >> (94-96)  ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
> >> malgré l'usage exclusivement de formats standards.
> > C'est une erreur de sauvegarde ...
>
> hein ???

Ben ... si tu avais bien sauvegardé tes fichiers d'origine (dans les
règles de l'art), tu n'aurais pas ce problème aujourd'hui, c'est
évident (je plaisante un peu ... mais bon, c'est pas faux quand même).

romain

unread,
Nov 10, 2011, 9:52:48 AM11/10/11
to
On 9 nov, 21:01, robby <m...@pla.net.invalid> wrote:
> Le 09/11/2011 19:01, Jacques Belin a écrit :
>
> > Le mercredi 9 novembre 2011 17:54:31,
> > Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr>  a écrit:
>
> >> Moi, je veux bien un calcul qui me prouve que des serveurs sur onduleur
>
> > Euh... Puisqu'on parle d'archivage de films, pourquoi aurait t'on besoin
> > de serveurs protégés par onduleurs ?
>
> parcequ'un data center de plusieurs centaines de kW qui s'arrête ou
> redemarre d'un coup, c'est particulierement destructeur pour pas mal de
> composants des ordis.

ça ne s'arrête pas comme ça un "data center de plusieurs centaines de
kW", si les responsables de la boutique ne sont pas des
irresponsables, la "boutique" est alimenté par un départ protégé
depuis le poste hta/bt le plus proche, voire directement en hta (et en
coupure d’artère) si la puissance active souscrite du contrat du
client dépasse 250kVA.

Viennent ensuite les onduleurs capables d'encaisser les coupures de
faibles durée.
Et dans le cas où les choses tournent vraiment mal, on démarre les
groupes, comme dans les hôpitaux, difficile dans ces conditions de
mettre à genoux un "data center de plusieurs centaines de kW".

Après, je ne vois pas ce qui est "particulièrement destructeur" si
"tout s'arrête d'un coup ou tout redémarre d'un coup".



Thierry M.

unread,
Nov 10, 2011, 12:31:51 PM11/10/11
to
Dans son message précédent, Adama a écrit :

> Le 70mm reste le top, donc ça a été encore été utilisé marginalement

Marginalement ça comprend quand même des films comme le dernier (ou
plutôt le premier en temps que producteur) de christian clavier... qui
défend (interview) bec et ongles ce format, y compris dans les films
"intimistes"...
Maintenant si les "grands" pensent que le format télé/dvd/machin c'est
mieux... heureusement qu'il reste des "petits" dont je sens qu'on va
les taxer de "sans envergure" pour le défendre...

--
Thierry
Photos de foetus entre 8 et 12 semaines:
http://ardf.free.fr/foetus


robby

unread,
Nov 10, 2011, 7:10:55 PM11/10/11
to
Le 10/11/2011 15:34, romain a écrit :
>> Dans 20 ans il existera encore, ton OS dans la mouture et la version qui
>> correspond au codec ?
>
> tu imagines un lien entre un codec et la version d'un OS, c'est bien
> ça ?

tu sais lire de l'IFF ailleurs que sur un Amiga ou un Atari de musé ?

>>>> les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
>>>> (94-96) ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
>>>> malgré l'usage exclusivement de formats standards.
>>> C'est une erreur de sauvegarde ...
>>
>> hein ???
>
> Ben ... si tu avais bien sauvegardé tes fichiers d'origine (dans les
> règles de l'art), tu n'aurais pas ce problème aujourd'hui, c'est
> évident

c'est un peu facile à dire, ça !
J'ai utilisé les outils standard de l'epoque, produisant respectivement
du ps, pdf, mpeg.
Apparemment en 20 ans on a changé 2-3 details sur ce qui etait faisable
ou pas avec, ou sur des comportements par defaut, que sais-je.

--
Fabrice

robby

unread,
Nov 10, 2011, 7:14:43 PM11/10/11
to
Le 10/11/2011 15:52, romain a écrit :
> Après, je ne vois pas ce qui est "particulièrement destructeur" si
> "tout s'arrête d'un coup ou tout redémarre d'un coup".

en pratique, le fait que le redemarrage d'un coup fait une belle crête
de chez mémé qui fait tout recouper d'un coup en plein démarrage,
recommençant cette boucle jusqu'a ce que qqchose fume ou que quelqu'un
court appuyer sur le bouton rouge.

(c'est pas sensé arriver dans un data center bien fait avec des departs
cascadés et des onduleurs qui fonctionnement vraiment, mais en vrai
c'est a la premiere panne de courant qu'on sait si ça marche vraiment.)
--
Fabrice

LeLapin

unread,
Nov 10, 2011, 7:46:32 PM11/10/11
to
robby a tapoté du bout de ses petites papattes :

> tu sais lire de l'IFF ailleurs que sur un Amiga ou un Atari de musé ?

Sur PC, Mac...

T'es sûr que tu travailles dans l'image ?

--
LeLapin


Thierry M.

unread,
Nov 10, 2011, 10:17:08 PM11/10/11
to
robby a formulé ce mercredi :

> euh....
> pour l'archivage "qualité et sécurité d'archive historique", tu le stocke sur
> quoi ? un DVD ? :-)

un DVD c'est de l'archivage antediluvien et tout ça ne fonctionne qu'en
flux avec des pertes, tout comme les antiques Cd musicaux qui
fonctionnent toujours avec des trous de partout avec un rendu variable
suivant la destruction. Après, certe, en fichier, c'est du tout ou
rien, plutôt rapidement rien que tout. Mais QUI use encore ce mode de
stockage ? pour ma part ça fait longtemps que j'ai abandonné et ne
reste que les produits estampés du commerce qui marcheront le temps que
ça marche avec les restrictions données ci dessus, genre réception TNT
de plus en plus naze.

Par contre un simple HDD, j'en ai depuis des lustres qui fonctionnent
sans probleme, changés à cause des capacités qui augmentent de maniere
exponentielle - qu'est qu'on va foutre avec un HDD de 8 Gigas ou même
de 20 ou 40 ma bonne dame) et je vois mal une panne tomber sur un
machin qui tourne peu souvent (archivage) qu'on peu avoir en redondance
et qui ne coute que quelques centimes à l'octet (en chute libre qui
plus est) comparé à un prix épouvantable en argentique et dont la
conservation est aléatoire parceque ce n'est plus ce que c'était :
l'ère des conservations des premiers N&B est révolu ! aujourd'hui, ça
ne tient plus la route, même avec toutes les précautions du monde et tu
le sais bien.

Quant au codec, c'est un faux probleme, jusqu'à présent, on peut
toujours lire les premieres video en mpeg1, si ce n'est que la qualité
nous fait sourire. et si c'est pour parler de la conservation sur un
siecle ou deux, voir la fin des temps, il sera toujours temps d'en
faire une conversion sur un format et un support qui s'existent pas
encore (je vois bien un format non destructif dans un petit dé de
milliards de terras qui couterai 3 euros à caroufleclecrcauchan3000 :o)

bah

robby

unread,
Nov 11, 2011, 4:08:04 AM11/11/11
to
c'etait pas specialement de l'image, c'est le XML binaire de l'epoque.

tu veux dire que mes fichiers son (style MIDI mais avant que MIDI
existe) ou image de l'Amiga, je peux reellement les jouer ou visualiser
sur un PC actuel ?



quant aux formats, que le nom existe encore ne veut pas dire que les
logiciels actuels savent encore lire correctement ce que les logiciels
d'il y a 20 ans écrivaient.
(ok, tu va dire que c'est qu'ils avaient des tolérances consensuelles
par rapport aux formats, de fait ça revient au meme). visiblement
l'encoding des fontes a bien changé. apparemment le MPEG des SGI
tolérait des taille d'images qui ne sont plus supportées (certaines de
mes vielles videos ont maintenant une tronche toute en diagonale).
Les modems existent encore mais implementent ils encore tous les
protocoles antédiluviens ?
Quant aux pdf actuels qui se mettent a incorporer de la 3D et de la
video, je me fais encore plus soucis sur leur pérénité a long terme !

--
Fabrice

Jacques Belin

unread,
Nov 11, 2011, 11:34:04 AM11/11/11
to

Le jeudi 10 novembre 2011 09:45:18,
robby <m...@pla.net.invalid> a écrit:

> Le 10/11/2011 03:13, Jacques Belin a écrit :
> > M'étant déjà trouvé dans le plus grand datacenter parisien
>
> c'est qui, par curiosité ?

Telehouse 2, Boulevard Voltaire.

>
> > Pour info, un disque dur ce n'est pas de la RAM, tu peux éteindre l'ordi sans
> > perdre des données... ;-)
>
> tiens, je n'avais pas pensé à ça.
> ça existe, des data center d'archivage, qui n'allument les disques
> qu'occasionnellement ?
> (l'equivalent disque de feu les storagetech).

La question à se poser, c'est de savoir pourquoi vous voulez absolument
que le support soit installé sur un serveur, alors qu'on parle
d'archivage à long terme (de type cinémathèque) pour de films (ou
masters) qui ne seront utilisés qu'une fois tous les dix ou vingt ans.
(le cas d'une utilisation de type vidéothèque étant bien sur tout à fait
différent).

Moi c'est d'archive exploitée exceptionnelement (pour faire un transfert
sur film, projeter en cinémathèque, ou créer un master pour le
successeur du Blue-Ray) dont je parle. Donc un support qu'on stocke sur
une étagère et qu'on branche manuellement sur un ordi, juste le temps de
faire l'opération désirée.

Et si on parle Raid à propos des sauvegardes, dans notre cas c'est donc
deux supports, si possible stockés dans deux endroits différents...


> > C'est quand même bizarre quand même de considérer qu'une technologie
> > doit être forcément obsolète au bout de deux ans et qu'il faille tout changer
> > régulièrement...
>
> il suffit de regarder le passé.
> J'ai encore des cassettes betamax, BVU, et l'equivalent en stockage
> informatique avec toutes formes et tailles, sans parler de mes
> disquettes variées depuis 80.

Oui, mais là tu parles de trucs grand public, soumis au concept de
"l'obsolescence programmée".

Heureusement que l'industrie cinématographique (en tout cas les parties
production et exploittation) n'y ont pas été sensibles, car là non plus
on n'aurait pas pu regarder les films des années 20 avec un projecteur
35mm récent...

Jacques Belin

unread,
Nov 11, 2011, 11:48:59 AM11/11/11
to

Le vendredi 4 novembre 2011 05:25:01,
Adama <inv...@nospam.com> a écrit:

> Le 70mm reste le top, donc ça a été encore été utilisé marginalement
> cependant.

Il y a une trentaine d'années, c'était loin d'être marginal. Il y avait
continuellement des films qui étaient projetés en 70mm, et pas seulement
dans les très grandes salles.

Par exemple, je me rappelle très bien d'avoir vu arriver la copie 70mm
de la version de Frank Oz de "Little shop of Horror" dans le feu "Forum
Arc en Ciel" du Forum des Halles, avant qu'il y soit projeté dans une
salle qui devait faire dans les 200 places...

LeLapin

unread,
Nov 11, 2011, 1:04:33 PM11/11/11
to
Jacques Belin a tapoté du bout de ses petites papattes :
> Le vendredi 4 novembre 2011 05:25:01,
> Adama <inv...@nospam.com> a écrit:
>
>> Le 70mm reste le top, donc ça a été encore été utilisé marginalement
>> cependant.
>
> Il y a une trentaine d'années, c'était loin d'être marginal. Il y avait
> continuellement des films qui étaient projetés en 70mm, et pas seulement
> dans les très grandes salles.
>
> Par exemple, je me rappelle très bien d'avoir vu arriver la copie 70mm
> de la version de Frank Oz de "Little shop of Horror" dans le feu "Forum
> Arc en Ciel" du Forum des Halles, avant qu'il y soit projeté dans une
> salle qui devait faire dans les 200 places...

Oui m'enfin les masters 35mm poussés en copies 70, je ne vois pas
l'intérêt.

--
LeLapin


Jacques Belin

unread,
Nov 11, 2011, 2:12:46 PM11/11/11
to

Le vendredi 11 novembre 2011 19:04:33,
LeLapin <ipub-e...@neuf-enlever.fr> a écrit:

> Oui m'enfin les masters 35mm poussés en copies 70, je ne vois pas
> l'intérêt.

Ouais, c'est vrai que pour ce film en particulier, l'intéret du 70mm se
basait plutôt sur le son magnétique 6 pistes qui allait avec.

Et que pas mal d'autres films étaient en fait des films tournés en 35,
avec certaines parties (celles avec effets spéciaux notamment) tournées
en 70mm.

Mais ça n'empêche pas qu'on en salles, on voyait pas mal de copies 70mm,
et que c'était donc loin d'être "marginal" et reservé à des films
réputés "grand spectacle".

romain

unread,
Nov 11, 2011, 5:40:09 PM11/11/11
to
On 11 nov, 01:10, robby <m...@pla.net.invalid> wrote:
> Le 10/11/2011 15:34, romain a écrit :
>
> >> Dans 20 ans il existera encore, ton OS dans la mouture et la version qui
> >> correspond au codec ?
>
> > tu imagines un lien entre un codec et la version d'un OS, c'est bien
> > ça ?
>
> tu sais lire de l'IFF ailleurs que sur un Amiga ou un Atari de musé ?

Je pense pouvoir te faire ça sans trop de difficultés, oui.
L'idéal aurait été de ne jamais se séparer de sa machine d'origine,
surtout lorsque l'on sent le vent tourner (arrêt de la production et
avènement des PC, mais il semblerait que des collectors sont toujours
disponibles).
C'était peut être aussi à ce moment là qu'il fallait transcoder.

Bref, les choses sont ainsi, et les conseilleurs ne sont pas les
payeurs mais je pense que ton pb n'est pas insurmontable.

>
> >>>> les fichiers numériques des videos, ps et pdf de l'epoque de ma these
> >>>> (94-96)  ne sont plus parfois plus lisibles correctement aujourd'hui,
> >>>> malgré l'usage exclusivement de formats standards.
> >>> C'est une erreur de sauvegarde ...
>
> >> hein ???
>
> > Ben ... si tu avais bien sauvegardé tes fichiers d'origine (dans les
> > règles de l'art), tu n'aurais pas ce problème aujourd'hui, c'est
> > évident
>
> c'est un peu facile à dire, ça !

Je sais, comme je te le disais plus haut, les conseilleurs ne sont pas
les payeurs, je te disais aussi que je plaisantais un peu.

> J'ai utilisé les outils standard de l'epoque, produisant respectivement
> du ps, pdf, mpeg.
> Apparemment en 20 ans on a changé 2-3 details sur ce qui etait faisable
> ou pas avec, ou sur des comportements par defaut, que sais-je.

Il n'est jamais trop tard pour envisager une mise à jour de ta
sauvegarde de l'époque, c'est d'une thèse dont il s'agit si j'ai bien
compris, donc un boulot conséquent, ce serait dommage de tout perdre.

romain

unread,
Nov 11, 2011, 5:49:25 PM11/11/11
to
On 11 nov, 01:14, robby <m...@pla.net.invalid> wrote:
> Le 10/11/2011 15:52, romain a écrit :
>
> > Après, je ne vois pas ce qui est "particulièrement destructeur" si
> > "tout s'arrête d'un coup ou tout redémarre d'un coup".
>
> en pratique, le fait que le redemarrage d'un coup fait une belle crête
> de chez mémé qui fait tout recouper d'un coup en plein démarrage,

c'est là que les bons dijos en tête bien calibrés éliminent ce type de
pb.

> (c'est pas sensé arriver dans un data center bien fait avec des departs
> cascadés et des onduleurs qui fonctionnement vraiment, mais en vrai
> c'est a la premiere panne de courant qu'on sait si ça marche vraiment.)

Absolument, un data center qui n’a pas été conçu et câblé par des
singes ne devrait pas réagir comme ça mais dès l'obtention de la
conformité de l'installation la boite qui à réalisé l'installation
doit la tester de A à Z jusque dans ses derniers retranchements.
Je ne mets pas en doute ce que tu dis mais je suis surpris que de
telles situation existent toujours, surtout à ce niveau.

Vincent Lefevre

unread,
Nov 11, 2011, 9:10:11 PM11/11/11
to
In article <4ebce5f4$0$3707$426a...@news.free.fr>,
robby <m...@pla.net.invalid> wrote:

> Le 11/11/2011 01:46, LeLapin a écrit :
> > robby a tapoté du bout de ses petites papattes :
> >
> >> tu sais lire de l'IFF ailleurs que sur un Amiga ou un Atari de musé ?
> >
> > Sur PC, Mac...
> >
> > T'es sûr que tu travailles dans l'image ?

> c'etait pas specialement de l'image, c'est le XML binaire de l'epoque.

> tu veux dire que mes fichiers son (style MIDI mais avant que MIDI
> existe) ou image de l'Amiga, je peux reellement les jouer ou visualiser
> sur un PC actuel ?

Oui. Il y a SoX pour le son et ImageMagick pour l'image, par exemple.

> quant aux formats, que le nom existe encore ne veut pas dire que les
> logiciels actuels savent encore lire correctement ce que les logiciels
> d'il y a 20 ans écrivaient.

Si un format n'est pas supporté, c'est probablement qu'il était peu
répandu et n'était pas utilisé pour l'archivage. Ensuite, avec les
spécifications du format, on peut toujours écrire un programme de
conversion sur les machines récentes...

> (ok, tu va dire que c'est qu'ils avaient des tolérances consensuelles
> par rapport aux formats, de fait ça revient au meme). visiblement
> l'encoding des fontes a bien changé. apparemment le MPEG des SGI
> tolérait des taille d'images qui ne sont plus supportées (certaines de
> mes vielles videos ont maintenant une tronche toute en diagonale).

??? Bug du logiciel?

> Les modems existent encore mais implementent ils encore tous les
> protocoles antédiluviens ?

À quoi ça servirait s'ils ne sont plus utilisés? Un modem c'est fait
pour communiquer, pas pour faire du stockage!

> Quant aux pdf actuels qui se mettent a incorporer de la 3D et de la
> video, je me fais encore plus soucis sur leur pérénité a long terme !

Si c'est dans le cadre d'un standard avec une spécification claire,
il n'y a pas de problème.

--
Vincent Lefèvre <vin...@vinc17.net> - Web: <http://www.vinc17.net/>
100% accessible validated (X)HTML - Blog: <http://www.vinc17.net/blog/>
Ciné: <http://www.vinc17.net/cine/>

Vincent Lefevre

unread,
Nov 11, 2011, 9:17:58 PM11/11/11
to
In article <4ebab0fa$0$2531$ba4a...@reader.news.orange.fr>,
Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:

> Et puis tous les proprios ont-ils les moyens de cette conservation ?

C'était pire avec la pellicule. Il n'y a qu'à voir le nombre de films
perdus... (Au passage, je recommande le documentaire "Le Sommeil d'Or".)

robby

unread,
Nov 12, 2011, 4:51:09 PM11/12/11
to
Le 11/11/2011 23:40, romain a écrit :
>> J'ai utilisé les outils standard de l'epoque, produisant respectivement
>> du ps, pdf, mpeg.
>> Apparemment en 20 ans on a changé 2-3 details sur ce qui etait faisable
>> ou pas avec, ou sur des comportements par defaut, que sais-je.

> Il n'est jamais trop tard pour envisager une mise à jour de ta
> sauvegarde de l'époque, c'est d'une thèse dont il s'agit si j'ai bien
> compris, donc un boulot conséquent, ce serait dommage de tout perdre.

non, ce sont des articles publiés, et des vidéos.
Les encodings sont perdus (tous les accents sont transformés en
caractère bizarre), et la video est transformée en parallelogramme.

a la rigueur je pourrais rescanner en pdf une version papier de
l'article, et recorriger la video image par image, mais bon...

(tout ça avait ete produit avec les outils standard sur SGI).


--
Fabrice

robby

unread,
Nov 12, 2011, 4:52:53 PM11/12/11
to
Le 11/11/2011 23:49, romain a écrit :
> Absolument, un data center qui n’a pas été conçu et câblé par des
> singes ne devrait pas réagir comme ça mais dès l'obtention de la
> conformité de l'installation la boite qui à réalisé l'installation
> doit la tester de A à Z jusque dans ses derniers retranchements.
> Je ne mets pas en doute ce que tu dis mais je suis surpris que de
> telles situation existent toujours, surtout à ce niveau.

par chez moi, c'est arrivé a Phpnet il y a 1 ou 2 ans, par exemple :-)

--
Fabrice

robby

unread,
Nov 12, 2011, 4:57:02 PM11/12/11
to
Le 12/11/2011 03:10, Vincent Lefevre a écrit :

>> (ok, tu va dire que c'est qu'ils avaient des tolérances consensuelles
>> par rapport aux formats, de fait ça revient au meme). visiblement
>> l'encoding des fontes a bien changé. apparemment le MPEG des SGI
>> tolérait des taille d'images qui ne sont plus supportées (certaines de
>> mes vielles videos ont maintenant une tronche toute en diagonale).
>
> ??? Bug du logiciel?

des players actuels a qui on demanderait de jouer un format LxH hors
norme, tu veux dire ?

>
>> Les modems existent encore mais implementent ils encore tous les
>> protocoles antédiluviens ?
>
> À quoi ça servirait s'ils ne sont plus utilisés? Un modem c'est fait
> pour communiquer, pas pour faire du stockage!

par exemple, parce que si tu réallume un apple2 ou un TRS80 (par ex
parceque c'est lié à un truc d'archivage a un format de donnée), tu va
assez vite de poser la question de comment communiquer au reste du
monde: pas par USB, par ex :-)

>> Quant aux pdf actuels qui se mettent a incorporer de la 3D et de la
>> video, je me fais encore plus soucis sur leur pérénité a long terme !
>
> Si c'est dans le cadre d'un standard avec une spécification claire,
> il n'y a pas de problème.

j'attend de voir (c'est typiquement le genre de format qui va changer 40x).


--
Fabrice

LeLapin

unread,
Nov 12, 2011, 5:34:42 PM11/12/11
to
robby a tapoté du bout de ses petites papattes :
> par exemple, parce que si tu réallume un apple2 ou un TRS80 (par ex parceque
> c'est lié à un truc d'archivage a un format de donnée), tu va assez vite de
> poser la question de comment communiquer au reste du monde: pas par USB, par
> ex :-)

La RS232 est morte ? L'IEEE488 aussi ? La Centronics aussi ? Sans
parler de la SCSI...
Moi j'ai eu que l'embarras du choix quand j'ai voulu faire communiquer
mon vieil Apple ][ rev.0 de 1978 avec mon PC des années 2000. Dans le
pire des cas, il me restait la Midi....
Pis faut pas déconner, sur cette machine je te développe une interface
quelconque en une nuit (hard et soft).

PS : Oups, j'ai même oublié Ethernet et AppleTalk.

--
LeLapin


LeLapin

unread,
Nov 12, 2011, 5:36:46 PM11/12/11
to
robby a tapotᅵ du bout de ses petites papattes :
> non, ce sont des articles publiᅵs, et des vidᅵos.
> Les encodings sont perdus (tous les accents sont transformᅵs en caractᅵre
> bizarre),

Et une moulinette de transcodage de jeux de caractᅵre c'est pas ᅵ ta
portᅵe ?

--
LeLapin


Vincent Lefevre

unread,
Nov 12, 2011, 7:37:31 PM11/12/11
to
In article <4ebeebae$0$19003$426a...@news.free.fr>,
robby <m...@pla.net.invalid> wrote:

> Le 12/11/2011 03:10, Vincent Lefevre a écrit :

> >> (ok, tu va dire que c'est qu'ils avaient des tolérances consensuelles
> >> par rapport aux formats, de fait ça revient au meme). visiblement
> >> l'encoding des fontes a bien changé. apparemment le MPEG des SGI
> >> tolérait des taille d'images qui ne sont plus supportées (certaines de
> >> mes vielles videos ont maintenant une tronche toute en diagonale).
> >
> > ??? Bug du logiciel?

> des players actuels a qui on demanderait de jouer un format LxH hors
> norme, tu veux dire ?

Si c'est hors norme, c'est de ta faute. Mais bon,

http://en.wikipedia.org/wiki/MPEG-1

dit: "MPEG-1 supports resolutions up to 4095×4095 (12-bits)", alors
il s'agit plus probablement d'un bug du player. Commence par envoyer
un rapport de bug... Mais si plusieurs players différents ont le
même comportement, c'est peut-être aussi que ton MPEG a été généré
par un logiciel buggé ou hors norme.

> >> Les modems existent encore mais implementent ils encore tous les
> >> protocoles antédiluviens ?
> >
> > À quoi ça servirait s'ils ne sont plus utilisés? Un modem c'est fait
> > pour communiquer, pas pour faire du stockage!

> par exemple, parce que si tu réallume un apple2 ou un TRS80 (par ex
> parceque c'est lié à un truc d'archivage a un format de donnée), tu va
> assez vite de poser la question de comment communiquer au reste du
> monde: pas par USB, par ex :-)

À quoi ça sert de rallumer un Apple ][ ou un TRS80? Au passage,
il existe des émulateurs, et l'échange de données ne pose pas de
problème.

Il y a éventuellement le problème de lire de vieilles disquettes
(difficile de trouver un lecteur de disquettes pour machines récentes),
mais elles sont de toute façon probablement démagnétisées.

Et quand une technologie évolue, il y a toujours un temps assez long
pendant lequel plusieurs formats sont supportés, et on peut faire les
conversions à ce moment. Si un format n'est plus supporté, c'est parce
que vraiment il est obsolète et on a beaucoup mieux (c'est notamment
le cas des supports physiques, qui ont de toute façon une durée de
vie limitée, car pour les formats logiciels, il y en a maintenant
spécialement prévus pour l'archivage).

Vincent Lefevre

unread,
Nov 12, 2011, 7:41:50 PM11/12/11
to
In article <4ebeea4d$0$3671$426a...@news.free.fr>,
robby <m...@pla.net.invalid> wrote:

> (tout ça avait ete produit avec les outils standard sur SGI).

Si les outils étaient standard sur SGI, en cherchant bien, on doit
pouvoir trouver les logiciels de conversion.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:25:50 AM11/13/11
to
Le 09/11/11 19:01, Jacques Belin a écrit :
>
> ok, mais il ne faudrait pas oublier qu'il y a d'autres
> supports, tels que la mémoire flash, qui ont des durée de rétention des
> données supérieures à 100 ans...

On connaît des mémoires flash qui ont plus de 100 ans ?
Tu ne connais pas d'exemple de mémoires flash (p. ex. clef USB, carte
d'APN) qui ont flinguées ?

--
Christophe Dang Ngoc Chan
cd...@wanadoo.fr

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:27:01 AM11/13/11
to
Le 10/11/11 09:45, robby a écrit :

> cela dit un disque dur eteint, il ne me semble pas que ce soit exempt de
> degradation des donnees avec le temps ?

Déjà, un DD est sous vide, et un vide statique, comment dire...

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:29:57 AM11/13/11
to
Le 09/11/11 22:19, efji a écrit :

> Il ne fait *aucun doute* que le cinéma actuel
> numérique ne sera *jamais* perdu

J'adore...

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:35:07 AM11/13/11
to
Le 10/11/11 15:18, romain a écrit :
> On 9 nov, 18:38, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:

>> C'est de la théorie. Quand une boîte coule, elle coule, et ça peut aller
>> largement plus vite que le temps de réaction des ayants droit.
>
> Ce n'est pas de la théorie, une boite ne coule pas en quelques jours,

Donc, selon toi, "le temps de réaction des ayants droit" = "quelques jours".
Fascinat.

> ou pire, si les ayants
> droits se dorent la pilule pendant que le "feu" brûle tout chez leur
> prestataires ... tant pis pour eux.

Voilà, c'est bien ce que je disais.

>>> ça ne représente aucune contrainte, c'est un
>>> métier.
>>
>> Celle-là, je vais me l'encadrer.
> Vas-y encadre, c'est la vérité.

Métier = aucune contrainte, c'est quand même une vérité étrange.
Surtout quand on sait qu'une étymologie possible de travail est un
instrument de torture...

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:46:24 AM11/13/11
to
Le 10/11/11 00:20, romain a écrit :
> On 9 nov, 18:33, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:

> Tu parles donc bien de 2 types de maintenance, une locale assurée par
> un proprio indépendant et une autre purement professionnelle
> délocalisée.

Voilà, et dans les 2 cas, avec du mécanique pur, on peut dans une large
mesure être relativement indépendant du fabricant.
Il y a d'ailleurs des fabricants qui ont disparu alors que les projos
tournent toujours.

>> Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.
>
> Techniquement c'est faisable, reste à savoir comment les distributeurs
> l'entendent, à mon avis c'est niet !

Donc pb réglé.

> Je suis d'accord mais il est irréaliste de penser pouvoir changer tout
> la pignonerie de son vieux projo en allant se fournir dans une
> boutique référencé chez Direct Industry, ce n'est pas un taf de
> débutant,

J'ai pas dit un taf de débutant, mais c'est juste possible.

> ce n'est pas un truc accessible aux bricolos.

J'ai bien parlé de tech de maintenance pro et pas de bricolos.

> Une "carte son" ça ne dégage pas comme ça, il faut vraiment le
> vouloir, sauf

On est bien d'accord qu'en général, les problème, ça vient des "sauf"...

>> N'importe quel atelier de mécanique (un tour, une fraiseuse), et c'est
>> vrai qu'il se font rare en France, peut te faire ça.
>
> Tu connais, c'est certain, les tarifs et les délais pratiqués par les
> derniers des Mohicans, et je regrette cette situation, mais même dans
> la vallée de l'Arve

On parlait du fin fond de l'Afrique.
La main d'oeuvre est largement moins chère que la pièce importée...

> Tes élèves ont de la chance de pouvoir travailler sur des sujets de ce
> genre mais auront-ils plus tard la possibilité d'appliquer ce savoir
> dans leur vie professionnelle ?
> Je leur souhaite en tout cas.

Les industriels produisent tous sur commande num, mais ils nous envoient
leurs personnels se faire former au conventionnel pour 2 raisons :

1 - les prises de pièces sont les mêmes, on sent les efforts de coupe
dans les manettes, on devient plsu performant sur CN (isostatisme, choix
des outils, des paramètres de coupe) ;

2 - reprendre une pièce sur conventionnel, c'est fastoche ; sur CN,
quand on ne part pas d'un brut, c'est vite galère, et puis faire un
programme, c'est intéressant quand pour une série ou une pièce complexe,
pour de la reprise...

>> J'ai un ami qui va faire du dépannage pour les machines de fabrication
>> de bouteille partout dans le monde y compris hors OCDE, et il a toujours
>> pu trouver un atelier de mécanique pour se refaire des pièces.
>
> Là ça devient plus flou comme exemple, ce n'est pas très parlant, mais
> effectivement si ton ami possède les plans,

Non, il se pointe dans l'usine, voit qu'il faut refaire une pièce,
trouve un mécano dans le coin et c'est parti.

> c'est en France que tout devient
> impossible,

re-"On parlait du fin fond de l'Afrique."

> Pour moi c'est très simple.
> Si les petits exploitants (indépendants, communes, communauté de
> communes etc etc ...) ne se mettent pas techniquement et
> commercialement à la page,

Ce n'est pas le problème évoqué.

Il s'agissait de voir un peu au-delà des simples performances techniques
et d'imaginer les dommages collatéraux, les impacts sociétaux induits
par cette évolution.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 13, 2011, 5:48:21 AM11/13/11
to
Le 11/11/11 19:04, LeLapin a écrit :

> Oui m'enfin les masters 35mm poussés en copies 70, je ne vois pas
> l'intérêt.

Une des méthodes de prise de vue consiste à prendre de la pelloche 35 mm
mais à la faire défiler horizontalement, on a donc une image large sans
perte d'une prise de vue anamorphosée.

LeLapin

unread,
Nov 13, 2011, 7:10:25 AM11/13/11
to
Christophe Dang Ngoc Chan a tapoté du bout de ses petites papattes :
> Le 11/11/11 19:04, LeLapin a écrit :
>
>> Oui m'enfin les masters 35mm poussés en copies 70, je ne vois pas
>> l'intérêt.
>
> Une des méthodes de prise de vue consiste à prendre de la pelloche 35 mm mais
> à la faire défiler horizontalement, on a donc une image large sans perte
> d'une prise de vue anamorphosée.

Je ne parlais évidemment pas de ça.
Si tu vas par là, le 70mm aussi a été utilisé en défilement horizontal.

--
LeLapin


robby

unread,
Nov 13, 2011, 12:49:48 PM11/13/11
to
Le 13/11/2011 01:37, Vincent Lefevre a écrit :
> Et quand une technologie évolue, il y a toujours un temps assez long
> pendant lequel plusieurs formats sont supportés, et on peut faire les
> conversions à ce moment. Si un format n'est plus supporté, c'est parce
> que vraiment il est obsolète et on a beaucoup mieux (c'est notamment
> le cas des supports physiques, qui ont de toute façon une durée de
> vie limitée, car pour les formats logiciels, il y en a maintenant
> spécialement prévus pour l'archivage).


quand tu t'appelle le CNC est que tu es en charge de la conservation du
patrimoine filmé, cela signifie "juste" reconvertir tout le fond.


--
Fabrice

Jacques Belin

unread,
Nov 13, 2011, 3:07:43 PM11/13/11
to

Le dimanche 13 novembre 2011 11:25:50,
Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> a écrit:

> On connaît des mémoires flash qui ont plus de 100 ans ?

Non, bien sûr.

Mais toi par contre, peux tu me dire le pourcentage exact de copies 35mm
qui sont restées intactes depuis 100 ans, même si elles sont restées
dans leur boite tout ce temps ?

Ah, non question biaisée, soyons gentils.
Ne parlons pas des copies "flamme", seulement des copies acétates.
Et puisque tu met en doute ce que je dit à propos de la Flash, merci de
ne pas citer les films polyester, vu qu'aucun ne date de plus de 30 ans...

> Tu ne connais pas d'exemple de mémoires flash (p. ex. clef USB, carte
> d'APN) qui ont flinguées ?

Faux problème : on sait depuis le début. Les créateurs de la Flash quand
ils s'appellaient encore Sundisk, disaient déjà dans un papier qu'ils
ont publié quand ils l'ont lancée 1992 qu'elle avait un nombre limité
d'écritures. Ils fournissaient même avec les cartes PCMCIA un utilitaire
permettant de "revitaliser" les cartes, en déplaçant les secteurs
defectueux vers des secteurs réservés.
Heureusement, cette fonction est maintenant incluse dans le contrôleur
qui est dans la clé, mais ça n'empêche pas qu'au bout d'un certain
temps, ta clé elle est flinguée. Ceci étant dû d'une part au fait que
lorsqu'elle écrit, c'est un cluster de plusieurs secteurs (16 si mes
souvenirs sont bons) qui est ecrit, même pour un fichier de 15 octets,
et d'autre part, si tu es sur un système qui écrit le dernier accès au
fichier dans la FAT (même si tu ne fait que lire le fichier) ca compte
pour une écriture.

Or, cette question n'entre pas du tout en compte pour l'utilisation qui
nous intéresse ici, puisqu'on n'est censé ecrire sur le support qu'une
seule fois, et que même si on le lit sur un système qui enregistre les
accès, 'il y aura un nombre très limité de lectures.

Et c'est vrai que si on veut encore plus fiable et durable que la Flash,
et qu'on n'est censé qu'écrire une seule fois sur le support, on peut
utiliser des technologies PROM pour lesqueles chaques bit d'information
est un fusible qu'il est impossible de faire changer d'état après
programmation.
Le seul problème étant sûrement de trouver un fondeur qui voudra bien
sortir en série des puces PROM de plusieurs Go rien que pour le
micro-marché de l'industrie cinématographique, car c'est moins utilisé
que la Flash et pour des utilisations qui ne nécessitent que des puces
de l'ordre de la dizaine de Mo au maximum...

Jacques Belin

unread,
Nov 13, 2011, 3:32:15 PM11/13/11
to

Le samedi 12 novembre 2011 22:57:02,
robby <m...@pla.net.invalid> a écrit:

> j'attend de voir (c'est typiquement le genre de format qui va changer 40x).

La question est surtout de savoir pourquoi on se prendrait la tête à
utiliser des algorithmes qui peuvent avoir une influence sur la qualité
de l'image, alors que vu les prix actuels des disques SSD, ont pourait
déjà strocker l'intégralité des images (sous une résolution équivalente
à 100 lignes/mm avec un triplet RGB ou YCM par pixel) d'un film 70mm
d'une durée de 3h (soit dans les 400 Go) pour bien moins cher qu'une
copie 35mm deux heures...

Bref, on stocke du "raw", et on évite tous les débats. Et pour le son,
aussi, on fait au raz des paquerettes, en prenant juste une "photo" de
la bande optique (juste la valeur, toujours échantillonée sur la base de
100 lignes/mm). Aux logiciels de lecture futurs de lire ces valeurs et
les reconvertir dans un autre format.

LeLapin

unread,
Nov 13, 2011, 5:09:46 PM11/13/11
to
Jacques Belin a tapoté du bout de ses petites papattes :
Pour les Proms à fusible, ne pas négliger le temps d'écriture. Pour des
gros columes, il vaut mieux paralléliser à mort les chips et tourner
sans arrêt de l'un au suivant.

--
LeLapin


romain

unread,
Nov 13, 2011, 6:41:16 PM11/13/11
to
Je te crois.
Les singes qui ont sous-traité le boulot doivent être blacklistés pour
un bon moment ...

romain

unread,
Nov 13, 2011, 6:59:35 PM11/13/11
to
On 13 nov, 11:35, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Le 10/11/11 15:18, romain a écrit :
>
> > On 9 nov, 18:38, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr>  wrote:
> >> C'est de la théorie. Quand une boîte coule, elle coule, et ça peut aller
> >> largement plus vite que le temps de réaction des ayants droit.
>
> > Ce n'est pas de la théorie, une boite ne coule pas en quelques jours,
>
> Donc, selon toi, "le temps de réaction des ayants droit" = "quelques jours".
> Fascinat.

Étrange ta question.
Où ai-je écrit que le temps de réaction des ayants droit est de
quelques jours ... ?

>
> > ou pire, si les ayants
> > droits se dorent la pilule pendant que le "feu" brûle tout chez leur
> > prestataires ... tant pis pour eux.
>
> Voilà, c'est bien ce que je disais.

Voilà quoi ? Que disais-tu ?

>
> >>>   ça ne représente aucune contrainte, c'est un
> >>> métier.
>
> >> Celle-là, je vais me l'encadrer.
> > Vas-y encadre, c'est la vérité.
>
> Métier = aucune contrainte, c'est quand même une vérité étrange.
> Surtout quand on sait qu'une étymologie possible de travail est un
> instrument de torture...

Où vas-tu chercher tout ça ?
La sauvegarde des œuvres numériques (ou de n'importe quel type de
fichier informatique car c'est bien de cela dont il s'agit) sur le
long terme est une des branches d'une activité industrielle globale,
celle des datacenter ou centres de calcul.
Renseignes-toi chez Interxion ou Equinix et tu comprendras très
vite ...
Effectivement, ça ne représente aucune contrainte pour le propriétaire
de l’œuvre, il paye un service de haut niveau à des professionnels
hautement qualifié.
Tu as sûrement compris autre chose dans mes précédents écrits ...

romain

unread,
Nov 13, 2011, 7:45:11 PM11/13/11
to
On 13 nov, 11:46, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Le 10/11/11 00:20, romain a écrit :
>
> > On 9 nov, 18:33, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr>  wrote:
> > Tu parles donc bien de 2 types de maintenance, une locale assurée par
> > un proprio indépendant et une autre purement professionnelle
> > délocalisée.
>
> Voilà, et dans les 2 cas, avec du mécanique pur, on peut dans une large
> mesure être relativement indépendant du fabricant.

"On peut" ..., peut être, en attendant personne ne le fait.

> Il y a d'ailleurs des fabricants qui ont disparu alors que les projos
> tournent toujours.

Mais encore ?
C'est la même chose pour les voitures anciennes ...
Où veux-tu en venir ?

>
> >> Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.
>
> > Techniquement c'est faisable, reste à savoir comment les distributeurs
> > l'entendent, à mon avis c'est niet !
>
> Donc pb réglé.

Il n'y a et il n'y aura pas de problèmes.
Tous ceux qui seront passées au numérique pourront exploiter leur
boutique comme ils veulent, ceux qui n'ont pas fait le saut
disparaîtrons.
Un exploitant indépendant propriétaire de plusieurs salles pourra par
contre jongler avec les disques livrés par le distributeurs mais le
jeu n'en vaut pas la chandelle, à mon avis, surtout s'il opte pour une
plate-forme comme Smartjog.

>
> > Je suis d'accord mais il est irréaliste de penser pouvoir changer tout
> > la pignonerie de son vieux projo en allant se fournir dans une
> > boutique référencé chez Direct Industry, ce n'est pas un taf de
> > débutant,
>
> J'ai pas dit un taf de débutant, mais c'est juste possible.

Oui, c'est possible, mais personne ne le fait.

>
> > ce n'est pas un truc accessible aux bricolos.
>
> J'ai bien parlé de tech  de maintenance pro et pas de bricolos.

Ces fameux techniciens de maintenance pro que l'on ne voit jamais
venir dépanner chez les exploitants, les tauliers professionnels de la
maintenance des ciné nous envoient toujours des ... comment dire ...
des gars qui débutent.

>
> > Une "carte son" ça ne dégage pas comme ça, il faut vraiment le
> > vouloir, sauf
>
> On est bien d'accord qu'en général, les problème, ça vient des "sauf"...

On est bien d'accord.
Donc, que chacun fasse son travail et les vaches seront bien gardées,
et, entre les exploitants, indépendant ou pas, et les boutiques comme
CTS et consorts ... on est servis ...

>
> >> N'importe quel atelier de mécanique (un tour, une fraiseuse), et c'est
> >> vrai qu'il se font rare en France, peut te faire ça.
>
> > Tu connais, c'est certain, les tarifs et les délais pratiqués par les
> > derniers des Mohicans, et je regrette cette situation, mais même dans
> > la vallée de l'Arve
>
> On parlait du fin fond de l'Afrique.

Non tu parlais de l'Afrique, ce à quoi je te répondis que l'exemple
était peu adapté à la situation en France.

> La main d'oeuvre est largement moins chère que la pièce importée...

Sans doute mais quel est le lien avec la problématique Française ?
L'exemple Africain n'est pas transposable chez nous, ça n'a pas de
sens.

>
> > Tes élèves ont de la chance de pouvoir travailler sur des sujets de ce
> > genre mais auront-ils plus tard la possibilité d'appliquer ce savoir
> > dans leur vie professionnelle ?
> > Je leur souhaite en tout cas.
>
> Les industriels produisent tous sur commande num, mais ils nous envoient
> leurs personnels se faire former au conventionnel pour 2 raisons :
>
> 1 - les prises de pièces sont les mêmes, on sent les efforts de coupe
> dans les manettes, on devient plsu performant sur CN (isostatisme, choix
> des outils, des paramètres de coupe) ;
>
> 2 - reprendre une pièce sur conventionnel, c'est fastoche ; sur CN,
> quand on ne part pas d'un brut, c'est vite galère, et puis faire un
> programme, c'est intéressant quand pour une série ou une pièce complexe,
> pour de la reprise...

Oui, je sais bien que les centres d'usinage ou autre machines à CN
sont plus adaptées pour de la série mais quel est le lien avec une
hypothétique problématique d'un propriétaire de projo ancien qui
voudrait ré-usiner toute ou une partie de sa pignonerie ?
La demande n'existe pas, à ma connaissance, sur le territoire (mais je
peux me tromper).
Existe t-il une demande suffisante en France concernant la
restauration de ce type de matériel pour que nous puissions en parler
sur ce groupe ?
Si c'est le cas, ça m'intéresse, sincèrement.

>
> >> J'ai un ami qui va faire du dépannage pour les machines de fabrication
> >> de bouteille partout dans le monde y compris hors OCDE, et il a toujours
> >> pu trouver un atelier de mécanique pour se refaire des pièces.
>
> > Là ça devient plus flou comme exemple, ce n'est pas très parlant, mais
> > effectivement si ton ami possède les plans,
>
> Non, il se pointe dans l'usine, voit qu'il faut refaire une pièce,
> trouve un mécano dans le coin et c'est parti.

Et ben ... ça c'est du bon taf à l'ancienne ... effectivement ça ne
peut plus se pratiquer que dans des usines "hors OCDE", ceci dit, tant
mieux pour lui, il s'éclate ton ami.

>
> > c'est en France que tout devient
> > impossible,
>
> re-"On parlait du fin fond de l'Afrique."

Non, tu parlais du fin fond de l'Afrique (voire plus haut).

>
> > Pour moi c'est très simple.
> > Si les petits exploitants (indépendants, communes, communauté de
> > communes etc etc ...) ne se mettent pas techniquement et
> > commercialement à la page,
>
> Ce n'est pas le problème évoqué.

Pardon ?
Je ne vais pas te citer à nouveau ...

>
> Il s'agissait de voir un peu au-delà des simples performances techniques
> et d'imaginer les dommages collatéraux, les impacts sociétaux induits
> par cette évolution.

Je t'ai donné ma réponse concernant "les dommages collatéraux, les
impacts sociétaux induits par cette évolution" au niveau des
exploitants et de leur personnels.
Pour les labos, la messe est déjà dite, rien à dire en particulier et
franchement ça m'intéresse peu.
Pour les distributeurs et leurs transporteurs ... beaucoup de
transporteurs doivent déjà chercher un autre boulot, les plate-formes
dématérialisés ont sonné le glas de cette profession.
Pour le public ?
J'espère plus de diversité, surtout chez les petits exploitants.
J'espère une hausse minime des tarifs, toujours chez les petits, mais
je me méfie des rentiers dans ce milieu ...



romain

unread,
Nov 14, 2011, 6:27:53 PM11/14/11
to
Concernant la sauvegarde des œuvres numériques je me suis demandé si
le média que j'utilisais était adapté à la situation, d'après le RDX
storage alliance la technologie RDX répond particulièrement bien à
cette problématique.

Plus besoin de faire appel à des prestataires extérieurs,
investissement très faible, formation du personnel insignifiante,
longue durée de conversation permettant d'anticiper les sauts
technologiques avec sérénité, une seule cartouche d'un Tio pouvant
contenir les quelques centaines de Gio d'un long métrage ... c'est
trop beau pour être vrai ! Et pourtant ...

Je vous laisse prendre connaissance des arguments du RDX storage
alliance :
http://www.rdxstorage.com/RDX-Solutions/Video-Workflow/

LeLapin

unread,
Nov 14, 2011, 7:05:11 PM11/14/11
to
romain a tapoté du bout de ses petites papattes :
Les derniers à avoir joué à ça (Tandon vers la fin des 80s si ma
mémoire est bonne) se sont bien ramassés. Bonne chance à RXD.

--
LeLapin


Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 15, 2011, 12:36:08 PM11/15/11
to
Le 13/11/11 13:10, LeLapin a écrit :
Pour faire du 140 ?

LeLapin

unread,
Nov 15, 2011, 12:45:51 PM11/15/11
to
Christophe Dang Ngoc Chan a tapoté du bout de ses petites papattes :
> Le 13/11/11 13:10, LeLapin a écrit :
>> Christophe Dang Ngoc Chan a tapoté du bout de ses petites papattes :
>>> Le 11/11/11 19:04, LeLapin a écrit :
>>>
>>>> Oui m'enfin les masters 35mm poussés en copies 70, je ne vois pas
>>>> l'intérêt.
>>>
>>> Une des méthodes de prise de vue consiste à prendre de la pelloche 35
>>> mm mais à la faire défiler horizontalement, on a donc une image large
>>> sans perte d'une prise de vue anamorphosée.
>>
>> Je ne parlais évidemment pas de ça.
>> Si tu vas par là, le 70mm aussi a été utilisé en défilement horizontal.
>
> Pour faire du 140 ?

Me souviens pas du rapport de proportions, mais j'en ai vu.

--
LeLapin


Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 15, 2011, 12:53:01 PM11/15/11
to
Le 14/11/11 01:45, romain a écrit :
> On 13 nov, 11:46, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:

>> Il y a d'ailleurs des fabricants qui ont disparu alors que les projos
>> tournent toujours.
>
> Mais encore ?
> C'est la même chose pour les voitures anciennes ...
> Où veux-tu en venir ?

Je veux en venir que ce ne sera plus possible en num et donc qu'on
augmente bien la dépendance envers les fabricants.

>>>> Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.
>>
>>> Techniquement c'est faisable, reste à savoir comment les distributeurs
>>> l'entendent, à mon avis c'est niet !
>>
>> Donc pb réglé.
>
> Il n'y a et il n'y aura pas de problèmes.

Je rappelle ton argumentation :
1 - pour survivre, les indés ont intérêt à mutualiser leurs moyens
2 - tu évoques notamment le prêt des copies

or, le prêt étant exclus du num, euh, ben...
ça devient quoi ton argument ?

>> J'ai pas dit un taf de débutant, mais c'est juste possible.
>
> Oui, c'est possible, mais personne ne le fait.

bin si, quand le fabricant a disparu, et pois ailleurs qu'en France là
où la main d'oeuvre est moins chère que la pièce importée

>> J'ai bien parlé de tech de maintenance pro et pas de bricolos.
>
> Ces fameux techniciens de maintenance pro que l'on ne voit jamais
> venir dépanner chez les exploitants,

bin si, on en avait un qui venait cheu nous.

>> On est bien d'accord qu'en général, les problème, ça vient des "sauf"...
>
> On est bien d'accord.
> Donc, que chacun fasse son travail et les vaches seront bien gardées,

je ne comprend pas l'enchaînement.

>> On parlait du fin fond de l'Afrique.
>
> Non tu parlais de l'Afrique, ce à quoi je te répondis que l'exemple
> était peu adapté à la situation en France.

Forcément, si quand je parle de quelque chose tu réponds à autre chose...

>> La main d'oeuvre est largement moins chère que la pièce importée...
>
> Sans doute mais quel est le lien avec la problématique Française ?

Dans un monde mondialisé, y a-t-il une problématique française ?

(Au passage, Française avec un F majuscule, c'est une personne,
l'adjectif n'a pas de majuscule.)

> L'exemple Africain n'est pas transposable chez nous, ça n'a pas de
> sens.
[...]
> n'existe pas, à ma connaissance, sur le territoire

Si, il y en a qui regardent ailleurs que leur nombril...

> Oui, je sais bien que les centres d'usinage ou autre machines à CN
> sont plus adaptées pour de la série mais quel est le lien avec une
> hypothétique problématique d'un propriétaire de projo ancien

1 - quand j'écrivais qu'on enseignanait encore le conventionnel, tu
écrivait "si ça peut leur servir", je répond donc sur ce point : oui ça
sert encore

2 - pour dire qu'on peut encore, en France comme dans le monde,
fabriquer des pièces à façon.

>> Non, il se pointe dans l'usine, voit qu'il faut refaire une pièce,
>> trouve un mécano dans le coin et c'est parti.
>
> Et ben ... ça c'est du bon taf à l'ancienne ...

Non non, Sidel, un des fleurons de l'industrie française, racheté par le
groupe Tetra (ceux des briques TetraPack), pour des usines genre Coca
Cola... C'est bien du moderne.

> effectivement ça ne
> peut plus se pratiquer que dans des usines "hors OCDE"

Tu devrais faire un tour dans une section bac pro Maintenance
d'équipement industrielle ou BTS Maintenance industrielle, tu verrais
que quand une usine sort +ieurs tonnes par jour, elle ne va pas attendre
3 semaines la pièce de rechange...

Même en France.

> Je t'ai donné ma réponse concernant "les dommages collatéraux, les
> impacts sociétaux induits par cette évolution" au niveau des
> exploitants et de leur personnels.

Non, ça ce sont les dommages directs.

> Pour les labos, [...]
> Pour les distributeurs et leurs transporteurs [...]
> Pour le public ? [...]

ça oui, c'est du collatéral.

LeLapin

unread,
Nov 15, 2011, 1:05:16 PM11/15/11
to
Christophe Dang Ngoc Chan a tapoté du bout de ses petites papattes :
> or, le prêt étant exclus du num, euh, ben...
> ça devient quoi ton argument ?

Le prêt est exclu du num ???

Dans les deux cinémas militants locaux (d'Arts & essais comme on dit
pudiquement), non seulement ils sons désormais équipés numérique, mais
en plus ils s'échangent les copies et EN PLUS ils vendent la copie du
film diffusé en copie sur votre clé USB à vous (à condition d'avoir vu
le film dans la salle).

--
LeLapin


romain

unread,
Nov 15, 2011, 8:42:01 PM11/15/11
to
On 15 nov, 01:05, LeLapin <ipub-enle...@neuf-enlever.fr> wrote:

> Les derniers à avoir joué à ça (Tandon vers la fin des 80s si ma
> mémoire est bonne) se sont bien ramassés. Bonne chance à RXD.

Peut être mais ça tourne depuis 2004 quand même et les gros sont dans
le coup, Tandberg, Imaton, IBM, HP et j'en passe.
S'ils faisaient fausse route je pense qu'ils auraient changé leur
fusil d'épaule depuis belle lurette.

romain

unread,
Nov 15, 2011, 10:01:22 PM11/15/11
to
On 15 nov, 18:53, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Le 14/11/11 01:45, romain a écrit :
>
> > On 13 nov, 11:46, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr>  wrote:
> >> Il y a d'ailleurs des fabricants qui ont disparu alors que les projos
> >> tournent toujours.
>
> > Mais encore ?
> > C'est la même chose pour les voitures anciennes ...
> > Où veux-tu en venir ?
>
> Je veux en venir que ce ne sera plus possible en num et donc qu'on
> augmente bien la dépendance envers les fabricants.

On augmente rien du tout en terme de dépendance.
L'activité que tu imagines n’a jamais existé et n'existera jamais en
France ni dans les pays développés.
Tes exemples "hors OCDE" sont hors contexte, tu as engagé la
discussion concernant la France, si tu veux encore disserter sur ton
ami qui fait des miracles en Afrique, ça te regarde mais tes réponses
sont volontairement trop biaisées, tu peux continuer seul.

>
> >>>> Les cinés peuvent s'échanger les fichiers num ? M'étonnerait.
>
> >>> Techniquement c'est faisable, reste à savoir comment les distributeurs
> >>> l'entendent, à mon avis c'est niet !
>
> >> Donc pb réglé.
>
> > Il n'y a et il n'y aura pas de problèmes.
>
> Je rappelle ton argumentation :

Je n'argumente pas concernant les indés, je ne suis pas dans la
démonstration.

> 1 - pour survivre, les indés ont intérêt à mutualiser leurs moyens

Ce n'est pas ce que j'ai écrit, si tu veux me citer c'est d'accord
mais ne déforme pas mes écrits.

> 2 - tu évoques notamment le prêt des copies

J'évoque seulement ce qui se pratiquait avec l'ancienne technologie et
je dis que c'est techniquement réalisable avec la nouvelle, tu devrais
bien me lire avant de commenter.

>
> or, le prêt étant exclus du num, euh, ben...

Ça c'est toi qui le dis, ça n'engage que toi.

> ça devient quoi ton argument ?

Rebelote, tu cherches des arguments là où j'évoque des possibilités,
en fait tu cherches la petite bête.

>
> >> J'ai pas dit un taf de débutant, mais c'est juste possible.
>
> > Oui, c'est possible, mais personne ne le fait.
>
> bin si, quand le fabricant a disparu, et pois ailleurs qu'en France là
> où la main d'oeuvre est moins chère que la pièce importée

Ok, j'attends avec impatience ta liste de prestataires, on parle bien
des projos en France, laisse tomber ces histoires Africaines et
recentres toi sur la France.

>
> >> J'ai bien parlé de tech  de maintenance pro et pas de bricolos.
>
> > Ces fameux techniciens de maintenance pro que l'on ne voit jamais
> > venir dépanner chez les exploitants,
>
> bin si, on en avait un qui venait cheu nous.

Juste un, tu n'en a pas rencontré plus que ça ?

>
> >> On est bien d'accord qu'en général, les problème, ça vient des "sauf"...
>
> > On est bien d'accord.
> > Donc, que chacun fasse son travail et les vaches seront bien gardées,
>
> je ne comprend pas l'enchaînement.

Si les boites de maintenance étaient irréprochables dans leur
prestations et le niveau des exploitants indés (c'est surtout eux qui
nous intéressent) suffisamment bon, la filière aurait été beaucoup
plus apte à encaisser les sauts technologiques.

>
> >> On parlait du fin fond de l'Afrique.
>
> > Non tu parlais de l'Afrique, ce à quoi je te répondis que l'exemple
> > était peu adapté à la situation en France.
>
> Forcément, si quand je parle de quelque chose tu réponds à autre chose...

Tu commences à parler de "quelque chose" en France, ensuite tu
t'égares en Afrique, ce à quoi je te réponds gentiment que l'exemple
est un peu mal choisit mais tu insistes ... ok, vas-y tout seul comme
répondu plus haut.

>
> >> La main d'oeuvre est largement moins chère que la pièce importée...
>
> > Sans doute mais quel est le lien avec la problématique Française ?
>
> Dans un monde mondialisé, y a-t-il une problématique française ?

C'est bien de la filière nationale dont tu voulais débattre en début
de discussion ?
Un prof qui joue à ce petit jeu ... c'est pas clair !

>
> (Au passage, Française avec un F majuscule, c'est une personne,
> l'adjectif n'a pas de majuscule.)

Tu es aussi prof de langue (de bois ...) également ?
Au passage, ton usage écrit du français n'est pas toujours des plus
orthodoxe ... mais je ne t'en veux pas ... même les "profs" ont le
droit de se planter !

>
> > L'exemple Africain n'est pas transposable chez nous, ça n'a pas de
> > sens.
>
> [...]
>  > n'existe pas, à ma connaissance, sur le territoire
>
> Si, il y en a qui regardent ailleurs que leur nombril...

J'attends toujours la liste de tes prestataires et pour le coup des
usines concernées.

>
> > Oui, je sais bien que les centres d'usinage ou autre machines à CN
> > sont plus adaptées pour de la série mais quel est le lien avec une
> > hypothétique problématique d'un propriétaire de projo ancien
>
> 1 - quand j'écrivais qu'on enseignanait encore le conventionnel, tu
> écrivait "si ça peut leur servir", je répond donc sur ce point : oui ça
> sert encore

C'était dans le bon sens que je disais ça, si tu l'à mal pris ...

>
> 2 - pour dire qu'on peut encore, en France comme dans le monde,
> fabriquer des pièces à façon.

Je ne dis pas le contraire, je fais régulièrement appel à ce type de
main d’œuvre, mais c'est hors de prix et les délais sont souvent
déconcertants.

>
> >> Non, il se pointe dans l'usine, voit qu'il faut refaire une pièce,
> >> trouve un mécano dans le coin et c'est parti.
>
> > Et ben ... ça c'est du bon taf à l'ancienne ...
>
> Non non, Sidel, un des fleurons de l'industrie française, racheté par le
> groupe Tetra (ceux des briques TetraPack), pour des usines genre Coca
> Cola... C'est bien du moderne.

Je parle de la façon de travailler de ton ami (de toute façon il n'a
pas le choix puisque son client ne possède pas de pièces détachées en
stock ...) mais je ne critique pas ton ami.
Au passage, ce fleuron de l'industrie Française, comme beaucoup
d'autres, qui finit entre les mains des étrangers ... les mauvaises
habitudes ont la vie dure ...
Le vrai "moderne" quoi que tu puisses en penser c'est d'avoir un stock
de pièces détachées digne de ce nom.

>
>  > effectivement ça ne
>  > peut plus se pratiquer que dans des usines "hors OCDE"
>
> Tu devrais faire un tour dans une section bac pro Maintenance
> d'équipement industrielle ou BTS Maintenance industrielle, tu verrais
> que quand une usine sort +ieurs tonnes par jour, elle ne va pas attendre
> 3 semaines la pièce de rechange...

Tu devrais sortir de ton monde un peu trop théorique de l'enseignement
pour confronter ton discours à la réalité du terrain, la distorsion
est flagrante.
Le jour où PSA se retrouvera bloqué sur ses lignes de production parce
qu’un robot de soudage est en panne et qu'il devra faire appel à un
mécano local pour lui usiner une pièce (vite fait bien fait) dans un
alliage bien particulier devant supporter des contraintes très
importantes en couple, température etc etc ... c'est pas demain la
veille que ça va arriver ... tout ça parce qu'il n'y a pas de pièces
en stock ! ...

Essaye de voir également chez EADS ce qu'ils en pensent ...
(je rappelle que tu citais "un fleuron" de l'industrie Française, je
peux aussi le faire ...)

>
> Même en France.
>
> > Je t'ai donné ma réponse concernant "les dommages collatéraux, les
> > impacts sociétaux induits par cette évolution" au niveau des
> > exploitants et de leur personnels.
>
> Non, ça ce sont les dommages directs.
>
> > Pour les labos, [...]
> > Pour les distributeurs et leurs transporteurs [...]
> > Pour le public ?  [...]
>
> ça oui, c'est du collatéral.

Décidément, tu ne sais plus quoi écrire pour tenter de garder la tête
hors de l'eau, tu es sûr d'être enseignant ?
Est-ce que ce sont des méthodes que tu as appris durant ta formation
ou bien est-ce que tu as développé cette particularité tout seul ?

Ma réponse était concentré pour répondre à ta phrase que je citais
entre guillemets ...
Tu joues au petit prof sur un groupe, c'est vraiment motivant ?

Si tu as envie de continuer à discuter de choses intéressantes je suis
partant, dans le cas contraire tu vas finir par devenir ennuyeux.
J'ai bien compris que tu es d'abord un mécanicien et que les
technologies informatiques, numériques, électroniques,
électrotechniques ne sont pas ta tasse de thé, et personne ne peut te
le reprocher, mais ce sont avant tout ces technologies qui dominent
dans le secteur du cinéma aujourd'hui, donc la discussion que tu as
initié ne peux les écarter.
Sans oublier les impacts sociétaux, professionnels, directs et
indirects bien-sûr.

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 16, 2011, 12:15:43 PM11/16/11
to
Le 16/11/11 04:01, romain a écrit :
> On 15 nov, 18:53, Christophe Dang Ngoc Chan<cdang@wanadoo;fr> wrote:

>> Non, ça ce sont les dommages directs.
[...]
>> ça oui, c'est du collatéral.
>
> Décidément, tu ne sais plus quoi écrire pour tenter de garder la tête
> hors de l'eau,

Sur ce coup là, je te l'accorde, je me suis laissé entraîner par
l'esprit polémique, j'y ai repensé après avoir cliqué.
C'est effectivement du n'importe quoi.

> Tu joues au petit prof sur un groupe, c'est vraiment motivant ?

De ton côté, tu cultives l'ad hominem, pas de qoi être fier non plus

Christophe Dang Ngoc Chan

unread,
Nov 16, 2011, 12:36:21 PM11/16/11
to
Le 16/11/11 04:01, romain a écrit :

> L'activité que tu imagines

Vécu

> n'a jamais existé et n'existera jamais en
> France ni dans les pays développés.

Tu ne l'as toi-même jamais connu, nuance.

> Tes exemples "hors OCDE" sont hors contexte,

Parce qe c'est toi qui décide du contexte.

> tu as engagé la
> discussion concernant la France,

Oui, et Robby l'a faite évoluer, c'est de la discussion très classique
tout ça.

> tes réponses
> sont volontairement trop biaisées,

ad hominem, réponds à ce que je dis stp.

>> 1 - pour survivre, les indés ont intérêt à mutualiser leurs moyens
>
> Ce n'est pas ce que j'ai écrit, si tu veux me citer c'est d'accord
> mais ne déforme pas mes écrits.

07/11/11 18:24
"Le seul point faible des garagistes est leur isolement et leur manque
de solidarité car un petit groupement d'une dizaine de garagistes
indépendants permet d'acheter en commun le matériel de test et de
résolution de pannes pour traiter la totalité des véhicules circulant
sur le territoire.
Pour les exploitants indépendants c'est la même logique."

> Ok, j'attends avec impatience ta liste de prestataires,

Barf, c'était il y a 15 ans et ce 'est pas moi qui contactait le gars,
je l'ai juste vu bosser sur le projo.
Donc je ne connais pas le nom de la boîte.

Mais dans un autre domaine autrement plus ardu, les MOCN, autrement plus
compliqué en terme d'efforts et de cinématique, je connais un tech
indépendant
<URL:http://industrie.118000.fr/v_malakoff_92/c_machine-outil-revision-reconstruction/e_technumerique_0146557151_C0003364019>
je peux t'assurer que le gars est tout seul.

> Juste un, tu n'en a pas rencontré plus que ça ?

Je n'ai bossé que dans un seul ciné...

>> Tu devrais faire un tour dans une section bac pro Maintenance
>> d'équipement industrielle ou BTS Maintenance industrielle, tu verrais
>> que quand une usine sort +ieurs tonnes par jour, elle ne va pas attendre
>> 3 semaines la pièce de rechange...
>
> Tu devrais sortir de ton monde un peu trop théorique de l'enseignement

Avant d'enseigner, j'ai un peu bourlingué dans l'industrie en tant que
prestataire (automobile, cimenterie, métallurgie, pharmaceutique,
aéronautique) -- je suis ingénieur --, et je travaille pour un CFA qui
dépend de l'UIMM et qui forme des salariés de lindustrei, donc rien à
voir avec un "univers théorique".

> Le jour où PSA se retrouvera bloqué sur ses lignes de production parce
> qu’un robot de soudage est en panne et qu'il devra faire appel à un
> mécano local

Tu n'as pas compris : l'équipe de maintenance de PSA réusine des pièces
sur place avec des machines conventionnelles, c'est-à-dire qu'ils ne
sont pas dépendants, pour la partie mécanique, du fournisseur.

Donc cette manière de faire -- refabriquer des pièces -- n'est pas une
méthode des temps anciens contrairement à ce que te laisse croire ta
longue (?) expérience industrielle.

C'est la télé qui fait croire que l'alternative à la panne c'est acheter.
Dans la vraie vie industrielle, quand on peut, on répare.
Même que les industriels se regroupent pour refabriquer des pièces
disparues et maintenir en vie des équipement coûteux.

romain

unread,
Nov 16, 2011, 4:27:21 PM11/16/11
to
C'est dommage que tu le ressentes comme ça mais je peux t'assurer que
ce n'est pas tout le cas, après tu penses ce que tu veux, je n'en
prendrai pas ombrage.

romain

unread,
Nov 16, 2011, 6:54:18 PM11/16/11
to
On 16 nov, 18:36, Christophe Dang Ngoc Chan <cdang@wanadoo;fr> wrote:
> Le 16/11/11 04:01, romain a écrit :
>
> > L'activité que tu imagines
>
> Vécu

Je parle d'une hypothétique activité, celle de prestataire capables de
fournir un kit complet de pignonerie pour la plupart des projos 35 mmm
en exploitation sur le territoire, je l'ai rappelé plusieurs fois. Je
ne critique pas (dans le mauvais sens du terme) ce que tu as vécu dans
d'autre domaines.

>
> > n'a jamais existé et n'existera jamais en
> > France ni dans les pays développés.
>
> Tu ne l'as toi-même jamais connu, nuance.

Cf. plus haut.

>
> > Tes exemples "hors OCDE" sont hors contexte,
>
> Parce qe c'est toi qui décide du contexte.

Je peux me tromper mais je considère que le contexte "hors OCDE" dans
lequel évolue ton ami n'est pas comparable au contexte de la
maintenance, qui n'a jamais passé le cap de l'industrialisation, du
parc de projos 35 mm en France.
Loin de moi l'idée d'imposer un contexte dans la discussion.

>
> > tu as engagé la
> > discussion concernant la France,
>
> Oui, et Robby l'a faite évoluer, c'est de la discussion très classique
> tout ça.

Je vois seulement robby écrire "et quid hors du riche occident ? ",
mais ce n'est pas grave, l'important n'est pas là.

>
> > tes réponses
> > sont volontairement trop biaisées,
>
> ad hominem, réponds à ce que je dis stp.

???
Désolé, mais quand tes réponses sont clairement orienté (et pas
seulement avec moi), je t'en fais la remarque, ce n'est pas une
volonté "de te charger personnellement", même si mes retours sont
"vifs", ce n'est pas pour te casser les pieds.

>
> >> 1 - pour survivre, les indés ont intérêt à mutualiser leurs moyens
>
> > Ce n'est pas ce que j'ai écrit, si tu veux me citer c'est d'accord
> > mais ne déforme pas mes écrits.
>
> 07/11/11 18:24
> "Le seul point faible des garagistes est leur isolement et leur manque
> de solidarité car un petit groupement d'une dizaine de garagistes
> indépendants permet d'acheter en commun le matériel de test et de
> résolution de pannes pour traiter la totalité des véhicules circulant
> sur le territoire.
> Pour les exploitants indépendants c'est la même logique."

C'est la même logique de l'isolement et du manque de solidarité, oui !
Je n'ai pas écrit que "pour survivre, les indés ont intérêt à
mutualiser leur moyens".

Ceci dit, s'ils avaient l'intelligence de se mettre d'accord pour
"disposer" d'un pool d'opérateurs-projectionnistes correctement formé
à l'Afomav (et pas ces ridicules et navrantes "formations" disponibles
au GRETA de Marseille par exemple ...) ... tout le monde y trouverai
son compte.

>
> > Ok, j'attends avec impatience ta liste de prestataires,
>
> Barf, c'était il y a 15 ans et ce 'est pas moi qui contactait le gars,
> je l'ai juste vu bosser sur le projo.
> Donc je ne connais pas le nom de la boîte.

Je te fais confiance lorsque tu prétends avoir rencontré une pointure
dans le domaine de la maintenance des projos, moi c'est les
prestataires capables de "retaper" toute une pignonerie (avec les
garanties qui vont avec) qui m'intéresse et dont je voulais parler.

>
> Mais dans un autre domaine autrement plus ardu, les MOCN, autrement plus
> compliqué en terme d'efforts et de cinématique, je connais un tech
> indépendant
> <URL:http://industrie.118000.fr/v_malakoff_92/c_machine-outil-revision-rec...>
> je peux t'assurer que le gars est tout seul.

Je te crois mais on sait bien tous les deux que ce gars ne travaille
pas à la vas-vite avec des tolérances "à la louche", il doit être
capable de fournir un service de haut niveau pour vivre durablement de
son activité.

>
> > Juste un, tu n'en a pas rencontré plus que ça ?
>
> Je n'ai bossé que dans un seul ciné...

C'est dommage mais ce n'est pas de ta faute.
Dans le cas contraire (nbre de cinés et d'années important) tu
pourrais sans problème déclarer "en dix ans de boulot, sur 8 cinés, je
n'ai vu débarquer qu'une fois ou deux un tech de maintenance qui
touchait vraiment sa canette", par exemple.

>
> >> Tu devrais faire un tour dans une section bac pro Maintenance
> >> d'équipement industrielle ou BTS Maintenance industrielle, tu verrais
> >> que quand une usine sort +ieurs tonnes par jour, elle ne va pas attendre
> >> 3 semaines la pièce de rechange...
>
> > Tu devrais sortir de ton monde un peu trop théorique de l'enseignement
>
> Avant d'enseigner, j'ai un peu bourlingué dans l'industrie en tant que
> prestataire (automobile, cimenterie, métallurgie, pharmaceutique,
> aéronautique) -- je suis ingénieur --, et je travaille pour un CFA qui
> dépend de l'UIMM et qui forme des salariés de lindustrei, donc rien à
> voir avec un "univers théorique".

Aïe, aïe, aïe, l'UIMM et ses caisses noires ... je crains le pire.
Trêve de plaisanterie, vu du côté de l'exploitation cinématographique,
ta vison des choses (pour moi) et le fait de t'afficher en tant que
prof (ce qui renforce l'impression de théorie), théorise de manière
prononcé ton discours.
Comme tu m'a tendu la perche, c'est aussi, un peu, la réponse du
berger à la bergère ...

>
> > Le jour où PSA se retrouvera bloqué sur ses lignes de production parce
> > qu’un robot de soudage est en panne et qu'il devra faire appel à un
> > mécano local
>
> Tu n'as pas compris : l'équipe de maintenance de PSA réusine des pièces
> sur place avec des machines conventionnelles, c'est-à-dire qu'ils ne
> sont pas dépendants, pour la partie mécanique, du fournisseur.

Voilà, nous y sommes, dans ce contexte nous sommes dans une tout autre
dimension, la maintenance est intégré, les coûts et les délais sont,
sinon maîtrises, pour le moins maîtrisables.

>
> Donc cette manière de faire -- refabriquer des pièces -- n'est pas une
> méthode des temps anciens contrairement à ce que te laisse croire ta
> longue (?) expérience industrielle.

Je n'ai jamais écris cela.
Des industriels patentés qui maîtrisent leur maintenance de manière
intégré (voir plus haut), c'est une réalité car pour eux c'est
faisable.

Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais "d'industrie de maintenance
du projo 35 mm" en France.
En technologie numérique le phénomène est identique.

Que ce soit aujourd'hui ou il y a 10 ans, ou plus encore, un
exploitant, indé ou pas, qui souhaite rénover entièrement la mécanique
de son projo 35 mm peut faire appel à un prestataire spécialisé, c'est
techniquement réalisable mais ce n'est pas réaliste, les coûts et les
délais sont prohibitifs, voilà ce que je dis, c'est vrai, et ce n'est
pas te contredire lorsque tu évoques les possibilités de l'industrie
et des industriels, ce sont deux mondes très différents.

> contrairement à ce que te laisse croire ta longue (?) expérience industrielle.

Haaaa .... serait-ce le début d'un soupçon de "glissement ad hominem"
à ton tour ?

> C'est la télé qui fait croire que l'alternative à la panne c'est acheter.

Quand tu es confronté à l'implacable loi de l'obsolescence programmée
et de l’absence de pièces détachées, sans oublier les contraintes
économiques ... que fais-tu (en dehors du milieu de l'industrie) ?

Même pour un vulgaire radiateur à bain d'huile de 25 ans d'âge, si je
peux avoir la pièce, je le répare mais refabriquer un thermostat
"électro-mécanique" à partir de zéro et beaucoup d'huile de coude ce
n'est pas jouable.

Pour le coup, les Allemands, encore une fois, on su très tôt s'adapter
pour mettre sur pied une véritable industrie de la maintenance des
produits brun, blanc et gris ... les "Français" (les possibles
entrepreneurs) regardent la chose avec toujours autant de distance ...

> Dans la vraie vie industrielle, quand on peut, on répare.

Et dans la vie de tous les jours aussi (en ce qui me concerne), voir
plus haut.

> Même que les industriels se regroupent pour refabriquer des pièces
> disparues et maintenir en vie des équipement coûteux.

C'est plutôt intelligent comme comportement.
Ils ont intérêt à continuer à se regrouper pour assurer d'autres
tâches d'ailleurs car à la vitesse à laquelle la désindustrialisation
dévaste notre pays ... le proche avenir parait bien sombre.
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